Pour tenter d’échapper à la misère…

Piliers de vies(Pointez souris pour légende)

[ Émigration à Madagascar : Un corps rapatrié du Liban

La dépouille mortelle d’une jeune malgache ayant travaillé au Liban a été rapatriée au pays, mercredi. (par Stephane Solofonandrasan).

Le corps sans vie de Nivo, une jeune malgache âgée de 23 ans et mère d’un enfant âgé de trois ans ayant travaillé au Liban a été rapatrié à Madagascar, la nuit du mercredi après une longue attente. Un anévrisme congénital serait à l’origine de sa mort. Ses proches contestent farouchement cette thèse.

En outre six autres jeunes filles immigrées dans ce pays ont également débarqué à l’aéroport d’Ivato. Elles ont accompagné la dépouille mortelle de la défunte. L’une d’elles serait en état de démence suite aux problèmes de maltraitance. Aucune d’elles ne veut retourner dans ce pays du Proche-Orient. Le côté malgache a fermement condamné les préjudices subis par ses ressortissantes. Elles affirment également que beaucoup d’immigrées malgaches sont écrouées dans les prisons libanaises.

« J’ai du mal à croire que ma fille soit morte de cette maladie. Elle était toujours en pleine forme et ne s’est jamais plainte de maux de tête », déclare la mère de Nivo. Elle n’a pu cacher son indignation devant les caméras des journalistes et les membres de la famille éplorés par la disparition de la jeune fille.

Sang malgache

« Je me suis opposée à son départ mais elle n’a pas voulu écouter mes conseils. J’étais placée devant le fait accompli », regrette la mère de la défunte.

« Que l’immigration au Liban prenne fin », s’insurge Nadine Ramaroson, ministre de la Population et de la protection sociale, présente à Ivato mercredi soir. « Je me demande si les personnes qui insistent sur l’envoi des jeunes malgaches dans ce pays peuvent encore prétendre avoir du sang malgache dans leurs veines », ajoute-t-elle. Nadine Ramaroson se veut se montrer ferme envers les agences qui se chargent de l’envoi des jeunes malgaches au Liban. « Beaucoup d’agences osent demander au chef du gouvernement de reprendre la traite de personnes, pourtant condamnée par les normes internationales. Ce qui est étonnant c’est que certaines agences trouvent le moyen d’envoyer leurs clients au Liban en transitant dans une île de l’Océan indien et ce, en dépit de l’interdiction faite par Madagascar », a-t-elle martelé.

« Il faut impérativement appliquer le protocole de Palerme relatif à la traite des personnes, dont Madagascar est signataire », lance Jeannoda Randimbiarison, présidente du syndicat des professionnels diplômés en travail social.]
Source L’Express de Madagascar- 29 juin 2010.

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Salaire de base à Mada : 30 euros, soit UN euro par jour pour faire vivre une famille.

Pour certains même pas, car DES employeurs …Malgaches, rognent encore dessus !

Les employés acceptent car une foule attend au « portillon »…

Ces profiteurs de misère, j’en connais: de « bons » chrétiens

Si, si…

La femme malgache…

 » Le code de la nationalité ne permet pas à la femme mariée à un étranger de transmettre sa nationalité à son enfant. Une demande de nationalité doit alors être adressée aux autorités afin que l’enfant puisse acquérir la nationalité malagasy – ou de naturalisation lorsqu’il a atteint l’âge adulte. De plus, si une femme malgache quitte le pays après son mariage avec un étranger, elle risque de perdre sa nationalité (article 47 du code de la nationalité), ce qui n’est pas le cas pour un homme malgache marié avec une femme étrangère et qui quitterait le pays. Enfin, la femme malgache mariée à un étranger ne peut pas lui transmettre sa nationalité alors que l’article 22 du code de la nationalité prévoit une telle procédure pour la femme étrangère mariée à un homme malgache – ce qui se fait d’office lorsqu’elle est apatride.
Ces dispositions reflètent la conviction d’une certaine primauté du mari sur l’épouse – ou tout simplement de l’homme sur la femme. Ceci réduit à néant l’article 8 de la Constitution et est contraire à l’esprit des articles 3, 23 et 26 du la PIDCP.

