"Demain les femmes" , nouvelle de Bernard Weber, paru en octobre 2008, chez Albin Michel.

chevaux

 » Un jour il n’y aura que des femmes sur Terre et les hommes ne seront plus qu’une légende »:
c’est un mec qui le dit !

Alors les femmes seront libres d’être seulement …ELLES-MÊMES !

Plus JAMAIS de formatage social à caractère machiste ou misogyne…dans le Monde.
Plus de pénis comme gage de supériorité humaine ni de testicules comme symbole de courage.
Plus d’Assemblées du Peuple, à 90% masculines.
Plus de femmes soumises.
Plus de perte de son « nom de jeune fille »( ! )
Plus de bébé qui ne s’appelle pas comme sa mère
Plus de voile.
Plus d’excision.
Plus de mariage forcé.
Plus de masculin qui l’emporte sur le féminin…même dans la grammaire.
Plus de religions misogynes crées par des mecs.
Plus de guerres.
Plus de disparité de salaires.
Plus de petits pachas à servir: ménage, cuisine,sexe simulé..
Plus de viols…
Plus…plus… plus…

Au contraire , ENFIN,…TOUT…tout…tout, ce à quoi tout ÊTRE HUMAIN a droit.

PAS PLUS…mais RIEN de MOINS !

VIRILITE BARBARE !!

shamemer de sangventre ouvertBIEN QUE ÇA SEMBLE INCROYABLE, CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU DANEMARK.
LE DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE ‘CIVILISE’, MEMBRE DE L’UNION EUROPENNE. TROP PEU DE PERSONNES SUR TERRE CONNAISSENT CET EVENEMENT HORRIBLE ET DEPOURVU DE SENSIBILITE QUI SE REPETE CHAQUE ANNEE.
CE MASSACRE SANGUINAIRE EST LE FRUIT DE JEUNES HOMMES QUI Y PARTICIPENT POUR DEMONTRER QU’ILS ONT ATTEINT L’AGE ADULTE (!!).
C’EST ABSOLUMENT INCROYABLE QUE RIEN NE SOIT FAIT POUR QUE CETTE BARBARIE CESSE. UNE BARBARIE CONTRE LE ‘CALDERON’, UN DAUPHIN SUPER INTELLIGENT QUI A LA PARTICULARITE DE S’APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.

> > STP, PASSE CE MESSAGE A TOUS TES CONTACTS !! HONTE AU DANEMARK !!!

C’est fait !

Le vagin pourri…d’après Groland !

Canal + : je suis tombée sur des images ( une femme soulevant de gros seins flasques ) de « Groland » et le commentaire suivant :

 » …Pourri de microbes sous les seins…dans le vagin, petites lèvres et grandes lèvres, dont la surface est grande comme une serviette de table, c’est pire !  »

Les premières à rire, à gorge déployée(comme pour le « Lâcher de salopes » de Bigard ), ce sont des… femmes, bien sûr ! Tellement convaincues d’avoir un sexe puant, tellement convaincues de leurs mauvaises odeurs, de leur médiocrité et infériorité originelles !

J’ai lu un témoignage de prostituée qui parlait de l’odeur immonde et insupportable qu’elle devait subir , une fois le pantalon ouvert, pour faire une fellation !

Je n’ai encore JAMAIS entendu UNE humoriste se gargariser de propos méprisants au sujet de sperme visqueux, à l’odeur et au goût peu appétissants, ou encore stigmatiser des « testicules soulevés » , à cause des microbes qui y prospèrent,dans l’humidité, comme partout ailleurs sur le corps. Mais …c’est tout simplement, parce que ça n’existe pas, voyons !

Honte à ces femmes, qui cautionnent les comportements ignobles de Mâles !

Inceste
Source : « L’Express » de Maurice
Zoomer sur le document.

Des frères incestueux et immondes, existent sous toutes les latitudes, mais leurs actes ignobles ne pourraient pas se perpétrer sans la participation active des…mères qui idolâtrent leurs petits Mâles.
Elles voient leurs filles…COMME leurs mères les a vues, elles! Elles se considèrent comme des citoyennes de seconde zone, sans AUCUNE valeur personnelle, sans intégrité propre, indigne du respect TOTAL de leur personne…seulement autorisées à se conformer à la « dictature domestique, sociale et SEXUELLE!  » , créée par le Mâle…et relayée par les religions !
Il faut voir la fierté des mères de TOUS pays, pour leur « petit chef d’oeuvre »…traité comme un petit prince.( Pour le père, c’est normal, ce petit a une paire de nouilles, comme lui ! Symbole de virilité , de puissance, de domination, de réalisation de soi, de « voie royale »…)
En plus, les filles sont destinées …à perdre leurs noms de naissance, et à appartenir à une autre famille!
Alors…quelle réelle valeur peuvent-elles représenter pour leurs familles originelles ? Elles ne sont que de passage…

Dernièrement une amie me racontait que sa fille avait pris le nom de son époux, lors de ses noces, parce qu’elle croyait que…c’était OBLIGATOIRE ! ! ! No comment !

