" Tours et détours de la vilaine fille " -2006

« Tours et détours de la vilaine fille  » – (Une farouche guérillera!)
Mario Vargas Llosa (Auteur), Albert Bensoussan (Traduction)
[ Que de tours et de malices chez cette  » vilaine fille « , toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le  » bon garçon « . Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante en pleine adolescence, dans l’un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d’une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d’autre souci que les chagrins d’amour.
Rien ne laissait alors deviner que celle qu’on appelait à Miraflores  » la petite Chilienne  » allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Cassa, puis l’épouse d’un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London.
D’une époque, d’un pays à l’autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher.
Mario Vargas Llosa nous offre un cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d’un amour fou. ]

Présentation de l’éditeur
Source Amazon.

J’adore :"La sueur de l’écrivain maudit" …

Rédigé par Libraire à tout prix 5 Octobre 2010.

[ «  Suffit-il d’avoir publié une nouvelle dans une revue pour devenir écrivain ?
Dans ma ville, oui. Cela vous autorise même à organiser un événement culturel d’envergure.

Pendant que vous traquez les auteurs que les critiques littéraires oublient, pendant que vous vous échinez à dénicher les romans que vous pourrez proposer à vos clients, le centre culturel de votre ville organise, en toute candeur, un salon littéraire.
Sans vous concerter, bien sûr. Le libraire étant, c’est bien connu, un horrible commerçant qui a l’impudeur d’oser vouloir gagner sa vie sur la sueur de l’écrivain maudit.
Le libraire s’évertue à défendre son échoppe, en voulant se différencier des grandes surfaces, mais le moindre quidam peut s’ériger en combattant de la cause des « petits éditeurs ».
Le terme petit revêt aux yeux de la lauréate du grand prix de la nouvelle organisé par le village d’à côté, une sorte de respectabilité et le gage absolu de la qualité littéraire.
La dame, dotée de son prix pour une nouvelle de trois pages, devient la référence culturelle de la cité. Elle balaie en un coup de menton méprisant, le travail des libraires, elle fustige les systèmes de diffusion, elle déblatère sur le rôle des éditeurs, les grands. Elle sait de quoi elle parle, elle leur a envoyé maintes fois sa prose. Elle attend leur réponse.
Soutenue par la ville, notre écrivaine en herbe convie son éditeur, son imprimeur et une amie, autoproclamée critique littéraire (la preuve : elle a son blog sur lequel elle nous fait partager ses lectures) à participer au premier grand salon mondial de la nouvelle de la région.
La libraire n’a qu’à bien se tenir, qu’on range du côté des profiteurs du talent des autres.
Mais la libraire ne se tient jamais bien.
Elle jubile de voir que les douze auteurs « de premier plan » qui avaient été invités ne se déplacent pas. Elle ricane de constater que personne ne s’est inscrit aux ateliers d’écriture dirigée par la plumitive. Le principe était pourtant simple : on regarde une carte postale de la ville et on a cinq minutes pour pondre un texte. Personne ne semble se précipiter pour réserver sa place au colloque : «Pourquoi écrire court quand on peut écrire long » ?
La libraire est rassurée, il semblerait que les villageois aient gardé le sens de la réalité, eux.
En revanche, la libraire ne décolère pas quand elle lit le bulletin municipal dans lequel est annoncé l’événement de la saison. On y énumère les « grandes plumes » de notre culture française : Balzac, Maupassant…Gavalda.
La libraire reste sans voix.  »
Source libraire à tout prix.

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«  Suffit-il d’avoir publié une nouvelle dans une revue pour devenir écrivain » ?

Ce qui suit est MON avis .

Vous écrivez un manuscrit:

-Est-ce qu’un éditeur fait assez confiance à votre ouvrage( qui sera par la suite acheté ou…Non !), pour l’éditer à SON compte( compte d’éditeur) et non pas à compte d’auteur (c’est VOUS qui payez! ) ?

-Avez-vous eu de « bonnes » critiques, une fois le livre sorti : journaux, télés.

