On s’étonnera un jour !…

CasséeIDUP ( Institut de démographie de l’Université Paris 1 )

 » ENVEFF,
l’enquête nationale sur les violences envers les femmes :

L’immense majorité des viols ne sont pas déclarés à la police. L’enquête permet d’évaluer tout l’écart qui existe entre la réalité et les statistiques officielles.
Plus d’une femme sur dix déclare avoir subi des agressions sexuelles au cours de sa vie. Ce sont surtout les jeunes qui sont concernées, même si les femmes ne sont épargnées à aucune période de leur vie, de la petite enfance à l’âge mûr. Alors que les petites filles sont surtout victimes d’attouchements sexuels, perpétrés principalement par des familiers, les adolescentes et les femmes jeunes subissent plutôt des tentatives de viol et des viols. Le viol conjugal occupe une place importante et méconnue : près de la moitié des femmes victimes de viol l’ont été de la part d’un conjoint, dont beaucoup se sont séparées par la suite.
Les conséquences des violences physiques et sexuelles sur la santé des femmes sont considérables ; en particulier, les tentatives de suicide sont beaucoup plus nombreuses, la souffrance mentale et le stress sont accrus parmi les répondantes ayant subi ces violences.
Dans le cadre anonyme de l’enquête, les femmes interrogées ont pu répondre à des questions touchant à leur vie intime : nombre de celles qui ont subi des agressions sexuelles en ont parlé pour la première fois à cette occasion. L’enquête permet ainsi de mesurer l’ampleur du silence qui recouvre les violences envers les femmes et fait ressortir la carence de l’écoute, tant des institutions que des proches. Ses résultats doivent être considérés comme un outil de prévention, au service des politiques publiques.

Pendant des siècles, les violences physiques et sexuelles exercées par les hommes sur les femmes ont bénéficié d’une forme de tolérance sociale.

Il n’y a pas si longtemps le viol était à peine reconnu comme une violence.

Aujourd’hui, la loi les condamne et le voile se lève sur d’autres types de violence, moins visibles encore ; l’enquête Enveff contribue à leur identification.

On s’étonnera un jour qu’on ait pu les nier. *

L’ouvrage présentant les résultats détaillés de l’enquête Enveff vient de paraître :Les violences envers les femmes en France. Une enquête nationale Maryse Jaspard, Elizabeth Brown, Stéphanie Condon, Dominique Fougeyrollas-Schwebel, Annik Houel, Brigitte Lhomond, Florence Maillochon, Marie-Josèphe Saurel-Cubizolles, Marie-Ange Schiltz. Paris, 2003, La Documentation française, Collection « Droits des Femmes », 370 pages. 22 Euros.

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* Elles sont courageuses les nanas quand même, de survivre dans cette jungle …les mecs n’auraient pas résisté, même psychologiquement à tant de haine !

Ahmed et Mohamed…

C’est Ahmed et Mohamed qui se rencontrent

Le premier, vêtu comme un lord, descend d’une superbe limousine.

L’autre, à l’allure misérable,dit à son copain : Et bien, dis donc, tu as réussi toi! Tu fais quoi ?

Je mendie dans le métro.

Hein ? Ca rapporte tant que ça ?

Bien sûr . Essaye . Tu t’installes avec une pancarte , tu vas voir…
Deux jours plus tard , l’autre revoit son ami .

Hé , Ahmed , tu t’es foutu de moi ! En deux jours , j’ai ramassé un euro! Pourtant sur ma pancarte j’avais écrit : Ma femme est malade , ma fille est à l’hopital, mon bébé n’a plus de lait . Le métro , ça ne vaut rien!

– Dis pas de bêtises , fait Ahmed , regarde ce que j’ai ramassé en deux jours . Et il ouvre une énorme sacoche remplie jusqu’en haut de billets de dix euros .

– C’est pas vrai! fait l’autre, éberlué .
Mais qu’est ce que t’avais mis sur ta pancarte ?

– J’avais simplement écrit : « Il me manque dix euros pour rentrer au MAROC »

Coupable !

Ligotée
Fusain de L.L.

[ Dans l’Ancien Testament, Eve apparaît comme responsable de la Chute :  » L’origine de l’erreur est la femme et nous mourrons tous par sa faute.  » ( Siracide 25, 24 )
Au fil des siècles, les traditions chrétienne puis musulmane s’appliquent à démontrer que la femme est déficiente.

L’étude des textes est édifiante : la misogynie est bel et bien inscrite dans la Bible et le Coran..Un parti pris de départ, que la tradition ne cessera d’aggraver, au lieu de le corriger, malgré les évolutions récentes, généralement dues à la séparation des diverses Églises et de l’Etat. »

« Femmes soyez soumises à vos maris comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l »Eglise qui est son corps. » ( Ephésiens 5, 22 )

On ne saurait mieux dire que l’homme doit être un dieu pour elle.  » ]

POURQUOI les femmes se sont laissé faire ?

Source « Le Monde des Religions ».

