Et si on apprenait aux petites filles à manifester contre TOUTES les formes de sexisme de notre société ?

Leçon de manifestation !
Rencontre, à Agua Calientes près du Machu Pichu, avec des écoliers qui apprennent à …manifester !

 » …- Je sais, dit Maxime, selon les religieux de tous bords, ce sont leurs Dieux qui ont créé le Monde. Mais force est de constater, que c’est nous qui sommes dans la merde. C’est encore lui qui nous attendra à la fin avec sa balance à péchés. On sera alors bon pour l’Enfer où le Paradis. À l’ère d’Internet et de la télévision par satellite, il sera de plus en plus difficile à tous ces « parleurs au nom de Dieu, misogynes », de camoufler encore longtemps la vérité toute nue. L’enfer c’est ici et maintenant. Seuls les aveugles, sourds et muets, de naissance, auront encore une chance de croire à cette gigantesque mascarade !
– Je n’ai jamais pu savoir, dit Cécile, si la croyance en Dieu, en tous ces dieux et prophètes, était bonne ou nocive pour l’humanité tout entière ; chacun d’eux étant d’ailleurs meilleur que celui du voisin. Au nom de Dieu on tue l’autre, l’infidèle ou l’hérétique. En son nom on ne respecte pas l’intégrité des femmes, sous le prétexte hypocrite de les rendre soi-disant, plus dignes de respect. Pour les religieux, une femme est respectable si son aspect ne provoque pas d’érection. Or la nature l’a crée aussi pour ça ! Pour la survie de l’espèce. De la même manière qu’elle a condamné le Mâle à bander de manière compulsive. Les religieux se servent de Dieu comme alibi, pour réaliser leurs propres noirs desseins ; entre autres, ceux qui consistent à asservir et à tuer ! Si des milliards d’individus ne croyaient pas en Dieu, la vie sur terre ne serait-elle par meilleure ? D’abord on ne commettrait pas de crimes atroces en son nom : lapidations, actes terroristes, guerres saintes et autres ignominies. Ensuite, chacun d’entre nous serait obligé de se prendre réellement en charge, comptable devant lui-même et devant les autres de chacun de ses actes. Personne ne se croirait plus blanchi par un confessionnal ou en tournant autour d’une pierre noire, ou encore en s’immergeant dans le Gange. Chacun serait obligé de s’améliorer, sous peine de crouler sous le poids de ses erreurs. Car, en réalité, il n’existe aucune ardoise magique. Nos mauvaises actions restent attachées à nos âmes, comme une tache de naissance à notre peau. La seule façon d’alléger sa conscience, consiste à ne pas renouveler des actes, qui sont contraires à la morale. C’est-à-dire à l’ensemble des règles de conduite tenues pour universellement valables. Je ne parle pas du péché qui est une infraction aux dogmes, variant d’une religion à l’autre !
– C’est vrai que les religions affaiblissent l’homme, en le rendant craintif des Dieux, dis-je. Par peur de s’attirer leurs foudres terrifiantes, ils confient les rênes de leur destinée à des charlatans, qui ne font qu’exploiter la crédulité de gens en souffrances et en doutes, en imposant leur propre cuisine. Qui peut réellement croire, si on admet que Dieu existe, qu’il se soucie du sexe des femmes, au point de voiler ces dernières et de surveiller leur virginité. Il les a créées toutes nues et avec un clitoris en plus ! Autrement dit, Dieu a donné aux femmes le droit de jouir toutes seules ou accompagnées. Il les a créées de surcroît, désirables, pour la survie de l’espèce. En fait, des Mâles de tous pays, se sont appropriés par la voix de prophètes machistes, une création personnelle de Dieu. Ils ont fait de Dieu une « Créature » à eux, servant leurs propres desseins d’humains. C’est cela qui constitue le blasphème suprême : parler au nom de Dieu ! Pour entre autres, manipuler la femme, elle aussi créature de Dieu, au seul profit du Mâle. « Mahomet, tu te construis la religion qui t’arrange », lui disait sa première épouse Khadidja, souligne « Marie-Claire » de mars 2005. La raison du machisme des religieux est évidente. En fait, la dépendance de leur pénis à l’égard du sexe des femmes et l’indépendance affichée par ce même pénis à leur propre égard, rendent ces Mâles plein de haine. En cachant l’objet qui provoque l’érection, en l’occurrence la femme, ils espèrent échapper à la tyrannie de leur führer. Cette haine peut le conduire à vouloir détruire la femme, comme le fait l’évêque fou de désir, de la fiction « Notre-Dame de Paris ». Et comme en témoignent les lapidées.
– Ce n’est pas à la femme qu’il doit s’en prendre, mais à son sexe et à lui-même, parce qu’il est incapable de le domestiquer ! Ou bien à Dieu qui l’a fabriqué ainsi ! C’est le problème du Mâle, pas celui de la femme. Il n’a qu’à couper l’objet du délit, ou pourquoi pas se crever les yeux. Et laisser les femmes vivre en paix !