Chapitre XVI du roman :"Le Père – ver"( publié en 2000 et épuisé)

Le Père-ver

Pour Sofia ( Maurice ) : A un moment ou à un autre, il faut cesser de courir après l’amour des siens…et se construire…une grande famille à SOI, tendre et respectueuse de chacun, et choisie parmi ceux qui nous aiment…sous peine de se perdre dans une obsession destructrice !

Sans transition :

« CHAPITRE XVI

Aujourd’hui, je trouve un petit coin d’ombre pour me garer, sous un flamboyant en fleurs, tout au fond de la placette, juste devant le cabinet de Wanda.
Ce qui est sympathique dans la salle d’attente d’un psy, c’est que l’on est seul avec soi. Il n’y a pas de regards suspicieux, de « bobos » visibles, d’enfants criaillant et s’agitant en tous sens.
Wanda ouvre la porte vitrée de son cabinet. Je prends conscience qu’elle n’est pas capitonnée. J’en déduis qu’il doit se dire ici des choses moins graves que chez Visage-Pâle.
Il fait beau et le soleil éclabousse la pièce climatisée malgré le double voilage de la large fenêtre close.
Nous échangeons des sourires en même temps que des banalités, sur la circulation laborieuse du centre ville et la température trop élevée du lagon, où commencent à pulluler des algues peu appétissantes.
– Il faut que je vous parle d’un film diffusé à la télé, hier soir, dis-je sans transition.
Il est en noir et blanc et relate la dernière guerre et la « Résistance ». Je ne sais plus ce qu’il raconte avant et après la scène qui m’a tétanisée. Avant, parce que je ne suivais pas l’histoire et après, parce que je suis restée longtemps coincée dans le passage en question.
La caméra s’attarde sur un quai de gare. On dirait un tableau très structuré où le noir et le blanc s’affrontent à armes égales. Pas de gris, seulement des flaques brillantes d’eau et de lumière jetées çà et là, éclairant cette opacité nocturne. Le quai est immobile, comme retenant son souffle.
Puis soudain, un désordre indescriptible, mêlé de fureur. Des soldats et de nombreux civils s’agitent en direction d’un train luisant et soufflant, crachant encore des petits Hiroshima de fumée. Il finit par s’arrêter dans un affreux bruit de ferrailles.
Je suppose que le vacarme du film continue, mais je me retrouve engloutie dans un silence absolu. Tout se passe soudain au ralenti, avec de temps à autre des arrêts sur image.
Dans la salle d’attente de la gare, une belle jeune femme brune en manteau sombre tient serré contre elle une petite fille aux longues boucles. Je perçois la chaleur et la tendresse qui passent de l’une à l’autre en un flux continu.
Tout à coup, la foule massée à l’intérieur est poussée dehors sans ménagement par des soldats peu amènes, décorés de fusils.
La mère et l’enfant toujours emmêlées sont éjectées sur le quai luisant. Deux soldats se saisissent brutalement de la mère et la tirent en arrière, vers le train. Un autre militaire s’agrippe à l’enfant qui s’accroche de toutes ses forces à sa mère, elle-même scotchée à sa petite.
Lentement, inexorablement, le tendre noeud cède, comme avec des lambeaux de part et d’autre. Le silence est pulvérisé, atomisé, par un long et douloureux hurlement qui me déchire les tympans. La mère et la fille s’éloignent inéluctablement l’une de l’autre dans un silence qui engloutit la gare avec ses flaques d’eau et de lumière. Il ne reste plus que des tas de boue noire.
La voix de Wanda me fait émerger de ce désastre.
– Qui étiez-vous à ce moment là, la mère ou la fille?
Je reste sans voix. Je comprends seulement à l’instant pourquoi ce passage du film m’a tant bouleversée. j’étais les deux bien sûr, la mère et la petite fille. J’avais « revécu » de façon violente et imprévue, « l’abandon » gratuit de mes parents et « l’abandon » forcé de mes petits.
Dès mon premier rendez-vous avec Wanda, je m’étais remise à peindre de façon boulimique. Parfois deux tableaux dans la même journée en un temps record, comme s’il me fallait déposer une fois pour toute, certaines choses qui m’avaient obsédées jusque là. Pêle-mêle , une femme enceinte dans sa bulle, un oeil aigu au fond d’un tourbillon, un auto portrait à la toile d’araignée, un personnage au dessus du gouffre, une citadelle vide, ma naissance sous la forme d’une dent arrachée à la mer (à ma mère ?), le viol, la tendresse et j’en passe.
Je peins un tableau d’un souffle, en quatre, six ou dix heures, sans jamais faire de retouches. Je ne sais jamais à l’avance ce que je vais réaliser. Ça commence par une pressante envie de peindre à laquelle je satisfais. Une fois que je sens que je n’ai plus rien à dire, je me recule et je scrute le tableau pour essayer de comprends ce que j’ai voulu me raconter.
Ce jour là, après avoir quitté Wanda, je me précipite dans mon atelier et trois heures plus tard je décrypte la tendresse en bleu d’une jeune mère et de sa toute petite.  »

( A suivre… ou découvrir les premiers chapitres dans des posts précédents )

Maurice, l’île soeur : si proche à tous égards…et tellement différente aussi !

