"Violer, harceler, pas grave, cela soude un groupe" !

[ La lettre au CSA de l’association « Osez le féminisme ! » ( Concernant Levaï/DSK et aussi les propos de l’ex-rugbyman Vincent Moscato) :

« A Paris, le 21 octobre 2011

Mesdames, Messieurs les Conseillers,

L’association « Osez Le Féminisme! » souhaite saisir directement le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel par le présent courrier à propos de déclarations incitant, légitimant, ou encore faisant état de contre-vérités graves au sujet des violences faites aux femmes tenues sur plusieurs chaînes de radio françaises.
Aux termes de loi du 30 septembre 1986, portant création du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de l’article 15 de cette même loi, le CSA a notamment comme compétences la sauvegarde des principes fondamentaux que sont la dignité de la personne humaine et l’ordre public.Vous devez veiller « à ce que les programmes mis à disposition du public par un service de communication audiovisuelle ne contiennent aucune incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs, de religion ou de nationalité ». Votre rôle est également de veiller «à ce que des programmes susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs ne soient pas mis à disposition du public ».Or, nous avons pu observer, depuis quelques semaines, une multitude de déclarations de nature à porter atteinte à la dignité des femmes et plus particulièrement à celle des femmes victimes de violences.

En voici deux exemples, parmi les plus significatifs :

1.Une incitation à la violence(viol ou harcèlement sexuel) dans l’émission Moscato Show du 3 octobre 2011 dernier (radio RMC, de 18h à 20h).
Vincent Moscato,animateur de l’émission, et ses invités (Sébastien Chabal et Eric Di Meco) reviennent sur les poursuites pénales à l’encontre de trois rugbymen anglais pour des faits d’agressions sexuelles. Ils déclarent tour à tour : «Des histoires comme on a vécu, qui sont peut-être vraies sur DSK tout ça, c’est pas la question. Mais là va y avoir répétition. Au foot ça je pense que vous n’allez pas y couper. Parce que ça, Éric, quand même on se le disait : tout le monde l’a fait. T’es là t’es en petite tenue : la femme de chambre elle rentre, t’as le chichi sur le côté, ça c’est ta spécialité », «ça soude un groupe ». Puis, «C’est pas un peu ce qui nous manque ? Aller faire un peu tout et n’importe quoi en dehors du terrain ? » Réponse de M. Moscato : «C’est terne un groupe qui n’est que dans le travail. À un moment donné ça fait trois mois qu’ils sont ensemble, il faut un peu s’amuser ». «Les infos que tu me donnes m’inquiètent. Parce que j’suis sûr que vous n’allez pas me contredire : les équipes les plus dures avec lesquelles j’ai joué, que ce soit en équipe de France ou en club, c’est chaque fois où on avait en dehors du terrain des comportements comme ça. Parce qu’on a fait des horreurs, tous, c’est pour ça qu’on est un peu emmerdé quand on parle de ça, mais on a tous fait des horreurs . Moi j’ai des souvenirs de stage… […] Et généralement quand tu es dans la connerie comme ça, […] ça soude le groupe et t’as envie de mourir sur le terrain pour ton pote avec qui t’as fait des conneries pendant le week-end. Et ça justement j’ai pas l’impression que les Français soient capables de faire des trucs comme ça. Et ce que font les Anglais, parce que c’est vrai qu’ils sont nuls […], mais par contre quand à la fin il a fallu aller chercher la victoire bah ils ont été capables. Et peut-être que c’est ces petites conneries qu’ils font ensemble,des trucs qui font que tu vas te défoncer pour ton pote … […]La vie de groupe c’est d’aller sortir le chichi à la femme de ménage. On est trois, on rigole »et enfin, ”tu prends la truite, pam pam, deux coups sur le radis ”.
Ainsi, les intervenants de l’émission Moscato Show ont minimisé de potentiels faits d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel en cours d’instruction en Nouvelle-Zélande. Plus grave encore, ils ont clairement justifié ce type de faits, constitutifs d’infractions pénales en France, en expliquant qu’ils permettent aux équipes sportives d’obtenir de meilleurs résultats. Ces propos envoient aux jeunes sportifs un message catastrophique : ils peuvent violer, harceler, ce n’est pas grave, puisque cela soude un groupe et permet de remporter des victoires !

