Zanahary, le dieu créateur.

 » La croyance traditionnelle sur l’île est celle qui admet l’existence d’un seul Dieu omniprésent, le Dieu Créateur Zanahary ou Andriamanitra , dit le Seigneur parfumé .

Cependant, Madagascar porte un culte beaucoup plus important à leurs ancêtres défunts et se rattachent plus facilement aux ancêtres divinisés appelés « Razana ». Ce culte est une célébration de la science de la vie et serait défenseur de la vie sur la terre, matérielle et spirituelle.
Le dieu « Razana » est invoqué à toutes les grandes occasions de la vie : mariage, construction d’une maison ou d’une pirogue, naissance d’un enfant, etc. A ces occasions, on lui offre en sacrifice des animaux (poulets ou zébus) ou des aliments (rhum, miel, etc.).

Selon la croyance malgache, certains sinistres comme les accidents ou les maladies seraient les conséquences d’un manquement au culte des ancêtres. Ce serait un châtiment infligé par exemple à ceux qui auraient violé un « fady » (tabou). Les ancêtres garderaient leur individualité et leurs attaches familiales. Leur pouvoir est révélé à travers les « ordres sacrés » qui dictent l’organisation politique, culturelle et médicale de la famille ou de la communauté.
L’importance de ce culte voué aux ancêtres explique l’ampleur de l’art et des rites funéraires dans certaines régions.

Les autres religions à Madagascar
En dehors de la religion traditionnelle, Madagascar compte environ 40% de chrétiens qui se répartissent à travers 4 grandes églises ainsi que 200 000 musulmans, implantés principalement sur la cote Ouest et dans la capitale. Les musulmans représentent environ 10% de la population malgache.

Le christianisme
Si l’évangélisation a été réussie à Madagascar, cela est dû en grande partie à la souplesse des missionnaires européens qui ont réussi à adapter la religion chrétienne à celle des malgaches, fondamentalement monothéiste. Les deux religions s’associent grâce à des similitudes comme notamment la résurrection du Christ qui peut facilement être admise pas les malgaches croyant en une mort sans ruptures mais par une transition vers une autre vie.
La religion protestante domine les Hautes Terres alors que la religion catholique règne dans les régions côtières. Cette schématisation semble simpliste, mais elle est le fruit de l’implantation des différents missionnaires français et anglais dans les différentes régions de Madagascar. Dans certaines villes importantes comme Antananarivo et Fianarantsoa, les deux religions cohabitent parfaitement et le paysage est ponctué de clochers d’églises avoisinant ceux des temples.

L’animisme
Inspiré des rites orientaux, l’animisme est à vrai dire la religion des ancêtres. C’est à ce titre que même les chrétiens s’y attachent.

L’islamisme
Importé par les marchands arabes, il s’est considérablement dilué dans la civilisation malgache construite par des apports de tous horizons.

Les rites malgaches
Les rites funéraires en Imerina : le défunt est lavé, habillé et enveloppé d’un linceul traditionnel, en soie, le « Lamba Mena ». Après avoir été exposé quelques temps à ses proches, il est mis en bière et transporté jusqu’au tombeau. Ce transfert est l’occasion d’un dernier voyage sur les propres terres du mort.
En pays Mahafaly et Antandroy, la cérémonie peut durer plusieurs jours et son importance variera selon la richesse du défunt. Le rite débute par le transport du cercueil. Il est porté par des hommes qui dansent sur un rythme saccadé alors que les femmes les accompagnent en battant des mains. Porté au tombeau et enterré, un monument est ensuite élevé à la mémoire du défunt.
Cette cérémonie se déroule sur plusieurs jours accompagnée de sacrifices d’animaux dont le nombre augmente selon la richesse du défunt. Ce sont quelquefois des centaines de têtes qui feront l’objet du sacrifice.