Le lagon de Flic en Flac
Raté, le « rayon vert », à cause des nuages à l’horizon !

La société mauricienne est plutôt conservatrice et très pudique; mal vus :

– Les petits hauts à bretelles.
– Les seins nus ou les bikinis, sur les plages publiques.
– Se maquiller et s’habiller un peu « too much ».
– S’embrasser en amoureux , en public.
– Faire un bébé toute seule .
– Habiter seule un appartement.
– Boire un verre, seule, dans un café.
– Parler de sexualité: carrément tabou!…

Sujets…d’étonnement:

– Voir , SYSTEMATIQUEMENT, lors d’un croisement, la voiture qui arrive en face et gênée par un véhicule en stationnement…FONCER à vive allure sur vous, et vous obliger à rouler sur le bas côté…pour la laisser passer, ainsi que le cortège qui la suit dans sa démarche. Un bon côté à ce travers: la circulation est fluidifiée !
– Autre curiosité : arrivé presque à votre hauteur, la voiture d’en face vous fait des appels de phare et vous coupe dangereusement et à vive allure, la route! En fait elle ne « demande pas votre accord « , elle intime un ordre:  » Arrête-toi, que je passe »!
– Des motos, vélos, passants…débouchent de partout…s’arrêtent n’importe quand, n’importe comment( portière grand ouverte; causeries qui s’éternisent; traversée intempestive de la chaussée), et n’importe où…et redémarrent de même ( sans clignotants). Les queues de poisson, sont systématiquement intégrées au mode de conduite, et des voitures restent obstinément scotchées, à allure modérée, sur la « voie de dépassement », malgré les appels de phare ou les coups de klaxons!…
Je sais ! « ça » existe aussi chez nous, mais c’est une expérience assez flippante…quand, « en plus », on doit conduire…à gauche: dans le cerveau , des fois, ça grince dur!
– Autre sujet d’étonnement: dans les soldes on trouve…des tailles S, mais il ne reste RIEN en M, XL, XXL !
– Des enseignes de boutiques utilisent parfois, L’anglais, le français et le créole…dans la même phrase. Ils font souvent de même, dans la conversation courante. C’est vrai qu’ils connaissent les trois langues, mais on est parfois perplexes…quand à leur compréhension finale d’une phrase en français.( J’ai vu des managers en crise …).
– Si un autochtone vous dit qu’il passera vous voir ce soir …ne l’attendez pas spécialement! Et il ne lui viendra JAMAIS à l’idée de prendre son téléphone pour signaler un empêchement!

…Mais leur réelle gentillesse et leur sérénité, font tout passer…une fois compris le « mode » de fonctionnement!

PS- Ah, j’allais oublier…les violences maritales…explosent ici aussi !

" Marquée " !

Marquée

Cette femme porte un point rouge sur le front et une raie rouge dans les cheveux : PAS TOUCHE !

L’Hindou, lui, n’a aucun signe extérieur…d’appartenance à une femme ! Il peut continuer à
 » chasser  » tranquille.

Pourquoi ? Parce que toutes les religions ( ou les sociétés ) ont été créées ( ou formatées )…par des hommes !

Et les femmes s’y conforment…intimement convaincues de leur médiocrité originelle , et de la supériorité des mâles !

…Jusqu’à QUAND ?

Dans quel dico, traduit-on :" Libérée" par : " Qui couche " ? !!!


Une femme  » Libérée « , c’est juste une nana :

– Qui ne fait plus , gratuitement et majoritairement, en plus de son job à l’extérieur et de la fatigue des trajets : le ménage, ( nettoyage, lavage, repassage), la cuisine, la plus grande partie des soins aux petits, les courses…avant de subir exténuée et souvent sans désir mais avec simulation, les « hommages » de son conjoint, évidemment, beaucoup plus frais et…par nature, plus dispos, pour les galipettes !

En fait, c’est juste une femme, qui a appris à faire respecter* TOUTE sa personne et à dire NON , à chaque fois…qu’on oublie ce « détail » * ! …Encore faut-il…qu’elle ait appris à EXISTER, par elle-même…Encore faut-il qu’elle soit indépendante financièrement!

Mais « ça », ce n’est pas gagné, pour beaucoup d’entre elles, …Tant le formatage (familial, social, politique et religieux) est encore bien vivace et tenace et coriace !