Une famille ? Oh! ouiiiiii …mais pas à n’importe quel prix!

le bonheur simple comme une famille

…[ » Un slogan proclame :  » la famille (biologique), on n’a rien trouvé de mieux pour la remplacer ». C’est souvent faux. Pour une grande majorité de femmes qui travaillent, elle s’avère être une charge éreintante. Pour des femmes au foyer, elle peut se révéler comme un vase clos et étouffant. C’est souvent aussi, un lieu d’hypocrisies, de compromis frustrants et de concessions à sens unique. Elle est, bien des fois, pour des enfants, le siège de jalousies et de rancœurs intestines, tenaces et destructrices. Elle devient pour des parents, un lieu de violences psychologiques, verbales ou physiques, perpétrées sur eux-mêmes à cause de leur mal-être, ou sur leurs enfants « pour leur bien ».
Il y a mieux pour un adulte : inventer sa propre famille ! Faire le tri dans sa famille bio. Ne garder que ceux et celles qui ne nous détruisent pas, d’une manière ou d’une autre. Pour ne pas passer à côté de sa propre vie, pour la rendre plus sereine, plus riche, plus chaleureuse, plus vivante, plus ouverte sur les autres. Il faut se constituer SA propre tribu. J’ai réussi à construire la mienne.
En ce qui me concerne, ce n’est pas une question de chance. C’est la résultante de trois facteurs essentiels : le rejet de la médiocrité, le refus des compromis « unilatéraux », et une furieuse obstination. Ma tribu est diamantine. Plus solide, plus sûre, plus lumineuse, plus chaleureuse, plus généreuse, tu meurs ! »]…
( Extrait de Tingy Tanàna, le Village des Vagins )

Le prix à « payer » paraît, après coup, souvent exorbitant, pour beaucoup de femmes …
-Pour celles que le compagnon quitte pour une jeunesse.
-Pour celles dont les enfants vivent à l’autre bout de la planète, ou qui sont tout simplement indifférents.
-Pour celles qui disent s’être « sacrifiées » pour leur famille…mais qui en réalité ont occulté, pour diverses raisons, leurs vies à elles .
-Pour celles qui ont cru que leurs familles leur « appartenaient », pour la vie. Occultant les « pièces rapportées », la vie qui « passe », les séparations…la mort.
On DOIT vivre, avant tout pour…SOI ! Les » Autres y trouveront naturellement leur place…SANS occulter la NÔTRE!

Assassins d’enfances…qui " prospèrent" à Mada…et ailleurs !

Assassins d'enfances

Parmi eux se trouvent , peut-être , un ami? un frère?, un père? un mari ?
J’ai lu un article qui racontait que des femmes qui ont découvert que leur compagnons étaient pédophiles, au moins sur Internet, n’ont pas pris leur jambes à leurs cous…
Peut-être parce que ce n’étaient pas leurs enfants à elles qui étaient salis, violés, détruits…

Ceux qui écument Ambatoloaka à Nosy Be, et que j’ai croisés, accompagnés, dans les rues et les restaurants, avaient l’air de « braves » papys…

Mais des consciences, locales, se réveillent : photos envoyées aux autorités françaises et malgaches.

DROIT DE VIE ET DE MORT ! ! !

barreaux
Pastel gras de L.L.

« Clicanoo » du 23 Mai ( Lettre d’information du Journal de l’Île de La Réunion) , nous informe que :
« Patrice Magnier a étranglé sa compagne et l’a abandonnée au pied du lit …puis il est monté sur son « Bateau-ékol », il s’est attaché avec son fils de 2 ans , à une corde lestée d’un parpaing et a plongé….Evelyne avait évoqué une séparation à venir… »
Lui était moniteur de bateau-école; elle, professeur des écoles .

Certains OSENT appeler « cela » , de l’amour !

