" Plus grand que l’amour est le temps"…

Petites soeurs de coeur

Le Portrait

Le portrait ne dit plus
bonjour
ni peut-être bonne nuit
des rêves légers
jusqu’au point du jour

non il ne dit rien
il n’est qu’un portrait
où au lieu d’un regard pensant
se couche impunie
la poussière des jours

et celui qui en ayant de l’excessif attrait
por le voir et l’écouter
se perdait dans la folie
ne s’y reconnaît plus aujourd’hui

Plus grand que l’amour est le temps

(Margarida Finkel)

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 » Plus grand que l’amour est le temps »…

C’est une phrase terriblement belle

Mon âme a frissonné…

Merci Princessa miaMerci Princesse

Ecoute avec moi, Princesse :
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Le Parc de l’Ankarana…

 » Le parc d’Ankarana s’étend sur 18 225 ha…Grottes de stalactites et stalagmites, lac sacré, crocodiles, la plus petite et la plus grande chauve- souris du monde, Tsingy…

La faune

Les inventaires ont recensé 60 espèces de reptiles et amphibiens, 96 espèces d’oiseaux, 50 espèces de mollusques et un grand nombre d’escargots des tsingy. 14 espèces de chauves-souris, soit la moitié des chauves-souris de Madagascar vivent dans les grottes d’Ankarana. Deux d’entre elles, les Mégachiroptères et les Microchiroptères, sont respectivement les plus petits et les plus grands chauve-souris du monde.

11 espèces de lémuriens vivent à Ankarana. C’est d’ailleurs dans ce parc que le fameux Propithecus perrieri, connu sous le nom vernaculaire de Propithèque noir a été vu pour la dernière fois par les agents du parc en 1995 et 1996. Entre temps, la présence du « èbe nain » Microcebus myoxinus reste encore à reconfirmer…

La flore

Au moins 330 espèces végétales sont connues à Ankarana. La plupart des arbres portent des feuilles caduques et beaucoup fleurissent de septembre en novembre. Plusieurs espèces endémiques de l’extrême nord se retrouvent à Ankarana : le Pachypodium baronia, l’Adansonia perrieri, le Delonyx velutina, l’Hildegardia erythosyphon.

Plusieurs types de formations végétales se distinguent au cœur du parc. Une végétation érophyte sur les Tsingy : ces plantes se sont adaptées à la sècheresse.

Les forêts qui se sont formées dans les gorges sont les plus riches en diversité d’espèces. Les plus typiques sont les Ficus de la famille des Morcacées, l’Andansonia de la famille des Bombacacées et les Pandanus, de la famille des Pandanacées.Ces forêts son

on retrouve aussi les savanes arborées faites de Commiphora de la famille des Burseracées, les Hildegardia de la famille des Sterculiacées. La canopée culmine à 20 mètres. C’est le genre de forêts connue dans l’Ouest de Madagascar »…
Source Madagascar National Park.

Les " filles" de Diego…

Diego ce jour sous la pluie

La Tribune de Diego- bimensuel d’information.

 » Diego Suarez : à l’origine, une base militaire-

Impressions de visiteurs à Diego des 1890
Beaucoup de malentendus entourent la création de la ville. Quand le village d’Antsirane est devenu Diego, dockers arabes, commerçants indiens et militaires français fascinent les voyageurs…

Les ‘filles’ à Diego Suarez font partie de la vie économique et sociale de la ville depuis son origine. Certains voyageurs ou touristes sont frappés par leur omniprésence, d’autant qu’elles ne se cachent pas et n’ont aucun quartier particulier où elles sont’ ‘parquées’. Pourtant, il ne serait pas exact de les assimiler à des filles de joie ou de manière plus contemporaine, à des pauvres filles qui vendent leurs corps pour survivre.

L’origine de cette présence féminine plonge ses racines dans l’histoire du pays et de la ville. «Les femmes Sakalava et Antakarana», explique Cassam Aly, mémoire vivante de la ville et lui même enfant de métissages multiples, «avaient une tradition particulière: après un an de mariage, un mariage qu’elle contractait pour faire plaisir aux parents, elle pouvait retrouver leur liberté!».

Au début du 20e siècle, cette liberté a été la chance des quelque milliers d’hommes seuls qui étaient venus à Antsiranana pour construire la ville. L’opportunité a été immédiament ‘saisie’ et porté ses fruits: il n’a pas fallu attendre une génération pour voir apparaître dans la ville de petits métis, enfants de filles malgaches et de militaires français, mais égalemnt d’Arabes, de Comoriens, d’Africains ou d’Indiens.