-De « grandes librairies » acceptent-elles de les diffuser ? (Entrepôt, Virgin,etc…)

– Et enfin, votre livre s’est-il vendu dans le grand public( oublions les amis et connaissances…)

OUI à tous ces points : vous avez écrit un ouvrage, apparemment, intéressant…

Cela ne fait pas de vous un…ECRIVAIN, pour autant !!!

Et en ce qui ME concerne tout juste une…Romancière ( en colère :yes: ) : une nana qui écrit des… romans qui se sont vendus… (un troisième en long chantier: d’autres priorités…).

"Romancière en colère"…

Mes romans

(Citation de l’article du 4 sept.2007, de S. Buttard, journaliste au Quotidien.)
 » Romancière en colère. 😉
La Réunionnaise lyliane Lavilgrand publie »Le Village des Vagins », roman d’un féminisme engagé, un récit cru et audacieux d’utopie féminine.
C’est l’histoire d’une mère de famille qui pète les plombs . Quitte son mari, ses enfants- trois ados en pleine forme avec tout ce qui va avec- et sa vie, direction les Grenadines.
Elle se lie avec une jeune aventurière et ensemble, elles imaginent  » Le Village des Vagins », un monde où le masculin ne l’emporte plus . . .
Publié à compte d’éditeur, ce second roman fait suite au » Père- Ver », roman sur les violences conjugales dont Lyliane Lavilgrand a vendu tous les exemplaires. Ancienne enseignante, elle revendique haut et fort son ton libre et ses mots crus, souvent à la limite de la brutalité. »Je suis une féministe », revendique-t-elle, qui préfère s’exprimer » dans un roman plutôt qu’avec un sermon ».
« Le modèle social actuel, n’est pas fait en faveur des femmes, poursuit- elle, citant l’actualité, telle la fragilité des lois sur l’avortement aux USA ou les violences conjugales. « Au début, quand j’écrivais Tingy Tanàna, une femme mourait tous les cinq jours sous les coups de son conjoint. Aujourd’hui, c’est tous les deux jours ».
A travers ce roman d’ aventures féministes, l’auteur imagine ainsi d’autres sexualités (citant la féministe américaine Suzan Sontag) d’autres modes de cohabitation que le mariage » invention sociale et religieuse qui est devenue la règle », ou une autre vision religieuse des femmes- » toutes les religions ont été crées par des hommes et la femme y est l' »inférieure ». »

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Résumé sur la 4ème de couverture du roman :

[ La narratrice, Marie, déstabilisée par des évènements familiaux imprévus, décide de faire le point sur sa vie. Elle s’envole pour s’isoler en Martinique. Mais elle rencontre Cécile, une enseignante. Cette dernière vit à bord de son voilier « la Bohème ». Elle propose à Marie une croisière dans les Grenadines. Les routes en bateau sont longues. Les deux amies discutent énormément. . .
Elles se découvrent le même rejet pour le modèle social où elles évoluent. Une société où les hommes, pardon, les mâles, se sont taillés la part du lion dans tous les domaines : sexualité, travail, famille. Pour y parvenir, ils n’ont pas hésité à voter des lois sexistes et à inventer des religions misogynes, qui les ont confortés dans leur machisme voyant ou latent.
Bref, Cécile et Marie feront des rencontres étonnantes. . . La voyageuse « solitaire » inventera une société de femmes avec l’aide de sa tribu, à Tingy Tanàna, le Village des Vagins ( Madagascar ). ]
Oct. 2007 – Épuisé.

Quand je doute …

Vidéo – ( Piqûre de rappel).

Quand je doute du courage des femmes….Pour cracher leur colère envers des dogmes religieux .

