Conte de Noël / histoire vraie : « Il était une fois…

Conte de Noël

« Il était une fois, une petite fille qui habitait une jolie maison taillée dans le roc. Tout autour s’étendaient des prés à l’herbe drue et un peu plus loin se dressait une immense forêt pleine de mystères.

Elle n’avait pas toujours habité là. Elle venait d’un lointain pays de soleil, où l’hiver enneigé ne s’aventure jamais. Elle avait été très malade et ne se souvenait de rien concernant sa vie passée. Elle restait persuadée qu’elle était née depuis quelques mois seulement, dans cette charmante demeure.

Elle restait des heures, assise devant la grande cheminée à contempler les images fantastiques qu’elle voyait surgir des flammes. C’est grâce à ces dernières, d’ailleurs, qu’elle avait su qu’elle venait d’un pays aux deux saisons.

Les flammes lui avaient appris aussi, qu’elle avait toujours été une petite fille. Tous les autres enfants grandissaient autour d’elle, sans qu’elle pût en faire de même. Elle n’avait ni parents, ni amis, hormis un petit garçon qui venait souvent rêver avec elle. La maison lui appartenait et il la prêtait à la fillette. À vrai dire, il avait été en quelque sorte obligé de l’accueillir, car il la vit se réveiller devant sa porte, par un beau matin clair. Elle frissonnait, il l’emmena se réchauffer devant la cheminée. Depuis, il ne lui avait pas dit de s’en aller.

Les mois se succédaient et il ne se passait pas de jour sans que son petit ami ne vînt la voir. Ils avaient inventé toutes sortes de jeux. Celui du mot cadeau par exemple. C’était simple. Ils s’asseyaient devant la cheminée. Il y régnait en permanence une douce chaleur, car les branches mortes de la forêt voisine, préféraient venir y finir leurs jours, plutôt que de pourrir dans le froid et l’humidité, rongées de vers.

Ils étaient donc assis en tailleur face-à-face, devant le feu et prononçaient à tour de rôle un mot qu’ils désiraient donner à l’autre. Ce dernier le goûtait, puis un suivant jusqu’à ce qu’il ait trouvé exactement le goût qu’il désirait. Ils recherchaient ainsi une infinité de saveurs dans une multitude de mots. Ils n’étaient jamais rassasiés.

Mais ils préféraient par-dessus tout le jeu du voyage. Ils s’installaient devant la cheminée et plaçaient entre eux une clochette, comme celle que portent les vaches des Pyrénées. Ils se tenaient les mains. C’était important afin qu’ils ne se perdent pas en chemin. Ils fermaient les yeux et au bout d’un temps plus ou moins long, la clochette se mettait à carillonner, comme si c’était Pâques. Dès qu’elle se taisait, ils ouvraient les yeux et se retrouvaient dans un pays ou un autre, différend à chaque fois.

C’est ainsi qu’ils se rendirent sur les vieux remparts de Saint-Malo, errèrent des heures dans Londres embrumée à la recherche d’un hôtel, rêvèrent aux pieds de ruines en Espagne…

Parfois, ils décidaient de voyager séparément et à tour de rôle. Il se retrouvait inlassablement à bord d’un voilier fendant une mer immense, et elle errait sans limites sur les plages dorées d’une île déserte.

Les jours avaient fui, l’automne touchait presque à sa fin et elle pensait à Noël à cause des flammes qui ne faisaient qu’en parler depuis quelque temps.

Le feu lui racontait à volonté ses Noëls passés et les Noëls présents du monde entier. Il suffisait qu’elle fixe les flammes pendant cinq secondes, pour que la magie opère. Alors, apparaissaient des rues illuminées où une foule euphorique dévalisait des magasins aux vitrines ruisselantes de lumière. La solitude avait signé la trêve de Noël : on ne voyait partout que des couples enlacés et des familles heureuses.

La fillette n’avait pas vu son ami depuis quelque temps, quand un soir, il vint à nouveau rêver auprès d’elle. Il lui annonça qu’il serait absent pour Noël, car il était invité chez des copains.

La petite avait entendu, mais pas vraiment réalisé, le sens des propos. Seulement, le lendemain, des images glacées surgirent des flammes brûlantes. Aucun son ne traversait l’épais brouillard recouvrant les rues soudain assombries et désertes. Le cœur serré, la fillette n’osa plus se tourner vers la cheminée, ni regarder les flammes. Elle ne supportait pas l’idée d’être toute seule pour Noël.