Le mariage de Samie…

Cocon ardéchois

« …- J’ai toujours employé le mot Mâle au lieu du mot homme, pour nommer la partie masculine de l’humanité, dit Cécile. Il est plus approprié, car le mot Homme désigne aussi l’espèce humaine en général ! C’est très pervers, cette « confusion », car les femmes « disparaissent » dans le mot Homme. Ce n’est pas la seule anomalie, d’ailleurs. Pourquoi les femmes perdent-elles leur propre identité dans le mariage et non pas les Mâles ? Est-ce juste que l’enfant sortant du ventre d’une femme ne porte pas son nom à elle ? Pourquoi n’existe-t-il pas de pendant masculin au mot discriminatoire : Mademoiselle ? Pourquoi tous les jours, des femmes nous prouvent qu’elles exercent brillamment des métiers qui leur ont été interdits (!) pendant des siècles ? Est-ce normal que » le masculin l’emporte sur le féminin ? » Pourquoi pas le contraire ? etc., etc… Doit-on s’étonner que beaucoup de petits garçons adoptent des attitudes sexistes, quand la grammaire elle-même s’y met ? Devenus adultes ils se comportent souvent en parfaits machos, notamment dans le mariage.
– Le mariage, parlons-en ! dis-je. J’ai mis vingt ans à comprendre combien tout est complètement biaisé en ce qui concerne le féminin et le masculin. La nature a tout calculé, tout programmé, pour parer à l’extinction de l’espèce. Elle a créé le mâle et la femelle, suivant des critères biologiques bien définis. Mais elle n’a pas prévu dans son logiciel, que l’État avec la complicité de l’Église, dénaturerait la sexualité homme/femme, en la régentant par le mariage. Cette cérémonie est devenue la norme sociale. Pire encore, toute sexualité « hors norme », telle l’homosexualité, est qualifiée de péché ou d’abomination !
Pour que leur « cuisine » fonctionne, l’Église et la Société ont formaté les petites filles, pour en faire des femmes vertueuses, dociles, obéissantes, dévouées à leur famille, bonnes mères et bonnes femmes d’intérieur, etc… Les Mâles, eux, s’exerçaient au sexe et se réalisaient à l’extérieur.
La supériorité physique du Mâle, lui a permis d’ imposer sa conception de la vie à deux. Les femmes se retrouvant calfeutrées chez elles, les élus Mâles ont eu toute latitude, pour voter des lois partiales, injustes et contraires à la nature même des conjoints. Elles ligotaient légalement les femmes et accordaient aux hommes tous les droits. Ils se sont alors vraiment crus supérieurs. Et les femmes les ont confortés dans leur bêtise arrogante, incapables de briser le moule familial, religieux et social. C’est vrai qu’on leur promettait l’enfer ou le paradis. Et elles y croyaient !
Cette déviation de la sexualité, au seul profit de la procréation, a engendré un mal être, des frustrations et des violences chez les deux conjoints. Il est rare qu’un Mâle se contente sexuellement, d’une seule femme. D’autre part, une femme n’a pas les mêmes besoins sexuels qu’un Mâle : ni dans le fond ni dans la forme. De nos jours, certaines lois ont changé. Les mentalités, elles, n’ont pas beaucoup évolué. Souvent par la faute des femmes elles-mêmes, qui se complaisent dans leur rôle de dominées ou de victimes !
– Je me révoltais, adolescente, devant le besoin obsessionnel de forniquer de mes petits copains, dit Samie. Il leur fallait un trou, n’importe lequel, pour se soulager. Ils avaient dans le pantalon une bestiole exigeante qui vivait sa propre vie, sans se soucier de la réalité affective, morale ou sociale de son hôte. Quelques années plus tard, je constate que les choses ne sont pas différentes. Devenus adultes, ils sont toujours aussi boulimiques de sexe, mais mieux organisés ; avec une femme, une maîtresse ou des aventures. Je suis intellectuellement consciente de tout cela. Mais affectivement, je me persuade que Paul n’est pas comme les autres. Je veux croire qu’il me sera fidèle et comblera mon besoin de tendresse… pendant 99 ans !
– Il faudra aussi te persuader, d’avoir le même appétit sexuel que ton homme… pendant tout ce temps ! précise Cécile. C’est Brassens qui l’affirme : «quatre-vingt-dix-neuf fois sur 100, les femmes s’emmerdent en baisant, qu’elles le taisent ou qu’elles le confessent, ce n’est pas tous les jours, qu’on leur déride les fesses». Le mariage s’avère souvent être un contrat de dupes, à cause de la nature même des deux contractants. Objectivement, il ne peut pas être la norme, pour tous. Il ne devrait représenter qu’une des mille et une façons de vivre heureux à deux. Les innombrables divorces le confirment chaque année. D’ailleurs, une enquête de janvier 2005, montre un net recul du mariage au profit du PACS.
– Je vais avoir 30 ans bientôt soupire Samie. Quand je vois les Bimbos et les Lolitas de 14 ans, pas du tout farouches, j’ai des éclairs de lucidité. Je me dis que ce sera mon tour d’être trompée, dans quelque temps.
– C’est souvent cela, la réalité de la vie de couple ma chérie ! Intervient Cécile. Les premiers mois tu seras le centre de sa vie, si tu t’occupes bien de son joujou préféré. Après, il repartira en chasse ou se laissera chasser, quoi que tu fasses. Les petits plats, la lingerie putassière, le Kama-sutra, la sodomie, l’échangisme et j’en passe, n’y changeront rien : il aura toujours envie d’une autre ! Le Mâle est programmé pour parer à l’extinction de l’espèce. De ton côté, tu feras semblant comme beaucoup d’entre nous, tout le temps que tu seras amoureuse. Avec l’avantage pour toi, de te consoler éventuellement avec tes collègues, lors de tes reportages.
– Je sais bien que vous avez raison ! Un des personnages du film » Mariages » disait de façon très romantique : « Puisqu’il faut se marier pour baiser, eh bien ! je me marie. Quand je ne voudrai plus baiser, je divorcerai ! »; et encore : « ceux qui sont dehors veulent y entrer, ceux qui y sont veulent en sortir ! » Le mariage est un miroir aux alouettes. Je le sais ! Mais je ne peux m’empêcher de m’y précipiter, persuadée que pour nous ce sera merveilleux. Je l’aime ! Vous comprenez* ?  » …