…Comme indiqué par le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP),
« Parmi les causes du déséquilibre, on relève le faible niveau d’instruction des femmes, les facteurs socioculturels qui déterminent la place de l’homme et de la femme, les rapports entre les genres en terme de pouvoir de décision, de responsabilité, d’accès aux ressources et de leur contrôle. Au titre de l’éducation, les disparités de niveau d’instruction entre hommes et femmes sont significatives. En 1998, le taux d’alphabétisation était de 47,7% pour les femmes et 55,6% pour les hommes. Tous ces facteurs ont un impact négatif sur le respect des droits et de l’autonomisation de la femme et de la jeune fille. »
Le statut privilégié du mari serait la principale source d’inégalité entre les sexes, non seulement au sein des familles mais aussi au niveau d’autres institutions. Il crée des conditions psychologiques de soumission des femmes dans la société, qui entraînent des obstacles à la participation des femmes à la vie politique et économique.

…Coutumes et traditions discriminatoires
Si l’Etat souligne que le poids des traditions constitue un obstacle majeur à l’amélioration des conditions de la femme, mais il n’a pas expliqué, dans son rapport, les mesures prises pour faire « en sorte que les attitudes traditionnelles, historiques, religieuses ou culturelles ne servent pas à justifier les violations du droit des femmes à l?égalité devant la loi et à la jouissance sur un pied d?égalité de tous les droits énoncés dans le Pacte. »
Dans certains groupes, par exemple chez les Bara et les Antandroy, la femme est placée sous un régime fondamentalement patriarcal ; les hommes peuvent répudier leur compagne sousréserve d’offrir une compensation matérielle, la situation des femmes veuves et stériles y est particulièrement difficile.
De plus, la pratique du mariage forcé est courante dans certaines régions de Madagascar. Le refus est menacé de représailles ou de bannissement du caveau familial. En cas de mariage hors clanique, le caveau familial est interdit à la belle fille.
La polygamie, bien qu’interdite dans le code pénal malgache, est également assez courante.
Elle serait même institutionnalisée chez les Mahafaly et les Antandroy.
Comme signalé plus haut, dans certaines régions, telles que le Sud et le Sud-est, les fils héritent du père à la place de la mère.4 Une femme sans enfant n’a donc droit à aucun héritage en cas de décès du mari. Dans de telles conditions, les garçons ont aussi plus de chance de pouvoir suivre des études.
Le statut inférieur de la femme et de la fille dans la famille les rend plus sujettes aux violences par la communauté où elles vivent. Même mariée, elle est toujours vulnérable si elle ne s’intègre pas parfaitement dans la communauté de son mari.
Les pratiques culturelles et traditionnelles demeurent donc des obstacles à la mise en oeuvre de toute législation ou politique en faveur de la promotion du genre.

…L’avortement est interdit et sévèrement puni par la loi malgache – et il est inexcusable, même en cas de danger pour la santé de la mère ou de l’enfant, ou en cas de viol :
Art. 317 du Code pénal – (Ord. 60-161 du 03.10.60)
« Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manoeuvres, violences ou par tout autre moyen, aura procuré ou tenté de procurer l’avortement d’une femme enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 90 000 francs à 1 800 000 francs.
L’emprisonnement sera de cinq ans à dix ans et l’amende de 900 000 francs à 3 600 000 francs s’il est établi que le coupable s’est livré habituellement aux actes visés au paragraphe précédent.
Sera punie d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 18 000 francs à 360 000 francs la femme qui se sera procuré l’avortement à elle-même ou aura tenté de se le procurer, ou qui aura consenti à faire usage des moyens à elle indiqués ou administrés à cet effet. »
Or, lors de la mission de l’OMCT réalisée en février 2007 à Madagascar, toute femme
interrogée sur cette pratique a affirmé soit connaître quelqu’un qui a eu recours à
l’avortement, soit y avoir elle-même eu recours, parfois à plusieurs reprises. L’une des principales causes avancées était le refus de nombreux maris ou conjoints à ce que la femme ait accès à des moyens de contraception par crainte que cela ne favorise un comportement adultérin. Cela a comme conséquence un grave danger pour la santé des femmes qui y ont recours dans des conditions très inappropriées.
Atteintes à l’intégrité physique : la violence a l’égard des femmes
Nous déplorons le fait que l’Etat ne traite pas dans son rapport du problème de la violence perpétrée à l’égard des femmes et des fillettes. En effet, il s’agit d’un sujet tabou dans la société malgache, d’où cette omission et le manque de mesures pour faire état de l’étendue du problème et pour y apporter des réponses.

