Il arrache les deux yeux de sa femme parce qu’ elle refuse de coucher avec lui.

Ce jour-là, il n’accepte pas que son épouse , 23 ans, se refuse à lui, il veut la forcer à subir une relation sexuelle … Samira persiste dans son refus (elle a décidé de divorcer) et là, c’est un déchaînement de violence du mari, allant jusqu’à lui arracher les 2 yeux…Il s’enfuit laissant sa femme dans une mare de sang, les yeux pendant au bout du nef optique : elle deviendra aveugle.
Mis en examen pour « acte de torture et de barbarie ayant entraîné une infirmité permanente », il a pris la fuite en Allemagne où il a finalement été interpellé puis transféré en France.
Cet homme de 31 ans, a été condamné hier, mardi, par la cour d’assises du Gard à 30 ans de réclusion et à une interdiction définitive du territoire français.

*********************************************************************************************

Le macho ne supporte pas qu’une femme lui dise « NON » : car on « s’attaque » alors à sa virilité même !

Et…Si c’était VOTRE fille ? " taux élevés de violence et de harcèlement sexuels en milieu scolaire!"

[ Violences et harcèlements sexuels en milieu scolaire :

Partout dans le monde, des filles quittent la sécurité relative de leur foyer pour se rendre à l’école, où les enseignants prennent le relais des parents, qui leur confient la garde de leurs enfants durant la journée. Il semble, toutefois, que cette confiance soit bien souvent trahie. Dans certaines régions, les recherches révèlent des taux élevés de violence et de harcèlement sexuels en milieu scolaire ; des sévices infligés par les enseignants, les directeurs d’école ou les élèves eux-mêmes.

Chapitre 6
Violence et harcèlement sexuels en milieu scolaire

« Un professeur se met à te donner de meilleures notes, t’invite chez lui et te demande [une] faveur sexuelle. Si tu
refuses […], en classe, tu deviens une victime. »
« J’ai arrêté l’école parce que j’ai été violée par deux garçons de ma classe, qui étaient soi-disant mes amis. »2
« Tout ce que le principal lui a dit, c’est “Arrête ! Si tu frappes les filles maintenant, plus tard, tu battras ta femme.” Il n’a pas eu de retenue. Rien. Maintenant, je ne vais plus me plaindre. J’ai l’impression que c’est inutile. Je perds mon temps.
« Se faire toucher à l’école, en classe, dans les couloirs, tous les jours, sans arrêt, ça me dérange. Les garçons te
touchent les fesses, les seins. »4

Un cadre d’études hostile
La violence sexiste s’inscrit dans le cadre plus général de la violence en milieu scolaire et se manifeste de diverses manières. Quelle que soit la forme qu’elle revêt,la violence contre les écolières, les étudiantes et les enseignantes crée un climat d’intimidation et de danger dans un environnement qui devrait être stimulant et inspirant.

S’il est vrai que garçons et filles peuvent être victimes de maltraitance à l’école, il existe des formes particulières de violence sexiste auxquelles les filles sont le plus souvent sujettes.Il peut s’agir de harcèlement verbal – sous forme de prétendues taquineries– mais aussi de maltraitance de nature plus physique, telles que les
attouchements ou le contact physique importuns. La violence peut également être plus manifeste : il arrive, par exemple, que des filles soient agressées sexuellement ou
violées dans les locaux de l’école ou à proximité. Selon plusieurs recherches menées en milieu scolaire, au Ghana, au Zimbabwe et au Malawi, la violence à l’égard des
filles comprend également les propositions de nature sexuelle faites aux filles par des professeurs ou des élèves plus âgés, ainsi que l’emploi, par les enseignants et les élèves, d’un langage sexuellement explicite.6 De même, les graffitis à caractère ostensiblement sexuel peuvent intimider les jeunes femmes et créer une atmosphère
scolaire hostile.