Il  a tué par haine : je ne suis pas heureux, tu ne le seras pas non plus; même son PROPRE fils, que son statut de père, à défaut de tendresse  , l’obligeait  à protéger !

Dans la même rubrique des faits-divers :

–  Agression sexuelle , à Petite-Île.
–  Un habitant de Saint-Louis  » pique  » son ex- épouse.
–  Un violeur de 18 ans trahi par son ADN , ( violeur en série ).

Ainsi va le monde . A qui le tour ? J’ai déjà donné !


Extrait du « Village des Vagins :
… « 
 Une Américaine de 102 ans, qui fut à la tête de l’une des premières ONG de l’histoire a dit en 2000 :  » je vois que rien n’a changé pour les femmes depuis mon époque. On les bat toujours, on les viole, et personne n’arrive à empêcher cela » ; partout dans le monde !
La chaîne Arte le confirme : en Roumanie, sur 1 500 prisonnières de la prison de Tagsor, 300 avaient tué un mari violent. L’état s’est montré impuissant à les protéger des violences maritales. Elles ont dû tuer pour sauver leur peau !
En France, l’auteur de violences conjugales encourt une peine de trois à cinq ans de prison, assortis d’une amende de 45 000 à 75 000 euros, pour atteintes volontaires à la personne… sur le papier ! En réalité, le policier sermonne un peu, le procureur classe beaucoup et les preuves sont difficiles à constituer. Une chute dans l’escalier, toute seule, est si vite arrivée ! 
 D’ailleurs, le compagnon serait bien bête de ne pas se comporter en « bourreau ». Le magasine Valeurs mutualistes révèle que : « 47°° des femmes soumises à des violences physiques ou verbales répétées, se disent toujours amoureuses de leurs compagnons »…
 

No comment !

J’ai les yeux qui se mouillent de colère impuissante, et je ne peux m’empêcher de leur CRIER :
–  Il n’y a pas de « petits « mauvais traitements!
–  Ne laissez  personne, PERSONNE, vous mal  traiter : insultes, injures, soumission à l’autoritarisme, humiliations, coups, menaces de toutes sortes, viols répétés ( « consentis » pour X raisons ! )…
–  Cela SEMBLE insurmontable, de se SAUVER de cet univers-là; mais le jour où VOUS l’aurez décidé, vous y arriverez ( c’est la démarche dont je suis la plus fière ; même si j’ai honte …d’avoir perdu tant de temps…d’avoir ACCEPTE que l’on me traîne en enfer, même si j’avais de sérieuses  « circonstances atténuantes » !
–  Sauvez-vous, « le reste » suivra ! N’ayez pas peur de vivre « Libre » .  Au début c’est déstabilisant, mais…  je pense à la chanson de Gabin : » je sais qu’on ne sait jamais » , et bien MOI je SAIS  que la liberté de VIVRE  son reste de vie , avec sa PROPRE petite musique intérieure, est une félicité comparable à …rien « d’humain » !  Peut-être à un orgasme cosmique ! ! ! ( Non, je ne sais pas ce que c’est , mais j’imagine … )

Si j’avais continué ma vie merdique, je ne me serais donnée AUCUNE chance de trouver le Bonheur,  la Tendresse et la Paix . .. c’est tellement BON !
D’accord, le prix à payer fut exhorbitant…quelque fois , une amputation est nécessaire pour garder un corps en vie!
 

Un destin de femme…entre autres !

la pleinitude
Pastel gras de L.L.

Des femmes choisissent de ne pas être mères pour de multiples raisons .A raison ! Mais la société exerce une pression sur leur choix; ce n’est pas « normal » de vouloir rester célibataire, de ne pas désirer d’enfant …de résister au formatage .
Elle ferme cependant les yeux sur toutes ces familles où prédominent des violences de toutes sortes…que les enfants « avalent » jour après jour…
Qui a écrit :  » famille je vous hais  » ?