Les croyances
La mort
La mort, pour la religion traditionnelle malgache, marque le passage du rang d’être humain au haut rang de Razana. Trois cérémonies importantes accompagnent la mort.
Il s’agit des funérailles, du ‘Famadihana’ (exhumation) et des sacrifices.
Le Famadihana ou retournement des morts : ce n’est pas une simple tradition, mais entre dans le domaine profond de la culture malgache. L’objectif est de ‘rapatrier’ les descendants d’une même lignée dans un même environnement, voire dans un même caveau. Cette cérémonie festive est l’occasion de purifier un défunt en lui changeant son linceul.
Ce rituel se fait selon un ensemble de rites précis : le corps du défunt est exhumé du tombeau puis enveloppé dans une natte. Il est ensuite porté par deux hommes alors qu’un procession de proches suit le corps en chantant et en jouant de la musique. Après avoir reçu des onctions de miel, de tabac, de riz ou d’alcool, le défunt est ensuite enveloppé dans un nouveau linceul.
La coutume veut qu’on fasse ensuite tourner le corps cette fois autour du tombeau avant de le redéposer dans son caveau. La cérémonie est clôturée par un discours en mémoire du mort et à la destinée des vivants.

Les fady
‘Fady’ peut se traduire par tabou. L’autorité de ‘Razana’ est dictée à travers des ordres qui s’accompagnent des ‘fady’. Enfreindre un fady équivaut donc à se rendre coupable envers les ancêtres. De nombreux interdits se créent en fonction de chaque personne selon son sexe, son appartenance familiale ou communautaire, selon le lieu (espace) et la période (le temps).

Le fomba (la coutume)
L’usage peut au fil du temps dériver sur une tradition. Or, s’opposer à la coutume entraînerait un châtiment de la part des ancêtres. La coutume veut par exemple qu’avant de boire ou de partager une boisson au cours d’un évènement on verse en guise d’offrande aux ancêtres un peu d’alcool sur le sol (symbolisant la terre).

La Famorana
La circoncision des garçons malgaches dès leur jeune âge, est l’héritage des croyances hybrides hébraïques et animistes. Elle se pratique à l’hôpital ou à la maison familiale par un médecin agréé quelle que soit l’ethnie ou la religion d’appartenance.
Cette manifestation se fait généralement dans une ambiance festive.
L’opération de circoncision est indispensable à la virilité de tout enfant pour qu’il assure la postérité. »
Source Terre Autentik

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M. G. Grandidier- « A Madagascar croyances et coutumes »:

 » Le dieu suprême était trop grand, trop haut, pour se soucier des multiples et infimes besoins de ses créatures et ils ne s’estimaient pas autorisés à entrer en relations directes avec lui…

A Madagascar, il n’y avait ni temples, ni idoles, ni même à proprement parler de prêtres »…( Source Persée).

Pendant ce temps, ailleurs, des HOMMES s’étaient proclamés fils de Dieu ou prophète, etc, et avaient commis le sacrilège de…PARLER au NOM de DIEU (!), pour pourrir la vie de millions de femmes dans le Monde !!!

Ainsi va le monde des religions, toutes INVENTEES par des… MECS !

PS-  » Le Famadihana ou retournement des morts « …

Pour moi ce sera un retournement des… cendres 😉

Hiragasy: " l ‘opéra traditionnel de Madagascar "….

Vidéo ( Si écran noir insister en cliquant dessus!)

 » A Madagascar, le spectacle le plus populaire est le hira gasy. C’est l’opéra traditionnel malagasy, un spectacle moralisateur mêlant chansons, musiques, danses et discours. »
madamaki.com

 » Le hira gasy peut ainsi être utilisé comme un moyen de lutter contre le sida, etc… »

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Hiragasy (by lemurbaby) :