Les filles sont davantage sujettes à la violence, du fait des inégalités de pouvoir et de
statut dont elles sont victimes au sein de la société. En revanche, les garçons victimes
de maltraitance sont généralement persécutés par d’autres garçons, pour les punir de
ne pas se conformer aux normes en vigueur, qui définissent l’apparence et le
comportement appropriés des hommes. Leur « faiblesse » les relègue à un rang
inférieur au sein de la hiérarchie de l’école, ce qui les rend vulnérables aux railleries,
aux brimades ainsi qu’à d’autres formes d’agressivité. Aux États-Unis, un garçon
craignait d’avouer à ses amis qu’il n’approuvait pas leur façon de harceler leurs petites
camarades : « Certains garçons que je considérais comme mes amis ont même commencé à le faire -persécuter les filles par des moqueries à caractère sexuel.
C’était horrible à voir, mais si je disais quelque chose, ça ne les empêcherait pas decontinuer et ça me ferait du tort. » S’il est difficile, pour les filles, de révéler les
violences qu’elles ont subies, pour les garçons, il s’avère encore plus délicat, compte tenu de cette notion de comportement masculin approprié, d’admettre qu’eux aussi sont la cible d’une telle maltraitance.
Ce contrôle oppressant de la sexualité en milieu scolaire pousse les garçons à suivre certains modèles de comportement masculin et hétérosexuel, ce qui peut aboutir à des actes de violence plus graves à l’égard des filles. Ces idées sont renforcées de diverses façons : officiellement, par le programme scolaire et le matériel
d’enseignement, officieusement, par les paroles et les actes des enseignants et autres modèles. Les garçons peuvent ressentir le besoin de « faire leurs preuves », et peuventchoisir de le faire en harcelant sexuellement les filles, verbalement ou physiquement— et ce, en public. Dans certaines circonstances, cela peut aller jusqu’au viol
collectif. L’organisation Human Rights Watch, par exemple, a répertorié plusieurs cas de viols commis en Afrique du Sud, où les victimes, des fillettes dont certaines
n’avaient pas plus de neuf ans, avaient été violées par deux garçons ou plus, dans l’enceinte de l’école.
Les filles sont, elles aussi, soumises à une pression considérable de la part de leurs pairs : elles doivent se conformer à des normes sexospécifiques qui leur dictent, par
Dans ce contexte de dominance masculine, il est particulièrement difficile pour les filles de s’affirmer et de contester le pouvoir des hommes. En agissant de la sorte,elles risqueraient d’être ostracisées et de perdre l’appui de leurs amis et de leur famille. En Afrique du Sud, plusieurs rapports indiquent par exemple que les garçons visent en particulier les filles qu’ils trouvent arrogantes ou assurées : les élèves plus âgées, chargées de la discipline, les meneuses ou encore, celles qui ont de bonnes notes. Bien souvent, il existe peu de moyens de recours pour les filles victimes de violence en milieu scolaire : elles ne peuvent pas vraiment se plaindre et reçoivent même peu de soutien, notamment au niveau secondaire, où les enseignantes sont rares et les filles sont généralement moins nombreuses que les garçons parmi les élèves. Une majorité d’enseignants sont des hommes, qui cautionnent, pour beaucoup, le comportement des garçons – ou pire encore, se rendent eux-mêmes coupables de violences. Les filles peuvent craindre des représailles ou des conséquences négatives (échec à un examen, punitions excessives…), si elles parlent et particulièrement si elles dénoncent nommément les auteurs des violences.

Une trahison de confiance
Dans bien des cas, ce sont les personnes qui occupent des positions de confiance au sein de l’école et sont responsables du bien-être des élèves qui sont les auteurs de violence sexiste. Diverses études mettent en évidence la prévalence des inconduites sexuelles des enseignants, et soulignent à quel point ceux-ci faillissent à leur devoir de diligence.
Les garçons peuvent ressentir le besoin de « faire leurs preuves », et peuvent choisir

Au Kenya, un enseignant a été accusé de noter les filles en fonction de leur physique après les avoir fait défiler devant lui à l’avant de la classe, tandis de le faire en harcelant sexuellement les filles, verbalement ou physiquement — et ce, en public. Dans certaines circonstances, cela peut aller jusqu’au viol collectif…qu’il étudiait leurs silhouettes. Par exemple, de soigner leur apparence pour être attirantes, de tolérer le harcèlement et d’accepter d’être la cible de blagues et de sous-entendus à caractère sexuel. Même si des initiatives ont été prises pour que l’école devienne un lieu plus accueillant pour les filles, elle reste un lieu marqué par un déséquilibre sous-jacent des rapports de force entre les deux sexes, où dominent les hommes et les garçons ainsi que leur mode de pensée. Par exemple, dans de nombreux pays d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne, les filles qui intègrent les dernières classes de l’école primaire et l’enseignement secondaire sont une infime minorité. En Inde ou dans des pays tels que le Malawi, le Mozambique et le Tchad, moins de 50 pour cent des filles qui entament leur scolarité atteignent le CM2.9 Leurs établissements sont dominés par les hommes, dans le corps enseignant comme parmi les élèves, et la prise de décision, à tous les niveaux, revient clairement aux hommes. Au Sud-Soudan, par exemple, moins de pour cent des enseignants sont des femmes, et en Bolivie, seuls 16 pour cent des
directeurs d’école sont des femmes. En outre, les femmes occupent seulement 30 pour cent ou moins des postes d’enseignant, dans 16 pays d’Afrique subsaharienne. Les enseignantes sont généralement concentrées dans les milieux urbains, et sont bien moins nombreuses dans les milieux ruraux et les régions plus reculées.

Violence et harcèlement sexuels en milieu scolaire

menée au Botswana, 20 pour cent des élèves interrogées avaient confié que leurs professeurs leur avaient proposé des rapports sexuels.13 Dans une école, au Ghana,dix filles sur 16 avaient été sollicitées par un professeur pour les mêmes raisons, et cinq d’entre elles connaissaient une camarade de classe qui avait des rapports sexuels avec un professeur. Au cours d’une enquête semblable, menée au Zimbabwe, 19 pour cent des filles interrogées avaient été sollicitées par un professeur, et une proportion bien plus large (63 pour cent) connaissaient d’autres filles qui avaient été abordées. Les filles ont rapporté que les professeurs n’essayaient pas vraiment de cacher leurs intentions, n’hésitant pas à faire des avances aux filles pendant les cours et les activités sportives. Selon elles, certaines filles accepteraient ces propositions pour recevoir une contrepartie financière, bénéficier d’un traitement de faveur en classe, éviter les punitions ou avoir de meilleures notes.15 En Afrique du Sud, un enseignant, qui avait infligé des sévices sexuels à plusieurs élèves, avait proposé à une jeune femme de lui donner de meilleures notes en échange de rapports sexuels :
« Je suis allée dans son dortoir et j’ai marché jusqu’à la salle commune. Il m’a donné de la gnôle [boisson alcoolisée]. J’étais bourrée. J’étais consciente de ce qui se passait.
Une jeune Rwandaise participe à un programme de sensibilisation au VIH/sida dispensé dans son école. L’incidence élevée d’agressions sexuelles chez les fillettes en âge d’être scolarisées a conduit les autorités rwandaises à mettre en place ces programmes dans le cadre d’une campagne nationale visant à sensibiliser la population à la violence sexiste et à la pandémie de VIH/sida. Au Rwanda, un grand nombre de femmes et de filles ont subi une forme de violence au cours du génocide de 1994. Selon les estimations, entre 250 000 et 500 000 femmes et filles auraient été violées.