2. De la minimisation des violences à l’incitation aux violences : le pas a été allègrement franchi sur RMC le 3 octobre dernier. Une somme de contre-vérités et d’idées reçues sur le viol et les victimes de viol qu’Ivan Levaï a tenu dans l’émission « Comme on nous parle » (France Inter) du jeudi 6octobre puis dans de nombreuses autres émissions. Ivan Levaï a notamment déclaré que pour qu’il y ait viol, il fallait «un couteau, un pistolet » et que 10% des plaintes pourviol relevaient du « fantasme ». Ces propos sont fauxet démontrent que leur auteur méconnait totalement le phénomène du viol en tant que fait de société. Pour rappel, 75 000 femmes sontviolées par an en France. Seulement 10% d’entre elles portent plainte.Seulement 2% des violeurs sont condamnés. Dans 8 cas sur 10, la victime connait son violeur. Voici la réalité du viol dans notre pays, en 2011. Aux termes de l’article L. 222-23 du Code pénal, «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence,contrainte, menace ou surprise est un viol ». Pas besoin de couteau ou depistolet, donc. Les contre-vérités colportées par Ivan Levaï sont contredites,chaque jour, par de nombreuses enquêtes quantitatives et qualitatives fiables et par ce que les associations qui accompagnent les victimes constatent auquotidien.Ces propos sont également de nature à renforcer la chape de plomb qui pèse déjà très durement sur toutes les femmes violées.Ivan Levaï nous aexpliqué qu’une partie des femmes qui portent plainte, qui sont déjà si peu nombreuses, sont des affabulatrices. M. Levaï confond manifestement leschiffres : 10%, ce n’est pas le pourcentage de plaignantes qui fantasment un viol, mais le nombre de victimes de viol qui osent porter plainte. Dans les affaires de viol, la culpabilisation des victimes est permanente. Leur parole est toujoursremise en cause. Le combat pour que la honte change de camp doit être mené chaque jour sans relâche. Le 6 octobre, sur l’antenne de France Inter, il a reculé. Les animateurs des émissions dans lesquels Mr Levaï a tenu de tels propos, dont Pascale Clark sur France Inter, n’ont jamais rappelé la réalité des violences faites aux femmes en France. Dans ces conditions,la réalité de ces violences a été niée à maintes reprises portant ainsi préjudice aux femmes victimes de violences.
Ces deux affaires, à quelques jours d’intervalle, nous paraissent révélatrices de la désinvolture et de l’indécence avec lesquelles les médias abordent la question des violences faites aux femmes et en particulier du viol.Nous avions déjà dénoncé en mai dernier le traitement médiatique de l’affaire Dominique Strauss-Kahn et le déferlement de sexisme qui avait accompagné l’éclatement de cette affaire. Notre appel « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent » avait recueilli plus de 30 000 signatures en quelques jours. Dans cet appel, nous avions notamment dénoncé la minimisation des violences à l’œuvre dans notre société et dans les médias : blagues sexistes, remise en cause de la parole des victimes de viol, etc.
Depuis, nous remarquons que rien n’a changé dans les médias français. Les affaires de viol relèvent toujours de la rubrique « faits divers », « people » ou « feuilleton politique ».Traiter les violences faites aux femmes de cette façon revient à nier ce que les violences sont réellement: l’expression la plus extrême de la domination masculine qui persiste dansnotre société.Traiter les violences faites aux femmes de cette façon renforce la culpabilisation des victimes de violences déjà très importante.Comme vous, nous sommes attachées à la liberté d’expression. Chacun doit pouvoir direce qu’il pense, y compris mentir éhontément. Mais cette liberté d’expression est heureusement encadrée par le droit, qui interdit notamment l’incitation à un crime ou à un délit. La liberté des uns doit coïncider avec le respect des autres, et en l’occurrencede toutes les femmes victimes de violences.
Pour que la liberté et le respect puissent coexister, et c’est notre objectif, nous ne pouvons pas laisser de tels propos sans réponse. La responsabilité des journalistes est de rappeler la réalité à des invités ou à des confrères qui la piétinent sans vergogne.Les faits que nous vous avons exposés ci-dessus vont clairement à l’encontre de la dignité de la personne humaine. Ils contiennent, pour certains, des propos incitant à la violence pour des raisons de sexe. Ils envoient un message très grave de banalisation des violences et de culpabilisation des victimes, à l’ensemble de la société et en particulier aux jeunes. Ce type de message n’a pas sa place dans notre paysage audiovisuel et il est de votre devoir de réagir. Il est urgent que les violences faites aux femmes reçoivent enfin le traitement édiatique qu’elles méritent.
Aussi, nous espérons que vous vous saisirez de ce dossier et que vousprendrez toutes mesures ou sanctions nécessaires.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, les Membres du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel,l’expression de notre profond respect,

Thalia BRETON, Magali DE HAAS et Julie MURET Porte-paroles de l’association Osez le féminisme !  » ]

NB- « Catherine Levaï, est l’actuelle épouse d’Ivan… et chef de cabinet de Michel Boyon, président du CSA !  »

http://tempsreel.nouvelobs.com/off-de-l-obs/20111026.OBS3271/info-obs-le-csa-saisi-du-cas-levai.html

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En général, agresser, insulter, harceler ? Pas grave: cela soude un groupe!

Parce que tout(e) SEUL(E) on EST…Minable, aigri(e), jaloux(se), insignifiant(e),

mauvais(e) et… LÂCHE ?

BEURK !

Et c’est grave docteur ?

Bien sûr que non, si c’est le fait du groupe auquel… »on » appartient !!!

Devise préférée de « groupes »(!): s’unir pour nuire

Enfin, pouvoir ouvrir les vannes de ses bas instincts : haaaaaaaaaaaaa !

Image du Blog feeriedimages.centerblog.net
Source : feeriedimages.centerblog.net sur centerblog

[" Jouissance féminine ? Le clitoris "…Un homme sans pénis peut être un excellent amant pour une femme" dit à peu près Albert Ellis.]

Ouverte ce jour !

« L’Origine du monde »qui illustrait l’article original, a été remplacée par…Une fleur avec clitoris :))

« gaet (Visiteur)
jeudi, 20. oct, 2011 @ 08:27:03

D’accord avec Tingy »

Voici l’article écrit en…2009(!) :

ASSEZ d’hypocrisies, article EDIFIANT :

[ Le mythe de l’orgasme vaginal:

Les hommes ont généralement défini la frigidité comme l’incapacité d’une femme à ressentir l’orgasme vaginal. Or, la région vaginale n’est pas hautement sensitive et n’est pas conformée pour produire un orgasme. Le centre de la sensibilité sexuelle est le clitoris, équivalent féminin du pénis.(Dans les discussions sur l’orgasme et la frigidité féminins, une fausse distinction est faite entre l’orgasme vaginal et l’orgasme clitoridien. )
A mon avis, cela explique pas mal de choses : avant tout, le fait que la proportion de dite frigidité parmi les femmes est extrêmement élevée. Plutôt que de montrer que la frigidité est due à des assertions erronées sur l’anatomie féminine, nos « experts » ont appelé frigidité un problème purement psychologique. Les femmes qui en souffraient étaient dirigées vers des psychiatres afin de tirer au clair leur « problème » – et celui-ci était alors généralement défini comme une incapacité d’accepter leur rôle de femme.

Les faits anatomiques et sexuels nous disent tout autre chose. S’il existe de nombreuses zones érogènes, il n’y en a qu’une pour la jouissance : cette zone est le clitoris. Tous les orgasmes sont des extensions de la sensation à partir de cette zone. Et comme le clitoris n’est pas nécessairement assez stimulé dans les positions conventionnelles, nous restons « frigides ».

