La sexualité chez les Na .

… »Trois modalités de pratiques sexuelles sont détaillées par l’anthropologue Cai Hua : la visite furtive, la visite ostensible et la cohabitation.
Traditionnellement, tous les Na pratiquent ce qu’ils appellent la relation d’açia ou visite furtive. L’expression indique une rencontre galante qui se déroule à l’insu des adultes de la maisonnée. L’homme s’introduit dans la chambre de la femme vers minuit et repart à l’aube afin que personne ne l’aperçoive. Hommes et femmes jouissent d’une égalité totale, chacun(e) ayant le droit d’accepter ou de refuser la relation qui peut durer une ou plusieurs nuits, des semaines ou des mois… Mais une asymétrie existe tout de même entre les partenaires : c’est toujours l’homme qui rend visite à la femme et non l’inverse.

La liberté sexuelle entre non-consanguins est totale et chacun peut avoir plusieurs açia, même au cours d’une nuit. Il est par conséquent facile d’initier ou de mettre un terme à la relation.

Dans ce réseau de multi-partenariat, la fidélité n’a pas cours et toute tentative de monopoliser un partenaire est jugée stupide et même honteuse : « le village se moquera [d’eux] pour un bon bout de temps ». Le désir de multiplier les partenaires et celui d’en posséder un seul étant incompatibles, c’est le premier qui prévaut dans l’institution de l’açia.

Dans la visite ostensible ou ouverte, l’homme n’est pas obligé d’éviter les membres de la lignée de la femme. Il existe un privilège sexuel mutuel mais les partenaires continuent tout de même à pratiquer la visite furtive en essayant de ne pas se laisser surprendre. Si le partenaire de la femme arrive, le visiteur est prié de partir. Il n’y a pas de contrainte et la durée de cette relation dépend, encore une fois, des sentiments réciproques.

La modalité de la cohabitation implique, elle, que les partenaires passent ensemble non seulement la nuit mais aussi la journée, « partageant le même pot et le même feu », formant ainsi une unité économique. Il existe toujours un privilège sexuel mutuel dont la transgression est réprimandée seulement si elle est découverte.

La cohabitation représente une solution de crise temporaire lorsqu’il manque un membre dans une lignée. Sa fonction – tout comme l’adoption – est celle de pallier à ce manque qui pourrait menacer la survie de la lignée. La cohabitation a donc pour but la perpétuité de la maisonnée et, en dehors de ce contexte, elle est réprouvée, voire interdite.

Comme dans toutes les sociétés, il existe chez les Na la prohibition de l’inceste. Ceux qui sont issus du même ancêtre féminin sont consanguins et la sexualité entre eux est toujours interdite : « Ceux qui mangent dans le même bol et dans la même assiette ne doivent pas s’accoupler ». Tel est le principe d’exclusion sexuelle des consanguins. Le mot “inceste” n’existant pas dans leur vocabulaire, les Na utilisent plutôt des expressions telles que « se conduire comme des animaux » ou « ne pas connaître les règles ». Une particularité étonnante de la prohibition de l’inceste est l’interdiction d’évocation sexuelle. Par l’intermédiaire de leurs ascendants de même sexe, les enfants, dès l’âge de sept ans, apprennent qu’il ne faut pas parler de sexualité, ni même partager affects ou émotions avec les consanguins de sexe opposé. Il en découle que, dans la maisonnée, garçons et filles ne peuvent pas regarder la télévision ensemble car, à tout moment, une scène romantique pourrait apparaître à l’écran. Il leur est également interdit d’être photographiés ensemble ou de parcourir le même chemin pendant la nuit.

La consanguinité constitue ainsi un fait social différent de la consanguinité biologique. La prohibition de l’inceste, pour les consanguins vivant toute leur vie sous le même toit, est renforcée jusqu’à l’interdiction d’évocation sexuelle « …
Source : Madeleine Caspani-Mosca- À propos du livre de l’anthropologue Cai Hua : » Une société sans père ni mari. Les Na de Chine « .

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Sexualité furtive, ostensible ou de cohabitation…

 » La cohabitation a donc pour but la perpétuité de la maisonnée et, en dehors de ce contexte, elle est réprouvée, voire interdite. »

Cette façon de « consommer » entraîne forcément moins de…Violences entre les partenaires : personne n’est la

PROPRIETE de l’autre!
 » Mais une asymétrie existe tout de même entre les partenaires : c’est toujours l’homme qui rend visite à la femme et non l’inverse. »

« Ils » ne peuvent pas s’en empêcher : le phallus détient toujours une primauté, petite ou grande ?