LEGISLATION
1. Les violences sexuelles
L’article 332 du Code pénal (modifié par la Loi n° 2000-021 du 30.11. 00) punit sévèrement aussi bien le viol que la tentative de viol et l’attentat à la pudeur:
« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.
Le viol est puni des travaux forcés à temps s’il a été commis sur la personne d’un enfant au dessous de l’âge de quinze ans accomplis ou sur une femme en état de grossesse apparente ou connue de l’auteur.
Dans les autres cas, le viol ou la tentative de viol sera puni de cinq à dix ans d’emprisonnement.
Quiconque aura commis un attentat à la pudeur, consommé ou tenté avec violence contre un enfant audessous de l’âge de quinze ans ou contre une femme en état de grossesse apparente ou connue de l’auteur sera puni des travaux forcés à temps sera puni des travaux forcés à temps.
Dans les autres cas, la peine sera de deux à cinq ans d’emprisonnement. »
L’inceste est également sévèrement puni dans l’article 333 du Code pénal (Ord 62-013 du
10.08.62)
« Si les coupables sont les ascendants de la personne sur laquelle a été commis l’attentat, s’ils sont de la classe de ceux qui ont autorité sur elle, s’ils sont ses instituteurs ou ses serviteurs à gages, ou serviteurs à gages des personnes ci-dessus désignées, s’ils sont fonctionnaires ou ministres d’un culte, ou si le coupable, quel qu’il soit, a été aidé dans son crime par une ou plusieurs personnes, la peine sera celle des travaux forcés à perpétuité dans le cas prévu à l’alinéa premier de l’article 332, celle des travaux forcés à temps dans le cas prévus à l’alinéa
premier de l’article 331, à l’alinéa 3 de l’article 332, celle de cinq à dix ans d’emprisonnement, dans les cas prévus aux alinéas 3 de l’article 331 et 4 de l’article 332. »
D’autres formes de rapport sexuel contraint sont prévues et punies dans l’article 333 bis (Loin° 2000-021 du 30.11 00) du Code pénal :
« Quiconque aura subordonné l’accomplissement d’un service ou d’un acte relevant de sa fonction à l’obtention de faveurs de nature sexuelle ou qui exige à une personne des faveurs de même nature avant de lui faire obtenir, soit pour elle même, soit pour autrui un emploi, une promotion, une récompense, une décoration,
un avantage quelconque ou une décision favorable sera puni d’un emprisonnemnt de un à trois ans et d’une amende de 5 000 000 à 20 000 000 de francs.
Quiconque aura usé de menace de sanctions, de sanctions effectives ou de pressions graves pour amener une personne placée sous son autorité à lui consentir des faveurs de nature sexuelle ou pour se venger de celle qui lui aura refusé de telles faveurs sera puni de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 10 000000 à 50 000 000 de francs. »
Nous déplorons le fait que le viol conjugal ne soit pas prévu de manière explicite dans le code pénal.

Violence domestique
Selon une étude publiée en 2003 par le gouvernement malgache et les Nations Unies, 20%
des femmes seraient victimes d’abus commis par leurs conjoints.7

Source : » La Violence contre les Femmes à Madagascar »-
Rapport sur la mise en oeuvre du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.

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La violence contre les femmes est hélas présente partout dans le monde

Etranger…Viols…Et non-lieu !!!

Cas recueilli par le Centre MIFOHAZA à Antananarivo.
 » Le nommé Jean Robert Estime avec la connivence du père biologique, M. Jacquot RAZAFINDRAKOTO, a violé une petite fille de 6 ans.
Le père avait demandé le 14 septembre 2002 à la grand-mère biologique de la petite fille de s’en occuper. La garde provisoire a été accordée à la grand-mère le 14 octobre 2002 par le juge des enfants, mais les week-ends une femme nommée Annik venait la chercher pour rendre visite à son père.
Il s’est avéré que  » A l’âge de 6 ans, Gabriella Rita RAZAFINDRAKOTONAVALONA, orpheline de mère, était violée à répétition par un homme étranger la suite que la fillette était emmenée non pas chez son père, mais chez M. Jean Robert Estime, tel qu’elle l’a raconté à sa grand-mère quelques mois plus tard. Selon une expertise faite par le médecin chef de l’Hôpital militaire de Soavinandriana, le Colonel RANDRIAMBOLOLONA, vers mars 2003, la fillette avait subi des viols à répétition et présentait une « vulve béante et un relâchement du sphincter anal ». Le juge des enfants a suspendu le droit de visite au père dans une ordonnance du 20 mai 2003. L’affaire, qui avait été portée à la connaissance de la Police des Moeurs et de la Protection des Mineurs de Tsalaralalana, a fait l’objet d’un non-lieu prononcé en 2005 par la Cour d’appel »…