Selon les statistiques, les filles sont beaucoup moins nombreuses que les garçons à avoir accès à l’éducation. Scolariser davantage de filles représente déjà un défi à
l’échelle planétaire – un défi d’autant plus difficile à relever qu’une menace de violence sexuelle et de harcèlement pèse sur les filles en milieu scolaire.

m’arrivait, mais je ne pouvais pas bouger. Il m’a soulevée, m’a emmenée dans sa chambre et s’est mis à m’enlever mes habits. Il s’est déshabillé lui aussi. Il fait deux fois ma taille et plus ou moins cinq fois mon poids, et il est hyper musclé. Puis, il m’a pénétrée. Quand je suis revenue à moi, je me suis levée et je suis retournée dans mon dortoir. J’avais peur d’en parler parce que je craignais que personne ne me croie.
J’avais déjà été violée et à l’époque, personne ne m’avait crue. Le lendemain, il m’a demandé de revenir. Je lui ai rendu sa clé et je lui ai dit que je ne voulais plus
avoir affaire à lui. Environ une semaine plus tard, il m’a demandé si je voulais venir prendre des cours d’Afrikaans avec lui. Il m’a dit qu’il me donnerait des bonnes notes. »

Au Pakistan, des élèves, qui faisaient l’objet d’une étude, avaient déclaré que leurs enseignants les forçaient à se livrer à des actes de nature sexuelle en leur infligeant
des châtiments corporels ou en les menaçant de le faire. La punition corporelle, empreinte d’une sexualité sous-jacente, est elle aussi une manière pour les sans équivoque : acceptation tacite du statu quo, elle indique aux élèves, et notamment aux garçons, les comportements acceptables au sein de l’établissement.

Aux États-Unis, un professeur avait refusé de prendre des mesures contre un élève qui
harcelait une fillette de 14 ans : « J’étais en classe et le professeur regardait pile dans
ma direction quand un gars m’a mis la main aux fesses. Le prof a tout vu. J’ai giflé le
gars et je lui ai dit ne pas faire ça. Mon prof n’a rien dit. Il a détourné le regard et a
continué la leçon comme si de rien n’était. »

Une Sud-Africaine de 13 ans a exprimé sa déception devant l’inaction de ses
professeurs, après qu’elle eut été violée par deux camarades de classe : « Tous les gens
que je prenais pour mes amis s’étaient retournés contre moi. Et eux [les violeurs], ils
étaient toujours là. J’étais déçue. S’ils -les enseignants- avaient renvoyé les
garcons, je ne me serais pas sentie si mal. » La fillette a arrêté l’école à la suite del’incident.

enseignants d’asseoir leur pouvoir sur les étudiantes. C’est aussi une manifestation supplémentaire, dans le contexte scolaire, de la dynamique sexe-pouvoir-sexospécificités qui existe entre hommes et femmes au sein de la société dans son ensemble.
« Les profs elles-mêmes ne s’opposent pas au harcèlement sexuel à l’école ; elles choisissent simplement de le tolérer. En agissant de cette manière, elles donnent

Lorsque les enseignants sont sous-payés et manquent de l’appui professionnel et des possibilités d’épanouissement voulus, ils peuvent considérer comme un « avantage
en nature » le fait d’avoir des relations sexuelles avec leurs élèves. C’est le cas, en particulier, dans les régions reculées, qui disposent rarement de systèmes efficaces pour superviser la conduite des professeurs ou porter devant la justice les cas d’infraction. Les filles et leurs familles peuvent être portées à croire qu’il est inutile de chercher à obtenir justice. De surcroît, les parents, les enseignants et les élèves ne désapprouvent pas toujours ces relations. Lorsqu’une fille se retrouve enceinte après avoir eu des rapports sexuels avec un enseignant, ses parents sont parfois peu disposés à engager des poursuites judiciaires. Dans certaines communautés
particulièrement démunies (au Sud-Soudan, par exemple), les familles accueillent parfois favorablement ces grossesses, car elles peuvent contraindre les enseignants responsables à épouser leurs élèves ou à verser une compensation. Ailleurs, les parents se sentent désemparés ou ne sont pas informés des recours dont ils disposent pour s’élever contre le comportement du professeur.

Donner l’exemple
Même s’ils ne commettent pas eux-mêmes de tels actes à l’encontre de leurs élèves,certains enseignants n’interviennent pas pour lutter contre le harcèlement verbal et physique dont se rendent coupables les autres enseignantsou les élèves (ce sont généralement les garçons qui harcèlent les filles). Leur inaction véhicule un message aux filles une situation d’impuissance ».