Sorcières et…Tabous !

Les sorcières dans la société primitive :

Extrait de « La vie sexuelle des sauvages du nord-ouest de la Mélanésie » – B. Malinovski.

…« Nous voyons ainsi que la forte position que la femme occupe dans la tribu lui vient également du droit d’exercer la magie, cette forme de croyance la plus tenace, la moins destructible.
Les moyens dont les sorciers se servent dans leurs actions surnaturelles sont bien peu de chose à côté des exploits des sorcières !

Une sorcière (et je tiens à rappeler qu’il s’agit toujours d’une femme en chair et en os, et non d’un esprit ou d’un être surhumain) accomplit ses expéditions nocturnes sous la forme d’un double invisible; elle peut voler à travers l’air et apparaître comme une étoile filante; elle assume à volonté la forme d’un ver luisant, d’un oiseau nocturne, d’un renard volant; son ouïe et son odorat portent à des distances énormes; nécrophage, elle se nourrit de cadavres.

Les maladies causées par les sorcières sont presque toujours incurables, d’une évolution très rapide et tuent généralement d’une manière instantanée. Elles résultent de ce que les victimes sont dépouillées de leurs organes intérieurs que la sorcière est en train de dévorer. Le sorcier, par contre, ne se repaît jamais de la chair de sa victime; son pouvoir étant beaucoup moins efficace, il est obligé de procéder lentement, et le mieux qu’il puisse espérer, c’est d’infliger une maladie de longue durée qui pourra, dans les cas heureux, tuer après avoir tour¬menté la victime pendant des mois ou des années. Mais, même alors, on peut s’adresser aux services d’un autre sorcier pour contrecarrer l’œuvre du premier et rétablir la victime. En revanche, il y a peu de chances de neutraliser les effets produits par une sorcière, alors même qu’on requiert sans tarder l’assistance d’une autre.

Une sorcière, lorsqu’elle n’est pas vieille, peut exciter les convoitises sexuelles aussi bien qu’une autre femme. Elle est, en effet, entourée d’une auréole de gloire qu’elle doit à son pouvoir personnel, et elle possède généralement la forte personnalité qui semble caractériser les sorcières. L’attraction qu’une jeune sorcière, à l’âge où les femmes se marient, exerce sur les hommes n’est pas toujours désintéressée, car la sorcellerie constitue, dans certaines occasions, une source de revenus et d’influence dont beaucoup d’hommes ne seraient pas fâchés de bénéficier. Mais à la différence de ses collègues masculins, la sorcière n’exerce pas sa profession publiquement; elle peut être payée pour une guérison, mais elle n’accepte jamais de tuer contre une rémunération. En cela encore elle diffère du sorcier qui tire le plus gros de ses revenus de la magie noire plutôt que des pratiques curatives. En fait, alors même qu’une femme est généralement connue comme sorcière, on prétend qu’elle n’en convient jamais explicitement et qu’elle ne l’avoue même pas à son mari.

La sorcellerie se transmet de mère à fille, à la suite d’une initiation qui a lieu de bonne heure. A une phase plus avancée de leur vie, les sorcières rehaussent parfois leur art de nécromanciennes à l’aide de procédés moins recommandables. On attribue à quelques unes des rapports sexuels avec des êtres non-humains, malfaisants au plus haut degré, appelés tauva’u, qui répandent des épidémies et divers maux parmi les gens (voir chapitre 12, section IV). Ces êtres leur enseignent l’art de nuire davantage; aussi ces femmes-là sont-elles très redoutées. Je connaissais personnellement des personnes dont on disait qu’elles entretenaient des relations sexuelles avec des tauva’u; tel était notamment le cas de la femme du chef d’Obweria, personnage intelligent et entreprenant.

Au point de vue de la recherche sociologique, la plus importante différence qui existe entre le sorcier et la sorcière est celle-ci : alors que le sorcier exerce réellement son métier, les exploits des sorcières n’existent que dans le folklore et l’imagination des indigènes. Autrement dit : un sorcier connaît vraiment la magie de son métier; si on fait appel à lui, il l’exercera dans les occasions qui s’y prêtent : il ira la nuit tendre un guet-apens à sa victime ou la visiter dans sa hutte; et je soupçonne même que, dans certains cas, il n’hésitera pas à administrer un poison. La sorcière, au contraire, a beau être accusée de jouer le rôle de yoyola : je n’ai pas besoin de dire qu’elle ne vole pas et ne dépouille pas les gens de leurs organes intérieurs; elle ne connaît ni incantations ni rites, car, encore une fois, ce genre de magie féminine n’existe que dans la légende et la fiction.