Cette étonnante coutume a fait la ‘fortune’ de la ville. Quand une femme du nord de Madagascar disait quelque part en brousse, «je vais à Antsiranana», cela signifiait «je vais là, où les gens ne sont pas de la même race», soit dans le lieu de la mixité. Mais attention, au bout de six mois de ‘mixité’ libre, ces femmes mettaient un ultimatum: ou le fiancé acceptait d’être présenté à la famille ou la femme le congédiait!  »
Suzanne Reutt, Ass. Ambre

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Dans le port de Diego

Y a des marins qui boivent

Et des filles qui trinquent…

L’ ancêtre sirène…

Découvrir ailleurs

La sirène est très présente dans les traditions orales à Madagascar. Voici le récit que m’a fait Rado concernant ses ancêtres. Je tiens à préciser que pour lui, il ne s’agit nullement d’une légende, mais d’une réalité concernant les siens.

… » Dans des temps anciens, à Be Fotaka, un petit village de pêcheurs dans le nord de Nosy Be, son ancêtre alors jeune homme, se trouva un jour découragé. Cela faisait plus de trois heures qu’il pêchait en pleine mer sans rien ramener dans sa pirogue à balancier. Rien, pas le moindre petit poisson. Il décida de lancer une dernière fois sa ligne avant de rentrer au village. La ligne se tend. Il la remonte peu à peu, péniblement . Oh surprise ! Il voit apparaître des cheveux . C’est une sirène qu’il sort de l’océan !

Elle est magnifique avec de longs cheveux qui lui arrivent jusqu’en bas des reins. Ils tombent fous amoureux l’un de l’autre. Le beau pêcheur lui demande de venir vivre avec lui. Elle lui dit qu’elle n’acceptera qu’à la condition qu’il ne révèle jamais son secret. Personne ne doit savoir qu’elle est une sirène. S’il est d’accord elle le suit, sinon elle retournera au fond de la mer. Le beau pêcheur promet de ne rien raconter de ce qui s’est passé. Il lui ouvre la peau de sa queue pour libérer ses jambes. Ils rentrent heureux au village.

Un an passe, un enfant. Deux ans, deux enfants. Quatre ans plus tard, ils ont deux garçons et deux filles. La cinquième année, rien ne va plus. Le jeune pêcheur boit de plus en plus. Les disputes sont fréquentes.

Les gens du village n’avaient jamais cessé d’interroger le pêcheur au sujet de sa femme si étrangement belle. Et un jour, n’y tenant plus, ils l’ont fait boire plus que de raison pour lui tirer les vers du nez. Le jeune pêcheur révéla la vérité. Il rentra tard dans la nuit chez lui, ce soir là. Sa femme s’était endormie. Pendant son sommeil elle fit un songe qui lui apprit que son mari avait tout raconté au village.

Le lendemain matin, quand il retrouva ses esprits, elle lui dit qu’elle savait tout. Que leur pacte était donc rompu. Et qu’elle s’en allait avec ses deux filles, lui laissant les deux garçons. Il pleura, supplia, demanda pardon, mais elle resta inflexible.

Elle retourna au fond de la mer avec ses filles qui devinrent des petites ondines. Les garçons eurent des descendants, dont Rado.

La preuve qu’ils descendent bien de la sirène ? Tous les enfants de la famille savent nager depuis tout petits !  »

PS- J’ai changé le prénom.

L’ancêtre …Sirène !

(Pointez la souris pour les légendes- Pour patienter…Et pour vous remercier de votre fidélité 867 pages vues hier et 322 visiteurs alors que je suis absente depuis 2 jours).

Panne d’Internet à Nosy Be…

Petite virée à Ambanja sur grande Terre (voiture, coque rapide prévue pour 13 mais chargée de 18 personnes et taxi, aller-retour )…

Et j’ai quitté ce jour Nosy Be pour Diego Suarez au nord…

Bref, je vous raconte demain l’histoire de l’ancêtre sirène …

La mangue qui voulait devenir un petit canard
prédiction du marabout
Départ pour la pêche
Jardin du bungalow aux cocôtiers
Les trottoirs d'Hell VilleZébus au détour de la route

Mada: "Privation des enfants…

…L’Unicef tire la sonnette d’alarme »

Les récents chiffres sur l’enfance à Madagascar et ses privations peuvent donner un aperçu de l’avenir du pays. L’Unicef nous interpelle.

« Cette génération risque d’être la prochaine génération de pauvres à Madagascar », annonce le représentant de l’Unicef dans la Grande île, Bruno Maes. Il s’appuie sur les derniers chiffres, présentés, hier, au bureau des Nations Unies à Andraharo, concernant la privation des enfants malgaches. Le budget de l’État pour l’année 2011 ne ferait que confirmer ses craintes. « Il y a une baisse de la disponibilité des ressources nationales dans le secteur social. Cela nous inquiète », ajoute Bruno Maes, concernant les sommes allouées à ce secteur dans la nouvelle loi de finances. À l’heure actuelle, le pays compte « 10 millions d’enfants », selon Dorothée Klaus, chef de la politique sociale auprès de l’Unicef. C’est presque la moitié des Malgaches. Dans ce rapport, près de 78 % des enfants malgaches vivent dans des maisons sans sol ou sans mur.