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…Application des textes de loi
La loi du 25 janvier 1999 ainsi que la loi n° 2000-21 du 28 novembre 2000 portant Code pénal punissent sévèrement le proxénétisme, le viol, les coups et les blessures sur les femmes.
Cependant, les peines prévues par les textes sont rarement et mollement appliquées et pas suffisamment dissuasives pour éradiquer le phénomène.
Dans bien de cas, par méconnaissance des textes en vigueur ou à cause des tabous qui
entourent la violence conjugale et familiale, les victimes n’osent pas porter plainte.
Lorsqu’elles le font, c’est au niveau de l’autorité traditionnelle du quartier, le chef du Fokontany, qui applique le droit coutumier qui permet à la femme de quitter le domicile conjugal pendant quelque temps. Cependant le mari a le droit de faire revenir son épouse lorsqu’il le souhaite. Ce droit coutumier a été consacré dans la loi sur le mariage (ordonnance n°62-089) dont l’article 55 stipule que « pour des motifs graves, la femme peut quitter temporairement le domicile conjugal dans les formes et conditions prévues par la coutume. »
Il n’est donc pas question d’éloigner un mari violent, ou de le priver de la garde des enfants, d’autant plus que les femmes ne demandent en aucun cas le divorce – la femme divorcée ou mère célibataire est souvent rejetée par la société malgache, commençant par sa propre famille. De plus, il n’existe pas de centre d’accueil pour femmes battues et aucun texte de loi n’en prévoit la création.
Les standards internationaux sur l’éthique de la profession de la magistrature imposent aux membres de la magistrature de se saisir d’office en cas d’infractions relatives aux violences à l’égard des femmes. Cela n’est pas encore le cas à Madagascar.
Presque quotidiennement, les revues de presse relatent des faits de violence à l’égard des femmes, tels que meurtre avec découpage du corps, viol, inceste, coups et blessures. Il y a notamment recrudescence de viol de mineurs sur des filles mineures (voir article du 30 mars
2006 dans la Midi Magasikara, p.7, en annexe)…

Source : La Violence contre les Femmes à Madagascar
Rapport sur la mise en oeuvre du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.

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A la suivante !

Il y a des LOIS

Mais il y a aussi la corruption

Et des pourris chez les « braves pères de famille » et les « respectables » papys

Comme chez des gens chargés de faire respecter la loi

Mada: wait and see …

L’Express de madagascar- 20novembre 2010

 » Le chef d’état-major de l’armée privilégie les discussions avec les officiers retranchés à la BANI pour éviter les affrontements militaires »…

 » Des bombes incendiaires ont été lancées à Anosy et à Ambohijatovo-ambony hier. Un membre du CST a été pris pour cible.

L’attentat à la bombe incendiaire devient monnaie courante, du moins dans la capitale. Hier, deux véhicules en ont fait les frais à Anosy et à Ambohijatovo-ambony »…

…  » Le gouvernement a invité hier les civils habitants dans la caserne de la BANI et la population environnante à quitter les lieux momentanément. L’annonce a été faite avant la venue du général André Ndriarijaona pour discuter avec les officiers retranchés dans la caserne.

Ce qui a provoqué une certaine panique parmi la population civile et les écoles ainsi que les magasins ont été fermés, à la suite de l’appel.

Toutefois, les badauds et certains partisans des mouvances des trois anciens présidents n’ont pas voulu rater une hypothétique opération armée et ils ont été dispersés par du gaz lacrymogène. Le général André Ndriarijaona a présenté cette décision comme une mesure préventive. Il a jugé indispensable l’initiative « pour éviter d’éventuels incidents ».
Iloniaina Alain

Tentative de coup d’état à Mada ?