Elle quitta aussitôt la maisonnette et se dirigea vers la forêt pleine de mystères, où croissait la fougère rousse. Elle se retrouva sans l’avoir consciemment désiré, devant l’écurie de la jument « Acajou ». Cette coquine rendait enragé plus d’un, car une fois sellée et montée, elle refusait à la manière d’une ânesse bornée, de faire le moindre pas.

Dès leur première rencontre qui remontait à quelque temps, la jument Acajou avait longuement regardé la petite fille, de ses immenses yeux humides et tellement expressifs, avant de frotter vigoureusement le plat de son museau contre le pull marin.

Ce jour-là, la fillette lui tapotait tendrement la joue, quand elle l ‘entendit parler à voix basse.

– Qu’est-ce qui te rend si triste une veille de Noël ? demanda la jument.

– Mais tu parles ! s’exclama la petite fille.

– Ce n’est pas la première fois, mais tu ne m’entendais pas jusqu’ici, fascinée par la magie des flammes et par la présence de ton petit copain aussi. Mais tu n’as pas répondu à ma question, insista Acajou.

– S’il te plaît, emmène-moi dans la forêt pleine de mystères. Elle est si belle aujourd’hui, demanda la fillette, ignorant la question de la jument.

Sans attendre de réponse, elle roula une botte de paille à côté de la coquine et grimpa sur la selle.

La jument redressa fièrement la tête, balaya l’air de sa belle queue et avança l’air hautain, sans que sa cavalière n’eût à lui donner le plus petit ordre.

Elle prit la direction d’une clairière où dormait un étang. Une fois arrivée, elle fit la folle dans l’herbe humide et tendre, pendant que la fillette se dirigeait vers le miroir assoupi.

Elle s’approcha du bord et se pencha au-dessus de l’onde, pour suivre des yeux une grenouille qui avait fait un plongeon. Elle vit bientôt l’image tremblotante d’une petite fille qui lui souriait avec tendresse. Quand la surface de l’eau redevint lisse et calme, elle s’aperçut que la créature de l’eau lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Elle tendit la main. Sa jumelle la prit dans la sienne et sortit du miroir liquide. Puis, elles se laissèrent tomber sur le sol tendre, s’embrassant à pleines joues, les bras tressant des colliers de caresses. Elles se promenèrent longuement riant et pleurant, se racontant des histoires de gouffres sans fonds et de nuits aux mille et un soleils. Des histoires à dormir debout, les yeux grands ouverts.

– Je suis sûre que tu entends les gens penser, dit la jumelle de l’étang.

– Tout à fait. Souvent je les écoute mentir dans leur tête. Leur bouche sourit et dit le contraire acquiesça la fillette.

– Je sais aussi que tu voyages dans le futur.

– C’est vrai et aussi souvent que je le désire. J’entends ce que l’on ne dit pas, je perçois ce que l’on ne voit pas. Je voyage à travers l’espace et le temps, sans bouger du lieu où je me trouve. Je peux communiquer avec certaines plantes et certains animaux. Mais le plus souvent, je m’enferme dans une sorte de bulle invisible, où jamais personne ne m’atteint.

La nuit tombait. La petite fille avait perdu sa tristesse, car elle savait désormais, qu’elle ne serait plus jamais seule. Il lui suffirait de le désirer très fort, pour que son amie de l’étang vienne la rejoindre en tout lieu et à toute heure. En réalité, sa jumelle avait toujours existé, mais elle n’en avait pris conscience qu’aujourd’hui, au moment où elle s’était regardée dans le miroir liquide.

La jument Acajou avait regagné ses pénates depuis belle lurette. Depuis que le carillon de l’écurie, annonçant le souper, avait retenti jusque dans son estomac.