 » Le hiragasy est une tradition malgache qui remonte au moins à plusieurs centaines d’années et est toujours pratiquée avec régularité dans les Highlands.
A l’origine il servait à diffuser les décrets des princes parmi ses villages; aujourd’hui, deux ou trois troupes concurrentes de différents villages ou quartiers de la ville répandent à l’extérieur pendant cinq heures et le dimanche pendant la saison sèche à la concurrence dans la musique, la danse, et moralisateur.
Chaque équipe a un moralisateur, généralement un homme âgé avec une commande de prêt de «kabary» (proverbes), qui entre chanson / numéros de danse va se lever et parler au public sur la vie, la politique ou autre tandis que les spectateurs répondent avec enthousiasme à ses points (on se croirait dans une église!).
Les hommes et les femmes chantent a capella dans un cercle tournant face au public, parfois accompagnée d’out-of-tune trompettes, clarinettes, sodina (flûtes en bois), des violons, et bien sûr les énormes tambours de style européen qui sont battu aux points clés de attirer l’attention sur les mots de moralisateur. La victoire des équipes est basée sur la réponse du public.
Les danseurs ont tendance à réaliser quelque chose qui ressemble à Kung Fu, un rappel pour les années 1980 lorsque des arts martiaux a été chaude et les équipes d’autodéfense de jeunes hommes ont utilisé leurs compétences Kung Fu pour protéger les commerçants Merina de gangs violents fidèles au président Ratsiraka côtières. Les interprètes sont habillés de vêtements à la fin de siècle, de style 19e, comme ce fut le style au moment où la redevance a été renversée par les Français et Madagascar a perdu son indépendance politique et culturelle. »
Photographer’s Note.
Source Trekearth.

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…Ou la joie de vivre ?

Le bonheur de partager dans la bonne humeur ?

Une façon ludique d’enseigner des « fondamentaux » sociaux, locaux ?

Célèbre poète malgache tourmenté…

Joseph Rabearivelo( photo couleur sépia )

Parce que cette vie est pour nous trop rebelle

Et parce que l’abeille a tari tout pollen,

Ne plus rien disputer et ne plus rien attendre,

Et couché sur le sable ou la pierre

Sous l’herbe fixer un regard tendre

Sur tout ce qui deviendra quelques jours des gerbes.

J.J. Rabearivelo.

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Terak’andro

Efa nahita ny mangiran-dratsy mangalaboankazo
tany amin’ny tanimbolin’ny alina va hianao ?
Inty izy miverina avy any,
eny amin’ny lalankely atsinanana
rako-tenina mivelatra :
misoliti-dronono ny tenany manontolo,
toy ny an’ny zaza nobiazin’ny omby taloha ;
ny tànany mitondra fanilo
dia mainty manga toy ny molo-jazavavy
mitsako voarohy.

Milefa tsirairay eo anoloany
ny vorona nofandrihany.

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Naissance du Jour

Avez-vous déjà vu l’aube aller en maraude
au verger de la nuit ?
La voici qui en revient
par les sentes de l’Est
envahies de glaïeuls en fleurs :
elle est toute entière maculée de lait
comme ces enfants élevés jadis par des génisses ;
ses mains qui portent une torche
sont noires et bleues comme des lèvres de filles
mâchant des mûres.

S’échappent un à un et la précèdent
les oiseaux qu’elle a pris au piège.

Jean Joseph Rabearivelo

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…[  » 5h02, je vais boire. C’est bu…Mary. Enfants. A vous mes pensées, les dernières…J’avale un peu de sucre…Je suffoque . Je vais m’étendre… »

L’effet foudroyant du cyanure ne tarde pas à réagir. Acta est fabula (la pièce est jouée). Suit un mot informe, inachevé…

…Le poète de son vivant a toujours été fasciné par la mort. On le ressent bien dans ses écrits: « Presque-Songes, Traduit de la nuit, Chants pour Abéone »

…L’obsession de la mort a fini par avoir raison de lui.]

Mamy Rakotomanga-Avec la collaboration de Daniel Raherisoanjato Enseignant-Chercheur
à l’Université d’Antananarivo.
Source Curiosités de Madagascar.

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Madagascar à l’UNESCO : du journal intime de Rabearivelo à la performance de Ny Malagasy Orkestra -4 juillet, 2010.

« Les calepins bleus » de Rabearivelo : Le journal intime devient public.

[ Il y a 73 ans, le 22 juin 1937, disparaissait à l’âge de 36 ans, Jean Joseph Rabearivelo, l’un des plus célèbres poètes que la Grande Ile ait jamais connu au 20e siècle. Issu de la caste noble des Zanadralambo d’Ambatofotsy, il s’est distingué par la précocité de son talent littéraire et sa parfaite maîtrise de la langue de Molière. Premier Malgache à avoir inscrit son nom dans l’Encyclopédie universelle de la poésie, Jean Joseph Rabearivelo est aussi membre de l’Académie malgache.]
Andrin’Irina R.
Journal La Vérité Madagascar-19 Octobre 2010

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Madagascar à l’UNESCO : du journal intime de Rabearivelo… -4 juillet, 2010.