« C’est à la suite de cette interview courageuse sur la chaîne Al Jazeera le 21 février 2006, que Wafa Sultan devient une vedette internationale, présentée par les uns comme la voix de la raison, par d’autres comme une hérétique voire une apostate.
L’interview a été téléchargée sur Internet plus d’un million de fois en deux semaines et a rapidement circulé sur Internet. Pour Wafa Sultan, les musulmans du monde se sont enfoncés dans la barbarie. À contre-courant de la thèse du choc des civilisations, la psychologue oppose la barbarie à la modernité, la violence à la raison.
Félicitée par les réformateurs islamiques, elle a aussi catalysé la violence islamiste, recevant des menaces de mort.

Wafa Sultan est née en 1958 dans une famille musulmane traditionnelle de Syrie à Baniyas, petite ville sur la Méditerranée à deux heures de Beyrouth. Son père, musulman dévot, était un négociant en céréales. Wafa Sultan a suivi jusqu’à l’âge adulte tous les préceptes religieux.
Sa vie bascule en 1979. Elle est alors étudiante en médecine à Alep. L’époque oppose les Frères Musulmans et le gouvernement du Président Hafez el-Assad. C’est dans ce contexte qu’elle assiste à l’université, sous ses yeux, à l’assassinat de son professeur par des membres des Frères Musulmans. Cet événement la marquera à tout jamais : « à ce moment précis, j’ai perdu la foi en leur dieu, et commencé à remettre en question tous nos enseignements. C’était le tournant de ma vie, et cela m’a amenée à la situation présente. J’ai dû partir. J’ai dû rechercher un autre dieu ».
En 1989, elle parvient avec sa famille à s’expatrier aux États-Unis. Elle s’installe en Californie. Elle termine sa licence de médecine. »

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« Ainsi, dit le Seigneur à son peuple, si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou l’ami que tu aimes comme toi-même, t’incite secrètement en disant :
Allons et servons d’autres dieux ! des dieux que ni toi, ni ton père n’ont connu,… tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l’épargneras pas, tu ne le couvriras pas. Mais tu le feras mourir, tu dois le tuer, que ta main soit la première sur lui pour le mettre à mort… »
(Deutéronome 13:6)

Pas une religion pour sauver l’autre…

Et on s’étonne de la violence dans les sociétés !

Toutes les religions sont largement responsables des violences contre les femmes…

En commettant le sacrilège de parler au nom de Dieu !!!

Dieu n’a RIEN à voir avec les religions et avec tous leurs dogmes injustes, discriminatoires et barbares !

" Le labyrinthe de l’injustice "…

Amnesty International-
Etats-unis : Les femmes autochtones sans protection face aux violences sexuelles.
Extraits:
«La plupart des femmes battues ou violées ne dénoncent pas ces actes à la police. Elles prennent une douche et se rendent au dispensaire pour se faire soigner »Amérindienne ayant subi des violences sexuelles (anonymat préservé à sa demande), février 2006.

…«Elle était terrorisée et m’agrippait la main.Elle se sentait terriblement humiliée.Elle s’accrochait à moi comme si elle allait se noyer.» Travailleuse sociale (ayant demandé à conserver l’anonymat) évoquant les réactions d’une femme amérindienne victime d’un viol lors d’un examen médicolégal
dans un hôpital de l’État, en février 2006…

… » plus d’une femme amérindienne ou autochtone de l’Alaska sur trois est victime d’un viol au cours de sa vie »…

… » Une autochtone a fait à Amnesty International le récit des violences que lui avait infligées un ancien petit ami en 2001. Cet homme s’est rendu à la police et a reconnu l’avoir violée à trois reprises et l’avoir contrainte à une fellation. Comme la victime avait moins de dix-huit ans au moment des faits, il s’agissait d’une atteinte sexuelle sur mineur, laquelle constituait un viol en vertu de la législation de l’État. L’agresseur a toutefois été autorisé à plaider coupable de faits moins graves que les motifs d’inculpation initiaux et a été condamné à une peine de trois ans d’incarcération dont il n’aurait purgé qu’une année et trois mois. À la suite du viol, la jeune femme s’est livrée, semble-t-il, à des comportements de plus en plus autodestructeurs. Sa mère a expliqué à Amnesty International qu’elle avait supplié, en vain, les autorités de l’État de lui assurer un soutien psychologique. Elle a précisé que sa fille avait purgé une peine d’emprisonnement plus longue pour avoir volé et détruit le véhicule d’un proche que son agresseur à la suite du viol. »
Témoignage recueilli par Amnesty International en 2005…