– L’écrivaine bangladaise Talisma Nasreen, a osé critiquer l’Islam dans son ouvrage : « Utal Hawa ». Dans le Nouvel Obs, elle dit carrément : « Sous l’Islam les femmes sont considérées comme des esclaves et des objets sexuels. Aucune ne peut obtenir le droit de vivre comme un être humain ». Elle écrit  » : J’ai souvent parlé de la vie scandaleuse du prophète Mahomet, considéré comme un saint par ses fidèles ». Elle dit aussi qu’il existe un terrorisme religieux à l’égard des femmes. Qu’elles sont violées, que certaines se suicident, que des milliers d’entre elles sont battues ou lapidées à mort. Cinq mille femmes sont assassinées chaque année par leurs frères, pères ou cousins. Le magazine Marie-Claire parle de « crimes d’horreur » envers des femmes et des filles « massacrées à coups de hache, brûlées vives, vitriolées ou lapidées », même quand elles ont subi un viol. Quels pays réagissent vraiment en mettant ces pays en quarantaine ? Ils sont tous complices de telles infamies.
– Savez-vous qu’elle a été élevée dans une famille musulmane avant de devenir sceptique, puis athée ? intervient Barbara. Oui vous avez bien entendu, athée ! Imaginez la force de caractère de cette femme ! Elle a osé dire à ses amis docteurs : « comment pouvez-vous croire à une histoire de religion aussi absurde ! » L’absurdité se retrouve dans toutes les religions, hélas ! Si les femmes étaient un peu plus malignes, elles se demanderaient pourquoi, dans toutes les religions, Dieu n’aime pas les femmes ?
– Non ma chérie, dit Cécile. Elles se demanderaient tout simplement, pourquoi Dieu ne serait-il pas Femme ?
Nous nous regardons tous avec un grand sourire malicieux. Nous l’applaudissons, en poussant des cris de sioux.
– Tu as raison, Dieu est Femme ! Allez, on trinque à cette évidence ! Et à l’amour de ma vie ! décrète John en enveloppant Barbara d’un tendre regard.
Il sort sa dernière cartouche. Une bouteille de champagne qu’il avait réservée à sa dernière nuit en compagnie de Barbara. Il fredonne une chanson de Joe Dassin, accompagné à la guitare par Cécile :
« On s’est aimés comme on se quitte,
Tout simplement sans penser à demain,
À demain qui vient toujours un peu trop vite,
Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien ».
Barbara a les yeux embués et la voix qui flanche. Une grande émotion nous submerge. John et Barbara s’enlacent tendrement et se perdent dans un long baiser. Le sable s’enivre du champagne de leurs timbales renversées. Je remplis de nouveau leurs verres et nous buvons cul sec: et glou et glou et glou…
Cécile se met à fredonner Françoise Hardy :
 » Je suis la fleur de lune
Ou bien l’eau qui dort.
Je suis née dans une brume,
Là où le vent vient du nord.
Suis-je l’herbe sauvage
Ou le ciel de pluie ?
Viens te prendre à mon mirage
Te noyer dans mes yeux gris »
Maxime est ému par les sublimes paroles de la chanson, ainsi que par le joli timbre de voix de Cécile. Il semble fasciné par la belle sirène dorée, qui le fixe de ses grands yeux d’eau. Les braises rougeoient faiblement. Cécile frissonne. Il se rapproche lentement d’elle, comme s’il avait peur de rompre la magie de l’instant.
Il enlève son tee-shirt délavé et le pose sur ses épaules. Cécile enlace le torse nu, sans un mot. Ils s’étreignent passionnément, tout en s’embrassant comme des affamés. Notre capitaine en perdition, l’entraîne vers les arbres rabougris, qui s’obstinent à braver les embruns, dans la partie haute de la plage.Barbara et John ont disparu depuis un petit moment.
Je pense violemment à Victor. Avec mon cœur et avec mon ventre. Une humeur chagrine m’envahit. Je regarde la bouteille de champagne vide, abandonnée la tête dans le sable. J’ai un instant envie de l’imiter ! Je plonge la main dans le carton de boissons, et ramène une cannette de bière tiédasse. Je la vide goulûment. Une douce chaleur rampe à l’intérieur de mon corps. Nicoletta chante pour moi toute seule :
« La solitude ça n’existe pas,
La solitude ça n’existe pas.
Chez moi il n’y a plus que moi (êêêh oui !)
Et pourtant ça ne me fait pas peur (pas sûr !)
La radio et la télé sont là pour me donner le temps et l’heure (? ? ?)
J’ai ma chaise au Café du Nord (si, si !)
J’ai mes compagnons de flipper (Salut les potes !)
Et quand il fait trop froid dehors, je vais chez les petites sœurs des cœurs… »

Un câlin ! Un câlin ! Un câlin…

( Extrait du chapitre XI du  » Village des Vagins « .)

Auteur : Tingy

Romancière féministe; "Le Père-Ver" ( 2OOO épuisé) et "Le Village des Vagins" ( 2007,en vente chez "Virgin " et "Autrement "); un 3ème roman en long chantier ...et beaucoup de tableaux "psycho-symboliques")... Ah! J'oubliais: un amoureux incroyable, depuis 40 ans et 7 "petits" géniaux...

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