A côté de la stimulation physique, qui chez la plupart des gens est la cause habituelle de l’orgasme, il existe une stimulation qui passe d’abord par un processus mental. Certaines femmes, par exemple, parviennent à l’orgasme au moyen d’images sexuelles ou de fétiches. Quoi qu’il en soit, même dans le cas où la stimulation est psychologique, l’orgasme n’en est pas moins physique. Si donc la cause est psychologique, l’orgasme est physique, et se situe nécessairement au niveau de l’organe équipé pour la jouissance sexuelle – le clitoris. Le degré d’intensité de l’expérience orgastique peut aussi varier – parfois elle est plus localisée, parfois plus diffuse ou plus vive. Mais ce sont tous des orgasmes clitoridiens.
Cela nous amène à d’intéressantes questions sur la sexualité conventionnelle et sur le rôle que nous y tenons. Les hommes éprouvent l’orgasme essentiellement par friction contre le vagin, et non la zone clitoridienne, qui est externe, et ne saurait créer cette friction comme le fait si bien la pénétration. Les femmes ont donc été définies sexuellement en fonction de ce qui fait jouir les hommes ; leur physiologie propre n’a pas été proprement analysée. Au lieu de ça on leur a collé le mythe de la femme émancipée avec son orgasme vaginal – un orgasme qui en fait n’existe pas.

Il nous faut donc définir notre sexualité. Il faut rejeter les idées « normales » de sexualité, et nous mettre à penser en fonction d’une satisfaction sexuelle mutuelle. L’idée d’une satisfaction mutuelle est défendue avec libéralité dans les manuels conjugaux, mais non poussée jusqu’à ses conséquences logiques. Pour commencer, si des positions données comme classiques ne dispensent pas l’orgasme aux deux partenaires, nous devons exiger qu’elles ne soient plus tenues pour classiques. De nouvelles techniques doivent être recherchées ou inventées afin de modifier cet aspect particulier de notre exploitation sexuelle courante.

Freud, père de l’orgasme vaginal

Freud soutenait que l’orgasme clitoridien était infantile, et qu’après la puberté, dans les rapports hétérosexuels, le centre de l’orgasme s’était transféré au vagin. Le vagin, prétendait-on, était le lieu d’un orgasme parallèle, plus complet que le clitoris. De nombreux travaux ont concouru à l’édification de cette théorie ; bien peu a été fait pour en réfuter les présuppositions.

Un rappel de la position générale de Freud sur les femmes fera pleinement goûter cette incroyable invention. Mary Ellman, dans Thinking about women, la résume ainsi : « Tout ce qu’il y a de paternaliste et de craintif dans l’attitude de Freud à l’égard des femmes provient de leur manque de pénis. Mais c’est seulement dans son essai La psychologie féminine, qu’il exprime clairement [ … ] le mépris des femmes implicite dans toute son œuvre. Il leur prescrit alors de renoncer à la vie de l’esprit, qui gêne leur fonction sexuelle. Quand le patient est un homme, l’analyste s’attache à développer les capacités masculines ; mais si c’est une femme, la tâche consiste à la faire rester dans les limites de sa sexualité . M. Rieff dit : ‘Pour Freud, l’analyse ne peut éveiller chez les femmes des forces pour réussir et s’ac­complir, mais seulement leur enseigner une résignation raisonnable.’ »

Le sentiment que les femmes étaient inférieures et secondaires fut donc le fondement des théories de Freud sur la sexualité féminine.

On ne s’étonnera pas qu’après avoir pondu la loi de la nature de notre sexualité, Freud découvrît un épouvantable problème de frigidité chez les femmes. En cas de frigidité, les soins d’un psychiatre étaient indiqués : le mal leur venait d’une incapacité mentale à s’adapter à leur rôle « naturel » de femme. Frank S. Caprio, disciple contemporain, déclare : « Lorsque, son époux étant un partenaire convenable, une femme ne parvient pas à l’orgasme dans le coït, et préfère la stimulation clitoridienne à toute forme d’activité sexuelle, elle peut être considérée comme frigide, et relève des soins d’un psychiatre. 1 » L’explication était qu’une telle femme enviait les hommes – « refus de féminité ». On diagnostiquait alors un phénomène anti-mâle.

Il faut bien préciser que Freud ne fonda point sa théorie sur une étude de l’anatomie féminine, mais sur sa propre conception de la femme comme appendice et inférieure de l’homme, et du rôle social et psychologique qui en découle.

Au cours de leurs tentatives pour résoudre le problème fatal d’une fri­gidité massive, les freudiens se livrèrent à des gymnastiques mentales très poussées. Marie Bonaparte, dans Sexualité Féminine, n’hésite pas à appeler la chirurgie au secours des femmes pour les aider à rentrer dans le droit chemin. Ayant découvert un rapport curieux entre la non-frigidité et la proximité du clitoris et du vagin, elle écrit : « Il m’apparut alors que, si chez certaines femmes ce fossé était trop large, et la fixation sur le clitoris endurcie, une réconciliation vagino-clitoridienne pouvait être effectuée par des moyens chirurgicaux, pour le plus grand bien de la fonction érotique normale. Le professeur Halban de Vienne, chirurgien et biologiste, se montra intéressé par cette question et mit au point une technique opératoire très simple : les ligaments maintenant le clitoris étaient coupés, le clitoris, conservant ses structures internes, était fixé plus bas, avec éventuellement une réduction des petites lèvres. » Mais le plus grand dommage n’était pas localisé du côté de la chirurgie où les freudiens se livraient à d’absurdes tentatives pour changer l’anatomie féminine afin de la faire entrer de force dans leurs conceptions. Le dommage était pour la santé mentale des femmes, qui, ou bien s’accablaient elles-mêmes en secret, ou bien se pressaient chez les psychiatres, désespérément en quête du fameux refoulement qui les excluait de leur destin vaginal.