…Della Brown, une femme autochtone de l’Alaska âgée de trente-trois ans, a été violée, mutilée et assassinée. Son corps a été découvert dans une baraque abandonnée à Anchorage en septembre 2000. Son crâne avait été fracassé à un tel point que le coroner a comparé sa tête à un «sac de glaçons». Selon la police, plusieurs personnes seraient entrées dans la baraque et auraient enflammé des allumettes pour regarder le corps, mais ces gens n’ont pas signalé le meurtre à la police d’Anchorage. Personne n’a encore été traduit en justice pour le viol et le meurtre de Della Brown(19).

À l’instar des femmes qui vivent dans d’autres pays, les femmes autochtones sont souvent victimes d’actes de violence sexuelle commis par une connaissance, par leur petit ami ou par leur mari. D’après les statistiques du département de la Justice des États-Unis, dans à peu près un quart des cas de violence sexuelle signalés visant des Amérindiennes ou des femmes autochtones de l’Alaska, l’agresseur présumé est un partenaire intime.
Lorsque ceux-ci commettent des actes de violence sexuelle, ils bénéficient souvent d’une impunité qui est notamment due au fait que ces actes de violence ne sont considérés comme des infractions pénales ni par les femmes elles-mêmes, ni par les autorités compétentes, ni par la société en général. Bien souvent, les femmes ne dénoncent pas la violence conjugale. Et lorsqu’elles le font, la réaction de la police et des tribunaux est souvent loin de répondre aux nécessités…

… »Ces atteintes aux droits humains des peuples autochtones trouvent un écho aujourd’hui dans la société et la culture populaire aux États-Unis. Ainsi, un jeu vidéo intitulé Custer’s Revenge(la revanche de Custer) a été commercialisé par une société privée en 1989. Le but du jeu était de manipuler le personnage du général Custer de façon à ce qu’il viole une femme amérindienne ligotée à un poteau. L’université du Dakota du Nord a refusé de changer sa mascotte, le Fighting Sioux(Sioux combattant), malgré la vive opposition des tribus sioux et bien que des formes d’expression au contenu racial et sexuel choquant en aient résulté. Par exemple, des étudiants de l’université ont porté des tee-shirts ornés d’une caricature où l’on voyait un Indien sioux s’accoupler avec un bison. »…

…Les exactions commises dans le passé ont laissé des séquelles. La déshumanisation dont les Amérindiennes et les femmes autochtones de l’Alaska ont fait l’objet depuis le début de l’histoire des États-Unis influe sur les attitudes actuelles. Elle est partiellement responsable des chiffres élevés de violences sexuelles commises contre ces femmes et des taux élevés d’impunité dont jouissent leurs agresseurs…

… » Amnesty International tient à exprimer sa gratitude à toutes les victimes de la violence sexuelle qui ont eu le courage de sortir du silence et de raconter leur histoire, ainsi qu’aux personnes qui les ont soutenues avant et après qu’elles eurent livré leur témoignage à Amnesty International. En produisant le présent rapport, Amnesty International souhaite donner aux personnes qui ont été victimes de violences sexuelles la possibilité de s’exprimer, car elle est convaincue que les mesures destinées à mettre un terme à la violence contre les femmes autochtones doivent être prises en fonction du point de vue de ces femmes.

Amnesty International est reconnaissante aux organisations de défense des droits des Amérindiens et des peuples autochtones de l’Alaska, aux experts et aux personnes qui lui ont donné des conseils et des recommandations sur la méthodologie de recherche et le contenu de ce rapport, et qui lui ont généreusement communiqué des renseignements. Le présent rapport ne peut certes pas brosser un tableau complet du travail essentiel et innovant entrepris par les femmes autochtones pour mettre fin à la violence sexuelle. Nous espérons toutefois qu’il reflète la détermination et l’espoir de ces femmes qui œuvrent sur tout le territoire des États-Unis pour bâtir un avenir dans lequel leur dignité et leur sécurité seront respectées.