Les « Calepins bleus », journal intime de Rabearivelo.
Le clou de l’exposition était manifestement l’exposition sur Jean-Joseph Rabearivelo. L’on apprenait la prochaine parution en 2011 d’une édition intégrale de son œuvre : plus d’un millier de pages de poésie et de prose dont beaucoup d’inédits. Celle-ci sera précédée le 4 octobre prochain par celle des « Calepins bleus » : aujourd’hui propriété du CNRS, le journal intime de l’écrivain a été si longtemps tenu secret par les descendants Rabearivelo-Rakotomanga que l’on en était venu à se demander s’il ne relevait pas du mythe. Il existe bel et bien et il nous réserve de grandes surprises sur l’homme. Ainsi sa propension au jeu, à l’opium et à l’alcool. Ou sa relation avec une actrice de théâtre qui lui a donné un enfant.  »

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[ « Les calepins bleus » de Rabearivelo : Le journal intime devient public .Courrier de Madagascar -19 Octobre 2010.

Enfin ! Annoncé pour sortir le 4 octobre dernier dans un quotidien de la place,
le premier tome du journal intime de Jean Joseph Rabearivelo, « Les calepins
bleus » est sorti en France hier, pour Madagascar par contre, il faut attendre le
mois prochain. Ce 1er tome du journal intime de Jean Joseph Rabearivelo
comprend ses correspondances et les 3 textes inédits d’inspiration
autobiographique, publié aux éditions du CNRS à la suite d’un travail d’ équipe
réunissant des chercheurs malgaches et étrangers.Ce 1er volume, consacré
A  l’artiste lui-même sera suivi d’un second, qui sortira en 2011, présentant
l’oeuvre proprement dite (poésie, roman, théâtre…) et d’un complément de
publication sur support numérique. Rabearivelo a toujours souhaité voir
son journal intime publié. Son fils Solofo Rabearivelo a donc envisagé de finir
ce que son père a commencéé, il a débuté en 1991 dans la recherche de
collaboration pour sa concrétisation. Et ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise a
réellement pris forme.]

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Un artiste tourmenté…

Comme tant d’autres…

La vie commune ne devait pas être facile pour sa femme légitime :  » Ainsi sa propension au jeu, à l’opium et à l’alcool. Ou sa relation avec une actrice de théâtre qui lui a donné un enfant »…

La "Forêt des femmes"…

Vidéo: Madagascar- Voyage à pied en Pays Zafimaniry, Tanala, Betsiléo fcarcena01.

Le pays « Tanala » à Mada.
(Journal « Midi Madagasikara » 10 Nov 2010 ).

[ Vero Rabakoliarifetra réalise des documentaires, dont « Les damnés de la terre » réalisé au bagne de Nosy Lava.
Et « Palabres de femmes » ou « Kabarombiavy » tourné en janvier 2010 en pays « Tanala ».
Le « Kabarombiavy » ou la « Forêt des femmes » est un endroit très spécial réservé uniquement aux femmes pour leur hygiène quotidienne. Cet espace est strictement interdit aux hommes.
Plusieurs lois et règlements sont imposés en ce sens au sein de la vie en société. Toute transgression de ces lois est passible d’un tribunal appelé « Kabarom-Biavy ».
Le témoignage de deux hommes jugés par ce tribunal et qui ont subi de lourdes sanctions, fait partie des temps forts du reportage (TV5 Monde Reflets Sud).]
Article de Patrice Rabe.

Si la vidéo ci-dessus devient muette: http://www.youtube.com/watch?v=NIHclRAeEm8 Le pays « Tanala » à Mada.

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 » Cet espace est strictement interdit aux hommes. »

Les mecs nous ont plutôt habituées à des espaces « strictement interdits aux femmes » !

Souvent parce qu’elles portent malheur ou bien sont impures ?!