Vendredi 19 novembre.
l’Express de Madagascar :

Transport aérien : l’armée quadrille l’aéroport d’Ivato.
 » Un dispositif de sécurité important est mis en place dans et aux alentours de l’aéroport d’Ivato. Les arrivées et départs d’avions continuent normalement.

Effervescence inhabituelle ,hier à l’aéroport international d’Ivato. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) a décidé d’interpeller les militaires pour renforcer la surêté de l’infrastructure et sécuriser le bon fonctionnement des vols. Des éléments du Groupe d’intervention spéciale de la gendarmerie (GSIS) lourdement armés, ont été aperçus dans plusieurs endroits stratégiques de l’aéroport. Cette situation a entraîné une certaine panique chez les passagers et le personnel des différentes sociétés en service à Ivato. Mais tous les vols internationaux, régionaux et nationaux se sont déroulés normalement. « …

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… » Le pays est plongé dans une grave crise politique depuis décembre 2008, au moment où Andry Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo, avait mené une fronde contre le très impopulaire président Marc Ravalomanana. Sous la pression militaire et populaire, ce dernier avait fini par remettre le pouvoir à un directoire militaire, en mars 2009, qui l’avait ensuite confié à Andry Rajoelina…

Le mécontentement des Malgaches est accentué par un taux de chômage croissant et une situation économique catastrophique. Le pays, l’un des plus pauvres du monde, s’enfonce dans une crise économique persistante depuis que les bailleurs de fonds (Union européenne, France, Etats-Unis, ONU…) ont suspendu leur aide, après la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina en 2009…

Il y a une très grande lassitude chez les Malgaches, rapporte Franck Ramarosaona. Je crains une nouvelle crise, aussi violente que celle de 2002 [qui avait fait une centaine de morts lors des émeutes qui avaient éclaté au moment de la présidentielle] ».
Source France24

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« Alors que les Malgaches sont appelés à voter, des officiers affirment avoir pris le pouvoir.

La situation politique s’est tendue sur l’île de Madagascar mercredi, alors que ses habitants sont appelés à s’exprimer via un référendum sur la nouvelle Constitution.

Une mutinerie d’officiers
Un groupe d’officiers a ainsi affirmé mercredi avoir renversé le régime d’Andry Rajoelina dans l’après-midi. « A partir de maintenant, toutes les institutions existantes sont suspendues, et c’est un comité militaire qui va gérer les affaires du pays », a affirmé le général Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées limogé le 7 avril dernier, et à la tête de cette mutinerie.

Accompagné d’une vingtaine de soldats, il s’est exprimé depuis un camp militaire proche de l’aéroport d’Antananarivo, à une quinzaine de kilomètres de la capitale Antananarivo. »
Source Europe1.fr avec AFP – Publié le 17 novembre 2010.

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Tout peut arriver lors d’un voyage, même un coup d’état 😉 !

Les nouvelles qui circulaient à Ambatoloaka, ce midi:

Ces militaires se seraient retranchés dans la caserne située près de l’aéroport de Tananarive et le gouvernement malgache aurait demandé d’évacuer les femmes, les enfants et les employés de la base…

Les touristes espèrent que l’aéroport proche ne sera pas « touché » par ces évènements

"Parole fragile ou farce"…

José Mário Rodrigues*

Je suis celui qui a besoin de la parole
surtout de celle qui entre des nuages et des doutes
devient muette.

Je suis celui qui a besoin
d’écouter le son
retenu
dans l’espace qui va de mon corps
à ton corps

Je suis celui qui est venu de la montagne
Même sans être jamais allé à la montagne
Entre aller et venir
il y a une distance à peine imaginaire

De temps en temps
se répète en moi
l’abime qui nous construisons pour nous condamner
et même comme ça
je suis celui qui a besoin de la parole
fragile ou farce
du son qui me fouette et m’embrase.

bouquet pour ma Princesse

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… » je suis celle qui a besoin de la parole
fragile ou farce
du son qui me fouette et m’embrase  »

Merci Princesse…

PS- * Poète brésilien – Com d’une amie/blog

Le tourisme sexuel…

« Tourisme sexuel

Vidéo spot TV de l’ACPE:

 » Les touristes qui se permettent de transgresser la morale et les lois de leur pays à l’étranger n’ont pas de profil type mais forment quand même un groupe, fût-il hétérogène. Ils profitent d’un voyage à l’étranger pour accomplir leurs fantasmes. On connaît les alibis que donnent ces amateurs de plaisirs exotiques tarifés :  » Là-bas, ce n’est pas pareil : ils nous aiment vraiment.  » Ou bien :  » Chez eux, la sexualité est une chose naturelle.  » Et encore :  » Grâce à nous, ils mangent à leur faim.  » Tristes justifications… surtout lorsque l’on sait que, la plupart du temps, ils ne se soucient pas de savoir si la personne qu’ils s’offrent est majeure ou non, consentante ou pas. Parfois même ils profitent de l’absence de législation protégeant les mineurs dans le pays.
Évidemment, tourisme sexuel et pédophilie ne sont pas synonymes mais, dans un pays en voie de développement, les touristes sexuels s’adonnent souvent à des relations sexuelles avec des adolescents ou des enfants. On parvient toutefois à distinguer 2 types de clients :

Le touriste sexuel  » occasionnel  » : un quidam
Premier lieu commun qui se révèle faux : les amateurs de tourisme sexuel ne sont pas uniquement des personnes ayant des pratiques sexuelles  » déviantes  » en temps normal ; hommes, femmes (4 % des clients), parfois couples, d’apparence « bien sous tous rapports » se paient du bon temps sans honte. Ces touristes, d’un genre bien particulier, sont souvent des quidams qui, le temps d’un voyage, se laissent tenter par une offre appétissante et très bon marché. Ils profitent d’une opportunité qui leur est proposée et qu’ils ne rechercheraient sans doute pas dans leur propre pays. Nombreux, aussi, sont ceux qui se laissent tenter après avoir abusé d’une boisson alcoolisée ou lorsqu’ils sont sous l’emprise d’une drogue.
Concernant leur profil, Le Nouvel Observateur publiait en août 2000 une étude menée par Scotland Yard. La clientèle est composée à 96% d’hommes, 73% étant de race blanche, 75% mariés et 91% se disant croyants ( !). Ils ont souvent un métier respectable et parfois même des enfants pour lesquels ils sont de bons pères. Bref, monsieur-tout-le-monde à la recherche de nouveaux plaisirs, qui se croit tout permis tant il est puissant grâce à son argent.

Le touriste sexuel  » assidu  » : un pédophile régressif
Dans les pays du tiers monde, certains touristes ont des relations sexuelles avec des enfants. Ce type de clients, plus nombreux qu’on peut le penser, est composé de pédophiles dits régressifs dans la mesure où ils ne s’intéressent pas habituellement aux enfants. Ils y arrivent à un moment donné de leur vie où leur activité sexuelle ne les comble plus et où ils cherchent à la pimenter du goût de l’interdit. Par dessus tout, ce qui pousse ces hommes à profiter de personnes très jeunes, c’est la quasi-assurance d’être protégé contre le sida (ce qui est faux : voir plus haut) et le besoin d’exercer une domination sexuelle. Diverses raisons à cela, notamment afin d’augmenter une capacité érectile défaillante, expliquait la psychosomaticienne Suzanne Képès au Nouvel Observateur.
Parmi ces pédophiles, 10 % seulement (toujours selon Le Nouvel Observateur) le sont habituellement, voyageant à seule fin d’avoir des relations sexuelles avec des mineurs non pubères. Le reste des clients d’enfants prostitués sont des pédophiles locaux ; en Asie, les relations sexuelles avec des enfants seraient en effet une preuve de virilité prisée.

Bien que l’on puisse clairement distinguer ces deux types de clients, tous profitent et abusent de la faiblesse morale et financière de leurs victimes. Avec l’argent, ils s’offrent en effet des êtres qu’ils ne pourraient obtenir dans leur pays. Ils franchissent les frontières, ils franchissent les limites…  »
Source Routard.

