L’ ancêtre sirène…

Découvrir ailleurs

La sirène est très présente dans les traditions orales à Madagascar. Voici le récit que m’a fait Rado concernant ses ancêtres. Je tiens à préciser que pour lui, il ne s’agit nullement d’une légende, mais d’une réalité concernant les siens.

… » Dans des temps anciens, à Be Fotaka, un petit village de pêcheurs dans le nord de Nosy Be, son ancêtre alors jeune homme, se trouva un jour découragé. Cela faisait plus de trois heures qu’il pêchait en pleine mer sans rien ramener dans sa pirogue à balancier. Rien, pas le moindre petit poisson. Il décida de lancer une dernière fois sa ligne avant de rentrer au village. La ligne se tend. Il la remonte peu à peu, péniblement . Oh surprise ! Il voit apparaître des cheveux . C’est une sirène qu’il sort de l’océan !

Elle est magnifique avec de longs cheveux qui lui arrivent jusqu’en bas des reins. Ils tombent fous amoureux l’un de l’autre. Le beau pêcheur lui demande de venir vivre avec lui. Elle lui dit qu’elle n’acceptera qu’à la condition qu’il ne révèle jamais son secret. Personne ne doit savoir qu’elle est une sirène. S’il est d’accord elle le suit, sinon elle retournera au fond de la mer. Le beau pêcheur promet de ne rien raconter de ce qui s’est passé. Il lui ouvre la peau de sa queue pour libérer ses jambes. Ils rentrent heureux au village.

Un an passe, un enfant. Deux ans, deux enfants. Quatre ans plus tard, ils ont deux garçons et deux filles. La cinquième année, rien ne va plus. Le jeune pêcheur boit de plus en plus. Les disputes sont fréquentes.

Les gens du village n’avaient jamais cessé d’interroger le pêcheur au sujet de sa femme si étrangement belle. Et un jour, n’y tenant plus, ils l’ont fait boire plus que de raison pour lui tirer les vers du nez. Le jeune pêcheur révéla la vérité. Il rentra tard dans la nuit chez lui, ce soir là. Sa femme s’était endormie. Pendant son sommeil elle fit un songe qui lui apprit que son mari avait tout raconté au village.

Le lendemain matin, quand il retrouva ses esprits, elle lui dit qu’elle savait tout. Que leur pacte était donc rompu. Et qu’elle s’en allait avec ses deux filles, lui laissant les deux garçons. Il pleura, supplia, demanda pardon, mais elle resta inflexible.

Elle retourna au fond de la mer avec ses filles qui devinrent des petites ondines. Les garçons eurent des descendants, dont Rado.

La preuve qu’ils descendent bien de la sirène ? Tous les enfants de la famille savent nager depuis tout petits !  »

PS- J’ai changé le prénom.

L’ancêtre …Sirène !

(Pointez la souris pour les légendes- Pour patienter…Et pour vous remercier de votre fidélité 867 pages vues hier et 322 visiteurs alors que je suis absente depuis 2 jours).

Panne d’Internet à Nosy Be…

Petite virée à Ambanja sur grande Terre (voiture, coque rapide prévue pour 13 mais chargée de 18 personnes et taxi, aller-retour )…

Et j’ai quitté ce jour Nosy Be pour Diego Suarez au nord…

Bref, je vous raconte demain l’histoire de l’ancêtre sirène …

La mangue qui voulait devenir un petit canard
prédiction du marabout
Départ pour la pêche
Jardin du bungalow aux cocôtiers
Les trottoirs d'Hell VilleZébus au détour de la route

Mada: "Privation des enfants…

…L’Unicef tire la sonnette d’alarme »

Les récents chiffres sur l’enfance à Madagascar et ses privations peuvent donner un aperçu de l’avenir du pays. L’Unicef nous interpelle.