Enceintes, en règles, etc…En fait, à cause de tout ce qui fait notre

vraie « supériorité » ?

Acheter des "Filles à la mamelle"…

« Le nombre de femmes varie en fonction de la richesse du mari »…

(l’Express de Madagascar du 10 nov 2010.)

[ Le mariage sous toutes ses formes:

Extraits:
Chez les Bezanozano, des voyageurs malgaches ou étrangers peuvent acheter des « Filles à la mamelle » pour devenir plus tard leurs épouses. Ils donnent de l’argent aux parents pour qu’ils les leur réservent.
Cette somme constitue un engagement solennel auquel nul ne peut manquer, sans s’exposer à de grands dédommagements. « Ce qu’il y a de singulier, c’est que le nombre de ces femmes n’est point limité. On peut en prendre tant qu’on veut et on peut les céder à d’autres si les circonstances ne permettent pas qu’on retourne dans le pays. »

Du temps de Flacourt, dans le Sud, les femmes divorcées ne peuvent se remarier sans le consentement, de l’ex mari.

C’est le garçon qui fait le choix de son épouse.

La polygamie est une coutume maritale assez répandue. Ce qui cause inimitiés et jalousies dont le mari s’en amuse. Quand il augmente le nombre de ses femmes, il « mampirafy » c’est-à-dire qu’il vient de faire des ennemies.

L’enfant né de la première épouse qui a le titre de « vadibe », est le seul héritier…]
Texte de Pela Ravalitera
Source L’Express de Madagascar.

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 » Chez les Bezanozano, des voyageurs malgaches ou étrangers peuvent acheter des « Filles à la mamelle » pour devenir plus tard leurs épouses »…

Quel est le processus social qui a abouti au fait que des mecs considèrent des femmes comme du bétail qu’ils peuvent acheter et vendre selon leur bon plaisir ?

Tsiomeko, reine des Sakalavas*…

…Et ses 12 000 guerriers à Nosy Be !(*Se prononce Sakalav).
carte-afrique-madagascar[1]
carte-madagascar-nosybe[1]
carte-nosybe-grande[1](Cartes situant Mada et Nosy Be).

 » Des marins Arabes ont été les premiers étrangers à se montrer dans la région, vers l’an 800. Ils ont créé la cité fortifiée de Mahilaka vers 900, le comptoir des Mamoko vers 1400, le village d’Ambanoro vers 1500, ainsi que le comptoir d’Ambatoloaka, avec les Portugais. A partir de 1700, ils ont été supplantés par les Indiens à Ambanoro.

En 1830, Nosy Be compte 200 habitants Antakarana. Ils sont rejoints en 1837 par Tsiomeko, Reine des Sakalava, et ses 12 000 guerriers, pourchassés par les Merina sur la Grande-Terre, après les défaites à répétition de son grand-oncle, le roi Andriantsoly, devant Mahajanga en 1824 et à Anorotsangana en 1831.

Envoyé par l’Amiral de Hell, Gouverneur de Bourbon, le Capitaine Passot arrive à Nosy Be en 1839, à la recherche d’un bon port pour les navires de guerre français. Un traité de protectorat est signé le 14 juillet 1840. Pendant les 56 années suivantes, la baie d’Ampasindava sera la frontière entre la France et Madagascar. La Reine Binao soutient les français pendant leurs guerres de 1884 et 1895 contre les Merina.

Fin 1904, début 1905, une escadre de la flotte impériale russe, en transit de Saint-Pétersbourg vers Port-Arhur, fait escale dans la baie d’Ambavatoby, avant d’être détruite par les Japonais à Tsushima le 27 mai 1905.

Si les bijoux en or sont réservés aux membres da la famille royale, les bracelets en argent sont en revanche très répandus. Ils sont fondus à partir d’anciennes pièces de 5 Francs en argent et ils sont chargés de pouvoirs bénéfiques au cours d’une cérémonie rituelle. Certaines des pièces d’argent offertes au roi en guise de remerciement servent à confectionner des chaînes de 3 à 4 mètres de longueur, utilisées pour fermer les cercueils des princes.

