Francine découvre la Réunion.

tableau de marée
Tableau laissé par la marée.

 » J’ai oublié de vous raconter notre arrivée dans l’île !
… Nous sommes dans l’avion, 1000 km/heure, 10 000 mètres d’altitude, moins 50 degrés à l’extérieur, destination : la Réunion ! Il fait nuit et on ne voit rien, en dessous .
Nous arrivons à L’île Maurice à 10H15. Vu du ciel c’est magnifique! Les champs sont circulaires et partagés en quartiers en fonction de ce qui y est cultivé… On dirait d’énormes parts de gâteau de différentes couleurs! C’est surprenant!
On aperçoit également quelques lagons de couleur émeraude…. hummm…..
Le temps de descendre quelques passagers et de faire le plein de carburant, nous voilà repartis ! 40 mn plus tard nous atterrissons à la Réunion. Il est 12H15 heure locale (10H15 en Métropole).
Le changement est immédiat ! Des palmiers, des cocotiers parsèment le parking de l’aéroport et l’océan… Là, juste là!
Pépito, le père de Pierre-Julien, nous accueille et nous conduit à St Denis, la capitale . Trois minutes de voiture, l’aéroport est encore visible…Nous y sommes déjà ! Ça change des 2H30 de circulation pour aller ou sortir d’Orly!
« On va manger chez Gaston, ça vous dit?! » Allez! C’est parti!
Gaston tient un petit resto-self au bord de l’océan. Tout est au bord de l’océan ici de toute façon! Sauf que l’on ne peut se baigner partout. Contrairement à ce que l’on s’imagine, il n’y a pas tant de plages que ça. Pour 70% des côtes c’est le plein océan direct, c’est à dire que l’on ne peut pas s’y baigner… Gare aux requins! C’est leur site de prédilection! Eaux profondes à proximité de la côte… Bon! nous ne nous baignerons pas ici!!!!
Sur la façade de chez Gaston trône l’emblème de la bière locale : un Dodo, accompagné de l’inscription: « La DODO Lé Là « ! J’me sens bien ici moi! Je sens que la Réunion va me plaire!
La patronne des lieux nous propose au choix : Riz avec « des grains » (en l’occurrence ici des haricots rouges), poulet au caramel ou bœuf sauce soja et légumes.
La base de la cuisine ici : du riz, « des grains » et du rougail (du piment à la tomate fraîche). Nous nous régalons. Salomé dévore son repas avec appétit! Ça creuse l’avion!
Nous sommes tellement heureuses d’être là, que la fatigue ne se fait actuellement pas sentir. Il faut dire que nous n’avons pas beaucoup dormi!
De la fenêtre on voit la route et l’océan. On m’explique qu’ici les embouteillages sont fréquents, car les transports en commun ne fonctionnent pas vraiment. Les gens préfèrent prendre leur voiture. Bien que ce ne soit pas toujours évident. L’usage du bus n’est pas encore vraiment, entré dans les mœurs. D’ailleurs je n’en vois aucun…
On se croirait un peu en Afrique du sud par certains côté, les rues, les maisons… ça dépend où on se trouve bien sûr.
Après s’être régalés chez Gaston, on roule vers le coeur de St Denis. Pépito doit faire un saut à la Mairie… On passe devant d’anciennes maisons coloniales réhabilitées en « centre social », « administratif »…Mairie… La discussion tourne autour de la colonisation. Certains autochtones ont, à une époque, réclamé l’indépendance… Pourtant on sent combien l’île serait pauvre sans la présence de la France. Ici, on est isolé de tout… C’est une île avec ce que cela implique au niveau commercial et autre…
Un peu plus tard, nous arrivons chez les parents de Pierre-Julien. Mamita n’est pas là, elle est à Maurice. On la rejoindra plus tard pour son anniversaire. La maison est superbe. Petite mais tellement pleine de charme avec son jardin rempli de fleurs de frangipanier, d’hibiscus et de bougainvillée! Et l’océan… une fois de plus juste là! à nos pieds!!!
D’ailleurs, après nous être installés, nous allons admirer le flamboyant coucher de soleil et ramasser des coquillages!
La plage est pleine de coraux que l’océan dépose à chaque marée. Ainsi, pendant que le soleil se couche à l’horizon dans de magnifiques couleurs d’or, nous arpentons la plage à la recherche de ses trésors!