Cette dynamique fait de la maltraitance une partie intégrante de la vie scolaire. En outre, les enseignants qui contestent les agissements de leurs collègues – en s’opposant aux actes de violence ou en remettant en question le jugement de ceux qui les tolèrent – risquent l’ostracisme professionnel. Bien qu’il existe moins d’informations à ce sujet, certaines données empiriques suggèrent qu’en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, les enseignantes craignent, elles aussi, la violence sexuelle et le harcèlement. Au Pakistan, par exemple, les enseignantes qui se déplacent chaque jour pour se rendre sur leur lieu de travail, dans des villages éloignés, risquent d’être harcelées verbalement, voire agressées par les hommes qu’elles croisent sur leur chemin.

La perception du risque auquel s’exposent les enseignantes peut être un facteur de dissuasion important pour les femmes qui souhaitent poursuivre une carrière dans
l’enseignement. La menace de violence sexuelle qui pèse sur les enseignantes pousse parfois les pères ou les maris à interdire à leurs filles et à leurs épouses de poursuivre
une telle carrière. Cette attitude peut avoir une incidence négative dans les sociétés où l’accès des filles à l’éducation dépend de la présence de femmes dans le corps
enseignant. Par ailleurs, des cas de violences sexuelles à l’égard de jeunes femmes ont été observés dans les écoles de formation à l’enseignement. Au cours d’une enquête
menée au Ghana, les femmes interrogées avaient déclaré être intimidées par les professeurs, qui les pressaient d’avoir des relations sexuelles avec eux en échange de bonnes notes. Afin de mieux cerner ce phénomène, toutefois, il est nécessaire de réaliser bien d’autres travaux de recherche dans divers pays.

Violence et harcèlement sexuels en milieu scolaire

Il serait erroné de croire que la seule présence de femmes dans le corps enseignant suffirait à prévenir la violence à l’égard des étudiantes ou des écolières. Si les enseignantes sont marginalisées et opprimées par la dynamique des sexes qui règne dans leur établissement, elles ne seront sans doute pas en mesure de prévenir le
harcèlement sexuel et les mauvais traitements ni d’offrir aux filles le soutien dont elles ont besoin.

Lors d’une étude réalisée en 2001 en Ouganda, les filles interrogées avaient l’impression que les enseignantes ne faisaient aucun cas du problème bien réel du harcèlement sexuel que leur faisaient subir les garçons et les enseignants de l’école :
« Les profs elles-mêmes ne s’opposent pas au harcèlement sexuel à l’école ; elles choisissent simplement de le tolérer. En agissant de cette manière, elles donnent
aux filles une situation d’impuissance ». Cependant, lorsque les enseignantes sont, elles aussi, harcelées sexuellement par les enseignants et les élèves, elles ne sont pas vraiment en mesure d’empêcher que cela n’arrive à leurs étudiantes.

Un problème mondial

En fonction de leur âge, les filles sont plus ou moins susceptibles d’être victimes de violence en milieu scolaire. Les adolescentes sont les plus vulnérables.22 En revanche, la maltraitance n’est pas propre à une culture en particulier : toute fille peut en devenir la cible, quel que soit son groupe ethnique, social ou économique. Bien que la plupart des recherches entreprises récemment soient axées sur les écoles d’Afrique subsaharienne, ce problème n’est pas l’exclusivité de cette région. Diverses études et interventions menées en Amérique du Nord, en Europe, en Asie du Sud et en Amérique Latine laissent à penser que le problème de la violence à l’égard des également un problème majeur. Il arrive que les enseignants tirent profit de leur condition dans la communauté et se servent de leur pouvoir économique, si faible soit-il, pour manipuler leurs élèves, risquant ainsi de compromettre l’avenir de familles entières. En effet, les enfants réfugiés perçoivent l’éducation comme un moyen crucial d’améliorer la situation financière de leur famille : prêts à tout pour réussir à l’école, ils sont d’autant plus sujets aux mauvais traitements.

Au cours d’une enquête, menée en 2001 au Botswana, auprès de 560 étudiantes du secondaire, 67 pour cent d’entre elles avaient déclaré avoir subi des attouchements importuns, avoir été pressées d’accepter des rendez-vous ou avoir été victimes d’autres formes de harcèlement sexuel. Chez 25 pour cent d’entre elles, cela se produisait régulièrement. En 2002, un rapport indiquait qu’en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, les fillettes des écoles de réfugiés étaient victimes d’exploitation et de maltraitance, souvent exercées par leurs professeurs. L’étude révélait en outre que dans une majorité de cas, les rapports sexuels s’échangeaient contre des bonnes notes. Le problème serait généralisé et intégré à la culture de ces écoles, en partie parce qu’il n’existe aucun système de freins et contrepoids pour protéger ces fillettes.

Les conséquences négatives à long terme

Outre ses effets immédiats (intimidation, peur et souffrance physique), la violence à l’égard des jeunes femmes et des fillettes en milieu scolaire a également des
conséquences à long terme, souvent interdépendantes. La violence sexuelle en milieu scolaire peut dissuader les parents de scolariser leurs filles ou les inciter à les retirer des établissements scolaires à l’adolescence. Pour les parents soucieux de préserver l’honneur de leurs filles (et de leur famille), les risques perçus de la scolarisation peuvent s’avérer plus importants que ses avantages perçus.
La violence sexuelle en milieu scolaire peut dissuader les parents de scolariser leurs filles ou les inciter à les déscolariser à l’adolescence.

Le harcèlement des filles existe dans les établissements scolaires du monde entier.