Autrefois, les Sakalavas avaient pour habitude de mettre leurs objets précieux dans une urne de pierre taillée. Elle était ensuite enterrée à proximité da la case, pour mettre les valeurs à l’abri des pillards voisins ou des pirates, tant était grande l’insécurité de cette époque.

L’habileté manuelle tient une place prépondérante dans l’artisanat nosybéen. Les charpentiers construisent des pirogues d’après leur seul mémoire et leur expérience, tout comme les brodeuses de nappes. La transformation du bois et des cocos donne des produits finis étonnants.

Chaque année depuis 16 ans, Nosy Be vit au rythme endiablé du festival de Donia. Après le traditionnel carnaval d’ouverture, les artistes malgaches, mais aussi ceux de tout l’océan Indien, se succèdent sur scène. Salegy et sega enfièvrent la foule durant toute la nuit.

Comme dans le reste de Madagascar, le fondement de la culture Sakalava est le culte des Ancêtres. Les Mpanjaka (princes régnants) tiennent une place prépondérante dans ce culte, puisqu’une fois décédés et enterrés dans un tombeau royal, ils continuent d’influencer le monde des vivants en étant consultés lors de cérémonies rituelles.

…Située au nord-ouest de Madagascar, Nosy Be, île paradisiaque, riche en faune et flore; Terre promise des plongeurs, avec une immense forêt de récifs coralliens, elle s’étend sur 321 km2, c’est la vitrine touristique de Madagascar, une destination de rêve qui abrite des nombreuses plages de sable blanc.
La splendeur du soleil tropical ne tardera pas à vous faire bronzer avec ses 345 jours de soleil par an. Entourée par de superbes petites îles, Nosy-Be est une terre de rêve et d’aventures sans égal. »
Source Nosy Be.

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« Ils sont rejoints en 1837 par Tsiomeko, Reine des Sakalavas, et ses 12 000 guerriers »…

Pendant qu’en France les femmes sont PROMUES à… Ravauder les chaussettes ?

Mada et ses épaves…

Un rescapé(photo: un « rescapé » au soleil couchant, hier soir).
 » Erreurs de navigation, état délabré de certains navires, violentes intempéries et eaux traîtresses ont causé le naufrage de flottes portugaises, hollandaises, britanniques ou françaises, lors de l’âge d’or de l’exploration, à partir du XVI ème siècle.
Ces explorateurs et marchands considéraient l’île d’une importance capitale, car elle bordait les voies de navigation est-ouest et pouvait être utilisée comme une étape au cours de la longue navigation vers et au retour de l’Asie.
De cette époque de rivalités commerciales et de luttes d’influence entre les pouvoirs européens résultent de nombreux naufrages de navires des différentes compagnies des Indes Orientales.
Les pirates ont laissé un bon nombre d’épaves dans es parages de l’île Sainte marie, de Foulpointe, ou de Fenerive où ils avaient élu résidence.
beaucoup de naufrages anciens eurent lieu le long de la côte sud-ouest ou dans le sud de l’île. En suivant la terre de près ou en essayant de jeter l’ancre pour s’approvisionner, n’ayant pas de cartes marines appropriées, les navires se jetèrent contre les nombreux récifs submergés ou bien furent assaillis par des cyclones. De nombreux navires français ont péri dans la zone de Fort Dauphin, vu la présence française en cet endroit.
Suite au développement de Tamatave comme port principal de Madagascar, à la fin du 19ème siècle, presque tous les naufrages les plus récents ont eu lieu sur la côte est.
Les épaves les plus connues: Douze naos portugaises du XVI ème siècle, huit vaisseaux de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales, Quatre navires de la Compagnie Anglaise des Indes Orientales y compris le Degrave dont le seul survivant, Robert Drury, publia un récit épique de ses 15 ans d captivités à Madagascar, de très nombreux vaisseaux des Compagnies Françaises des Indes orientales, un bon nombre de navires pirates, des vaisseaux de l’amirauté britannique, des navires de la Marine française des voiliers et vapeurs, des sous-marins français et japonais et des vaisseaux militaires de la seconde guerre mondiale. »
Pour en savoir plus lire « Le grand livre des épaves de Madagascar »- Ed. Orphie – Pierre Van den Boogaerde.
Source boarding magazine Air Madagascar.