La fillette et son double s’embrassèrent tendrement, avant de se séparer momentanément. La première regarda son amie grimper tout en haut d’un pin, où l’appelait un vieil écureuil qui détestait jouer seul à casse-noisettes. Puis elle prit d’un cœur léger, le chemin du retour inondé de la clarté d’une lune généreuse. Elle réchauffa dans sa poche un petit champignon solitaire qui frissonnait, et rencontra une vieille chouette qui prenait l’air sur le pas de son arbre. Elle haussa les épaules tout en levant les yeux au ciel quand elle vit la fillette sauter à cloche-pied dans le sentier couvert d’un tapis de mousse. Cette dernière ne put s’empêcher de sourire, car l’oiseau avait les mimiques de son aïeule quand elle la regardait autrefois, rentrer de l’école en zigzaguant du trottoir sur la chaussée et vice versa. C’étaient les flammes qui lui avaient raconté sa mère-grand de cette façon.

La petite fille se retrouva en un rien de temps devant la porte de la maisonnette et faillit se cogner à une vieille grosse branche qui se traînait péniblement vers sa dernière chaleur. Elle l’aida à franchir les quelques mètres qui la séparaient de la grande cheminée. La bûche à bout de souffle, ne tarda pas à ronfler de plaisir.

La fillette s’installa sans perdre une minute, devant l’âtre et osa regarder les flammes de tous ses yeux, ceux du dehors et celui du dedans. Celui qui entend mentir et ceux qui perçoivent les infimes nuances de l’arc-en-ciel. Aussitôt, défilèrent à nouveau, d’innombrables vitrines illuminées et bondées où s’agglutinaient des gens heureux. Ce soir-là, la petite fille s’endormit profondément, la tête dans les étoiles.

Le lendemain, en fin d’après-midi, assise à sa place préférée, elle posa la cloche devant elle et ferma les yeux très fort. Quelques secondes plus tard, le tintement résonna plus clair, plus joyeux et plus insistant que d’habitude. Elle ouvrit les paupières et se retrouva, étonnée, dans une pièce qu’elle ne connaissait pas.

Elle courut à la fenêtre et vit une rue brillamment éclairée, enveloppée de légères écharpes de brume. Des gens emmitouflés dans de chauds manteaux, se pressaient tout en échangeant des souhaits : « Merry Christmas ! »

Elle se retourna et fit des yeux, le tour de la pièce. Une fausse peau de zèbre toute moelleuse ainsi que des coussins tendres et soyeux, couleur de bonbons acidulés, égayaient un lourd tapis d’orient. La fillette s’engouffra dans un vaste manteau suspendu derrière la porte d’entrée. Elle se précipita dans la rue pour aller faire plein d’achats, en compagnie de sa petite amie de l’étang, venue la rejoindre selon son vœu.

Elles rentrèrent quelques instants plus tard, joyeuses et volubiles, croulant sous le poids de nombreux paquets.

Pendant que son double grignotait des chocolats fourrés et des marrons glacés, assis en tailleur sur la fausse fourrure, la petite s’affaira.

Elle disposa d’odorantes roses rouges dans un grand vase noir qu’elle plaça sur un coin du tapis.

Elle installa l’arbre de Noël au milieu de la pièce et se délecta un long moment à le décorer. Elle n’oublia pas d’y accrocher de vrais petits glaçons et de le saupoudrer de vrai givre, qui avaient accepté de ne pas fondre l’espace d’une nuit. Elle pensa aussi à accrocher l’étoile étincelante au sommet du sapin et disposa les cadeaux à son pied.

Ensuite, vint le moment de construire la crèche. Elle n’était contaminée par aucune religion, mais la naissance d’un bébé ne pouvait la laisser indifférente. Elle posa la boîte de carton qui avait contenu les guirlandes, contre le mur. Tout autour elle disposa du papier d’emballage froissé et modela une sorte de rocher creusé d’une grotte. Elle piqua des petites branches de sapin dans le « roc » pour simuler la végétation et plaça les personnages légendaires ; les bergers et les moutons en haut du rocher, les Rois Mages à l’entrée de la grotte, le papa et la maman encadrant le petit. Elle pouvait le poser dès maintenant sur sa couche, faite de paille d’emballage, car il était minuit. Elle accrocha enfin l’étoile tout en haut, pour que d’autres bergers puissent eux aussi repérer l’endroit et venir admirer le nouveau-né.

La fillette regardait ravie, son ouvrage, quand elle vit le bébé frissonner. Elle resta indécise une seconde, puis s’aperçut qu’elle avait oublié de placer l’âne et le bœuf. Elle répara aussitôt son oubli et bientôt, réchauffé par le souffle tiède des deux animaux, le tout-petit bâilla, ferma les paupières et s’endormit.