Amnesty International souhaite, en produisant ce rapport, participer au travail des multiples organisations et militant(e)s qui œuvrent pour la défense des Amérindiennes et des femmes autochtones de l’Alaska et sont à l’avant-garde du mouvement de protection et de soutien des femmes. C’est grâce à leurs efforts que le Congrès a adopté, en 2005, la Violence Against Women Act(Loi contre la violence faite aux femmes)qui contient, pour la première fois, un chapitre relatif aux tribus, visant à accroître la sécurité des femmes autochtones de l’Amérique et de l’Alaska et leur accès à la justice (voir encadré, chapitre 7 du présent document). En appuyant ces initiatives entreprises et menées par des femmes autochtones, Amnesty International entend développer les possibilités de discussion sur les violences sexuelles infligées aux femmes autochtones »…

Source Amnesty International.
Lire TOUT le long rapport : » Document – États-Unis. Le labyrinthe de l’injustice : les femmes autochtones sans protection face aux violences sexuelles. »sur le site.

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 » Amnesty International tient à exprimer sa gratitude à toutes les victimes de la violence sexuelle qui ont eu le courage de sortir du silence et de raconter leur histoire, ainsi qu’aux personnes qui les ont soutenues avant et après qu’elles eurent livré leur témoignage à Amnesty International. En produisant le présent rapport, Amnesty International souhaite donner aux personnes qui ont été victimes de violences sexuelles la possibilité de s’exprimer »…

SORTIR du SILENCE !!!

[  » ces actes ne suscitent plus guère de trouble dans l’opinion publique. Fréquemment, les gens réagissent par des reproches qui visent la victime plutôt que l’agresseur.

«Le rejet est général… Les gens disent tout simplement »tu l’as bien cherché« ».Ex-procureur (ayant demandé à conserver l’anonymat),février 2006.]

"Il " chante …

« Elle » est toujours dans sa tombe…Et ses parents à jamais dévastés et inconsolables…

Communiqué de presse de SOS SEXISME-16 octobre 2007 .

[ Il n’a tué QU’UNE FEMME !

Ouf ! Nous avons eu peur… Peur que le chanteur de Noir Désir ne croupisse en prison et nous prive des romances que nous aimions tant.

Qu’à cela ne tienne ! La France de Rachida Dati où des ‘peines plancher’ ont été instituées pour la récidive du moindre fait divers, n’a pas cru bon de repenser les condamnations pour le meurtre d’une femme.

Normal ? NON ! Car dans la hiérarchie des horreurs où l’on est censé ne pas confondre crime et délit, on vient de libérer l’homme « à la conduite exemplaire » qui a battu M.T. jusqu’à ce que mort s’en suive.

La France aurait-t-elle une justice qui protège les personnalités médiatiques ? Tuer une femme coûterait-il si peu ?

Mais de quoi se plaint-on ? 4 années ‘au trou’ n’est-ce pas encore trop cher payé pour le simple meurtre d’une femme ? Car que vaut la vie d’une femme dans notre pays ? Rien ou presque ! Quand on sait que (d’après les statistiques) une femme est tuée par son compagnon tous les 2 jours et demi, la banalité de cette pratique aide à comprendre qu’il serait ridicule de condamner les exécutants, à moins que l’on ne trouve des vocations pour le métier d’architecte de prison.

Femmes battues, enfermées, mutilées, achetées, vendues, violées, asservies de mille façons, harcelées de mille manières, tuées dans les films porno pour faire ‘plus vrai’ ou dans la vie de tous les jours selon le bon vouloir des hommes, les ignominies commises à l’encontre des femmes, en France comme ailleurs dans le monde, n’ont pas de limites et peu de sanctions.