Pas d’évidences ?

A première vue, on peut regretter que ce soient là des régions inconnues et inexplorées, mais à y mieux regarder, ce n’est sûrement plus vrai de nos jours, si ce le fut jamais. Par exemple, les hommes n’ignoraient pas que les femmes étaient souvent frigides dans les rapports ; là était donc la question. Et il y a une autre évidence très spécifique. Les hommes savaient que le clitoris était et est l’organe essentiel de la masturbation, tant pour les fillettes que pour les femmes adultes. Donc, quand les femmes pensaient que leur sexualité était localisée, elles ne se trompaient pas. Les hommes étaient, éga­lement, parfaitement au fait des possibilités du clitoris, lorsque, durant les préliminaires, ils désiraient exciter les femmes et lubrifier leurs propres voies d’accès.

« Préliminaires » est une notion créée pour les besoins mâles, mais tourne au désavantage de pas mal de femmes, car, lorsque sa partenaire est « chauf­fée », l’homme passe à la stimulation vaginale et la laisse à la fois excitée et insatisfaite. On savait aussi que durant les interventions chirurgicales à l’intérieur du vagin l’anesthésie n’était pas nécessaire, ce qui montre bien qu’en vérité le vagin n’est pas une région hautement sensitive.

Aujourd’hui, avec le progrès des connaissances anatomiques, avec Kinsey, avec Masters et Johnson, pour ne citer que quelques sources, on est sorti de l’ignorance dans ce domaine. Cependant, pour des raisons sociales, cette connaissance n’a pas été popularisée. Nous vivons dans une société mâle, où le rôle des femmes demeure inchangé.
Evidence anatomique

Plutôt que de partir de ce que les femmes devaient ressentir, il eût été plus logique de partir des faits anatomiques concernant le clitoris et le vagin.

Le clitoris est un pénis en plus petit, avec la différence que l’urètre n’y passe pas. Son érection est analogue à l’érection mâle, et l’extrémité du clitoris a le même type de structure et de fonction que le gland. G. Lombard Kelly dit, dans Sexual Feeling in Married Men and Women : « La tête du clitoris est constituée également de tissu érectile, et possède un épithélium ultra-sensible, irrigué par des terminaisons nerveuses spéciales appelées corpuscules génitaux, et particulièrement adaptées aux stimulations sensorielles qui, dans de bonnes conditions mentales, aboutissent à l’or­gasme. Aucune autre partie de l’appareil génital féminin ne comporte de tels corpuscules. »

Le clitoris n’a donc d’autre fonction que le plaisir sexuel.

Le vagin. – Sa fonction est rattachée à la fonction de reproduction. Principalement : 1) menstruation ; 2) recevoir le pénis ; 3) garder la semence ; 4) le passage de l’enfant. Les parois du vagin, qui, selon les champions de l’orgasme vaginal, est le lieu d’origine du plaisir sexuel, est « […] comme à peu près toute autre paroi interne du corps, pauvrement pourvu de terminaisons tactiles. A cet égard, l’endoderme interne de la paroi vaginale est semblable au rectum et aux autres parties de l’appareil digestif. » (Kinsey, Sexual Behaviour in the Human Female.) Le seuil de sensibilité de la paroi vaginale est si élevé que « parmi les femmes qui ont été examinées au cours de notre enquête gynécologique, moins de 14 % ont senti qu’on les avait touchées » (Kinsey). On a découvert que, même comme centre érotique (et non pas comme centre orgastique), l’importance du vagin était secondaire.

Autres zones : Les petites lèvres et le vestibule vaginal. – Ces deux zones sensibles peuvent transmettre un orgasme clitoridien. Et comme en effet elles peuvent être stimulées durant le coït « normal » bien que rarement, cette forme de stimulation a pu être interprétée comme un orgasme vaginal. Il est toutefois important de distinguer entre des zones susceptibles de stimuler le clitoris, mais non susceptibles elles-mêmes d’orgasme, et le clitoris : « Compte tenu des moyens d’excitation employés pour amener l’individu au stade de la jouissance, la sensation est perçue au niveau des corpuscules génitaux et localisée là où ils sont stimulés : à l’extrémité du clitoris ou du pénis. » (Kelly.)

Orgasme d’origine psychique. – Outre les stimulations directes ou indi­rectes du clitoris mentionnées ci-dessus, l’orgasme peut être obtenu d’une troisième façon : au moyen d’une stimulation mentale (corticale), lorsque l’imagination excite le cerveau, qui à son tour stimule les corpuscules génitaux pour aboutir à l’orgasme.

Les femmes qui disent avoir un orgasme vaginal

Confusion. – Par ignorance de leur propre anatomie, il est des femmes qui acceptent l’idée qu’un orgasme ressenti durant le rapport « normal » est d’origine vaginale. Cette confusion est due à deux facteurs : 1) l’incapacité de localiser le centre de l’orgasme ; 2) le désir de ces femmes de faire concorder leur expérience avec la conception/définition mâle de la normalité sexuelle. Tromperie. – La grande majorité des femmes qui affirment à leurs partenaires qu’elles jouissent avec eux truquent ; comme le dit Ti-Grace Aktinson : « get the job ». Dans un nouveau best-seller danois, J’accuse (traduit par moi), Mette Ejlersen se penche précisément sur ce phénomène très courant, qu’clle appelle « comédie sexuelle ». Cette comédie a de nombreux motifs. D’abord, la femme, est soumise à une très forte pression de la part de l’homme, qui place souvent très haut ses propres talents amoureux. Pour ne pas blesser sa vanité, la femme endosse le rôle qui lui est imparti et simule l’extase. Parmi les femmes danoises mentionnées, il en est qui, restées frigides, sont dégoûtées du sexe, et font semblant de jouir pour abréger le coït. D’autres reconnaissent qu’elles ont simulé l’orgasme vaginal pour s’attacher un homme. Dans l’un de ces cas, la femme feignit d’éprouver un orgasme vaginal et amena ainsi son partenaire à quitter sa femme qui, elle, s’avouait frigide. Elle fut obligée par la suite de continuer la duperie, car elle n’osait demander à son partenaire de stimuler son clitoris. De nombreuses autres femmes, ayant constaté que l’acte sexuel était surtout satisfaisant pour l’homme, et le plaisir qu’une femme y pouvait prendre un petit « extra » en supplément – ont simplement peur de revendiquer le droit à un plaisir égal. D’autres, assez fermes pour repousser le conseil d’un traitement psychiatrique, refusent de reconnaître leur frigidité. Elles ne veulent pas se sentir en faute, mais, ignorantes de leur propre physiologie, ne savent pas comment en sortir. Celles-là se trouvent dans un complet désarroi.