Aux États-Unis, au cours d’une enquête menée en 2001 auprès de plus de 2 000 élèves âgés de 13 à 17 ans, 83 pour cent des filles et 79 pour cent des garçons avaient été victimes de harcèlement. Au Royaume-Uni, selon des études effectuées auprès d’enfants âgés de 10 à 11 ans et de 14 à 15 ans, les taquineries sexualisées, infligées aux filles par les garçons dans les établissements mixtes d’enseignement secondaire,
sont un phénomène courant. Les filles ont expliqué que les garçons les insultaient en
les traitant, par exemple, de « prostit » [prostituées], faisaient claquer les bretelles de
leur soutien-gorge, regardaient sous leurs jupes et les attrapaient ou les caressaient.

Dans les camps de réfugiés et autres zones en situation de conflit, l’abus de pouvoir
des hommes en position d’autorité sur les femmes et les filles vulnérables est

Violence et harcèlement sexuels en milieu scolaire

Les fillettes qui craignent leurs professeurs et leurs camarades de classe, sont intimidées par eux ou sentent qu’ils leur manquent de respect, ont des difficultés à se concentrer en classe et risquent fort de ne pas obtenir de bons résultats. Ainsi, des fillettes sud-africaines victimes de viol ou de violence sexuelle, ont rapporté qu’à la suite de ces incidents, leur capacité de concentration, leur motivation et leurs résultats scolaires avaient considérablement diminué. De tels sentiments peuvent provoquer la hausse du taux d’abandon scolaire chez les filles, qui abandonnent leurs études par manque d’amourpropre ou parce qu’elles ont l’impression de ne pas être à leur place – ou bien encore parce que les violences se sont soldées par une grossesse. Une fillette sud-africaine de 15 ans, violée par son professeur, expliquait ainsi de quelle façon son expérience avait modifié son opinion de l’école : « Je suis moins intéressée. Je veux arrêter l’école. On nous a dit qu’on pouvait arrêter l’école à la fin de la 5ème. C’est ça que je veux faire. Je
veux arrêter l’école et partir. J’aime pas ça [l’école]. J’aime pas non plus les autres élèves, ni les profs. »

Trois fillettes, adossées à la façade de l’école pour aveugles qu’elles fréquentent en compagnie d’hommes et de garçons, en Sierra Leone. Selon certaines études, les
filles handicapées pourraient être plus exposées à la violence sexuelle et au harcèlement.

Les marionnettistes Sibhale présentent un spectacle sur le VIH/sida et l’abus sexuel à l’attention des enfants de Soweto, à Johannesburg, en 2003. En Afrique du Sud,
le risque de maltraitance est tel que même les enfants des écoles primaires sont visés par les programmes de sensibilisation.

Pour les filles qui achèvent leur parcours scolaire avec de mauvais résultats, leurs chances de suivre des études d’enseignement supérieur et leurs possibilités professionnelles sont limitées. Si peu de jeunes filles parviennent au terme d’un parcours scolaire réussi et agréable, il y aura très peu d’enseignantes potentielles. Et, comme nous l’avons vu plus haut, les écoles où peu de femmes occupent des postes à responsabilités sont plus susceptibles d’être le théâtre d’actes de violence envers les étudiantes.
En ayant des rapports sexuels avec des étudiants plus âgés ou des enseignants, les filles s’exposent également à un risque de grossesse non désirée et augmentent leur
probabilité d’infection par le VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Des programmes destinés à former des assistantes scolaires pour les dernières classes de l’enseignement primaire. En travaillant aux côtés des enseignants, elles jouent le rôle
de modèles, évaluent les risques d’exploitation des élèves par les professeurs et enregistrent les cas de maltraitance. Les élèves, filles et garçons, de ces écoles de réfugiés ont déclaré que leurs classes étaient plus calmes, mieux organisées et plus propices à l’apprentissage, grâce à cette initiative. Professeurs et élèves faisaient preuve d’un plus grand respect les uns envers les autres. En outre, les assistantes retiraient les résultats des examens directement auprès des professeurs, ce qui limitait les possibilités d’exploitation liée aux notes. Enfin, les filles appréciaient particulièrement la présence en classe d’une personne qui joue le rôle d’une « mère »ou d’une « grande soeur ».
Les rapports de force qui président à ces relations, la coercition et l’intimidation dont ces filles sont victimes, ainsi que la violence physique qui leur est infligée au cours des rapports sexuels, les rend quasiment incapables
de se protéger.

Provoquer le changement

En ayant des rapports sexuels avec des étudiants plus âgés ou des enseignants, les filles s’exposent également à un risque de grossesse non désirée et augmentent leur
probabilité d’infection par le VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Les établissements scolaires ont le pouvoir de cautionner ou de condamner la violence à motivation sexiste. Il existe beaucoup d’exemples de travaux prometteurs,entrepris au niveau local, national ou international en vue de protéger les femmes et les filles dans les écoles, de créer des cadres d’apprentissage sans risque pour les deux sexes et de donner les moyens aux communautés d’être les acteurs du changement.