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Les épaves et… Les maisons abandonnées ont toujours fasciné mon imaginaire…

Toute ce bourdonnement de vie avant…Et ce changement radical de « résidents » et d' »atmosphère », après !

Mada repaire de pirates !

Libertalia( Photo: débarcadère de…Libertalia !)

 » De 1680 à 1725 Madagascar devint un repaire de pirates. De nombreux pirates y ayant fait un séjour, revinrent pour s’y installer. En particulier dans la Baie d’Antongil et à l’Île Sainte Marie dans le N-E de Madagascar qui était utilisée comme un refuge à partir duquel ils lançaient leurs attaques sur le riche commerce de l’océan Indien, de la Mer Rouge et du Golfe Persique.
Il y eut même une tentative d’établir un Etat pirate au nord de Madagascar, appelé Libertalia, à la fin du17 ème siècle.
Pour en savoir plus lire « Madagascar l’Île océan » Ed. Autrement 2009.
Source boarding magazine Air Madagascar. »

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 » Présentation de l’éditeur:

On connaît Madagascar, l’île continent. Ses lémuriens aux yeux dorés, ses forêts exubérantes, ses collines sculptées par les rizières et les paysages étonnants de l’Ankarana sont célèbres dans le monde entier. On connaît moins l’île océan et ses récifs coralliens foisonnants, les immenses baies où s’ébattent les baleines, les eaux rouges des grands estuaires ou les forêts de mangrove. On sait peu que l’exploitation de la crevette est le principal secteur économique du pays avec le tourisme, et qu’il représente un espoir en une vie meilleure pour des milliers de Malgaches. On en sait moins encore sur les Vezo, nomades de la mer qui luttent pour leur avenir sur les côtes arides du sud de l’île, ou sur ces paysans qui se tournent vers l’océan et vont pêcher dans les lagunes pour améliorer leur quotidien. Madagascar, l’un des dix pays les plus pauvres du monde, possède des ressources océaniques exceptionnelles. Pêcher, pratiquer l’élevage dans des fermes marines, faire du cabotage le long des côtes ou exploiter le sel sont autant d’activités fondamentales à un niveau économique et social pour l’ensemble du peuple malgache. Les projets de développement durable, mis en place ici pour assurer la gestion du patrimoine maritime, pourraient être des exemples pour d’autres pays. Le superbe travail photographique d’Alexis Rosenfeld accompagne, avec réalisme et subtilité, les témoignages d’hommes et de femmes qui se mobilisent pour inventer l’avenir.

Biographie de l’auteur
Philippe Vallette est océanographe, directeur de Nausicaà – le Centre national de la mer (Boulogne-sur-Mer) – et coprésident du Réseau océan mondial. Christine Causse, conseillère scientifique à Nausicaà, a travaillé avec l’équipe Cousteau et l’association Ocean Futures. Alexis Rosenfeld, photographe spécialisé dans le monde sous-marin, concentre ses activités depuis quelques années dans la région de l’océan Indien et particulièrement à Madagascar  »

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On raconte aussi, qu’à ce jour, il y a beaucoup de lieux inexplorés à Mada!

Cela ouvre l’imagination à une foule de possibles sur des

civilisations inconnues

Où les femmes seraient… « REINES »? ?

Les femmes de Kofadev (Haïti).

Anna Loppe[Visiteur] com au sujet du post: « Haïti : le viol de filles âgées de 19 MOIS à 18 ans »…
74.210.2.4

 » A chaque fois qu’il y a des troubles dans un pays, les femmes sont la cible de toutes sortes de violences: crime, viol, enlèvement, humiliation. Je souhaite beaucoup de courage aux femmes de KOFADEV pour le travail qu’elles effectuent pour la défense et le respect des droits des femmes haitiennes.  »
Anna Loppe

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Partout dans le monde des nanas et des mecs tentent de

réparer les graves séquelles des atrocités commises par des monstres

à l’apparence humaine.

Merci de ta visite Anna.

Et une pensée affectueuse aux femmes de KOFADEV !