Un des résultats les plus révoltants et les plus désastreux de tout cet imbroglio fut peut-être que des femmes sexuellement saines furent persuadées qu’elles ne l’étaient pas. Si bien qu’elles étaient privées de plaisir et il fallait encore qu’elles en portent le blâme quand il n’y avait rien de leur fait.

Chercher la guérison d’une maladie qui n’existe pas peut amener une femme au dernier degré de la haine de soi et de l’insécurité. Car son analyste lui raconte que le seul et unique rôle qui lui revient dans la société mâle – rôle de femme -, elle n’est même pas capable de le remplir. Elle est placée en position d’accusée, devant l’absurdité, donnée comme une évidence, d’avoir à être encore plus femme, et surmonter son dépit de n’être pas un homme. Et celle-là c’est la meilleure, baby …

Pourquoi les hommes entretiennent le mythe

1 – Ils préfèrent la pénétration

Le meilleur stimulant pour le pénis est le vagin. Il fournit le frottement et la lubrification nécessaires. D’un point de vue strictement physiologique, ce procédé offre les meilleures conditions de jouissance pour l’homme.

2 – La femme invisible

Une des composantes du chauvinisme mâle est le refus ou l’incapacité de voir la femme comme un être complet et autonome. Mieux, les hommes ont jugé préférable de définir strictement les femmes en fonction de leurs propres avantages. Sexuellement, la femme n’est pas perçue comme un individu désirant prendre part au plaisir à égalité, pas plus qu’elle ne l’est comme une personne douée de désirs autonomes lorsqu’elle veut exercer une quelconque activité dans la société. Il est donc aisé d’en décider selon la commodité. La société étant par-dessus tout au service des intérêts masculins, les femmes n’ont jamais reçu aucune formation susceptible de leur permettre même une opposition purement verbale face aux experts mâles.

3 – Le pinacle de la masculinité

Les hommes expriment leurs vies en termes de masculinité. C’est une exaltation de l’ego, commune à tous les hommes. L’essence du chauvinisme mâle ne tient pas aux services, matériels et économiques, que les femmes assurent : elle tient à sa « supériorité » psychologique. Une telle définition du moi, négative, et non fondée sur un accomplissement ou un développement de l’être, a évidemment aliéné aussi bien l’oppresseur que la victime. Mais des deux, la victime est de beaucoup la plus maltraitée. Il y a analogie avec le racisme, où le raciste blanc compense son sentiment de n’être rien en fabricant une image d’homme (c’est primitivement un affrontement mâle) noir, biologiquement inférieur à lui. Dans une organisation où le pouvoir appartient à l’homme blanc, il lui est permis de renforcer socialement cette division mythique.

Quand les hommes essaient de rationaliser et de justifier la supériorité mâle par une différenciation physique, la masculinité est symbolisée par le fait d’être le plus musclé, le plus poilu, d’avoir la voix la plus grave, et la plus grosse queue. Les femmes, elles, seront appréciées (i.e. dites féminines) si elles sont faibles, petites, glabres, ont la voix flûtée et pas de pénis.

Le clitoris étant à peu près identique au pénis, il se trouve, dans des sociétés diverses, beaucoup d’hommes qui essayent ou de l’ignorer et de privilégier le vagin (comme le dit Freud), ou, comme dans certains pays du Moyen-Orient, qui pratiquent l’excision. Freud voyait dans ce rite ancien, encore pratiqué, un moyen de rendre la fille plus « féminine » en supprimant ce vestige majeur de sa masculinité. Notons aussi qu’un gros clitoris est considéré comme laid et masculin. Certaines traditions conseillent de verser un produit dessus pour le réduire à une dimension décente.

En vérité, il est clair pour moi que les hommes craignent le clitoris comme une menace pour leur masculinité.

4 – L’homme sexuellement facultatif

Si le clitoris détrône le vagin comme centre de la jouissance féminine, les hommes peuvent craindre de cesser d’être sexuellement indispensables. En fait, si l’on considère seulement l’anatomie, c’est tout ce qu’il y a de plus vraisemblable. La position du pénis à l’intérieur du vagin, bien que parfaite pour la reproduction, ne provoque pas nécessairement un orgasme chez les femmes, parce que le clitoris est situé dehors et plus haut. Dans la position « normale », les femmes ne peuvent compter que sur une stimulation indirecte. Les relations saphiques représentent un exemple, reposant sur des données anatomiques, de l’inutilité de l’organe mâle. Albert Ellis dit à peu près qu’un homme sans pénis peut être un excellent amant pour une femme. Sur un plan purement physique, le vagin est hautement désirable pour un homme et on commence à entrevoir quel sale coup pourrait leur porter la pleine reconnaissance du clitoris. Et nous voilà nous-mêmes forcées d’écarter bien des arguments « physiques » expliquant les raisons pour lesquelles les femmes ont des rapports avec les hommes. Il me semble que ce sont d’abord des raisons psychologiques qui poussent les femmes à prendre des hommes comme partenaires sexuels, et non des femmes.