En Afrique du Sud, deux programmes sont axés sur la manière dont les enseignants peuvent contribuer au changement. Dans le cadre d’un programme de formation mis en place à l’École de santé publique de l’Université du Cap-Occidental, il est demandé aux enseignants des écoles primaires d’évaluer leur propre attitude envers la violence sexiste et de s’interroger sur les messages véhiculés de manière implicite par leurs paroles et leurs actes.28 Comprendre la dynamique de la violence sexiste en milieu scolaire permet à ces enseignants d’intégrer à leur programme quotidien des activités visant à lutter contre ce problème. Le manuel « Opening Our Eyes: Addressing Gender-Based Violence in South African Schools » (Ouvrons les yeux et luttons contre la violence sexiste dans les écoles sud-africaines) est également un outil de développement professionnel et un point de départ pour mettre en place des approches et des politiques coordonnées et cohérentes, qui engagent l’ensemble de l’école. Ce module éducatif montre le lien crucial qui existe entre la violence sexiste et le VIH/sida et fournit plusieurs stratégies très concrètes, destinées à la création d’écoles plus sûres.
Ayant pris connaissance de cas de maltraitance sexuelle et d’exploitation de fillettes réfugiées en Afrique de l’Ouest, le Comité international de secours a mis en place des

Le travail des assistantes scolaires car elles agissent au cœur même du système, pour tenter de remettre en question la suite, le programme sera développé de façon à corriger certains rapports de force qui existent entre les assistantes scolaires et les professeurs, et à intégrer des stratégies d’émancipation des femmes et des filles.
Autre question d’importance actuellement à l’étude : comment préparer les élèves à faire face à la menace de violence sexuelle et d’exploitation. Cette approche
multidimensionnelle permettra d’assurer la protection immédiate des élèves d’aujourd’hui tout en leur conférant, à long terme, davantage de pouvoir à l’école et dans leurs communautés.

L’école joue un rôle crucial dans le développement de l’identité sexuelle de l’individu.
Elle reflète et détermine la dynamique qui anime les communautés. Les attitudes et les comportements acquis à l’école créent des schémas susceptibles de se perpétuer
toute la vie durant. Dès lors, en traitant le problème des asymétries de pouvoir, les enseignants et les élèves sont en mesure de mettre fin à la spirale destructrice de la
discrimination et de la violence sexiste, sous toutes leurs formes.

Violence et harcèlement sexuels en milieu scolaire

Rose, violée à l’âge de 10 ans
« Rose », 10 ans, chez elle, à Nairobi (Kenya), à quelques pas seulement du lieu où trois de ses amies et elle-même ont été violées en juillet 2005. Le lundi après-midi, la plupart des enfants de son âge sont en cours. Pourtant, comme beaucoup d’écolières victimes de viol, Rose refuse de retourner à l’école depuis qu’elle a été agressée, il y a deux mois. « Les professeurs vont me battre », explique-t-elle. « Ils vont me battre et se moquer de moi, et les autres enfants vont se moquer aussi. Ils savent ce qui s’est passé ».

« Une après-midi, on jouait à quatre, dehors sur le bord de la route, et un marchand du quartier nous a proposé des mandazi -pâte frite-. On le voyait toujours faire des mandazi et les vendre. Il habite près de chez nous, avec sa femme et ses enfants. Il nous a dit qu’il ne se sentait pas bien, qu’il était malade et ne pouvait pas manger de mandazi pour la journée. Il a dit qu’on pouvait les prendre, et qu’on devrait venir les manger chez lui. »

« Une des filles est allée avec lui. Et puis, il nous a dit, « Je n’ai pas d’eau à la maison. S’il vous plaît, allez m’en chercher. » Chacune d’entre nous a pris un jerrican et nous sommes allées chercher de l’eau. Il nous a demandé de mettre l’eau dans la maison. Une fois qu’on était toutes à l’intérieur, il a verrouillé la fenêtre et la porte. Et puis, il nous a dit de nous déshabiller. On a commencé à crier. Il a été cherché un couteau. Il a dit, « Silence ! Silence ! « . Il a dit qu’il nous taillerait si on n’arrêtait pas de crier. On voulait pas qu’il nous tue, alors on a arrêté. Il a déshabillé la première fille et lui a dit de se coucher sur le lit. Il nous a dit à toutes les trois de nous tenir debout près du lit et de regarder. Puis, il a couché avec elle. Quand il a terminé, il a pris la fille suivante, qui a refusé de se déshabiller. Comme elle refusait, il lui a dit qu’il lui donnerait un coup de couteau. Puis il l’a déshabillée. Il a fini avec la deuxième fille, et elle s’est rhabillée. J’étais la troisième. Quand mon tour est venu, j’ai commencé à avoir peur. J’ai refusé de retirer mes habits. Quand il m’a dit qu’il me donnerait un coup de couteau, j’ai eu peur. Il avait déjà brutalisé la dernière fille. Après, il a ouvert la porte et nous a averties s’il entendait parler de ce qui s’était passé par quiconque dans la communauté, il nous tuerait. »

Cette nuit-là, Rose n’est pas rentrée chez elle avant 9 heures du soir. Sa mère, qui s’était inquiétée, lui a demandé où elle était allée. Rose lui a alors parlé de l’homme, mais elle est restée vague au sujet de ce qui s’était passé et a rechigné à admettre qu’elle avait, elle aussi, été violée. Au début, aucune des fillettes n’a révélé précisément ce qui leur était arrivé. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi elle marchait bizarrement, l’une d’entre elles a répondu qu’on lui avait donné un coup de pied dans la jambe. La mère de la quatrième fillette a remarqué que sa fille souffrait de saignements – provoqués par le violeur, qui avait eu recours à la force. Finalement, lorsque leur histoire fut reconstituée, le père de l’une des fillettes a emmené ces dernières au commissariat de police pour déclarer les viols et identifier le violeur, qui a admis « avoir eu une forte envie de sexe »
mais a nié avoir pénétré les fillettes. Toutes les quatre ont été traitées à l’hôpital pour femmes de Nairobi, où elles ont été soumises à un examen médico-légal. Le violeur a été appréhendé et placé en détention provisoire jusqu’à l’ouverture du procès, en octobre 2005.