« Cette génération risque d’être la prochaine génération de pauvres à Madagascar », annonce le représentant de l’Unicef dans la Grande île, Bruno Maes. Il s’appuie sur les derniers chiffres, présentés, hier, au bureau des Nations Unies à Andraharo, concernant la privation des enfants malgaches. Le budget de l’État pour l’année 2011 ne ferait que confirmer ses craintes. « Il y a une baisse de la disponibilité des ressources nationales dans le secteur social. Cela nous inquiète », ajoute Bruno Maes, concernant les sommes allouées à ce secteur dans la nouvelle loi de finances. À l’heure actuelle, le pays compte « 10 millions d’enfants », selon Dorothée Klaus, chef de la politique sociale auprès de l’Unicef. C’est presque la moitié des Malgaches. Dans ce rapport, près de 78 % des enfants malgaches vivent dans des maisons sans sol ou sans mur.

Comme l’accès à l’eau potable, un toit digne de ce nom reste une rareté pour 8,7 millions d’enfants. Le doyen de la faculté de droit, économie, gestion et sociologie (Degs) de l’université d’Ambohitsaina, Andriamaro Ranovona, a qualifié ces données d’« éloquentes », durant son intervention, avant de poser la question, suivante : « En cette période où l’on débat de tout, peut-on parler sérieusement de l’avenir sans parler de la situation des enfants ? ».

Cause à effet

La plus grande privation des enfants est l’eau potable. Le phénomène semble toucher de plus en plus la ville. Dans le milieu urbain pauvre, l’accès à l’eau potable a diminué. « Il faut faire une révision générale de ce secteur. C’est l’un des plus problématiques à Madagascar. Un ministère a été créé mais le budget est de plus en plus faible », commente Dorothée Klauss. Le lien est ensuite facile. La fréquence des maladies diarrhéiques, le retard du développement mental et un taux de croissance qui tend à la baisse, à cause de la malnutrition, sont autant d’incidence du phénomène. Sur ce dernier point, « le cas de Madagascar fait partie des plus élevés au monde », rappelle la chef de la politique sociale de l’Unicef. 50,1% d’enfants malgaches, âgés de moins de cinq ans, accusent un retard de croissance, « leur poids n’est pas proportionnel à leur âge », éclaire t-elle. Dans d’autres domaines comme la protection, la santé, l’assainissement, l’information … mais à des degrés moindres, les enfants connaissent aussi des privations. »

Maminirina Rado
Jeudi 25 novembre 2010

Source l’Express de Madagascar.

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 » Il faut voir leur sourire quand on les croise en longue file, parcourant parfois, des kms pour aller à l’école  » …

L’ Ombiasy (marabout, guérisseur,shaman, sorcier)

 » Les Ombiasy ( guérisseurs, Shaman. ) du sud, les Antandroy, pratiquent le tirage du Sikidy, a travers des graines d’un arbre sacré ils prédisent l’avenir. Les Ombias, ont tous leurs spécialités, tous les Malgaches pratiquent la croyance des Ombiasy, seul le noms change suivant la région, mais ils sont toujours consultés pour toutes décisions a prendre.

L’Ombiasy Le sorcier, le guérisseur.
Les Malgaches ont depuis des générations appris à connaître les plantes et leurs propriétés afin d’utiliser celles-ci à des fins médicales. Ainsi dans la plupart des villages, on trouve des personnes qui possèdent certaines connaissances ou qui sont censées posséder des pouvoirs de guérison, à base de matières naturelles et notamment de plantes. Ils sont connus pour avoir la faculté d’entrer en contact avec les ancêtres qui leur dicteront les méthodes à employer, afin de guérir telle ou telle maladie ou manifestation clinique.
Ces personnes sont appelées « Ombiasy », « Olona be hasina » (personnes aux grandes vertus). Les sorciers jouent évidemment un rôle important au sein de la communauté tant sur le plan politique que social.

Il existe une deuxième catégorie de sorciers appelés « Mpamosavy »
qui au contraire pratiquent une forme de magie noire et usent de sortilèges à des fins malfaisantes. Ils sont de ce fait craints et méprisés par la population. L’accès au tombeau familial leur est d’ailleurs interdit.  »
Source Madagascar et son grand Sud.

" Madagascar l’île aux sorciers"…

 » De ses séjours à Madagascar, Nicole Viloteau a rapporté des documents inédits sur la sorcellerie, le culte des morts, les possessions, le pouvoir des philtres d’amour, des plantes aphrodisiaques, des poisons. Elle a assisté à des cérémonies secrètes où, d’ordinaire, les vazaha, les blancs, ne sont pas acceptés.

