Une " vie **** " , que chacune pourrait, réellement, choisir …

Tourner le dos au sexisme !

… »Les femmes peuvent et doivent, par respect pour elles-mêmes, s’affranchir de tout asservissement, de toutes maltraitances petites ou grandes. Quel qu’en soit le prix à payer! Une amputation est parfois nécessaire pour garder un corps en vie. Pour certaines d’entre elles, hélas! le mal est fait. Définitivement! Mais d’autres peuvent encore fuir le Mâle effet.
Elles peuvent aussi, bien sûr, choisir ou accepter, ou pourquoi pas revendiquer de disparaître derrière l’archaïque grillage d’une burka sociale, familiale ou religieuse. Le « syndrome de Stockholm » est une évidence. A chacune SA vie.
La liberté d’être soi-même, repose individuellement entre nos mains. Personne ne peut choisir notre vie, à notre place. Chacune de nous a la capacité de rejoindre ses rêves. Il faut juste le vouloir.
– Hou hou ! Marie ! je suis venu te chercher. Descends ! Sam, Linda et compagnie sont arrivés dans le même avion que moi. Ils nous préparent une petite fête à la « Pirogue ». Je t’emmène récupérer Fanny et sa petite famille, sans oublier les djembés.
Plongée dans ma songerie, je n’avais pas entendu Victor arriver. Il attache la « coque » à un corps mort pendant que je dévale la rampe qui descend vers la plage.
Il me regarde avancer vers lui. Un tendre sourire plisse ses yeux vert sombre. Il est craquant !
– Si je te rencontrais pour la première fois en cet instant, c’est sûr, je tomberais raide dingue de toi !
– Ce serait réciproque ma Princesse.
Nous nous jetons dans les bras l’un de l’autre. C’est enivrant de retrouver le regard, le parfum de la peau, le goût des baisers, la douceur des caresses et des petits mots tendres…
Un long moment plus tard, nous reprenons pied.
Victor met le moteur en route et se dirige vers « Sambo Nanas », pour récupérer Fanny, Cécile et leur petit trésor.
– Tu disais que les enfants préparent une fête ?
– Sam veut te présenter Julie. Elle a été larguée il y a un an par son ex- copain, quand il a su qu’elle était enceinte. Notre fils et sa copine ont l’air très amoureux et le bébé est adorable.
– C’est génial ! la famille s’agrandit.
– Et ce n’est pas fini, Linda et son mari veulent mettre en route un bébé, pendant leur séjour à la « Pirogue ». Bref, ils sont tous ravis de se retrouver en famille et veulent faire la fête.
Un slogan proclame:  » la famille (biologique), on n’a rien trouvé de mieux pour la remplacer ». C’est souvent faux. Pour une grande majorité de femmes qui travaillent, elle s’avère être une charge éreintante. Pour des femmes au foyer, elle peut se révéler comme un vase clos et étouffant. C’est souvent aussi, un lieu d’hypocrisies, de compromis frustrants et de concessions à sens unique. Elle est, bien des fois, pour des enfants, le siège de jalousies et de rancœurs intestines, tenaces et destructrices. Elle devient pour des parents, un lieu de violences psychologiques, verbales ou physiques, perpétrées sur eux-mêmes à cause de leur mal-être, ou sur leurs enfants « pour leur bien ».
Il y a mieux pour un adulte : inventer sa propre famille! Faire le tri dans sa famille bio. Ne garder que ceux et celles qui ne nous détruisent pas, d’une manière ou d’une autre. Pour ne pas passer à côté de sa propre vie, pour la rendre plus sereine, plus riche, plus chaleureuse, plus vivante, plus ouverte sur les autres. Il faut se constituer SA propre tribu. J’ai réussi à construire la mienne.
En ce qui me concerne, ce n’est pas une question de chance. C’est la résultante de trois facteurs essentiels : le rejet de la médiocrité, le refus des compromis « unilatéraux », et une furieuse obstination. Ma tribu est diamantine. Plus solide, plus sûre, plus lumineuse, plus chaleureuse, plus généreuse, tu meurs !
Vive « Tingy Tanàna » ! havre de paix, où des femmes ensevelissent tout doucement leurs chagrins, en réapprenant à sourire à la vie; loin du chaos des hommes. En toute liberté d’être, seulement, elles-mêmes !
Femme ! si tu nous rejoins, pense à ne laisser derrière toi que la trace de tes pas, et n’oublie pas d’ emporter avec toi, tes rêves les plus fous …  »

(Extrait de « Tingy Tanàna le Village des Vagins » )

Auteur : Tingy

Romancière féministe; "Le Père-Ver" ( 2OOO épuisé) et "Le Village des Vagins" ( 2007,en vente chez "Virgin " et "Autrement "); un 3ème roman en long chantier ...et beaucoup de tableaux "psycho-symboliques")... Ah! J'oubliais: un amoureux incroyable, depuis 40 ans et 7 "petits" géniaux...

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