Il existe un certain nombre de maux moindres, tels que mal de dents, certaines tumeurs, gonflement des testicules, écoulement génital (gonorrhée ?), que les femmes peuvent infliger aux hommes à l’aide de la magie. Le mal de dents est une spécialité exclusivement féminine : On en souffre par la faute d’une femme et on en guérit grâce à l’intervention d’une autre femme. Une sorcière peut provoquer le mal de dents en exerçant son pouvoir magique sur un petit scarabée, appelé kim, qui ressemble beaucoup à ceux qui creusent des cavités dans le taro. La ressemblance entre la carie dentaire et les cavités creusées par les scarabées prouve suffisamment que des effets identiques doivent avoir des causes identiques. Mais certains de mes informateurs prétendirent avoir réellement vu le petit scarabée noir tomber de la bouche d’un homme lorsqu’une femme eut prononcé la formule curative.

Nous avons vu qu’il existait des variétés de magie héréditaire qui ne pouvaient être exercées que par les membres mâles d’un sous-clan ou, exceptionnellement, par le fils d’un de ces membres (qui doit y renoncer après la mort de son père). Supposons que tous les membres mâles d’une certaine génération aient disparu : une femme serait alors autorisée à apprendre cette magie, non pour l’exercer, mais pour en enseigner la formule, afin qu’il s’en serve plus tard, au fils qu’elle donnerait au sous-clan. C’est ainsi qu’une femme peut remédier à la solution de continuité d’une génération, en gardant dans sa mémoire un système de magie du jardinage, un système de charmes susceptibles d’influencer le temps et les vents, d’incantations pour la pêche, la chasse, la construction de canoës et le commerce maritime.
Elle peut même préserver un système de magie de la guerre, mais il lui est interdit d’apprendre les formules de la sorcellerie masculine, qui sont rigoureusement tabou pour le sexe féminin. Il n’y a d’ailleurs aucune nécessité à ce qu’elle les apprenne, étant donné que cette magie n’est jamais strictement héréditaire dans un sous-clan. »
Extrait de « La vie sexuelle des sauvages du nord-ouest de la mélanésie » – B. Malinovski.

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Malins, les hommes INVENTENT des…TABOUS, pour limiter le pouvoir des Sorcières …

D’autres parlent bien au nom du fils de Dieu ou d’un prophète, etc…Pour pourrir la vie de millions de femmes dans le Monde…

Les religions, croyances, tabous, etc ne reposent pas sur la VERITE mais sur la FOI

Qui est tout à fait respectable…Quand elle RESPECTE les femmes.

…TROP forts les mecs !!!

" Au nom des Droits Humains…

…Brader la liberté des femmes » !!!

[La laïcité est l’affaire des femmes – Appel contre les résolutions de l’ONU sur la « diffamation des religions » par SIAWI .
 » La laïcité, c’est-à-dire la séparation du religieux et du politique, a, depuis son instauration, périodiquement subi les assauts de l’Église catholique et des forces politiques ultraconservatrices en Europe, et en France même. Au cours des deux dernières décennies, ce sont les intégristes musulmans qui ont relancé la lutte contre la laïcité et qui multiplient les stratégies au niveau national, européen, et international.

Il s’agit ni plus ni moins de faire évoluer le concept de laïcité, dans lequel l’État ne s’occupe tout simplement pas des cultes sauf pour en garantir la liberté d’exercice, pour obliger l’État à assurer l’égale représentation politique des religions.

La défense de la laïcité est ainsi redevenue d’une brûlante actualité. L’espace laïque ne cesse de se rétrécir et dans bien des pays, il n’est plus concevable de se passer d’identité religieuse, et ce, d’autant plus que l’on appartient à la population issue de l’émigration.

Les intégristes musulmans s’appuient sur les notions de droit des minorités, droits religieux, droits culturels pour exiger un droit d’ingérence des cultures et des religions confondues dans les affaires de l’État. Ils sont passés maîtres dans la manipulation des concepts des droits humains. Nombreuses ont été les tentatives récentes pour que des lois religieuses (par définition immuables, inchangeables et imposées au nom de dieu à des populations présupposées croyantes) prennent le pas sur la loi commune (par définition votée, c’est-à-dire changeable par la volonté du peuple).