« Je ne savais pas encore à quel point Madagascar est un puissant sortilège qui entraîne sur des chemins où se mêlent le rêve, le mystère, l’art divinatoire et la sorcellerie. Un sortilège rouge comme les linceuls de soie des rois et des reines. Rouge comme la toge d’apparat des sorciers. Rouge comme la latérite qui habille les hautes terres de l’île. Rouge comme le sang des victimes immolées. Rouge comme cette étrange passion qui allait me ronger tout entière.

 » Miroirs maléfiques, grigris, âmes errantes, monstres mythiques sanguinaires entraînent le lecteur loin, dans des contrées reculées. Longues marches, pistes défoncées, montagnes, brousses, déserts, jungles et océan tissent la toile de fond de cette aventure hors du commun.  »
Madagascar, l’île aux sorciers [Relié]
Nicole Viloteau.
Source Amazon.

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 » Je ne savais pas encore à quel point Madagascar est un puissant sortilège »…

Oh combien !!!

Pour tenter d’échapper à la misère…

Piliers de vies(Pointez souris pour légende)

[ Émigration à Madagascar : Un corps rapatrié du Liban

La dépouille mortelle d’une jeune malgache ayant travaillé au Liban a été rapatriée au pays, mercredi. (par Stephane Solofonandrasan).

Le corps sans vie de Nivo, une jeune malgache âgée de 23 ans et mère d’un enfant âgé de trois ans ayant travaillé au Liban a été rapatrié à Madagascar, la nuit du mercredi après une longue attente. Un anévrisme congénital serait à l’origine de sa mort. Ses proches contestent farouchement cette thèse.

En outre six autres jeunes filles immigrées dans ce pays ont également débarqué à l’aéroport d’Ivato. Elles ont accompagné la dépouille mortelle de la défunte. L’une d’elles serait en état de démence suite aux problèmes de maltraitance. Aucune d’elles ne veut retourner dans ce pays du Proche-Orient. Le côté malgache a fermement condamné les préjudices subis par ses ressortissantes. Elles affirment également que beaucoup d’immigrées malgaches sont écrouées dans les prisons libanaises.

« J’ai du mal à croire que ma fille soit morte de cette maladie. Elle était toujours en pleine forme et ne s’est jamais plainte de maux de tête », déclare la mère de Nivo. Elle n’a pu cacher son indignation devant les caméras des journalistes et les membres de la famille éplorés par la disparition de la jeune fille.

Sang malgache

« Je me suis opposée à son départ mais elle n’a pas voulu écouter mes conseils. J’étais placée devant le fait accompli », regrette la mère de la défunte.

« Que l’immigration au Liban prenne fin », s’insurge Nadine Ramaroson, ministre de la Population et de la protection sociale, présente à Ivato mercredi soir. « Je me demande si les personnes qui insistent sur l’envoi des jeunes malgaches dans ce pays peuvent encore prétendre avoir du sang malgache dans leurs veines », ajoute-t-elle. Nadine Ramaroson se veut se montrer ferme envers les agences qui se chargent de l’envoi des jeunes malgaches au Liban. « Beaucoup d’agences osent demander au chef du gouvernement de reprendre la traite de personnes, pourtant condamnée par les normes internationales. Ce qui est étonnant c’est que certaines agences trouvent le moyen d’envoyer leurs clients au Liban en transitant dans une île de l’Océan indien et ce, en dépit de l’interdiction faite par Madagascar », a-t-elle martelé.

« Il faut impérativement appliquer le protocole de Palerme relatif à la traite des personnes, dont Madagascar est signataire », lance Jeannoda Randimbiarison, présidente du syndicat des professionnels diplômés en travail social.]
Source L’Express de Madagascar- 29 juin 2010.

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Salaire de base à Mada : 30 euros, soit UN euro par jour pour faire vivre une famille.

Pour certains même pas, car DES employeurs …Malgaches, rognent encore dessus !

Les employés acceptent car une foule attend au « portillon »…

Ces profiteurs de misère, j’en connais: de « bons » chrétiens

Si, si…