Un conte de Noël…

Joyeux Noël !

« Il était une fois, une petite fille qui habitait une jolie maison taillée dans le roc. Tout autour s’étendaient des prés à l’herbe drue et un peu plus loin se dressait une immense forêt pleine de mystères.
Elle n’avait pas toujours habité là. Elle venait d’un lointain pays de soleil, où l’hiver enneigé ne s’aventure jamais. Elle avait été très malade et ne se souvenait de rien concernant sa vie passée. Elle restait persuadée qu’elle était née depuis quelques mois seulement, dans cette charmante demeure.
Elle demeurait des heures, assise devant la grande cheminée à contempler des images fantastiques qu’elle voyait surgir des flammes. C’est grâce à ces dernières, d’ailleurs, qu’elle avait su, qu’elle venait d’un pays aux deux saisons.
Les flammes lui avaient appris aussi qu’elle avait toujours été une petite fille. Tous les autres enfants grandissaient autour d’elle, sans qu’elle pût en faire de même. Elle n’avait ni parents, ni amis, hormis un petit garçon qui venait souvent rêver avec elle. La maison lui appartenait et il la prêtait à la fillette. À vrai dire, il avait été en quelque sorte obligé de l’accueillir, car il la vit se réveiller devant sa porte, par un beau matin clair. Elle frissonnait, il l’emmena se réchauffer devant la cheminée. Depuis, il ne lui avait pas dit de s’en aller.
Les mois se succédaient et il ne se passait pas de jour sans que son petit ami ne vînt la voir. Ils avaient inventé toutes sortes de jeux. Celui du mot cadeau par exemple. C’était simple. Ils s’asseyaient devant la cheminée. Il y régnait en permanence une douce chaleur, car les branches mortes de la forêt voisine, préféraient venir y finir leurs jours, plutôt que de pourrir dans le froid et l’humidité, rongées de vers.
Ils étaient donc assis tailleur face-à-face, devant le feu et prononçaient à tour de rôle un mot qu’ils désiraient donner à l’autre. Ce dernier le goûtait, puis un suivant et ceci jusqu’à ce qu’il ait trouvé exactement le goût qu’il désirait. Ils recherchaient ainsi une infinité de saveurs dans une multitude de mots. Ils n’étaient jamais rassasiés.
Mais ils préféraient par-dessus tout le jeu du voyage. Ils s’installaient devant la cheminée et plaçaient entre eux une clochette, comme celle que portent les vaches des Pyrénées. Ils se tenaient les mains. C’était important afin qu’ils ne se perdent pas en chemin. Ils fermaient les yeux et au bout d’un temps plus ou moins long, la clochette se mettait à carillonner, comme si c’était Pâques. Dés qu’elle se taisait, ils ouvraient les yeux et se retrouvaient dans un pays ou un autre, différent à chaque fois.
C’est ainsi qu’ils se rendirent sur les vieux remparts de Saint-Malo, errèrent des heures, dans Londres embrumée à la recherche d’un hôtel, rêvèrent aux pieds de ruines en Espagne …
Parfois, ils décidaient de voyager séparément et à tour de rôle. Il se retrouvait inlassablement à bord d’un voilier fendant une mer immense, et elle errait sans limites sur les plages dorées d’une île déserte.
Les jours avaient fui, l’automne touchait presque à sa fin et elle pensait à Noël à cause des flammes qui ne faisaient qu’en parler depuis quelque temps.
Le feu lui racontait à volonté ses Noëls passés et les Noëls présents, du monde entier. Il suffisait qu’elle fixe les flammes pendant cinq secondes, pour que la magie s’opère. Alors, apparaissaient des rues illuminées où une foule euphorique dévalisait des magasins aux vitrines ruisselantes de lumière. La solitude avait signé la trêve de Noël : on ne voyait partout que des couples enlacés et des familles heureuses.
La fillette n’avait pas vu son ami depuis quelque temps, quand un soir, il vint à nouveau rêver auprès d’elle. Il lui annonça qu’il serait absent pour Noël, car il était invité chez des copains.
La petite avait entendu, mais pas vraiment réalisé, le sens des propos. Seulement, le lendemain, des images glacées surgirent des flammes brûlantes. Aucun son ne traversait l’épais brouillard recouvrant les rues soudain assombries et désertes. Le cœur serré, la fillette n’osa plus se tourner vers la cheminée, ni regarder les flammes. Elle ne supportait pas l’idée d’être toute seule pour Noël.