Sur cette photo, Rose tient la seringue dont elle se sert pour s’injecter son traitement antirétroviral. Ce traitement, qui durera quatre mois, est destiné à réduire son risque de contracter le VIH des suites du viol. Avant les agressions, l’une des quatre fillettes était déjà inscrite à un programme de santé communautaire pour enfants séropositifs.]
Site SOS femmes accueil.

*********************************************************************************************

« Les profs elles-mêmes ne s’opposent pas au harcèlement sexuel à l’école ; elles choisissent simplement de le tolérer »…

« Leur inaction véhicule un message aux filles une situation d’impuissance »…

 » Un garçon craignait d’avouer à ses amis qu’il n’approuvait pas leur façon de harceler leurs petites camarades : « Certains garçons que je considérais comme mes amis ont même commencé à le faire -persécuter les filles par des moqueries à caractère sexuel.
C’était horrible à voir, mais si je disais quelque chose, ça ne les empêcherait pas de continuer et ça me ferait du tort »…

Et…Sur blog.fr, cela fait-il AUSSI du « tort », de désapprouver les insultes sexistes ?
Apparemment oui: pour continuer à « en faire partie » ! Car pour certains, comment « exister » sans « eux » ?

L’attitude des 3 singes a fait des émules, partout dans le monde: ne RIEN voir, ne RIEN entendre et ne RIEN dire!

Et les « saloperies » ne connaissent AUCUNE barrière …Après tout les « victimes » ont bien mérité ce qui leur arrive, d’une façon ou d’une autre !!!

ET POURTANT NOMBRE d’HORREURS ne seraient pas POSSIBLES, sans l’INDIFFERENCE, la LÂCHETE ou la COLLABORATION PASSIVE de BEAUCOUP.

Ainsi va le monde…

Chromozones :" Les affiches traitent principalement des discriminations, des violences faites aux femmes et aux filles, des comportements sexistes et de la liberté individuelle."

« CHROMOZONES (SENSIBLES)

L’association Pulsart a engagé depuis 2004 une action sur les relations entre les femmes et les hommes qui consiste en la mise en place d’ateliers de pratiques artistiques dans différentes structures accueillant un public jeune (de 8 à 25 ans), puis en la réalisation d’affiches à partir de ce travail pratique.
Les affiches traitent principalement des discriminations, des violences faites aux femmes et aux filles, des comportements sexistes et de la liberté individuelle.
Sur la totalité des affiches produites, trois ont été sélectionnées et font l’objet d’une campagne de sensibilisation en Ile-de-France (dans le RER, le métro, sur les murs de Paris).
Une quarantaine d’autres affiches compose également une exposition itinérante.
Ces affiches constituent un outil de prévention réalisé par des jeunes à destination d’autres jeunes. Elles peuvent être demandées par les institutions en vue d’actions de sensibilisation et d’information sur les violences faites aux femmes et aux filles, mais aussi plus largement sur les relations entre les femmes et les hommes. »
Pour contacter Pulsart: elise.laurent@pulsart.org

Ceux "qui tremblent de peur à cette idée" ,..

Renardcoi
( Document de Renard)

renardcoi [Membre]
30.08.09 @ 03:25

« Je comprends ton impatience belle et pugnace
Mais, pour paraphraser un auteur bien connu,
il me semble évident aujourd’hui que
le millénaire qui commence sera
celui de la femme ou qu’il ne sera pas

N’en déplaise aux individus, groupes
ou idéologies « théologistes » ou non
qui tremblent de peur à cette idée,
cette révolution ne saurait tarder.
La planète ne peut se le permettre. »

*********************************************************************************************

Merci, gentil Renard : ton empathie pour la « cause » féminine, est revigorante…Pour « ELLES » !!!

Des mecs ont foutu tant de bordel, sur la Terre, depuis des millénaires,…A vouloir TOUT contrôler d’une main de FER !

S’ils acceptaient l’EGALITE ( RELLE, TOTALE et non NEGOCIABLE )des sexes et la…LIBERTE et la JUSTICE, qui en découlent…Alors un ORDRE nouveau aurait une petite chance de VOIR le jour…et de s’EPANOUIR, pour le bonheur de TOUS!

…PEUT-ÊTRE qu’AVEC les femmes ce serait PIRE ? Pour en avoir la PREUVE il FAUDRAIT les laisser ESSAYER, au MOINS…UNE FOIS !!!!

Et les plus surprises, ce seraient…Les femmes elles-mêmes ! TELLEMENT convaincues d’ÊTRE NEES, citoyennes de seconde zone; tellement PERSUADEES de la soi-disant SUPERIORITE du mâle, tellement lobotomisées par des sociétés machistes, sexistes, patriarcales, phallocrates, misogynes, religieusement anti-femme, etc…

POURQUOI ont-ils si « PEUR » de PARTAGER le « pouvoir » AVEC les femmes ? Parce qu’elles mettraient en lumière…Toutes leurs carences ORIGINELLES et signeraient la mort du phallus/roi…Pour le plus grand BONHEUR* des humains !