La petite fille se releva. Elle ressentit un vrai bonheur à contempler l’arbre si joliment paré, les roses qui éclaboussaient le mur de taches éclatantes, la crèche où somnolait le petit Noël et enfin, son amie endormie dans la fourrure.

Elle s’arracha à sa contemplation, enfila une nouvelle fois son manteau et ses bottes, ouvrit et referma sans bruit la porte d’entrée et se dirigea vers la cathédrale toute proche. L’église semblait sur le point de craquer sous le poids de la foule, des lumières et des chants sacrés. La fillette éprouva un véritable enchantement à écouter les orgues puissantes qui faisaient vibrer les vieilles pierres.

Faisant fi du temps et de l’espace, elle se retrouva un moment, au cœur des étoiles, évoluant dans la musique du cosmos, convaincue qu’elle ne serait plus jamais seule. »

Tingy.

(Extrait du « Père Ver » de Lyliane Lavilgrand, paru en 2000)

« Les femmes sont des agents clés de l’adaptation, notamment face au changement climatique. »

sexisme  l'embauche(clique.tv)

(Illustration non contractuelle).

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(Signalé par Peter Bu)

… »Environnement : les femmes plus conscientes que les hommes ?

… »L’avènement d’une société durable n’est-il finalement qu’une question de « genre »?

C’est ce que laissent entendre des études scientifiques et économiques publiées depuis quelques mois. Causes hormonales, comportements des femmes en société,  sensibilité prononcée pour les causes sociales, les explications sont multiples. Durable.com vous invite à découvrir ce nouveau dossier et vous questionner sur la féminité du développement durable.

Découvrez l’interview de Malú Micher, Directrice de l’Institut des Femmes de Mexico :

Malú Micher est à la tête de l’Institut des femmes de Mexico depuis 2006. Feministe depuis plus de trente ans, ancienne candidate au poste de Gouverneur de l’Etat de Guanajuato, Malú Micher travaille aux côtés du maire de Mexico, Marcel Ebrard, pour le développement des femmes mexicaines. Cette interview a été réalisée par Delphine Rigaud, notre envoyée spéciale au Mexique.

Environnement : les femmes plus conscientes que les hommes ?

L’expérience montre que les femmes et les jeunes filles sont les plus vulnérables aux changements environnementaux. Par conséquent, celles-ci doivent apprendre à anticiper ces changements pour mieux y faire face.

En Afrique, les femmes représentent 80 % de la main d’œuvre agricole, ce qui les amène à être beaucoup plus exposées aux variations climatiques. Elles sont ainsi devenues expertes dans l’art de reconnaître les signes précurseurs d’une saison aride et anticiper les phénomènes qui peuvent mettre en péril leurs récoltes.

Partout dans le monde, les femmes sont également expertes des produits de consommation. Ce sont elles qui décident des produits qui vont servir à alimenter leur famille, en fonction de leur prix, de leur qualité et, de plus en plus, en fonction de leur impact sur l’environnement.

Parce qu’elles sont plus sensibles et plus réactives face aux variations de l’environnement et à l’impact qu’elles peuvent avoir sur la santé et le bien-être de leur famille au quotidien, la communauté internationale reconnait aujourd’hui que les femmes sont des agents clés de l’adaptation, notamment face au changement climatique.

Quand l’emploi se féminise, la croissance accélère

Parmi les 1,3 milliard de personnes qui vivent avec moins de 1 dollar par jour, 70 % sont des femmes. De nombreuses études réalisées par les Nations Unies et la Banque mondiale montrent que lorsqu’un pays se concentre à la fois sur la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la condition des femmes, sa croissance économique est plus rapide que lorsque ce pays ne prend pas en compte le facteur féminin.

Dans les entreprises occidentales, on observe que les femmes jouent un rôle essentiel dans les conseils d’administration. Leurs méthodes de management se distinguent de celles des hommes et permettent aux entreprises de trouver un nouvel équilibre dans leurs plans stratégiques, qui deviennent à la fois plus prudents et plus créatifs. Résultat : selon le rapport du cabinet de conseil McKinsey, les entreprises dont les conseils d’administration sont mixtes sont plus performantes que les entreprises ou les conseils d’administration sont constitués essentiellement  d’hommes.