J’aime bien les nanas qui font  » un bébé toute seules » ! Pour celles qui ont connu la sinistre période des filles-mères, c’est une formidable revanche , un pied de nez à la société machiste !
Quelle aberration sociétale a pu laisser croire que la naissance d’un enfant pouvait être une honte…pour sa maman ? Saleté de société ! ! !
Je sais , les religions sont passées par là ! Des religions créées par des …hommes , jaloux de notre pouvoir de donner la vie ; ils se sont ainsi appropriés notre ventre ,en collant leur patronyme sur nos petits… ( tant pis pour le facteur, le plombier et les autres « intervenants »
! )

Sexualité masculine dans "Cosmopolitan" : " En découvrant leurs questions, nous sommes tombées de l’armoire."

bal masqué
Pastel gras de L.L.

Cosmopolitan de mai 2008 :  » 49 questions que se posent les hommes sur le plaisir des femmes ».
Florilège :

Rubrique  » En général » :
 » L’orgasme multiple, ça existe vraiment, ou c’est une légende ? »
J’ai répondu: » C’est un Nirvana puissance infinie, réservé aux femmes. »

Rubrique « Accessoires » :
 » Pourquoi elle me demande d’utiliser un vibro? Je ne fais pas l’affaire ? »
J’ai répondu : » C’est une évidence , non?  »

Rubrique « Détails techniques » :
 » Elles ont beau dire que « ce n’est pas la taille qui compte », je suis persuadé que si. Alors en vrai ? »
J’ai répondu:  » Dans un de mes romans, Pablo se fait castrer pour oublier son pénis, et pour pouvoir se concentrer sur des préliminaires gargantuesques « . Mmmmmmm !!!!
Quand on connaît les prouesses d’un doigt, ou d’une langue …

Rubrique  » Positions et fantaisies « :
« La sodomie, c’est vraiment agréable, pour la femme ? »
J’ai répondu : » Si c’était vrai en général, la question ne serait même pas posée; tant pis pour les tricheuses . »

Rubrique « Zones érogènes » :
 » A part le sexe, quelles sont les zones les plus érogènes, chez la femme ?  »
J’ai répondu : » TOUT, TOUT TOUT, et encore PLUS … »

Rubrique « Savoir-vivre » :
« Les femmes aiment-elles la fessée » ?
J’ai répondu :  » Pourquoi tant de retenue? On ADORE les coups, les injures, les humiliations… »

Rubrique  » Masturbation »
« Est-ce que les femmes se masturbent? »
J’ai répondu :  » Et comment atteindre l’orgasme autrement, la plupart du temps? Tant pis pour les tricheuses!  »

Rubrique « Glurps » :
« Est-ce que les femmes parlent cul entre elles ? »
J’ai répondu :  » Oui; hélas! pour beaucoup de Mâles, imbus de leur soit-disant performances . confortées par de soit-disant gémissements de plaisir. »

Réponses individuelles souhaitées, par Tingy !!!

Femme "caméléon" !

CHAPITRE XIII du roman  » Le Père-Ver  » (épuisé ).