5 – Femmes rigoureusement contrôlées

On invoque comme motif de l’excision pratiquée au Moyen-Orient ; la nécessité de préserver les femmes de la perdition. En supprimant l’organe de l’orgasme, on est assuré que ses débordements sexuels seront amoin­dris. Quand on sait combien les hommes considèrent leurs femmes comme leur propriété, spécialement dans les nations où le poids de la tradition est grand, on commence à bien comprendre pourquoi les hommes n’ont pas inté­rêt à laisser les femmes courir librement. Le « double standard », pratiqué par exemple en Amérique latine, est destiné à maintenir la femme comme propriété absolue de l’homme tandis que ce dernier est libre d’avoir toutes les aventures qu’il désire.

6 – Saphisme et bisexualité.

A côté des raisons strictement anatomiques qu’ont les femmes de cher­cher également d’autres femmes pour faire l’amour, il existe chez les hom­mes une crainte que les femmes se mettent à rechercher, dans la compagnie des autres femmes, des relations complètes et réellement humaines. La pro­motion de l’orgasme clitoridien serait une menace pour l’institution hétéro­sexuelle. Car montrer que le plaisir sexuel peut être atteint avec d’autres hommes ou femmes ferait de l’hétérosexualité non un absolu, mais une op­tion. Ainsi serait posée au-delà du présent système féminin-masculin la ques­tion entière de relations sexuelles humaines.]

Publié dans le n° 54-55 de la revue française Partisans, « Libération des femmes. Année zéro ».
Anne Koedt a fondé le Mouvement féministe radical à New York (NY Ra­dical Women, The Feminists, NY Radical Feminists), publie « Notes » , et travaille actuellement à un ouvrage traitant de la sexualité féminine.
Source : Alternative libertaire.
Publié le 24 janvier 2008 par Commission Antipatriarcat

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[ Les femmes ont donc été définies sexuellement en fonction de ce qui fait jouir les hommes

Il nous faut donc définir notre sexualité.

M. Rieff dit : ‘Pour Freud, l’analyse ne peut éveiller chez les femmes des forces pour réussir et s’ac­complir, mais seulement leur enseigner une résignation raisonnable.’ »

Le sentiment que les femmes étaient inférieures et secondaires fut donc le fondement des théories de Freud sur la sexualité féminine.

Nous vivons dans une société mâle, où le rôle des femmes demeure inchangé

Le clitoris n’a donc d’autre fonction que le plaisir sexuel

Le vagin. – Sa fonction est rattachée à la fonction de reproduction

« Compte-tenu des moyens d’excitation employés pour amener l’individu au stade de la jouissance, la sensation est perçue au niveau des corpuscules génitaux et localisée là où ils sont stimulés : à l’extrémité du clitoris ou du pénis. » (Kelly.)

L’homme sexuellement facultatif:

Si le clitoris détrône le vagin comme centre de la jouissance féminine, les hommes peuvent craindre de cesser d’être sexuellement indispensables. En fait, si l’on considère seulement l’anatomie, c’est tout ce qu’il y a de plus vraisemblable .La position du pénis à l’intérieur du vagin, bien que parfaite pour la reproduction, ne provoque pas nécessairement un orgasme chez les femmes, parce que le clitoris est situé dehors et plus haut.

Le clitoris étant à peu près identique au pénis, il se trouve, dans des sociétés diverses, beaucoup d’hommes qui essayent ou de l’ignorer et de privilégier le vagin

Les hommes expriment leurs vies en termes de masculinité

En vérité, il est clair pour moi que les hommes craignent le clitoris comme une menace pour leur masculinité ]

EN CONCLUSION ? Il existe des mecs qui ne zappent pas cette EVIDENCE féminine, quand « ça » ne « marche » pas: ils font JOUIR leur partenaire(JOUIR, pas seulement les exciter!)…Ensuite, ils jouissent EUX!(Ou en même temps, « hors champ », pour les plus excités par le spectacle en 3D, ou pour les plus « impatients »!

PROBLEME ? Le conditionnement des nanas à…Déprogrammer! Dur dur!

Si ce n’est mission impossible :no:

Arthur Big Boy Crudup – That’s All Right (1969!)

(Chanson et paroles)
Accepter que la flamme s'éteigne !

… »J’aime cette femme, mais je DOIS la laisser PARTIR (I love that woman but I’ve to let her go)« …

Arthur Big Boy Crudup – That’s All Right (1969!)

Well, now that’s all right, mama
That’s all right for you
That’s all right mama, anyway you do

But, that’s all right, that’s all right
That’s all right now mama, anyway you do

Well mama, mama she done told me
Papa told me too
They love you leavin’ son now
We’ll be there for you

That’s all right, that’s all right
That’s all right now mama, anyway you do
Yeah man

Baby one and one is two
Two and two is four
I love that woman but I’ve to let her go

But, that’s all right, that’s all right
That’s all right now mama, anyway you do

Babe now you don’t want me, why not tell me so?
You won’t be bothered with me
‘Round you have no more

But, that’s all right, that’s all right
That’s all right now mama, anyway you do

That’s all right, that’s all right
That’s all right now mama, anyway you do

Source http://lyricskeeper.fr/fr/arthur-big-boy-crudup/that-s-all-right.h

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PERSONNE n’appartient à PERSONNE…

Il faut profiter intensément de CHAQUE seconde partagée

Garder SON nom …(de "jeune fille" !)

Garder SON identité propre (Pastel gras).