L’entreprenariat joue également un rôle essentiel pour permettre aux femmes de mieux participer à la croissance économique : que ce soit dans les pays riches, où l’entreprenariat des femmes – en particulier celui des mères – est en plein essor, ou dans les pays en développement, où les microcrédits permettent aux femmes les plus pauvres de monter leur affaire et de participer à l’amélioration des conditions de vie de leurs communautés.

L’engagement féminin moteur du développement social

Socialement, les femmes ont toujours joué un rôle de pilier dans les sociétés traditionnelles, parce qu’elles sont celles qui transmettent les valeurs et l’héritage culturel de leurs ancêtres à leurs enfants. Et de la même façon qu’elles ont ce pouvoir d’influencer profondément les esprits des citoyens en devenir, elles ont aussi une influence incontestable sur l’évolution des mentalités et les transformations des  sociétés.

Nouzha Skalli, ministre du Développement social du Maroc, explique que les femmes apportent une valeur ajoutée en politique : « Les femmes sont un levier essentiel au développement social. Elles traitent plus spontanément les problématiques de proximité ». En effet, dans tous les pays où les femmes ont le droit d’être élues, l’arrivée des femmes au Parlement a permis de débattre de sujets comme la violence conjugale, le harcèlement sexuel ou les droits de l’enfant, des thèmes très peu abordés par les députés masculins.

Mais il faut prendre garde à ne pas enfermer les femmes dans les sujets féminins car elles doivent participer au développement global des sociétés et, par conséquent, elles doivent pouvoir s’exprimer sur tous les thèmes, par exemple sur les finances, le commerce, les entreprises ou encore l’énergie et l’environnement.

Le féminisme est un des principaux outils qui permettent aux femmes de donner plus de portée à leur engagement, au-delà des thèmes  directement attachés à la condition féminine. Aujourd’hui, les mouvements féministes se sont considérablement diversifiés. Beaucoup s’expriment sur les questions liées à l’écologie et sur la politique économique internationale : certains condamnent le capitalisme, d’autres se montrent favorables au libéralisme économique pour que les femmes aient davantage de chances d’influencer les marchés mondiaux, d’autres encore sont profondément anarchistes.

« La femme est l’avenir de l’homme », c’est ce que disait le poète Aragon, évoquant la mère donnant naissance à l’enfant. Mais au-delà de sa condition de mère, la femme est aussi l’avenir de l’homme en ce sens qu’elle peut offrir à l’humanité de nouveaux champs de réflexion et de nouvelles perspectives pour l’avenir. »

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J’avais déjà fait un post sur cet article, mais il est toujours bon de le rappeler à notre bon souvenir!

Encore et encore: la femme est l’avenir de…l’humanité » !

Parmi d’autres bonnes raisons: elle a survécu au machisme – ‘assassin’ et assassin!- sociétal et religieux !!!

« Quand l’emploi se féminise, la croissance accélère »?

Quand…TOUT (!)se féminise, l’humanité de l’Humanité…

ACCELERE !!

Même si Mme Pécresse tente de la faire, fémininement régresser …

« Environnement : les femmes plus conscientes que les hommes » ?

Les femmes sont plus « conscientes » que les hommes et  pas seulement concernant  l’environnement !!!  😉

« Les femmes sont des agents clés de l’adaptation, notamment face au changement climatique. » 

C’est sûr : l’adaptation ça « les connaît »,  -et l’inverse!-  et depuis des millénaires !

 

« Confier aux pères le soin de leurs enfants en crise d’adolescence », – alors qu’ils en sont souvent la cause » ?

 

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Pastel gras perso : »Femme danse avec la liberté, la tendresse et la paix ! » (Non contractuel).

« Confier aux pères le soin de leurs enfants en crise d’adolescence »,  – alors qu’ils en sont souvent la cause » ?

C’est un…mec qui le dit !   😉

Par Peter Bu:

« Curieux débat idéologique alors qu’il s’agit des êtres humains : http://www.slate.fr/life/75137/valerie-pecresse-enfants-couches

Vous débattez du féminisme et des femmes mais, bizarrement, personne n’a songé à rappeler les violences subies par ces dernières. Or ce sont surtout ces violences que les fémnistes dénoncent et combattent.