Mais de cela* , « ils » n’en sont pas CONSCIENTS, pour leur malheur…et SURTOUT celui de millions de femmes dans le monde !!!

" Merci pour toutes les femmes qui savent que tu as raison ..Et un grand merci pour tous les hommes "…

Renard

 » renardcoi
samedi, 29. aoû, 2009 @ 06:04:26

Bonjour belle et résiliante

ton combat est juste et essentiel.

L’oppression de la femme est une horreur
omniprésente de nos jours sur cette planète.

Mais comme le souligne Jo la re-belle,
il y a dans certaines parties du monde
des femmes qui sont vraiment piégées
par une société machiste et mysogine
qui ne leur laisse AUCUNE chance.

Seule l’action conjointe de
toutes celles et ceux
qui ont encore une certaine conscience
et qui disposent d’un minimum de liberté
pourra peut-être y mettre un frein un jour.

Un « pourra peut-être » qu’il faut voir comme un
« DEVRA ABSOLUMENT  »
car la planète elle-même
ne saurait survivre encore longtemps
à la tyrannie du mâle;
lui qui sait si bien se cacher derrière
toutes sortes de paravents commodes,
comme les « traditions » et les diverses religions,
qui sont, les unes comme les autres,
des créations on-ne-peut-plus humaines,
toutes héritées et choisies par
d’autres mâles machistes morts depuis longtemps
sans avoir jamais rien compris à la vie,
ce miracle que seule la femme peut transmettre.

Merci pour toutes les femmes qui savent que tu as raison et qui ne peuvent ni vivre vraiment ni même dire tout haut leur révolte face à l’oppression machiste.

Et un grand merci pour tous les hommes
qui sentent bien que la libération
et l’émancipation réelle de la femme
est aujourd’hui aussi souhaitable
qu’essentielle à la suite du monde,
mais qui sont encore démunis face
aux oppresseurs qui sont encore au pouvoir
dans trop de sociétés
et qui font reposer le poids de cette oppression
d’abord et surtout sur les épaules des femmes.  »

*********************************************************************************************

Merci à TOI Renard, pour toutes ces femmes prisonnières de cette oppression qui engendre tant d’horreurs…

J’aime bien que ce soit un homme qui « murmure à l’oreille » des hommes et des femmes ces EVIDENCES bafouées.

Ton com ressemble, pour moi, à une pépite de tendresse, déposée sur le coeur d’une humanité de plus en plus chaotique et violente …Il m’a beaucoup émue !

Parfois, je me sens si fatiguée, de ne pouvoir RIEN, pour la…Prochaine assassinée

Je t’embrasse pour « ELLES »…

"Quitter leur mari, avec quoi ? Comment ? Sans compter que même si des lois existent, la coterie des hommes font échouer toute recherche de justice"…

jorebel
vendredi, 28. aoû, 2009 14:15:16

Tu sais Tingy,

Je suis en correspondance avec des femmes d’Afrique… et même conscientes de leur situation, me parlent de la peur pour leur vie, la peur pour leurs enfants… Quand ce n’est pas pour leur vie, c’est la situation sociale de leurs enfants qui les fait hésiter. Et puis quitter leur mari, avec quoi ? Comment ? Sans compter que même si des lois existent, la coterie des hommes font échouer toute recherche de justice.

Parfois, je me laisse aller à leur dire : mais comment faire pour que quelque chose s’enclenche enfin !!!!
Elles me répondent : ma fille a un bon mari qui ne voit pas la chose de la même façon que les anciens et même que mon mari. Alors, elle élèvera ses enfants autrement… ???

Point d’interrogation.
Je ne serai pas là pour le voir…
Ce que je vois c’est que la misère sexuelle contraint les jeunes hommes à une culpabilisation et à de jeunes femmes de chercher LE mari riche… délaissant les autres.

Le divorce existe… et semble être utilisé largement par les jeunes femmes quand elles sont encore jeunes et qu’elles n’ont pas eu encore d’enfants avec leur mari…

Mais ce ne sont que des exemples, à l’aune de ce que j’ai pu « entendre »… par celles-là mêmes qui les vivent et qui se racontent. Les jeunes hommes aussi…

Alors là et ailleurs… quand la misère,la famine, les guerres viennent cueillir leur envie de vivre…

Et nous, nous sommes à financer les banques, à nous laisser faire par un système qui te culpabilise par le coût des soins… par le chômage… les trous d’ozone, et trous de sécurité sociale… Tellement de trous !
Mais le chômage creuse le trou de la sécu : car qui finance la sécu ? Les prélèvements sur les salaires… et quand il n’y a pas de salaire… c’est un cycle infernal…

Je mélange tout ?
Pas tant que çà !!!
LE CHOMAGE EST ANTICONSTITUTIONNEL… !!!
Et que faisons-nous !!!???
Alors donner des leçons aux autres !!!

*********************************************************************************************

« Si toutes les femmes des pays démocratiques, voulaient se donner la main », au lieu de se faire la guéguerre pour le « paraître-SOLO », et de cultiver l’indifférence, elles pourraient CHANGER RADICALEMENT les sociétés du MONDE !!!
Et du même coup, CHANGER les rapports homme/femme…En un univers de Respect, de Paix et de tendresse, RECIPROQUES.
Merci pour ta visite et bonne continuation.

PS-La « misère sexuelle » des hommes ? N’a PAS de sens pour moi, si je regarde COMMENT se comportent les mâles, avec les femelles du règne ANIMAL…Mais c’est un autre débat