Article de Tatiana de Rosnay :

« Elles sont de plus en plus nombreuses à dire “oui” sans changer de nom. Une façon d’affirmer leur identité…

Prendre le nom de mon mari ? Pas question ! Mon nom de jeune fille, c’est mon identité, ma mémoire. C’est tout ce qui m’a été transmis par mes parents », déclare Catherine, journaliste, 43 ans. « Ce nom m’a forgée. C’est avec lui que je suis devenue celle que je suis. Devoir le quitter parce qu’on se marie, c’est une aberration. Comment peut-on renier un pan entier de sa vie en cinq minutes de cérémonie ? » Comme Catherine, de plus en plus de femmes décident de garder leur nom de jeune fille en se mariant. Certaines n’utilisent que lui, d’autres jonglent avec celui de leur époux. C’est plus pratique, affirment-elles à l’unanimité. Mais encore ? Enquête sur leurs motivations profondes »…

Lien pour lire TOUT l’article passionnant http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Identite-leur-nom-de-jeune-fille-elles-y-tiennent

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Un com de…MEC sur le site :

… »Ce nom est certes synonyme d’un passe et d’un heritage, mais on avance dans la vie, on regarde devant et on cree une nouvelle histoire qui sera elle aussi le fruit d’un heritage. Personnellement ma copine ne souhaite pas prendre mon nom, dans ces conditions je lui ai dit que je preferais renoncer au mariage. »

Le machisme a encore de beaux jours devant lui :##

« Elle » l’a échappé belle et gardé…SON identité 😉

PS- quand on songe que Freud a affirmé que changer une seule lettre du patronyme équivaut au meurtre du …Père !

" La masculinisation alarmante " ?

Mamita [Photo des « 3 Suisses » détournée ;)]

Source : NEW DELHI (AFP) :

« A l’heure où la population mondiale franchit le cap des sept milliards, des experts craignent que le déséquilibre des sexes favorise l’émergence d’instables « pays de célibataires » se menant une concurrence acharnée pour trouver une épouse.

Les conséquences exactes de ce que le démographe français Christophe Guilmoto qualifie de « masculinisation alarmante » dans des pays comme l’Inde ou la Chine, à cause des avortements sélectifs, restent encore incertaines.

Mais de nombreux experts estiment que dans cinquante ans, la pénurie de femmes aura sur la société un impact similaire à celui du réchauffement climatique, invisible mais bien réel.

Derrière ces avertissements, se cachent des statistiques irréfutables.

La nature fournit des chiffres invariables : il naît entre 104 et 106 garçons pour 100 filles et le moindre changement de cette proportion ne peut s’expliquer que par des facteurs anormaux.

En Inde et au Vietnam, le chiffre est d’environ 112 garçons pour 100 filles. En Chine, la proportion passe quasiment de 120 pour 100, quand elle n’est pas de 130 garçons pour 100 filles dans certaines régions.

Et la tendance se propage : en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Arménie, les ratios à la naissance sont tous de l’ordre de plus de 115 garçons pour 100 filles. En Albanie et au Kosovo, on constate le même phénomène.

La prise de conscience mondiale remonte à 1990 lorsque le prix Nobel indien, l’économiste Amartya Sen, publia un article au titre choc : « Plus de 100 millions de femmes sont portées manquantes ».

Les démographes estiment que ce chiffre a désormais dépassé les 160 millions, résultat de la préférence traditionnelle pour les fils, de la baisse de la fertilité et, plus important, des échographies bon marché permettant d’avorter s’il agit d’une fille, en toute illégalité.

Même si le ratio à la naissance revenait à la normale en Inde et en Chine d’ici les dix prochaines années, M. Guilmoto estime que dans ces deux pays, le mariage resterait pour les décennies à venir un casse-tête pour les hommes.

« Non seulement ces hommes vont devoir se marier à un âge plus avancé, mais ils risquent de devoir rester célibataires dans des pays où presque tout le monde avait l’habitude de trouver une femme », analyse-t-il.

Certains pensent que ce nouveau contexte pourrait accroître la polyandrie (une femme avec plusieurs époux) et le tourisme sexuel tandis que d’autres anticipent des scénarios catastrophe où la prédation sexuelle, la violence et les conflits seraient les nouvelles normes sociales.

Voici quelques années, les politologues Valérie Hudson et Andrea den Boer ont même écrit que les pays asiatiques majoritairement peuplés d’hommes représentaient une menace pour l’Occident.

Selon eux, « les sociétés au fort ratio hommes-femmes ne peuvent être gouvernées que par des régimes autoritaires capables de supprimer la violence dans leur propre pays et de l’exporter à l’étranger via la colonisation ou la guerre ».

Mara Hvistendahl, journaliste pour le magazine Science et auteur d’un récent essai intitulé « Sélection non naturelle », objecte que les risques de guerres à grande échelle sont peu probables, rappelant notamment que l’Inde est une démocratie.

Mais elle admet qu’ »historiquement, les sociétés où le nombre d’hommes dépasse celui des femmes ne sont pas agréables à vivre », évoquant des risques d’instabilité et parfois de violence.

Des agences des Nations unies ont mis en garde contre une corrélation entre la rareté des femmes et une hausse du trafic sexuel ou des migrations de population pour se marier.

Mais peu de solutions ont jusqu’à présent été avancées.

Pour M. Guilmoto, la priorité aujourd’hui est de s’assurer que le problème soit rendu public, et pas seulement dans les pays émergents.

« En Europe de l’Est, les gens n’ont absolument aucune idée de ce qui est en train de se passer », prévient-t-il. »

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Il « manque », au moins,…160 MILLIONS de femmes

C’est à désespérer du genre humain !!!

PS- j’ai donné la vie à 3 garçons et…QUATRE filles .

Oui, la pilule existait déjà 😉

"Relations incestueuses"…

… »Entre institutions de santé publique et boîtes privées » – Vidéo.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xjw84u
Menace sur nos neurones – Alzheimer, Parkinson….. par ActesSud

 » La maladie n’est pas due à l’âge mais à l’accumulation des toxines (forcément des vieilles personnes ont pu accumuler plus de toxines dans leur cerveau)…

De plus en plus de jeunes de 30 ans… Le nombre de personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative explose : 7 millions de cas attendus en 2050…

Ces maladies se préparent déjà dans le ventre des mères, devenues malgré elles des « mamans neurotoxiques »: elles empoisonnent, à leur insu, leur foetus…

Tout cela, on le sait. c’est documenté: on sort les documents, on révèle tous ces éléments niés par les pouvoirs publics…

On montre tout le puzzle infernal mis en place et dans lequel on est tombé…

Plus personne n’ose bouger, à part les chercheurs scientifiques…

Des ministres bloquent le système. C’est un système inavouable »…
« Menaces sur nos neurones » de Marie Grosman et Roger Lenglet (Actes Sud).