Elle quitta aussitôt la maisonnette et se dirigea vers la forêt pleine de mystères, où croissait la fougère rousse. Elle se retrouvera sans l’avoir consciemment désiré, devant l’écurie de la jument « Acajou ». Cette coquine rendait enragé plus d’un, car une fois sellée et montée, elle refusait à la manière d’une ânesse bornée, de faire le moindre pas.
Dès leur première rencontre qui remontait à quelque temps, la jument Acajou avait longuement regardé la petite fille, de ses immenses yeux humides et tellement expressifs, avant de frotter vigoureusement le plat de son museau contre le pull marin.
Ce jour-là, la fillette lui tapotait tendrement la joue quand elle l’entendit parler à voix basse.
– Qu’est-ce qui te rend si triste une veille de Noël ? Demanda la jument.
– Mais tu parles ! s’exclama la petite fille.
– Ce n’est pas la première fois, mais tu ne m’entendais pas jusqu’ici, fascinée par la magie des flammes et par la présence de ton petit copain aussi. Mais tu n’as pas répondu à ma question, insista Acajou.
– S’il te plaît, emmène-moi dans la forêt pleine de mystères. Elle est si belle aujourd’hui, demanda la fillette, ignorant la question de la jument.
Sans attendre de réponse, elle roula une botte de paille à côté de la coquine et grimpa sur la selle. La jument redressa fièrement la tête balaya l’air de sa belle queue et s’avança l’air hautain, sans que sa cavalière n’eut à lui donner le plus petit ordre.
Elle prit la direction d’une clairière où dormait un étang. Une fois arrivée, elle fit la folle dans l’herbe humide et tendre pendant que la fillette se dirigeait vers le miroir assoupi.
Elle s’approcha du bord et se pencha au-dessus de l’onde pour suivre des yeux une grenouille qui y avait fait un plongeon. Elle vit bientôt l’image tremblotante d’une petite fille qui lui souriait avec tendresse. Quand la surface de l’eau redevint lisse et calme, elle s’aperçut que la créature de l’eau lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Elle tendit la main. Sa jumelle la prit dans la sienne et sortit du miroir liquide. Elles se laissèrent tomber sur le sol tendre, s’embrassant à pleines joues, les bras tressant des colliers de caresses. Puis elles se promenèrent longuement, riant et pleurant, se racontant des histoires de gouffres sans fonds et de nuits aux mille et un soleils. Des histoires à dormir debout, les yeux grands ouverts.
– Je suis sûre que tu entends les gens penser, dit la jumelle de l’étang.
– Tout à fait. Souvent je les écoute mentir dans leur tête. Leur bouche sourit et dit le contraire acquiesça la fillette.
– Je sais aussi que tu voyages dans le futur.
– C’est vrai et aussi souvent que je le désire. J’entends ce que l’on ne dit pas, je perçois ce que l’on ne voit pas. Je voyage à travers l’espace et le temps sans bouger du lieu où je me trouve. Je peux communiquer avec certaines plantes et certains animaux. Mais le plus souvent je m’enferme dans une sorte de bulle invisible où jamais personne ne m’atteint.
La nuit tombait. La petite-fille avait perdu sa tristesse, car elle savait désormais, qu’elle ne serait plus jamais seule. Il lui suffirait de le désirer très fort, pour que son amie de l’étang vienne la rejoindre en tout lieu et à toute heure. En réalité, sa jumelle avait toujours existé, mais elle n’en avait pris conscience qu’aujourd’hui, au moment où elle s’est regardée dans le miroir liquide.
La jument Acajou avait regagné ses pénates depuis belle lurette. Depuis que le carillon de l’écurie, annonçant le souper, avait retenti jusque dans son estomac.
La fillette et son double s’embrassèrent tendrement, avant de se séparer momentanément. La première, regarda son amie grimper tout en haut d’un pin, où l’appelait un vieil écureuil qui détestait jouer seul à casse-noisettes. Puis elle prit d’un cœur léger, le chemin du retour inondé de la clarté d’une lune généreuse. Elle réchauffa dans sa poche un petit champignon solitaire qui frissonnait et rencontra une vieille chouette qui prenait l’air sur le pas de son arbre. Elle haussa les épaules tout en levant les yeux au ciel quand elle vit la fillette sauter à cloche-pied dans le sentier couvert d’un tapis de mousse. Cette dernière ne put s’empêcher de sourire car l’oiseau avait les mimiques de son aïeule quand celle-ci la regardait, autrefois, rentrer de l’école en zigzaguant du trottoir sur la chaussée et vice versa. C’étaient les flammes qui lui avaient raconté sa mère-grand de cette façon.
