« A partir de quel profit perd-on tout principe moral? « 

Par Peter Bu

« J’ai toujours été intrigué par ceux qui tuent.

Tuer serait-il dans notre nature et se défendre contre cette pulsion ne serait qu’un signe de faiblesse? Si c’était le cas nous aurions plus d’estime pour des assassins que pour des Shakespeare, Beethoven, Einstein…

La plupart des humains ne s’imaginent pas en tueur, ne voudraient pas en devenir un et s’ils se trouvent enrôlés dans une guerre priver quelqu’un de vie les traumatise durablement. (1)

Pourtant, une très grande partie des richesses exceptionnelles ont été accumulées par des crimes, y compris les assassinats. C’est peut-être un peu moins le cas ces derniers temps où on peut gagner énormément par d’autres moyens. Mais, par exemple, les cigarettiers savent depuis 80 ans au moins que le tabac tue et cela ne les empêche pas d’y ajouter des substances augmentant la dépendance des fumeurs. La souffrance puis la mort de ces derniers ne leur pèsent pas, seul compte le « fric ». Les dirigeants de Monsanto connaissent la nocivité de leurs produits, la cachent aux usagers et attaquent tous ceux qui tentent de la réveler. Etc., etc.

Cela n’empêche pas la plupart de ces gens de se croire de « bons chrétiens », « citoyens modèle », « tendres père de famille »…!

A partir de quel profit perd-on tout principe moral? L’énigme est plus profonde qu’elle n’en a l’air: Pour quelle somme, quel privilège, quel pouvoir serais-je, seriez-vous, serions-nous prêts à tuer? (2)

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« Tuer serait-il dans notre nature » ?

Pour avoir déjà tant vécu, la réponse est…OUI ! (La méchanceté, la haine, la jalousie l’envie, aussi !)

 » et se défendre* contre cette pulsion ne serait qu’un signe de faiblesse? » 

‘Faiblesse’ ! car englobant*, des facteurs  puissamment dissuasifs, sociétaux(prison) et religieux (enfer), entre autres

« Si c’était le cas nous aurions plus d’estime pour des assassins que pour des Shakespeare, Beethoven, Einstein… »

Vous négligez grave le politiquement correct et l’hypocrisie sociétale,…obligés,  qui exigent d’occulter nos opinions jaillies directement de notre ‘continent noir’

Mais les choses avancent…au Québec !!!!!

« Dans un jugement rendu le 27 mai 2015 dans deux recours collectifs, la Cour supérieure du Québec condamne les trois principales compagnie de tabac canadienne à verser plus de 15 milliards de dollars en dommages moraux et en dommage punitifs. Cette décision fait suite à plus de 253 jours d’audience et 16 ans de procédure.

http://www.lavery.ca/publications/nos-publications/1868-quebec-recours-collectif-historique-contre-les-cigarettiers-la-cour-superieure-octroie-des-dommages-interets-de-plus-de-15-milliards-de-dollars.html

« Cela n’empêche pas la plupart de ces gens de se croire de « bons chrétiens », « citoyens modèle », « tendres père de famille »…!

Le plus grand nombre d’incestes se commettraient, chez beaucoup trop de ces gens-là, paraît-il ? (Lu sur le Net)

« A partir de quel profit perd-on tout principe moral?…Pour quelle somme, quel privilège, quel pouvoir serais-je, seriez-vous, serions-nous prêts à tuer? »

JE serais prête à tuer pour… rester vivante ou protéger les miens

Auteur : Tingy

Romancière féministe; "Le Père-Ver" ( 2OOO épuisé) et "Le Village des Vagins" ( 2007,en vente chez "Virgin " et "Autrement "); un 3ème roman en long chantier ...et beaucoup de tableaux "psycho-symboliques")... Ah! J'oubliais: un amoureux incroyable, depuis 40 ans et 7 "petits" géniaux...

Une réflexion sur « « A partir de quel profit perd-on tout principe moral? «  »

  1. Merci, Tingy, avoir élevé en article ma contribution au débat sur « N. Sarkozy et le paquet neutre ».

    Puis-je ajouter la suite de mon texte car les ouvrages cités de Dürrenmatt méritent d’être lus. Ils sont vraiment plaisants, excitants comme les meilleurs romans policiers et font réfléchir… Je complète aussi les deux « notes en bas de la page » auxquelles mon texte se réfère.

     » (…) Pour quelle somme, quel privilège, quel pouvoir serais-je, seriez-vous, serions-nous prêts à tuer? (2)

    Une superbe pièce de théâtre et un excellent roman de l’auteur suisse Friedrich Dürrenmatt traitent ce sujet avec virtuosité: « La visite de la vieille dame » et « La panne ».

    Mais plus encore que face aux assassins par égoïsme (ou par sadisme, pour se faire plaisir), je reste bloqué en pensant à une autre catégorie, ceux qui tuent sans raison particulière, par indifférence, par manque d’imagination, par incapacité de comprendre que leurs victimes font partie de la même humanité qu’eux-mêmes. Ils s’en excluent. Ils dépassent mon entendement.

    …………………………………………………..
    (1) Avoir été fanatisés contre l’ennemi par l’armée, la religion ou une autre idéologie peut les soulager, mais dans la plupart des cas cela ne dure qu’un temps. Lisez les rapports sur les soldats russes ou américains rentrés chez eux après leurs « interventions » en Afghanistan, en Irak et ailleurs, psychiquement démolis…

    (2) Avant d’y répondre imaginez-vous dans la peau d’un milliardaire, documentez-vous sur ce que l’énorme richesse peut vouloir signifier… Essayez de vous identifier à un roi ou un président qui doit assumer l’ordre de tuer quelques-uns pour protéger la masse. Une fois sur cette pente peut-on la dévaler par la force d’inertie, sans se poser de questions sur la justification de ses actes?…

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