Notre première journée s’achève. Nous passons à table : du riz et …. et non! Pas de grains héhé!!! J’ai ramené du marché d’Uzès un assortiment d’olives, de tapenade, anchoïade, confit de tomates, brandade…

Nous allons nous coucher, car la fatigue se fait sentir! Nous installons Salomé au pied de notre lit et nous tombons dans les bras de Morphée, à notre tour!
Je vous embrasse.

A demain, si vous le voulez bien………….  »

Dipavali, ou fête tamoule de la lumière .

La main de Francine
Main tatouée de Francine, posée sur un magnifique tapis indien aux riches couleurs et dessins.

Lettre de Francine à sa maman:

 » Nous sommes samedi, nous allons au Dipavali!

Chaque année, les Hindous fêtent le Dipavali. Cela dure une semaine.
‘Dipa’ signifie ‘lumière’ et ‘vali’, ‘la rangée’.
Le Dipavali est la fête de la lumière. Le thème de cette année est : partage et solidarité.

Saint André compte une importante communauté tamoule (hindoue), c’est pourquoi c’est fêté plus particulièrement dans cette ville de l’Est.
La fête commence le jour de la pleine lune et se poursuit les deux jours suivants. Si j’ai bien compris , c’est le dieu Vishnu qui est associé au Dipavali. C’est l’occasion d’une grande procession avec des chars fleuris, mais nous n’y assisterons pas car celle-ci clôture les festivités et aura lieu demain soir (dimanche 26). Au vu des embouteillages monstres, qu’il y a ici, on ne prendra pas le risque de rester coincés quatre heures !
Les femmes sont vêtues de saris et les jeunes filles sont coiffées de fleurs de frangipanier… C’est une explosion de couleurs!
Lorsque nous y passons la journée, c’est le jour de la Holi : la célébration de la fertilité. Les hommes, les femmes, les enfants, les jeunes filles sont habillés de blanc et se jettent les uns sur les autres, des pigments de couleurs : le vert pour l’harmonie, l’ orange pour l’optimisme, le bleu pour la vitalité (je m’en suis pris plein !!!) et le rouge pour la joie et l’amour…!

Nous avons également profité de la délicieuse gastronomie indienne. Dans des stands présents à l’occasion de cette fête, nous avons ,virtuellement, acheté plein de choses! Je suis ainsi revenue avec quatre tabourets gigognes, un paravent, trois tapis, une dizaine de taies de coussins, une petite table basse, un meuble d’angle, deux saris, des rideaux et quatre paires de chaussures… !!!! C’était super! Mais bon, Pierre-Julien a estimé que ce serait difficile dans l’avion, et on dépassait les 25 kg par personne; donc plus modestement, Salomé et moi-même, nous nous sommes faites maquiller les mains au henné…

Après cette superbe journée nous avons assisté à un spectacle de théâtre de marionnettes qui nous a transportés dans un imaginaire plein de poésie et de magie ! Nous étions sur la planète Mu et il y faisait sombre! Il n’y avait pas de soleil. Les gens ne se parlaient pas puisqu’ils ne se voyaient pas… Jusqu’au jour où… Un petit personnage découvre la lumière et décide de la partager. Changeant la vie des gens qu’il rencontre sur son chemin… Puis il tombe amoureux et décide de ne plus garder la lumière. Il la libère, et un magnifique soleil surgit enfin dans le ciel de Mu…Je vous l’envoie à tous !

J’espère que les photos vous plairont..
Bisous!!!

Ps- Promis, juré, demain je vous emmène au marché de St Paul. Vous avez remarqué ? C’est l’île aux saints !
A+  »

Lettre de Francine à sa maman, (découverte de La Réunion).