La petite fille se retrouva en un rien de temps devant la porte de la petite maison et faillit se cogner à une vieille et grosse branche qui se traînait péniblement vers sa dernière chaleur. Elle l’aida à franchir les quelques mètres qui la séparaient de la grande cheminée. La bûche à bout de souffle, ne tarda pas à ronfler de plaisir.
La fillette s’installa sans perdre une minute devant l’âtre et osa regarder les flammes de tous ses yeux, ceux du dehors et celui du dedans. Celui qui entend mentir et ceux qui perçoivent les infimes nuances de l’arc-en-ciel. Aussitôt, défilèrent à nouveau, d’innombrables vitrines illuminées et bondées où s’agglutinaient des gens heureux. Ce soir-là, la petite fille s’endormit profondément, la tête dans les étoiles.
Le lendemain, en fin d’après-midi, assise à sa place préférée, elle posa la clochette devant elle et ferma les yeux très fort. Quelques secondes plus tard, le tintement résonna plus clair, plus joyeux et plus insistant que d’habitude. Elle ouvrit les paupières et se retrouva, toute étonnée, dans une pièce qu’elle ne connaissait pas.
– Elle courut à la fenêtre et vit une rue brillamment éclairée, enveloppée d’une légère écharpe de brume. Des gens emmitouflés dans de chauds manteaux se pressaient tout en échangeant des souhaits : Merry Christmas !
Elle se retourna et fit des yeux, le tour de la pièce. Une fausse peau de zèbre toute moelleuse ainsi que des coussins tendres et soyeux, couleur de bonbons acidulés, égayaient un lourd tapis d’orient.
La fillette s’engouffra dans un vaste manteau suspendu derrière la porte d’entrée. Elle se précipita dans la rue pour aller faire pleins d’achats, en compagnie de sa petite amie de l’étang, venue la rejoindre selon son vœu.
Elles rentrèrent quelques instants plus tard joyeuses et volubiles, croulant sous le poids de nombreux paquets.
Pendant que son double grignotait des chocolats fourrés et des marrons glacés, assis en tailleur sur la fausse fourrure, la petite s’affaira.
Elle disposa d’odorantes roses rouges dans un grand vase noir qu’elle plaça sur un coin du tapis.
Elle installa l’arbre de Noël au milieu de la pièce et se délecta un long moment à le décorer. Elle n’oublia pas d’y accrocher de vrais petits glaçons et de le saupoudrer de vrai givre, qui avaient accepté de ne pas fondre l’espace d’une nuit. Elle pensa aussi à accrocher une étoile étincelante au sommet du sapin et disposa les cadeaux à son pied.
Ensuite vint le moment de construire la crèche. Elle n’était contaminée par aucune religion, mais la naissance d’un bébé ne pouvait la laisser indifférente. Elle posa la boîte de carton qui avait contenu les guirlandes, contre le mur. Tout autour elle disposa du papier d’emballage froissé et modela une sorte de rocher creusé d’une grotte. Elle piqua des petites branches de sapin dans le « roc » pour simuler la végétation et plaça les personnages légendaires ; les bergers et les moutons en haut du rocher, les Rois Mages à l’entrée de la grotte, le papa et la maman encadrant le petit. Elle pouvait le poser dès maintenant sur sa couche, faite de paille d’emballage, car il était minuit. Elle accrocha enfin l’étoile tout en haut, pour que d’autres bergers puissent aussi repérer l’endroit et venir admirer le nouveau-né.
La fillette regardait ravie, son ouvrage, quand elle vit le bébé frissonner. Elle resta indécise une seconde, puis s’aperçut qu’elle avait oublié de placer l’âne et le bœuf. Elle répara aussitôt son oubli et bientôt, réchauffé par le souffle tiède des deux animaux, le tout-petit bâilla, ferma les paupières et s’endormit.
La petite fille se releva. Elle ressentit un vrai bonheur à contempler l’arbre si joliment paré, les roses qui éclaboussaient le mur de taches éclatantes, la crèche où somnolait le petit Noël et enfin, son amie endormie dans la fourrure.
Elle s’arracha à sa contemplation, enfila une nouvelle fois son manteau et ses bottes, ouvrit et referma sans bruit la porte d’entrée et se dirigea vers la cathédrale toute proche. L’église semblait sur le point de craquer sous le poids de la foule, des lumières et des chants sacrés. La fillette éprouva un véritable enchantement à écouter les orgues puissantes qui faisaient vibrer les vieilles pierres.
Faisant fi du temps et de l’espace, elle se retrouva un moment, au cœur des étoiles, évoluant dans la musique du cosmos, convaincue qu’elle ne serait plus jamais seule. »