Le système patriarcal en place protège ses arrières… ce n’est pas la sortie prématurée de B.C. qui nous contredira ! ]
Docteure Michèle Dayras (Présidente)
source SOS sexisme.org

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« Il » chante …

Je sais: des fans disent que c’est de sa faute à elle, qu’elle l’a bien cherché…

PERSONNE, personne ne MERITE « ça », de la part de son compagnon qui a TOUJOURS le choix

de s’en aller…

En attendant, « il » chante et Marie est dans sa tombe…

" Tu suces ? "

APPEL A LA PREPARATION D’UNE MARCHE DE NUIT A PARIS, NOVEMBRE 2010

« Tu suces ? » « Vous êtes seule ? » « T’es bonne tu sais.. » « Pour qui
tu te prends salope », « C’est il ou elle ? », « Tu n’es qu’une sale
gouine ! », « Laquelle fait l’homme ? » « Tu pourrais être canon si tu
mettais une jupe ! », « Les gens comme toi ne devraient pas exister ! »
Pelotées dans le métro, suivies et insultées dans la rue, nous sommes
considérées, jugées et jaugées comme un morceau de viande.
NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les
maisons, dans la rue, au travail… L’espace public (métro-bus, parcs, bars,
rues) soi-disant neutre, est recouvert de pubs de magazines d’affiches,
banalisant la culture du viol.
Les agressions masculines sont cause de mort, d’invalidité, de handicaps
pour les femmes du monde entier.
La violence des hommes contre les filles, les femmes, les lesbiennes et
les femmes trans frappe tous les milieux sociaux, toutes les cultures tous
les pays et toutes les religions.
Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce
qu’elles s’aiment, affirment leur existence, se réapproprient les espaces,
échappent au contrôle des hommes.
Nous voulons être libres de circuler de jour comme de nuit.
Liberté et autonomie pour toutes !
Nous marcherons contre toutes les violences patriarcales dans l’espace
public comme dans l’espace privé.
Nous marcherons contre tous les interdits qu’on finit par trouver normaux
et contre toutes ces normes (contrainte à la maternité, à
l’hétérosexualité, obligation à la sexualité et au plaisir après leur
interdiction pendant des siècles, normes esthétiques) qui nous étouffent.
« La libre disposition de notre corps » s’est transformée en « libre
exploitation de notre corps ».
Nous marcherons pour transformer nos peurs en rage en lutte en force.
Nous refusons la récupération de nos luttes par les partis à des fins
racistes, sécuritaires, électorales et de contrôle social. Nous sommes
contre la stigmatisation et l’exclusion des femmes voilées, les
vidéos-surveillances, la rétention de sûreté, les contrôles au faciès, la
loi sur le racolage passif qui criminalise les prostituées et les rejette
vers la périphérie et les met en danger. Nous refusons un état qui rafle
et qui expulse les femmes sans papières.
Nous marcherons contre l’économie capitaliste qui écrase d’abord les
femmes (bas salaires, CDD, temps partiels imposés). Nous ne voulons pas
d’un monde où l’on doit choisir entre rêver d’être patronne et souffrir
d’être exploitée.
Nous reprendrons l’espace public sans drapeaux ni partis.
Nous sommes libres de dire NON.
Autonomie et résistance !
Fortes et fières,
Solidaires et en colère !
Nous prenons la rue et la parole pour affirmer :
Filles, femmes, femmes trans, lesbiennes et féministes,
La liberté de décider de nos vies partout et toujours !
Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !  »

Collectif RAGE DE NUIT

Source ragedenuit@gmail.com

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 » Mais avant de publier l’appel, je rappelle un film montré en mars au forum des images : Drague (la), de Charlotte Szlovak, qui suit le trajet d’une jeune femme rentrant chez elle le soir…vu du point de vue de la jeune femme…tout est dans la durée et la répétition…et aide un peu mieux à comprendre ce qu’il nous « faut accepter » le plus souvent. Accepter ? Pourquoi ?