Comme l’accès à l’eau potable, un toit digne de ce nom reste une rareté pour 8,7 millions d’enfants. Le doyen de la faculté de droit, économie, gestion et sociologie (Degs) de l’université d’Ambohitsaina, Andriamaro Ranovona, a qualifié ces données d’« éloquentes », durant son intervention, avant de poser la question, suivante : « En cette période où l’on débat de tout, peut-on parler sérieusement de l’avenir sans parler de la situation des enfants ? ».

Cause à effet

La plus grande privation des enfants est l’eau potable. Le phénomène semble toucher de plus en plus la ville. Dans le milieu urbain pauvre, l’accès à l’eau potable a diminué. « Il faut faire une révision générale de ce secteur. C’est l’un des plus problématiques à Madagascar. Un ministère a été créé mais le budget est de plus en plus faible », commente Dorothée Klauss. Le lien est ensuite facile. La fréquence des maladies diarrhéiques, le retard du développement mental et un taux de croissance qui tend à la baisse, à cause de la malnutrition, sont autant d’incidence du phénomène. Sur ce dernier point, « le cas de Madagascar fait partie des plus élevés au monde », rappelle la chef de la politique sociale de l’Unicef. 50,1% d’enfants malgaches, âgés de moins de cinq ans, accusent un retard de croissance, « leur poids n’est pas proportionnel à leur âge », éclaire t-elle. Dans d’autres domaines comme la protection, la santé, l’assainissement, l’information … mais à des degrés moindres, les enfants connaissent aussi des privations. »

Maminirina Rado
Jeudi 25 novembre 2010

Source l’Express de Madagascar.

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 » Il faut voir leur sourire quand on les croise en longue file, parcourant parfois, des kms pour aller à l’école  » …

L’ Ombiasy (marabout, guérisseur,shaman, sorcier)

 » Les Ombiasy ( guérisseurs, Shaman. ) du sud, les Antandroy, pratiquent le tirage du Sikidy, a travers des graines d’un arbre sacré ils prédisent l’avenir. Les Ombias, ont tous leurs spécialités, tous les Malgaches pratiquent la croyance des Ombiasy, seul le noms change suivant la région, mais ils sont toujours consultés pour toutes décisions a prendre.

L’Ombiasy Le sorcier, le guérisseur.
Les Malgaches ont depuis des générations appris à connaître les plantes et leurs propriétés afin d’utiliser celles-ci à des fins médicales. Ainsi dans la plupart des villages, on trouve des personnes qui possèdent certaines connaissances ou qui sont censées posséder des pouvoirs de guérison, à base de matières naturelles et notamment de plantes. Ils sont connus pour avoir la faculté d’entrer en contact avec les ancêtres qui leur dicteront les méthodes à employer, afin de guérir telle ou telle maladie ou manifestation clinique.
Ces personnes sont appelées « Ombiasy », « Olona be hasina » (personnes aux grandes vertus). Les sorciers jouent évidemment un rôle important au sein de la communauté tant sur le plan politique que social.

Il existe une deuxième catégorie de sorciers appelés « Mpamosavy »
qui au contraire pratiquent une forme de magie noire et usent de sortilèges à des fins malfaisantes. Ils sont de ce fait craints et méprisés par la population. L’accès au tombeau familial leur est d’ailleurs interdit.  »
Source Madagascar et son grand Sud.

" Madagascar l’île aux sorciers"…

 » De ses séjours à Madagascar, Nicole Viloteau a rapporté des documents inédits sur la sorcellerie, le culte des morts, les possessions, le pouvoir des philtres d’amour, des plantes aphrodisiaques, des poisons. Elle a assisté à des cérémonies secrètes où, d’ordinaire, les vazaha, les blancs, ne sont pas acceptés.

« Je ne savais pas encore à quel point Madagascar est un puissant sortilège qui entraîne sur des chemins où se mêlent le rêve, le mystère, l’art divinatoire et la sorcellerie. Un sortilège rouge comme les linceuls de soie des rois et des reines. Rouge comme la toge d’apparat des sorciers. Rouge comme la latérite qui habille les hautes terres de l’île. Rouge comme le sang des victimes immolées. Rouge comme cette étrange passion qui allait me ronger tout entière.

 » Miroirs maléfiques, grigris, âmes errantes, monstres mythiques sanguinaires entraînent le lecteur loin, dans des contrées reculées. Longues marches, pistes défoncées, montagnes, brousses, déserts, jungles et océan tissent la toile de fond de cette aventure hors du commun.  »
Madagascar, l’île aux sorciers [Relié]
Nicole Viloteau.
Source Amazon.

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 » Je ne savais pas encore à quel point Madagascar est un puissant sortilège »…

Oh combien !!!