Extrait du Père Ver

Douce nuit et bienvenue à Nouakchott (Mauritanie), Japan (JP), Parakou (Bénin)…

L'anse aux Anglais à Rodrigues

Hier, 1064 pages vues; merci pour l’intérêt…

Lundi 23 décembre :

-@ ‎19‎:‎01‎ : Parakou, Bénin
-@ ‎18‎:‎51‎ : Yeovil, Grande Bretagne
-@ ‎18‎:‎02‎ : Nouakchott, Mauritanie
-@ ‎11‎:‎03 : Menlo Park, California, US
-@ ‎07‎:‎17 : Redmond, Washington, US
‎-@ ‎07‎:‎04‎ : Japan, JP
-@ ‎09‎:‎37 : Brossard, Canada
-@ ‎04‎:‎03 : Longueuil, Canada
‎-@ ‎04‎:‎02 : Marieville, Canada
‎-@ ‎03‎:‎41 : Morocco, Maroc
‎-@ ‎03‎:‎21 : Mountain View, California, US
‎-@ ‎03‎:‎17 : Chlef, Algérie

Entre autres…

Douce nuit et merci pour la visite 😉

Accoucher de 10 fœtus et même de 15 ?

… » Anju Kushwaha, une Indienne de 28 ans a accouché de 10 fœtus. Aucun n’a survécu. Rencontrant des complications au cours de sa grossesse, la jeune femme a dû être transférée à l’hôpital Sanjay Gandhi Memorial. « Sur le chemin elle a accouché de neuf fœtus. Arrivée à notre hôpital, les obstétriciens l’ont aidé à sortir le dixième » raconte le Dr SK Pathak, assistant de l’intendant de l’hôpital. Selon les experts, cette grossesse dite « multi-fœtale » serait due à un trop grand nombre de traitements hyper stimulants contre l’infertilité « …

Malheureusement ce n’est pas le premier cas. En 1971, un médecin italien avait déclaré avoir mis au monde 15 fœtus du ventre d’une femme de 35 ans »…

Par Bénédicte Demmer -planet.fr

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« Cette grossesse dite « multi-fœtale » serait due à un trop grand nombre de traitements hyper stimulants contre l’infertilité »…

Peut-être n’ont-elles pas été assez informées sur l’absolue nécessité d’un suivi ?

D’après ce que je sais, le gynéco choisit d’en supprimer certains, pour que la grossesse puisse aller jusqu’au bout avec des chances de survie pour le ou les « élus »

Le trésor du pirate La Buse…est encore à découvrir !

 » Il est certain qu’il cacha son trésor…mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frégate, Mahé (Seychelles), Rodrigues, Sainte-Marie(Madagascar)…

La Buse, pirate célèbre écuma l’océan Indien au début du 18ème siècle. Il aurait caché un trésor estimé à 4,5 milliards d’euros quelque part à La Réunion. Aujourd’hui encore, des chercheurs et des scientifiques se lancent à la recherche de ce trésor précieusement conservé depuis plus de 280 ans…

…La Buse se retira à l’île Sainte-Marie près de la côte de Madagascar.
Il prit sa retraite, car la piraterie n’était plus possible avec aux trousses un gaillard de la trempe de Duguay-Trouin, dont le pavillon flottait glorieusement de l’Equateur au cap de Bonne-Espérance.
La plupart des écumeurs des mers cessèrent également toute activité et devinrent d’assez paisibles citoyens en profitant de la Charte de clémence offerte par le roi de France. Leurs bateaux pourrirent dans les anses et la piraterie disparut.
Presque seul, La Buse temporisa avant d’accepter la Charte, restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le butin de La Vierge du Cap, condition de la clémence.
Il est certain qu’il cacha son trésor…mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frigate, Mahé, Rodrigues, Sainte-Marie.
Dans tous les cas, c’est à Sainte-Marie que vivait Levasseur, en situation irrégulière mais sans grand danger immédiat… parlant de soumission sans se hâter de conclure.
Vers 1729, exerçant le métier de pilote dans la baie d’Antongil (Madagascar), il offrit des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes, qui voulait entrer dans le port.
Le Capitaine d’Hermitte, commandant de bord, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l’arrêta.