Soleil couchant face à la mer
Plage du  » Trou d’eau « , cliquer pour agrandir

 » Le jour se lève sur Trois Bassins… Nous, pas encore! Le décalage et la fatigue du voyage obligent, nous dormons jusqu’à dix heures,(heure locale: trois heures de plus qu’en Métropole).
Lorsqu’enfin , nous émergeons, un agréable petit déjeuner aux couleurs de l’Océan Indien nous attend : papaye, ananas… Humm… Quel bonheur! Le soleil commence sur la table! Il fait beau! Un soleil magnifique nous attend dehors…
La matinée s’achève calmement, car nous tenons à faire travailler Salomé un peu chaque jour; et il nous semble judicieux de le faire le matin, pour profiter du reste de la journée! Donc matinée studieuse…pas au goût de tout le monde!
Midi arrive vite. Je me lance dans la cuisine réunionnaise: du riz,  » des grains  » et du poulet à la tomate et au curcuma, dénommé ici « carry poulet »… J’ai bien retenu la leçon, et on se régale même sans rougail !
Repus, nous décidons d’aller larver sur la plage la plus proche : celle du Trou d’eau.
Ici, des noms de villes, sites et quartiers sont calqués sur leur caractéristique. Ainsi, la ville du port s’appelle Le Port, celle qui se situe en hauteur, originalement: La Montagne ! etc…
La plage de Trou D’eau s’appelle ainsi car, une grotte remplie d’eau se trouve dans le coin…. Oooooh! Mais alors? Nous sommes à Trois Bassins: je vous laisse deviner pourquoi? Héhé ! Si vous trouvez vous êtes Réunionnais !
Nous arrivons près d’un joli lagon, le plus grand de l’île. Il y a plein de martins ! (non pas Martin! Des oiseaux, quoi !).
Mon chéri m’explique que les gens ici les adorent, car adoptés tout petits, ils prennent l’homme pour leur parent et ne le quitte plus jamais! Comme un petit chien!
Salomé se régale dans l’eau. De là où nous sommes nous voyons aussi bien la montagne (non, pas la ville du même nom, Hélène! la vraie montagne…) que l’océan ! C’est assez unique comme spectacle! La montagne, l’océan, le lagon, les cocotiers… Ouuaah!
Et la plage ici n’est pas surpeuplée comme chez nous! Ce n’est pas Palavas! Je me mets à aimer la plage moi !
Après quelques châteaux de sable improvisés, quelques petits pieds enterrés et un bon goûter, le soleil se couche et nous émerveille une fois de plus! Ici, il se couche à dix-neuf heures trente en plein été, et dix-huit heures trente en « hiver » (austral!).Les journées sont donc assez courtes mais tellement belles. Pas de changement d’heure; ici, c’est l’heure du soleil…toute l’année !

On vous embrasse tous et on vous envoie plein de chaleur ensoleillée!…

PS- Demain, je vous emmène au Marché de Saint-Paul.  »

Maillage plutôt que chamaillage ! ! ! Pour affronter les orages qui saccagent la condition féminine.

Ciel d'orage
Huile sur carton.( Cliquer pour agrandir )

Je reçois des messages d’encouragement dans ma boite de message/blog, de la part de … mecs ! ! !( de plusieurs pays! France, bien sûr, mais aussi, Canada, afrique, Belgique, Cuba…).
Et un écrit méprisant et plein de suffisance d’une femme qui snobe:  » Mes grands discours « , car il suffit, d’après elle, d’agir . Qu’en sait-elle des « actes » des féministes ? !!!
Pour parodier un ancien Premier Ministre: » La route est encore longue et la pente est raide ». Et l’adage :  » On n’est jamais trahie que par les siens  » , se vérifie !
Bref… je ne suis pas prête de jeter mon « stylo » , et merci pour les encouragements des mecs pro-féministes. Ils savent que les discours féministes, critiquant, à juste titre, des actes innacceptables contre les femmes, ne les concernent en AUCUNE façon, et que :  » Le féminisme n’a jamais tué personne alors que le machisme tue tous les jours » ( Benoîte Groult ).
A lire des témoignages, qui ne datent pas de la Préhistoire (!), dans http://encorefeministes.free.fr/devenuesfeministes.php3

En voici un exemple copié/collé sur ce site:

 » Témoignages de membres de notre réseau

Patric Jean
D’abord, je ne suis pas féministe. Je suis pro-féministe.
Le féminisme est un combat de femmes pour l’émancipation, entre autres, de la tutelle des hommes. Or j’en suis un. Et à ce titre, un dominant. Non par nature. Par ma socialisation en tant qu’homme. J’ai beau travailler à cette question depuis des années, je me prends encore chaque jour en flagrant délit.
Il faut avouer que je reviens de loin. Elevé dans un monde féminin, comme un coquelet nourri au grain de la phallocratie, il m’a fallu rencontrer pas mal de femmes pour ouvrir les yeux.
Ma réflexion politique sur d’autres sujets, mon éducation aussi sans doute, m’avaient préparé à la remise en question. Et c’est une féministe qui me bouleversa un après-midi de septembre, à Bruxelles. J’étais étudiant et devais interroger Françoise Hecq pour un petit journal que j’avais créé. Une heure lui a suffi pour m’ébranler à vie. Elle avait trouvé les mots justes pour instiller le doute en moi. Je l’ai quittée, sans plus jamais la croiser depuis, rempli d’un sentiment nouveau d’injustice.
Cette découverte ajoutait un étage à mon mille-feuilles. Je n’étais plus seulement un Blanc et appartenant à la bourgeoisie. J’étais aussi maintenant un homme. C’est donc par le volet politique que j’ai entamé une longue remise en question de l’organisation de mon espace intime.
L’amour m’a aussi permis d’accepter les modifications les plus importantes de mes comportements. Je devrais dire qu’il m’a permis de me forcer à les accepter. Car j’ai rapidement compris que de la compréhension intellectuelle des phénomènes au changement radical de mes pratiques, il y aurait un long chemin. Une longue traversée.
Enfin, en tant qu’homme, je pourrais dire à quel point les idées des féministes radicales m’ont émancipé. Car en se libérant, les femmes libèrent les hommes. Mais ça c’est une autre histoire…  »

No comment.

Crazy bird !

Nous louons un bungalow dans une résidence de Flic en Flac, à cause du job de mon homme, qui nous oblige à faire le va-et-vient, entre la Réunion et Maurice.
Depuis le premier jour, nous avons été intrigués par le manège d’un cardinal au ventre d’un orangé flamboyant. Il exécutait un rituel étrange devant la fenêtre, en volant à la manière d’un yoyo, tout contre et sur toute la hauteur de la vitre, pendant une demi-heure et plus, s’arrêtant de temps à autre. Parfois il restait stationnaire, battait des ailes et tapait du bec contre la vitre. Ce rituel débutait aux environs de 6h30, et se renouvelait plusieurs fois par jour.
Nous avons d’abord pensé qu’il était tombé amoureux de son image qu’il aurait prise pour une oiselle…ou un autre oiseau. Nous n’osions pas intervenir, de peur de l’effaroucher.
Et puis, nous avons placé une soucoupe avec du pain et du riz, ainsi qu’un petit bol d’eau, sur le rebord de la fenêtre. Il stoppa son manège et dévora goulûment les grains de riz, délaissant le pain.
Peu après, nous avons déplacé les récipients à l’intérieur de la fenêtre, que nous prenions soin de presque refermer, pour que les nombreux oiseaux fréquentant la résidence soient maintenus à l’écart.
Crazy a vite pris l’habitude de signaler son arrivée derrière la vitre par des chants et des coups frappés à la vitre. Pendant nos absences fréquentes …il allait frapper à la fenêtre de ma fille à l’étage au-dessus ! Quand j’allais à la piscine, il se perchait sur la branche d’un cocotier, penchée au-dessus de l’eau, et se mettait à chanter pour manifester sa présence.
Quand il pénétrait chez nous, à l’intérieur de la fenêtre, il se mettait à faire des trilles vibrantes, pour signaler sa présence, ou pour remercier (!). Nous n’avons jamais pu l’approcher à moins de 2 mètres; mis à part la fois où il s’est aventuré dans le salon, et n’a plus retrouvé la vitre de sortie: je l’ai pris dans mes mains pour lui rendre sa liberté .
Il avait appris à descendre du cocotier où il créchait,pour se poser sur le rebord de la fenêtre, quand mon époux ou moi, l’appelions en sifflant.
Un jour , nous l’avons vu arriver en compagnie…de deux petits, volant encore maladroitement. Et c’était un vrai bonheur de voir Crazy, éduquer ses petits , tous trois accrochés au rebord de la soucoupe!
Six mois plus tard, en arrivant un jour, de la Réunion, nous avons constaté son absence alors que toutes les fois précédentes nous le retrouvions, fidèle au poste.
Nous n’avons jamais revu Crazy, ni ses petits . J’ai questionné les jardiniers, les gars du service de sécurité, la femme de ménage, qui est aussi employée dans d’autres bungalows : rien!
Jusqu’à aujourd’hui…j’attends le retour de Crazy; et quand j’entends les trilles d’un cardinal, perché près du bungalow, je siffle…en vain: l’oiseau s’éloigne indifférent.

PS- Je ne peux m’empêcher de penser à la douloureuse stupeur de ma voisine d’Ardèche, dont le mari a un beau jour disparu, sans crier gare. Ce sont ses 3 fils ( adultes) qui l’ont pisté depuis son travail, pour l’obliger à venir dire à sa femme qu’il résiderait…chez une autre femme désormais.