Voici l’appel :

Première réunion : samedi 11 septembre, 14h, 5 rue du capitaine Marchal, 20ème arr. métro Porte de Bagnolet.
Ecrivez-nous si vous ne pouvez venir mais souhaitez être tenues au courant des suivantes.
Source » à Dire d’Elles ».

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 » jugées et jaugées comme un morceau de viande »…

Je ne crois pas que des types « biens » s’imaginent à quel point des machos crades, SACCAGENT la vie de nanas qui

ne désirent que, VIVRE en être HUMAIN …LIBRE et RESPECTE !!!

" La drague " de Charlotte Szlovak.

 » Pour des artistes, il s’agit surtout de révolutionner le regard, en déconstruisant les structures phallocentrées du regard et le processus de fascination qui a pour objet la femme – cette dernière est, au cinéma, inéluctablement réduite au statut d’objet de désir.
Pour se faire, les réalisatrices opèrent d’une part une révolution du point de vue, qui jusque là était exclusivement masculin et d’autre part une révolution du regard porté sur la femme. Comme l’explique Agnès Varda “Il faut que le cinéma aille plus vite que les moeurs, que les femmes inventent leur propre futur, en modifiant leur propre représentation”. Ainsi, elles introduisent un regard féminin et féministe sur la société et ses oppressions comme dans Histoires d’A (1973) de Charles Belmont et Marielle Issartel qui traite de la prohibition de l’avortement , ou encore sur l’expérience d’être une femme comme dans La Drague (1974-75) de Charlotte Szlovak où l’on suit une fille traversant Paris le soir. »…

… » Films-manifestes, films-cris, films-espoir, expérimentaux, documentaires ou de fiction,
en 35 mm, 16 mm et vidéo… Les féministes donnent forme aux images d’oppression
pour s’en affranchir et rêvent des images utopiques pour les réaliser. Elles se dégagent
des figures sexistes stéréotypées et proposent une démarche politique d’autoreprésentation,
créent des images qui leur sont propres et non pas imposées par un
modèle masculin. “Il faut que le cinéma aille plus vite que les moeurs, que les femmes
inventent leur propre futur, en modifiant leur propre représentation”, souligne Agnès Varda.
Depuis 40 ans, puissant outil de contre-pouvoir, la caméra accompagne aussi les
femmes dans leur quête d’identité individuelle et collective. À travers dix séances de
projections, des rencontres et un colloque, la manifestation “Je suis une femme,
pourquoi pas vous ?” invite à (re)découvrir de l’intérieur les luttes féministes des années
70, leur vitalité et l’actualité de leurs questionnements jusqu’à nos jours « …

…  » Quand les femmes s’emparent de la caméra :
histoire des pratiques et théories des représentations
Extraits de films à l’appui, réunissant à la fois praticien-nes et chercheur-es, conçu
comme une journée de rencontres et de débats, ce colloque propose d’interroger d’un
point de vue historique et esthétique les rapports entre femmes, féminisme et cinéma,
de questionner l’impact du MLF dans le champ cinématographique et de dresser un
état des lieux quarante ans après.
Quelles sont les conditions nécessaires pour que les femmes accèdent aux métiers du
cinéma? La prise en main de la caméra par les femmes modifie-t-elle les pratiques et
les représentations ? Dans quelle mesure les outils du cinéma et de la vidéo ont-il pu et
peuvent-ils encore aujourd’hui accompagner les luttes féministes ? Qu’en est-il des
pratiques contemporaines de production et de diffusion ? Quelle articulation repérer
entre le cinéma et les autres arts?  »

Source »je suis une femme pourquoi pas vous »-http://re-belles.over-blog.com/
Forum des images Mars 2010.

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… » révolutionner le regard, en déconstruisant les structures phallocentrées du regard et le processus de fascination qui a pour objet la femme – cette dernière est, au cinéma, inéluctablement réduite au statut d’objet de désir. »

Un Q, Point barre !