Le 7 juillet 1730, La Buse était condamné à mort à 17h.
Quand il monta sur l’échafaud pour expier ses crimes de pirate, Olivier Levasseur, dit La Buse, lança dans la foule un cryptogramme et s’écria :
– « Mes trésors à qui saura comprendre ! »

Voici donc La Buse pendu, le cryptogramme lancé dans la foule, et le trésor caché offert aux plus malins.
Qui ramassa le message secret ?
Nul ne saurait le dire, mais depuis plus de deux siècles, l’océan Indien, des îles Seychelles à la pointe de Madagascar, est le centre de recherches incessantes et foisonne de documents à clés, de rébus et de signes gravés qui tous, selon la tradition, se rapportent aux prodigieux trésors de La Buse »…

http://www.pirates-corsaires.com/levasseur-la-buse.htm

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Un com (Cet article a déjà été édité sur ce blog):

 » Bonjour Tingy,

Il y a déjà plus d’un an que j’ai décrypté le document de la buse,4,5 milliards d’euros c’est peut-etre beaucoup,je pense plutot à quelques millions d’euros,malheureusement caché à Madagascar,un pays trés pauvre,alors que faire?.faut-il le laisser dormir à tout jamais?.

Cordialement jacky »

Avis aux amateurs 😉

Là où je vous emmène… (Histoire, géographie, climat, économie, politique,population, faune, flore)

(Pointez souris pour légende).
Pieuvres appelées zourites(www.resrodrigues)(Photo non contractuelle).

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Par Fabrice Bettex

« Histoire

Rodrigues doit son nom au navigateur portugais Don Diego Rodriguez qui la visita en 1528 sans s’y attarder. Mais la découverte de Rodrigues est en réalité bien antérieure au XVIe siècle. Entre le Xe et le XIe siècles, les îles des Mascareignes étaient régulièrement visitées par les Arabes. Pour preuve, une carte, réalisée au XIIe siècle par le géographe arabe Al Sharif El-Edrissi, représente clairement les trois îles des Mascareignes portant les noms de Dina Arobi (Ile Maurice), Dina Margabin (Réunion) et Dina Moraze (Rodrigues).

A partir de 1601, les Hollandais s’y arrêtèrent à plusieurs reprises pour se ravitailler en nourriture sans réellement s’y établir.

Ce n’est qu’en 1691 que François Leguat et ses 7 compagnons huguenots débarquèrent sur l’île en vue de fonder une colonie de réfugiés protestants. Mais, accablés par la solitude, ils la quittèrent au bout de 2 ans pour rejoindre en radeau l’île Maurice.

Des années passèrent, l’île demeura inoccupée et servit uniquement de poste de ravitaillement aux navires qui faisaient routes pour les Indes. L’île regorgeait de tortues qui avaient déjà disparu des autres îles des Mascareignes.

Suite aux ordres de Mahé de Labourdonnais, gouverneur de l’île de France (Maurice) et de l’île Bourbon (Réunion), l’île sera occupée d’une manière permanente en 1735. Un détachement s’y installa ayant pour mission, le ramassage des tortues et leur chargement sur les bateaux de la Compagnie des Indes afin de ravitailler en viande fraîche ces deux îles et les navires de passage. Ce pillage se poursuivit durant 60 ans et entraîna leur extinction à la fin du XVIIIe siècle.

A partir de 1792, des colons vinrent rejoindre les quelques colons qui étaient restés dans l’île dévastée. Parmi eux, Philibert Maragon arriva en 1794 pour développer la culture et l’élevage. C’est à cette époque qu’arrivèrent les ancêtres de la population actuelle de l’île: des esclaves africains furent envoyés de Maurice à Rodrigues. L’île comptera au début du XIXe siècle une centaine d’habitants (22 colons et 82 esclaves).

En 1809, des troupes britanniques prirent possession de Rodrigues. C’est de là que les Anglais envoyèrent leurs forces navales pour attaquer l’île de France en 1810. Maurice et Rodrigues devinrent territoires britanniques. L’esclavage fut aboli.

L’île se peupla rapidement d’esclaves affranchis et de colons européens et compta 3’000 habitants à la fin du XIXe siècle. Les Anglais investirent très peu dans le développement de l’île, sa vocation demeurant purement agricole. Elle jouait le rôle de “grenier de l’île Maurice”, les denrées produites à Rodrigues étaient envoyées chez sa “grande soeur”.

La croissance de Rodrigues suivi un rythme lent et progressif mais sans rapport avec le développement fulgurant que connut Maurice avec son économie sucrière en pleine expansion et l’arrivée importante d’immigrants indiens.

A l’indépendance de Maurice en 1968, l’île fût intégrée au territoire mauricien.

En 2002, l’île accéda à une certaine autonomie dans la gestion de ses affaires internes. Un premier pas était fait en vue d’une totale indépendance à laquelle le gouvernement mauricien ne semble pas opposé.

Géographie

Perdue dans l’océan Indien à quelques 650 kilomètres à l’est de Maurice, l’île Rodrigues est une île d’origine volcanique.