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Article paru dans l’Express de Madagascar http://www.lexpressmada.com
Date : 30 avril 2010
Auteur : Stephane Solofonandrasana

« La lutte contre le tourisme sexuel est un combat de longue haleine. Beaucoup d’auteurs de ce crime échappent à la justice malgache.
Des efforts restent à faire. Les auteurs du tourisme sexuel bénéficient encore de l’impunité. Aucun n’a encore été arrêté, malgré les efforts déployés depuis des années. Le gouvernement malgache entend intensifier la lutte, par l’application de la loi et les conventions, dont celle signée à Paris en mars 2010 « …

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Sur TF1 l’émission de reportages « Enquêtes et révélations » a diffusé :
« Madagascar : enquête sur le scandale du tourisme sexuel français » :

 » Ile paradisiaque, Madagascar accueille chaque année 400 000 touristes, dont une majorité de Français, amoureux de plongée, de nature préservée, et désireux de découvrir un écosystème unique au monde. Mais c’est aussi une île rongée par la misère, classée avant-dernier pays le plus pauvre au monde par la Banque mondiale, et devenue une destination prisée des touristes sexuels. Ainsi, à Nosy Be, îlot de rêve situé au nord de Madagascar, des milliers de Français débarquent chaque année dans l’unique but de profiter de jeunes filles qui vendent leur corps moyennant quelques euros. Comment est-ce possible ? Pourquoi les autorités ferment-elles les yeux ? L’équipe a recueilli le témoignage de quelques touristes et de jeunes Malgaches, poussées par la misère à se prostituer pour trois fois rien, dans un silence général aberrant.  »

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« Avec l’argent, ils s’offrent en effet des êtres qu’ils ne pourraient obtenir dans leur pays. Ils franchissent les frontières, ils franchissent les limites…  »

De braves « pères de famille » et de « respectables » grands-pères, s’achètent de la viande à sexe, sans AUCUNS remords …

A vomir !

PS- Et nous serions mortes d’envie -d’après Freud- de posséder un tel engin à la place de notre super « minou » capable de donner la vie ?

lien – http://www.youtube.com/watch?v=mYolqxmAMkk&feature=player_embedded

L’art "Zafimaniry", le valiha, le papier "Antemoro"…

La langue malgache :

 » Poétique et musicale, le malgache serait issu du Maanjan, langue indonésienne parlée prés de Bornéo. De nombreux mots d’origine bantoue entrent dons la composition de termes concernant l’élevage.
L’arabe s’est également infiltré dans cette langue, les mots sont souvent très longs, le français, très utilisé pendant la période coloniale, reste toujours très répandu.

L’ArtisanatQue ce soient les objets usuels de la vie de tous les jours, mais aussi les jeux, les instruments de musique ou les objets ornementaux à caractère sacré ou artistique, l’artisanat malgache est riche en matières naturelles… La faculté de tirer parti de son environnement y a engendré une multitude d’objets aux formes et aux couleurs originales. Aujourd’hui le phénomène mondial du retour à la nature et aux matériaux authentiques place Madagascar parmi les pays à fort potentiel artisanal.

Le papier  » Antemoro « 
C’est un papier fabriqué selon les anciens procédés « Antemoro » redécouvert au début du siècle par Pierre Mathieu qui avait créé une entreprise à Ambalavao, toujours en fonctionnement. Entièrement réalisé à la main et séché « au clair de lune », le papier est de couleur blanc écru. Relativement épais et granuleux, on y incruste parfois des fleurs séchées très décoratives. Son utilisation couvre la reliure, les papiers à lettres, enveloppes, les abats jours, la tapisserie.

L’art  » Zafimaniry « 
Cet art est lié au groupe ethnique « Zafimaniry » qui vit dans une région de forêts, au sud-est d’Ambositra. Réputés pour leur travail sur bois, les Zafimaniry réalisent traditionnellement de nombreux objets usuels comme des coffres en bois sculptés, des boîtes à miel, leurs cases et volets ouvragés, sarbacanes, etc. Ambositra, petite ville où se sont implantées depuis le début du siècle des missions religieuses ont favorisé l’émergence d’un artisanat plus commercial avec la production en atelier de statuettes, jeux d’échecs, meubles et autres sculptures sur bois.

Les objets en fer-blanc
Le métier de ferblantier a chez nous malheureusement disparu ? Pourtant à Madagascar, au vu des besoins locaux, la récupération et la transformation est intégré dans l’économie. Une pléiade d’objets sont fabriqués à partir de tôles de récupération, et de boîtes de conserves. Arrosoirs, gobelets, bidons, becs serveurs, mais aussi, jouets, maquettes, qui reproduisent les taxis-brousse locaux, jeep et autres automobiles et motos.