Documentez-vous donc un peu en lisant, par exemple, les sites:
http://stopaudeni.com/
https://tingytanana.com/
http://www.commentpeutonetrefeministe.net/a-propos/
http://blog.plafonddeverre.fr
http://www.ldif.asso.fr 

J’avoue avoir lu certaines contributions distraitement mais il me semble que personne non plus n’a relevé le sens des propos de Madame Pecresse. Dans la tradition de la droite politique elle plaide pour une politique nataliste. Ses commentaires et réflexions n’ont pas d’autre but. Elle s’exprime en femme riche qui ne connait pas, ou ne veut pas considérer la diversité des « fortunes » de ses concitoyen(ne)s – mais cela n’a pas l’air de gêner ces électeurs. Le ridicule de certains de ses propos non plus, par exemple quand elle s’improvise psychologue et veut confier aux pères le soin de leurs enfants « en crise d’adolescence » – alors qu’ils en sont souvent la cause. »

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« Le ridicule de certains de ses propos non plus, par exemple quand elle s’improvise psychologue et veut confier aux pères le soin de leurs enfants « en crise d’adolescence » – alors qu’ils en sont souvent la *cause. »

C’est un mec qui le dit, donc, cela doit être trop souvent le *cas  😉

En fait, on peut en déduire que Pécresse flatte l’échine de ses soutiens à « 500 € le cocktail » (!!!), en désignant clairement la place subalterne que la société doit réserver aux femmes ?  Sa face sociétale brillante, étant chasse gardée des mecs ?

La question est donc: Pécresse est-elle une « identité mec » déguisée en femme, pour pourrir un peu plus la vie des nanas afin de faire reluire un peu plus la sienne de vie   ?  😦

Bref! comme « cause » on pourrait  relever, entre autres:

-le mauvais exemple donné par le père ‘absent’ ou  indifférent aux soins/présence  incessants à donner à ses enfants, se résignant juste à s’occuper  -pour beaucoup  trop d’entre eux,-  des loisirs et des punitions

-le mauvais exemple donné par le recours à l’autoritarisme, au lieu de la discussion et de l’écoute

-le mauvais exemple du mari/compagnon, allergique aux travaux domestiques

-les mauvais exemples de sexisme et de misogynie -de façon générale-que les mecs pratiquent au sein de la famille

-le mauvais exemple concernant les violences psychologiques et physiques maritales,…’ordinaires’ (!)

-le mauvais exemple concernant la sexualité:  prostitution ‘normalisée’, non-respect des partenaires sexuelles -pardon, des ‘salopes'(?!)-  occasionnelles, non-respect des homosexuels et autres, ‘normalisation’ de la pornographie chez les jeunes ainsi que  des pratiques hard de plus en plus imposées

Etc,…

Re-bref! Je suis sidérée d’entendre cette  bonne femme tellement ambitieuse concernant sa propre petite personne(!), ravaler les femmes à des tâches subalternes de… cacas/pipis !!!

Et incrédule devant la non-réaction des nanas de son parti: AUCUN être HUMAIN ne souhaite être réduit à des sous-tâches jugées trop dégradantes pour d’autres…humains(!!!); les femmes de Droite, de Gauche, du Centre et des Extrêmes, …y COMPRIS !

Quand TOUTES les femmes du monde se donneront la main, -au-delà de leurs différences culturelles,  de classe, de religions, ou d’ego personnel- pour éradiquer la misogynie,

Le mauvais sort fait aux femmes, partout dans le monde, ne sera plus si…inhumain!

Une pure utopie ?

« L’utopie EST la réalité de demain » a dit V. Hugo 😉

Il existe heureusement de ‘bons’ pères,  -sinon ce serait à désespérer de la fameuse ‘famille’ inventée(!)… par l’Eglise – la nature ayant seulement prévu dans son logiciel: une maman et ses petits, via un géniteur ‘inconnu’, jusqu’à la découverte de l’ADN. Point!

Et comme chacun le sait, il peut s’avérer périlleux de trafiquer le logiciel  de la nature !(Cf. la mort programmée de la Terre, par des…humains -encore une fois!)

« une légitime défense différée » pour les femmes battues ?

Violences misogynes

(Fusain perso, non contractuel).