D’une superficie de 108 km2 (18 km sur 8 km), l’île est entourée d’un récif frangeant de 90 kilomètres protégeant un lagon peu profond et deux fois supérieur à l’étendue de ses terres. Son lagon abrite 18 îlots dont les plus connus sont: l’île Hermitage, l’île aux Cocos, l’île aux Sables ou encore l’île Chat.

L’intérieur des terres est constitué d’une chaîne montagneuse qui culmine à 398 mètres (Mont Limon) et qui traverse d’est en ouest la presque totalité de l’île. Quelques ravines assez abrupte débouchent sur des baies aux couleurs émeraudes ou sur d’impressionnantes falaises.

Contrairement à sa grande soeur l’île Maurice, Rodrigues n’a pas de champs de cannes à sucre à perte de vue, ni de pitons ennuagés mais des côtes pierreuses couvertes d’herbes jaunies par la sécheresse et des montagnes vallonnées ponctuées de cultures en terrasses. D’épaisses forêts couvrent certaines parties de l’île.

Les rivages, très découpés, forment de nombreuses anses. A l’Est et au Sud, s’étendent de grandes plages de sable blond bordées de filaos.

Les principaux lieux d’intérêt sont (voir carte):

– Port Mathurin, la capitale de poche. Discrète et calme, elle abrite l’unique port de l’île.

– La caverne patate, longue de 1’057 mètres (partie accessible: environ 600 mètres), descend jusqu’à 26 mètres sous terre. Elle est ornée de stalagmites et de stalactites ainsi que d’autres formes originales de pierre de corail.

– Rivière Banane, petit village agricole perdu au fond d’une vallée. On y trouve de nombreuses plantations et deux grandes plages sauvages séparées par un pic de roche basaltique.

– L’île aux Cocos, longue bande de sable blanc couverte de filaos, est une réserve naturelle. Elle abrite de nombreux oiseaux marins.

– L’île Hermitage, avec son relief tourmenté et rocheux ainsi que sa minuscule plage paradisiaque est une invitation à jouer au Robinson.

– L’île Catherine, rocailleuse et sauvage, offre de son sommet une vue magnifique sur la côte ouest. Elle sert d’abri pour les pêcheurs à la senne qui viennent quelque fois s’y reposer.

– Plaine Mapou propose un paysage campagnard, orné d’une baie aux teintes magnifiques (Baie Topaze). Complètement isolée, la sensation de “bout du monde” est très forte.

– Tout le littoral, à explorer à pied! L’île est parcourue par d’innombrables sentiers permettant d’en faire le tour complet. Plus particulièrement, la côte accidentée de Pointe Coton à Gravier dévoilant des plages désertes et des criques de toute beauté: Saint-François, Anse Bouteille, Anse Philibert, Trou d’Argent…

Climat

Le climat est un peu plus sec et plus chaud qu’à Maurice. Il ne pleut guère à Rodrigues, les périodes de sécheresse assez longues entraînent de véritables problèmes d’approvisionnement en eau pour la population.

Comme l’île est située dans l’hémisphère Sud, les saisons sont inversées. Durant l’été, chaud et humide, qui dure de novembre à avril, les températures oscillent entre 28 et 35°C. C’est durant cette période que les risques de cyclone sont les plus importants, particulièrement en janvier et février. En “hiver”, de juin à septembre, les températures varient entre 16 et 27°C. Le vent dominant du Sud-Est est plus important en hiver.

La mer est chaude en été (25°C à 28°C) et se rafraîchit un peu en hiver (22° à 24°C).

Comme toujours dans les régions tropicales, le soleil se couche relativement tôt: entre 18h et 19h, selon la saison.

Economie

Les principales activités économiques de l’île sont la pêche, l’élevage et la culture, particulièrement de l’oignon, de l’ail et du piment. Les plantations de maïs n’ont plus l’ampleur d’autrefois car le riz a presque complètement pris sa place comme nourriture de base.

Dans l’ensemble l’économie de Rodrigues est assez pauvre. Les habitants ont souvent plusieurs activités (pêcheurs, agriculteurs et éleveurs quand ils ne travaillent pas encore dans l’administration) qui ne suffisent pas à combler le déficit chronique de l’île. Les revenus des exportations de bétail, des produits de la pêche et des cultures vivrières sont largement déficitaires en rapport aux coûts des produits d’importations. Il y a bien eu des tentatives d’implantations d’unités manufacturières (textiles) mais qui sont restées vaines, surtout en raison des problèmes d’approvisionnement en eau.