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Donner la vie…ET une maladie ? :##

" Un monde sans père ni… mari " !

Voir ci-dessous, le com reçu ce jour, relatif à un article publié dans « groupe-de-litterature.blog.fr » le…5/06/2008 !!!

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Voici l’article:

Main2

 » Le peuple Moso:

Au sud-ouest de la Chine, sur les contreforts de l’Himalaya, une ethnie de 30 000 habitants encore peu connue préserve à travers les âges des traditions et des rites particuliers. Étonnante résistance du peuple Moso, ce « royaume féminin » isolé, où nos conceptions occidentales chancellent.

Dans cette enclave coupée du monde, la femme joue un rôle de premier plan.

Les mères sont les piliers de la société. Seule l’ascendance féminine est prise en compte et la transmission du nom comme des biens est exclusivement féminine. La notion de père est inexistante. Les hommes et les femmes ne vivent pas en couple mais chacun dans sa famille d’origine. Plusieurs fois par an, l’homme va rejoindre pour quelques jours la mère et sa compagne attitrée. Plus l’homme vient de loin, plus le prestige de la femme est grand. Sans que cela soit ressenti comme de la légèreté sexuelle et tout en observant strictement le tabou de l’inceste, en particulier entre frère et sœur, les liaisons se nouent et se dénouent sans aucune contrainte sociale. Sans mariage ni infidélité, cette société exclut si radicalement la possession que la jalousie en devient honteuse.
Les hommes sont dispensés de travail et vaquent en groupe à leurs occupations voire à leur inactivité. De temps à autres, ils aménagent les maisons, les réparent ou en construisent d’autres. Les femmes en groupe assurent l’essentiel du travail pour la subsistance quotidienne. A la tombée de la nuit, les hommes les rejoignent : ils se présentent sous la fenêtre de la jeune femme dont ils espèrent les faveurs. Celle-ci en choisit un avec lequel elle va passer la nuit. Chaque soir elle peut si elle le souhaite, se choisir un partenaire différent. L’homme écarté par une jeune femme s’empresse d’aller rejoindre une autre jeune femme jusqu’à en trouver une qui l’accepte. Rapidement les couples se sont formés et durant la nuit, ils doivent conduire leurs ébats avec discrétion sans déranger la maisonnée. Cette pratique des visites est spectaculaire pour nous occidentaux mais la plupart des jeunes femmes choisissent de nouer une relation plus durable avec un homme et une fois cette relation officialisée devant la communauté, l’homme et la femme peuvent se comporter l’un vers l’autre dans une fidélité choisie pour une durée qui peut aller jusqu’à la mort. Cependant, à la mort de l’un d’entre eux, l’autre ne viendra pas de son village assister aux funérailles. Il ne viendra pas s’immiscer même à cette occasion dans la vie de la famille de son partenaire.

Les enfants sont élevés par les oncles de la mère qui remplacent le père et ils ont de l’affection pour eux comme un père. Les femmes sont fières de leur position sociale et en riant, expliquent que les hommes dans la journée doivent se reposer pour être plus vaillant dans leur lit la nuit durant. Elles tiennent aujourd’hui toujours au maintien de ce mode de vie car elles estiment ne vivre avec leur compagnon que des moments d’amour et de sentiments partagés sans qu’aucune dispute ne vienne détruire ou perturber cette relation. Les aspects matériels, les questions de propriété, les aspects de l’éducation des enfants, tous les sujets sur lesquels tous les couples vivants ensemble vont se quereller tôt ou tard, n’existent pas pour les amoureux du peuple Moso. Ils s’aiment sans contrainte. Il n’y a pas de mariage arrangé ou pire, forcé. Ils se sont choisis et lorsque l’homme se languit de sa compagne, il va la voir. Une fois abreuvé de marques d’amour, il repart et tous deux à distance entretiennent ce feu sacré. Comme les moyens de communication ont jusqu’à présent été inexistants, l’homme n’avait pas les moyens de prévenir sa partenaire de son arrivée. Il arrivait et la femme le recevait chez elle.

La mère est chef de famille. Âgée, elle va préparer une de ses filles à sa succession. Il n’y a pas de partage du patrimoine à sa mort. La propriété communautaire reste la même de générations en générations et la famille, une fois sa subsistance assurée, ne fait pas d’effort pour l’agrandir au détriment d’autres familles ou embellir son patrimoine avec des oeuvres richement décorées. Il y aurait même un certain dédain ou une paresse pour ne pas améliorer la circulation de l’eau potable, installer un minimum de confort pratique et hygiénique. Au contraire chacun en profite pour organiser un rythme de vie paisible et agréable, avoir du temps pour lui. Le village au bord du lac Luju, où le film a été tourné, est situé dans un paysage enchanteur. Les hommes pêchent de maigres poissons car l’altitude avoisine les 2700 mètres. »…

Le site d' »Orange » précise :  » Les enfants restent dans le giron de leurs mères « .

Article de http://www.fileane.com ;
film documentaire d’Eric Blavier et Thomas Lavachery.

« Source de cette page web : le film documentaire  » Un monde sans père ni mari » ( 2000 – 52 minutes ), d’Eric Blavier et Thomas Lavachery, réalisateurs belges de Bruxelles. Voir le site du film.

No comment!

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Com d’ Otxanda Etxeberri : 27/10/2011- 12h40

« Elles ont été malheureusement « rattrapées » par les « conceptions occidentales » … triste fin de cette société exceptionnelle!  »

« Conceptions occidentales »… Encore appelées : « Machisme planétaire » ?

Pour les irréductibles, il reste: « Tingy-Tanàna le Village des Vagins » 😉

Merci pour ton com