Par  Anaïs Condomines

… » Une proposition de loi pour une « légitime défense différée »

Interrogée par le Figaro sur sa démarche, l’élue des XIe et XIIe arrondissements de Marseille va plus loin. Elle compte en effet déposer prochainement une proposition de loi afin de créer « une légitime défense différée » pour les femmes battues.

Elle compte notamment s’appuyer sur la notion de « syndrome de la femme battue », reconnue par le Canada, qui reconnaît qu’une femme battue « développe avec le temps une soumission et ou une apathie qui mine son estime de soi et amoindrit sa capacité de jugement ». Parmi les signataires de la pétition, on retrouve également Lionel Luca, député LR des Alpes-Maritimes, Meyer Habid, député UDI des Français de l’étranger, ou Véronique Besse, députée MPF de Vendée… »(Extrait).

http://www.metronews.fr/info/affaire-jacqueline-sauvage-des-parlementaires-demandent-la-grace-presidentielle/molr!zeqssQ1ULSS4U/

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Son père la viole, elle fugue…

… »Tu aurais pu envoyer ton père aux assises »

Deux mois plus tard, les gendarmes finissent par la retrouver, dans un restaurant de la région où elle avait trouvé le gite, le couvert et un petit boulot. « Ils m’ont emmenée au poste, j’ai passé la nuit sur place, menottée », assure Fabienne. Sur place, les brigadiers la questionnent et la jeune femme décide de vider son sac. Elle raconte tout : les violences répétées, la façon que son père a de la surnommer « la pisse », parce que petite, elle avait eu le malheur de s’oublier quelques fois. Elle raconte le viol, aussi. « Mais à l’extérieur du commissariat, j’ai entendu un grand bruit » se souvient Fabienne. C’est son père, qui hurle : « Ne leur dis rien, c’est des ordures ! Avec ta mère, on est là pour t’aider ! » Alors, l’adolescente prend peur. « Pendant que les gendarmes tentaient de maîtriser mon père, j’ai récupéré la déposition, je me suis enfermée dans les toilettes, et j’ai brûlé mes déclarations. »

Dans un brusque retour au présent, l’avocate de la partie civile cherche à en savoir plus. Comme à sa soeur Sylvie la veille, elle demande une justification à ce silence obstiné. Mais alors que son aînée avait baissé les yeux face aux questions, Fabienne, elle, explose. Et dans cette salle d’audience habituée depuis des heures à la voix feutrée de Jacqueline Sauvage, c’est la colère et la détresse qui se font entendre. « Je n’en peux plus de toutes ces questions », hurle-t-elle, les yeux exorbités. « Vous ne vous rendez pas compte! J’aimerais que vous ayez tous ce monstre en face de vous ! » Une fois calmée, elle ajoute, la voix basse, mais toujours droite et digne : « J’ai dit à ma mère que j’avais menti. ‘Tu te rends compte’, elle m’a dit, ‘tu aurais pu envoyer ton père aux assises’ »…(Extrait).

http://www.metronews.fr/info/blois-inceste-dans-l-affaire-sauvage-selon-une-fille-les-gendarmes-etaient-presque-au-courant/molb!7123EO8PFV5DA/

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Je me souviens de la question de ce commissaire de la police judiciaire de l’époque, concernant mon ex (Prof de gym) : « Et vous n’avez jamais pensé à le tuer » ? 

Ce dernier avait tenté de m’étrangler, puis de me tuer avec une 22 long Rifle; il avait aussi fait un gros tas de toutes mes affaires, et les avaient brûlées…dans le séjour. Il a même payé les services d’un détective privé pour me retrouver 8 ans plus tard…                                                                                                                       Entre temps, Il n’a pas manqué de  torturer son fils aîné et de violer la cadette: je n’ai pas pu me sauver avec eux, car il avait promis au commissaire de  les tuer si je les emmenais avec moi… Et il m’avait promis de réussir enfin à me tuer, si je n’étais pas partie à la fin de la semaine)

La ‘sécurité’ familiale féminine serait de ne pas vivre en couple et de faire un bébé toute seule ?  😦

Quant à  « Une légitime défense différée » pour les femmes battues ? Elle devrait exister depuis des siècles ! 

 

Femmes: moins de fric, mais plus… d’autonomie, après un divorce ?