Ces derniers temps, l’économie de l’île a toutefois connu des changements fondamentaux: le tourisme est devenu un secteur d’avenir. Les Rodriguais ont pris conscience de la valeur de leur île mais aussi de leur artisanat (vannerie, broderie, condiments, miel, etc.) qu’ils ont su développer intelligemment. Ils ne semblent heureusement pas vouloir une implantation excessive d’infrastructures touristiques afin de préserver le calme, le charme et l’authenticité de leur île. Souhaitons qu’ils puissent résister à la pression économique car le chômage, assez élevé, et la précarité des conditions de vie ont déjà encouragé de nombreux Rodriguais à rejoindre Maurice, espérant trouver l’eldorado…

Politique

L’île est actuellement une circonscription de la République de Maurice et dépend de celle-ci. Toutefois, l’Assemblée Nationale mauricienne a adopté à l’unanimité le 20 novembre 2001 deux lois donnant une autonomie à l’île Rodrigues et créant un système de gouvernement décentralisé.

Cette nouvelle législation a donc permis la mise en place à Rodrigues d’une Assemblée régionale de 18 membres et d’un conseil exécutif dirigé par un Chef Commissaire. Ce conseil se réunit chaque semaine pour prendre des décisions, élaborer des lois et gérer le budget.

Le Chef Commissaire doit informer le Premier Ministre mauricien de la conduite des affaires dans l’île.

Population

Le charme si particulier de l’île provient surtout du style de vie calme et harmonieux de ses habitants. La discrétion, la gentillesse et la simplicité sont les traits de caractère des Rodriguais. Ils vivent au rythme du temps qui s’écoule, dans le calme et la sérénité bien que la vie soit rude et l’avenir incertain.

La population de Rodrigues est estimée à 38’000 habitants dont l’écrasante majorité est créole. Des habitants au teint de jais descendants d’esclaves malgaches et africains, et une minorité de métis (surnommés « rouges ») descendants des premiers colons européens forment l’essentiel de la population rodriguaise. On trouve aussi les inévitables commerçants chinois et quelques fonctionnaires indiens en provenance de Maurice.

La religion catholique est la plus pratiquée dans l’île, mais on trouve aussi un petit nombre d’hindous, de musulmans et de bouddhistes. Il faut souligner la très grande influence de la religion catholique dans la vie quotidienne et culturelle de la population. La religion, le respect des traditions et la famille sont les piliers de la vie rodriguaise.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser dans une telle société, les femmes ont une part très active, elles forment l’épine dorsale de l’économie de l’île. Avec force et courage, on les retrouve partout, à la maison, aux champs, sur les marchés et même en mer!

Faune

Les premiers signes de colonisation ont suffit à ravager l’île. L’impact des humains a été dévastateur et ce petit paradis sauvage qui avait évolué, loin des hommes, pendant des millions d’années, a été détruit en un rien de temps.

Les milliers de tortues géantes qui peuplaient l’île ont été victimes d’un commerce fructueux organisé par les colonies des îles de France et de Bourbon (Maurice et la Réunion). Et le grand oiseau Solitaire, espèce unique au monde (proche du Dodo mauricien) a été la cible des marins de passage et des colons affamés.

A la fin du XVIIIe siècle, les tortues avaient disparu et le dernier Solitaire rendait l’âme. Que reste-t-il maintenant? Des milliers d’oiseaux marins qui ont trouvé refuge sur les îlots protégés et disséminés dans le lagon comme les noddis bruns (surnommés “mandarins”), les frégates, les sternes fuligineuses (appelées “yéyés”) ou encore les sternes blanches (“oiseau la vierge”).

Sur terre, deux espèces endémiques et menacées peuvent encore être observées: le cardinal jaune de Rodrigues (Foudia flavicans – Yellow Rodrigues Fody) et la Rousserolle de Rodrigues (Acrocephalus rodericanus – Rodrigues warbler).

Le seul mammifère endémique vivant dans l’île est une chauve-souris frugivore.

C’est en réalité sous l’eau que la faune est la plus riche, les 90 km de récifs abondent en poissons coralliens et en invertébrés, mais aussi en poissons pélagiques qui viennent chasser.

Flore

Autrefois luxuriante, la flore de Rodrigues a beaucoup souffert de la déforestation en raison des dégâts causés par le bétail, des longues périodes de sécheresse et de la surexploitation de certaines plantes utilisées pour leur valeur médicinale ou comme matière première pour la production d’objets artisanaux.