* Non!

La poisse !

Un homme se trouvait dans le coma depuis un certain temps. Son épouse était à son chevet jour et nuit. Un jour, l’homme se réveilla. Il fit signe à son épouse de s’approcher et lui chuchota :
Durant tous les malheurs que j’ai subi, tu as toujours été à mes côtés.
– Oui mon amour.
– Lorsque j’ai été licencié, tu étais là pour moi.
– Oui mon amour.
– Lorsque mon entreprise a fait faillite, tu m’as soutenu.
– Oui mon amour.
– Lorsque nous avons perdu la maison, tu es restée près de moi.
– Oui mon amour.
– Et lorsque j’ai eu des problèmes de santé, tu étais encore à mes côtés.
– Oui mon amour.
– Tu sais quoi ?
Les yeux de la femme s’emplirent de larmes d’émotion.
– Quoi donc, mon chéri ? chuchota-t-elle.
– Je crois que tu me portes la poisse…

Pourquoi une loi ?

No excuse
You tube; campagne contre les violences.

Pourquoi une loi contre les violences faites aux femmes ?

Table ronde : journal l’Humanité :Nov.2008

Extraits :

 » Geneviève Fraisse. Philosophe et député européenne:
L’histoire des femmes, au cours des deux derniers siècles, est toujours montrée de manière partielle : divorce, droit de vote, contraception, avortement, requalification du viol comme un crime, etc. Car la domination masculine s’exerce mieux lorsque le puzzle reste en morceaux. Dès que l’on prend le problème globalement, la perception change et c’est la société fondée sur l’inégalité entre les hommes et les femmes, la dissymétrie entre les deux sexes qui est mise en cause. On ne peut plus dire alors : ce n’est pas le bon endroit, le bon moment pour traiter le problème. Deuxième remarque, les Espagnols, qui ont une longueur d’avance sur le sujet, mettent l’accent sur la prévention, mot axial de l’introduction à leur loi de 2007. Mais, dans la domination masculine, qu’est-ce que la prévention ? Enfin je veux souligner qu’aujourd’hui un homme, un représentant du peuple, un député, a tué sa femme et s’est suicidé. Or, que dit la radio ? Il n’allait pas bien car il avait perdu la mairie de Thionville. C’est très représentatif du problème. D’une part tous les milieux sont concernés, d’autre part un acte de violence contre une femme est raccourci en un échec politique.

Suzy Rojtman.( collectif National pour le droit des femmes) :
À l’encontre de l’exemple espagnol dont nous nous sommes par ailleurs largement inspirées, nous avons pris en compte toutes les violences faites aux femmes, pas seulement les violences conjugales qui sont celles que l’on met en avant actuellement en France.
Les Espagnols ont, en revanche, abordé dans leur loi la question de la domination masculine. En France, c’est de l’ordre de l’impensable : on considère que cela n’existe pas ! Nous avons, nous, repris quasi textuellement leur formulation.
…Quand j’animais des groupes de parole au collectif féministe contre le viol, les femmes se reprochaient souvent de « n’avoir rien fait ». Or, quand on essayait de décortiquer ce qui s’était passé, on découvrait beaucoup d’actes de résistance. C’est sans doute ce qui se passe dans les situations de violence conjugale. Au bout d’un moment l’homme violent annihile les actes de résistance, tant on a peur qu’il vous tue.
Mais la fin du rapport de forces est-elle possible ? Je suis pour l’utopie mais je ne pense pas que ce sera la paix. Il ne faut pas se mentir.
…Je suis frappée par une autre information de la semaine : en Afghanistan on envoie de l’acide à la tête des petites filles qui vont à l’école. La véritable arme c’est le savoir, la connaissance, l’éducation, c’est là que tout se joue.

Marie-Georges Buffet :
C’est vrai que l’éducation, ce n’est pas suffisant. Sinon on n’expliquerait pas toutes les situations de dominations dans lesquelles sont des femmes éduquées qui n’arrivent pas à franchir le pas de se révolter .  »