 

Par Marine Le Breton

… »On y apprend notamment que les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses, ou encore que les Français se séparent plus et cohabitent plus souvent qu’avant. Découvrez ci-dessous les grandes lignes de cette enquête…

…Mais cette baisse du niveau de vie a deux poids deux mesures. Car il baisse de 3% pour les hommes et de… 20% pour les femmes…

… Le niveau de vie d’un homme augmente quoi qu’il arrive, même lorsqu’il se sépare (+3,5%) entre 2009 et 2010, mais s’il n’avait pas connu la rupture, celui-ci aurait encore plus augmenté (+6,5%)…(Extrait).

http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/16/famille-francaise-monoparentale-insee_n_8804598.html?utm_hp_ref=France

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Moralité: ne pas vivre en couple (fidélité non garantie, travaux ménagers surbookés, liberté surveillée assurée…), mais chacun chez soi ? 

Et faire un bébé toute seule ?  (pension alimentaire non payée, droit de visite paternel trop souvent périlleux et même mortel ?…)

Bref!  après un divorce , des femmes avec moins de fric, mais plus… d’autonomie et de libertéS,  sans oublier le temps gagné à ne pas lui repasser ses chemises 😉  -entre autres,-  et le plaisir à faire l’amour ou le sexe seulement quand et comment elles en ont envie

 

 

 

« Les religions de l’île Maurice, enseignées aux enfants », pour la tolérance et le respect de l’autre ?

Et non pas chercher à IMPOSER(!) l’EGLISE, comme… religion d’Etat(!!!), qui ne dit pas son nom ?

Le vivre-ensemble en paix n’est possible que dans la tolérance et le respect de l’autre…différent!

Cela vaut pour les différents…genres/sexualités , bien sûr! (dans le respect d’autrui)

Et les différentes…races(!),  évidemment, et non pas décider de privilégier, sociétalement,  la race blanche !!!

(Illustration: extraite du quotidien « LeDéfi » mauricien.

Extrait du Défi, quotidien de Maurice.jpg

V. Pécresse : »chérissant une activité professionnelle loin du caca des couches » ?

… « Mais cette personne brillante, à l’évidence ambitieuse, chérissant une activité professionnelle loin du caca des couches, capable de reconnaître qu’il demeure des inégalités entre hommes et femmes, est incapable de s’extraire complètement des clichés patriarcaux. De voir que les excréments ne sont pas l’apanage des femmes, que les problèmes «plus compliqués» ne sont pas ceux des hommes. Qu’elle alimente en disant cela l’idée que c’est normal que les femmes s’occupent des enfants.

Et ce faisant, elle me donne le meilleur argument qui soit pour dire que le féminisme est toujours pertinent et qu’il ne se bat pas simplement contre des idiots. Il se bat contre des préjugés si ancrés qu’ils se glissent dans les cerveaux de femmes brillantes. Il se bat contre la servitude volontaire.

La bonne nouvelle est que les batailles, souvent, se gagnent. Comme avec l’homme qui, il y a six mois, m’incitait à prendre du recul sur le féminisme, et qui s’est insurgé ce soir contre les propos de Valérie Pécresse »…(Extrait).

http://www.slate.fr/life/75137/valerie-pecresse-enfants-couches

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« Le féminisme est toujours pertinent et qu’il ne se bat pas simplement contre des idiots. Il se bat contre des préjugés si ancrés qu’ils se glissent dans les cerveaux de femmes brillantes. Il se bat contre la servitude volontaire. »

Pécresse, serait surtout ‘Brillante’ en propositions…sexistes ?

Ce n’est pas la teneur de ses propos que je trouve le plus ‘dingue’, misogynement parlant, mais que des nanas …VOTENT pour elle, et pour  ses propositions sexistes:  à elles les couches, pendant que Chéri se réalise pleinement à l’extérieur,… sans caca/pipi/vomi/hurlement de bébé/soins divers liberticides, etc  !

‘Cocues’ et contentes ? 

On ne dénoncera jamais assez : « la folle passivité de ces êtres tellement conditionnées à être rabaissées qu’elles ne daignent plus le remarquer! »(Istina)   😦

Mais  il est vrai que les ‘conseilleurs’ ne sont pas les payeurs

Et que disposer d’un salaire plus que confortable,  d’une femme de ménage et/ou autre nounou, changerait une burnaoutée- ménagère-à la maison,  ordinaire, en …gagnante* !

Y compris* en une candidate à 500€…le cocktail ?