Le reboisement et la protection de la flore est devenu une priorité, tout comme l’implantation de mangroves dans le lagon pour freiner l’érosion. Des zones ont été proclamées réserve naturelles et des opérations de reboisement ont été entreprises. Plus de 3’500 personnes se sont activement impliquées dans ces projets. Les Rodriguais ont démontré un véritable enthousiasme pour se lancer dans la culture des plantes endémiques et ainsi préserver leur patrimoine naturel.

Les arbres et arbustes les plus répandus dans l’île sont les filaos, les lataniers, les vacoas, les aloès, les citronniers et les vétivers. On trouve aussi une plante spécifique à l’île, appelée “vieille-fille”, une sorte de petit arbuste aux fleurs roses que l’on utilise en infusion. Mais aussi d’autres plantes très rares aux noms mystérieux: café marron, bois pipe, bois de mangue, bois de fer, bois chauve souris, bois cabri, bois puant »…

http://www.mysterra.org/webmag/ile-rodrigues/presentation.html

Au temps des grands navigateurs…

… »En juillet 1810 les Anglais occupent l’île Bourbon (future île de la Réunion), mais leur escadre, venue pour s’emparer de l’île de France(Maurice), est vaincue les 19 et 20 août à la bataille du Grand Port, dont le nom s’inscrit sur l’Arc de Triomphe à Paris parmi d’autres victoires napoléoniennes.

Quelques mois plus tard, l’Angleterre réunit une puissante force expéditionnaire dans l’île Rodrigues (à 560 km au Nord Est de Maurice). 20 000 hommes débarquent au nord de l’île (Cap Malheureux) et dominent rapidement les forces françaises, inférieures en nombre, qui cessent le combat à Réduit. Ainsi prennent fin , le 2 décembre 1810, 89 ans de régime français. Le traité de Paris de 1814 cède à l’Angleterre l’île de France qui reprend son nom d’île Maurice, ou Mauritius, ainsi que ses dépendances, Rodrigues, Seychelles et Chagos.

La langue maternelle des habitants, la religion, la loi (Code Napoléon), les mœurs et les traditions sont préservées »…

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Au nom des grandes puissances, les grands navigateurs

Faisaient et défaisaient le monde

Et des… citoyens !

Au temps des pirates…

 » HISTOIRE DE RODRIGUES

Xè – XIè siècle : Edification d’une carte mentionnant les île Rodrigues, Réunion et Maurice

XVIIè siècle : 1er contact avec les hommes

1528 : Don Diégo Rodriguez baptise l’île de son nom : Rodrigues Les Hollandais, dans leurs périples entre Batavia et l’île Maurice, faisaient escale à Rodrigues.

1691 : François Leguat et ses compagnons huguenots s’y installent pour deux ans.

1725, L’île fut annexée par les français et fut régulièrement visitée par la Compagnie des Indes qui s’y ravitaillait en tortues.

1735 L’île sera occupée d’une manière permanente. Une vigie permanente, sur ordre de Mahé de Labourdonnais, y sera établie, avec, comme mission, le ramassage de tortues et leur chargement sur les bateaux de la compagnie.

1760 : Rodrigues connut son véritable peuplement . Une garnison française y fut stationnée, laquelle garnison comprenait des colons blancs et des esclaves

1767 : sous l’intendant Poivre, on recensa à Rodrigues 32 personnes: 4 Français,
2 blancs créoles de Bourbons, 16 Malabars libres, 10 esclaves.
L’occupation française ne gêna aucunement les marins anglais qui y relâchaient quand bon leur semblait.

1809 : des troupes britanniques occupèrent Rodrigues – première étape dans la conquête des îles Mascareignes. Ce fut à Rodrigues que se rassemblèrent les dix mille soldats britanniques, avant de partir prendre d’assaut l’île Maurice et l’île Bourbon (île de la Réunion).

1814 : Rodrigues devint possession anglaise, et ce jusqu’en 1968, date de l’indépendance de l’île Maurice. »

Extraits historiques : france-maurice-rodrigues.com
Source http://www.mascareignes.com/ile-maurice/rodrigues-histoire.ph/

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C’était le temps des batailles entre Français et Anglais pour la colonisation des îles de l’Océan Indien.

Il existe 3 rotations aériennes par jour, entre Maurice et Rodrigues et il faut…15 jours d’attente pour avoir des places…ou pas ! C’est ça aussi les îles: on y risque un « enfermement »…passager!

En fait, en plus des toutous « normaux », beaucoup de Mauriciens s’évadent à Rodrigues toute proche : prix du billet, proximité géographique, parler créole, etc…

L’année dernière on n’a pas eu de billets car on s’y était pris au dernier moment

Ce Noël…Je vous emmène à Rodrigues 😉