 » Je grimpe l’escalier étroit, flanquée d’un grand carton à dessin. Je n’ai pas le temps de m’asseoir, car déjà, Visage-Pâle m’ouvre la porte.
Il est égal à lui-même. Tout est en ordre, à sa place, sauf moi bien sûr.
– Et alors ?
– J’ai apporté quelques dessins et peintures dis-je en défaisant les nœuds du carton que j’ouvre tout grand par terre. Ce sont des tableaux réalisés depuis une dizaine d’années, mais c’est seulement maintenant que je suis en mesure de leur donner un sens. Je n’ai jamais compris jusqu’ici, pourquoi j’ai peint tous ces nus de femme, « cassés en morceaux et recollés ». Il y en a des dizaines, assis, couchés, de face, de profil, de dos.
Mon enfance chaotique et le rejet renouvelé de mes parents, de la part desquels je n’ai jamais ressenti de tendresse, ont démembré mon ego, qui s’est éparpillé en un puzzle douloureux et compliqué que la peinture a essayé de reconstituer. C’est étrange, je me sens, vide de père et encombrée de mères absentes. Ma famille d’origine restera toujours pour moi, une image virtuelle.
Vous n’imaginerez jamais le plaisir physique et mental qui m’habitait quand je peignais ces nus. Je réparais un corps de femme, le même, cent fois cassé… Regardez, de tableau en tableau, le corps d’abord brisé en morceaux séparés, se réfugie ensuite à l’intérieur d’un œuf puis d’une chrysalide avant de retrouver son intégrité physique et sensuelle.
Je choisis une autre peinture et la montre à Visage-Pâle.
– Tenez, cette drôle de chose a été peinte depuis fort longtemps, mais c’est dans le courant de la semaine que j’ai décodé le rébus. Je sais depuis, que c’est un autoportrait !
Le tableau en question représente une sorte de profil rond, sans nez ni oreilles, avec un œil entier et immense, une demi-bouche de poisson et huit piquants en guise de chevelure. Un long spaghetti tient lieu de corps, coupé en deux points par un sac de nœuds et terminé par une unique patte d’oiseau à cinq doigts, maintenant l’ensemble en déséquilibre.
Visage-Pâle m’écoute poliment. J’ai l’impression qu’il s’ennuie un peu, beaucoup, à la folie.
Je referme mon carton et ma bouche itou. Je ne suis pas prête à recommencer. Mais qu’est-ce que j’espérais au juste ?
– Oui, tu t’attendais à quoi, hein ? reprend Ella en écho.
Je décide de parler dans ma tête, laissant le champ libre à Visage-Pâle, de s’octroyer une petite divagation.
J’ai passé la semaine écoulée à essayer de me trouver un
Nom. Je pensais appréhender ainsi, un brin ténu de l’écheveau complexe de mon identité.
Tel nom évoque des produits de luxe, tel autre un fromage fameux, eh bien, le nom que je me choisirai m’évoquera, MOI. Il sera l’image de ma personnalité. Une chose est sûre : je ne veux plus m’appeler comme M. Hef.
Jusque-là, j’avais signé tous mes tableaux de mon nom de jeune fille, que j’avais gardé même après avoir épousé Ekseption.
Fatiguée de tourner en rond, à la recherche d’un nom, je décidais de lui demander son avis, et lui en énumérais quelques-uns.
– Lequel préférez-vous ? lui demandais-je.
– Pourquoi ne choisiriez-vous pas un nom identique au nôtre ? répondit-il. J’y vois deux avantages. Tout d’abord, les enfants seraient sûrement heureux de s’appeler comme vous, surtout lorsque vous deviendrez un peintre célèbre, dit malicieusement Ekseption. Pour ma part, je serais très honoré de voir un nom identique au mien figurer au bas de vos tableaux, que j’aime beaucoup.
– Ah non ! dis-je. Il me faudrait encore changer de nom, si on devait divorcer un jour.
– Quelle drôle d’idée ! vous pourrez garder ce nom, tout le temps qu’il vous plaira. Je ne vous intenterai pas de procès, c’est promis : croix de bois, croix de fer… Ce serait marrant si les enfants et moi nous portions le même nom que vous.
Son discours m’a fait sourire.
– Pourquoi pas finalement ? avais-je conclu.
Dès le lendemain et les jours suivants, j’ai effacé le nom de M. Hef de tous mes tableaux et j’ai inscrit à la place le nom que je m’étais donnée.
J’avais l’étrange impression d’accoucher de moi !
Il doit y avoir un bon moment que j’ai quitté le cabinet de Visage-Pâle. La nuit tombe et je roule sous une pluie rafraîchissante qui fait naître de la route une brume légère et tiède, à la senteur goudronnée. »