Les instruments de musique
De nombreux instruments traditionnels sont encore utilisés au cours des fêtes et cérémonies. Ils sont fabriqués essentiellement à partir de cuirs, bois, bambous. On peut citer le Valiha, instrument à corde composé d’un corps en bambou et de multiples cordes tendues autour du corps. Les nombreux modèles de tambours, de cithares et autres flûtes. Des « djembé » de qualité sont fabriqués localement par des spécialistes des percussions.

Les vanneries
Une multitude d’objets utilitaires sont fabriqués dans toute l’île à partir de fibres végétales, tels le raphia, le jonc, les palmes de « satrana » (palmier) ou de cocotier. Les utilisations pratiques ne manquent pas, parmi lesquelles on peut citer les couvertures de toiture, les cloisons d’habitation, les chapeaux, les paniers, les nattes de toutes couleurs et de toutes formes, etc.

Les pierres
Le sous-sol de la Grande Ile renferme de nombreux minéraux et leur exploitation reste en grande partie artisanale. Les lapidaires transforment les blocs de pierres brutes provenant de la « brousse » en de nombreux objets décoratifs. Boules, cendriers, œufs polis ou bien tranches de bois silicifiés. L’exportation des pierres est soumise à une autorisation préalable délivrée par le ministère compétent
La liste des produits artisanaux malgaches est très longue, mais on peut citer également : Les batiks et la peinture sur soie, les broderies sur tissus (nappes, rideaux, etc) Les parasols et les ombrelles, etc

Arts
A Madagascar ,l’art est pratiqué au quotidien, aussi bien en littérature que dans les arts plastiques ou la musique; la littérature orale, comme les contes et légendes qui expriment les mythes sur lesquels reposent tout un système de valeurs et de croyances qui ont franchi les siècles, a un aspect éducatif et moral centré sur le
fondement de la société malgache, notamment sur le respect des ancêtres. Vous trouverez des galeries de peinture à Antananarivo qui seront certainement vous séduire de par le talent des artistes qui exposent leurs œuvre (demander la galerie L’Atelier ).

Musique et chansons
La musique traditionnelle est le  » Hiragasy’, des disques de chansons populaires très belles et très agréables pour l’étranger, avant de partir vous pouvez déjà passé par le rayon Fnac de votre ville (Justin Vali, Ninie Doniah, Poopy, Henri Ratsimbazafa …), à Madagascar, dans les grands magasins à Tana ou sur les marchés à de très bons prix.
Au niveau instrumental, on trouve également plus de 150 instruments de musique différents, essentiellement à corde, le plus connu est le  » Valiha « , Valihavolo :guitare sur tuyau, vahila vero :guitare en radeau, Jejilava : Arc musical, Jeji :guitare sur bâton , rorovary : guitare sur caisse, Raloba : Hochet en radeau, Kaiamba : Hochet à 2 nœuds , Aponga tapaka : Tambourin coupé , et les djembe : tambourins creusés dans le bois dont on a recouvert le dessus d’une peau de zébu tendue. »

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le valiha ?

L’ambassadeur de la vali

 » Sa rencontre avec le musicien producteur iranien Sir Ali dans la capitale française lui offre sa première opportunité discographique : « Rambala ». Il y conjugue tous les styles de l’île tout en mettant en valeur « l’âme » de chacun, une promesse faite à ses aïeux. On y trouve par exemple « Izahay Sy Malala », une valse malgache qui évoque un roi du XVIIIè siècle. Ce dernier, le premier pianiste de l’île (l’instrument fut offert par la Reine d’Angleterre) rassembla diverses traditions vocales de l’île et créa les premières fusions euro-malagaches. « Vaqu’sauv » est une forme de rap très ancien utilisant le kabossy/ « Dada be » mêle vali et guitare acoustique , valorise le salegy et privilégie les styles de Toamasina et Antananarivo.
L’année 1991 le révèle à un public français plus large : outre sa participation au Mela de Bordeaux, il anime au sein du festival Africolor de St Denis trois formations et fait un duo avec Emeline Michel, une chanteuse haïtienne aux accents jazzy. Passionné de fusion, Justin Vali travaille également avec des musiciens comoriens, le joueur de luth Mohamed Khan et l’anglaise Kate Bush. Son « Justin Vali Trio » acoustique et très swing avec Tao Ravao (kabosse) et Dudu (guitare et voix) remporte un franc succès aux Etats-Unis, au Canada et au Japon en 1992. »
Nago Seck.