Ainsi, le Canada n’a dû qu’à la mobilisation nationale et internationale des femmes de résister à l’instauration de cours d’arbitrage religieux dans les affaires familiales (2006). De même, la France n’a dû qu’à une grande résistance populaire et, en particulier, des femmes de ne pas fléchir sur l’interdiction des signes religieux à l’école (2005). Mais, pendant ce temps, une juge allemande applique ce qu’elle croit être la « charia » dans un cas de divorce (Avril 2007) et l’Angleterre laisse s’installer des cours de justice « traditionnelles » qui remplacent dans certains cas la justice légale du royaume (2007).

Brader les droits des femmes pour la paix sociale

Notons au passage que ces tentatives nuisaient principalement aux femmes, fait de nature à inciter les gouvernements, toujours prêts à brader les droits des femmes pour la paix sociale, à mieux les tolérer. Jusqu’à accepter de considérer que les droits, chèrement acquis par les femmes et reflétés dans les lois des pays, pourraient ne pas s’appliquer à certaines catégories de citoyennes, au nom de leur appartenance ethnique (le pays d’origine de leurs parents ou grand parents) ou de leur supposée appartenance religieuse. Celles-ci seraient alors exclues du système démocratique et figées dans une ’nature’ étrangère, exclues de fait de la citoyenneté.

Notons également sans surprise que les autorités religieuses catholiques et juives ont soutenu les efforts des intégristes musulmans. Au cours de la décennie 90, les femmes avaient déjà subi leur sainte alliance contre les droits reproductifs à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la population et le développement au Caire et à la Conférence mondiale sur les femmes à Pékin.

L’affaire a pris un nouveau tournant lorsque les mêmes forces politico-religieuses s’attaquent à la liberté d’expression et passent au niveau international. Les femmes n’étant plus seules menacées, on peut espérer que d’autres forces se joindront à elles, même fort tardivement, pour soutenir le principe de totale laïcité des États.

Diverses pressions avaient déjà été faites pour que le concept de ’blasphème’ soit introduit dans le langage de la Constitution européenne ; c’est maintenant au niveau des Nations Unies et du Conseil des Droits Humains que les pays de l’Organisation de la Conférence Islamique, conformément aux stratégies définies lors de leur réunion à La Mecque en Décembre 2006, poursuivent leur action.

Soutenus par plusieurs pays catholiques, leurs efforts de lobbying ont porté fruit. Ils viennent d’obtenir de l’ONU et du Conseil des Droits Humains qu’ils incorporent dans leurs résolutions [voir détails dans l’analyse de J. Favret Saada (1)] des injonctions pressantes aux États afin que ceux-ci prennent des « mesures énergiques » pour « interdire la diffusion d’idées et de documents (…) diffamant les religions ». Sera considérée comme diffamation « toute action contre les religions, les prophètes et les croyances ». Les États sont appelés à modifier en ce sens « les constitutions, les lois et les systèmes d’éducation ».

Ironie suprême, c’est au nom des droits humains que ces mesures sont prises.

Une fois de plus, nous constatons l’amalgame idéologique fait entre la protection des individus contre le racisme, la discrimination, la marginalisation et l’intolérance, et la légitimation des forces les plus réactionnaires des mondes religieux. Certes, les « musulmans » ou supposés tels doivent être protégés contre le premier fléau, mais tout autant contre le deuxième qui les forcerait à respecter des règles non choisies par eux, et forcerait toute la communauté internationale à garder le silence, au nom du respect des croyances, devant cette atteinte à leur libre arbitre.

L’expérience des pays musulmans sous la botte de l’extrême-droite religieuse a montré que les droits à la liberté de conscience, de pensée, de mouvement, d’expression, etc… ne sont précisément pas respectés au nom même des droits religieux. Et que c’est également au nom des droits religieux et culturels que les organisations internationales des droits humains, y compris la Commission des Droits Humains de l’ONU, s’abstiennent alors de les défendre. L’expérience dans ces pays a également montré que les citoyens se voyaient dénier le droit de définir eux-mêmes leur religion et leur culture et que les formes les plus dommageables pour les droits humains leur étaient alors imposées.

Un autre amalgame est fait entre des forces politico-religieuses d’extrême-droite, qui se prétendent attaquées dès lors qu’on ne les suit plus dans toutes leurs interprétations et toutes leurs dérives, – et la religion elle-même ; s’opposer aux intégristes est assimilé à attaquer la religion même dont ils se réclament, que ce soit le christianisme, l’islam ou autre – et nous en avons de nombreux exemples récents.

Il est donc criminel pour l’ONU et le Conseil des Droits Humains de soutenir une telle manipulation des concepts des droits humains.

Nous appelons toutes les forces de liberté à prendre conscience de la gravité de la situation, et en particulier les femmes qui sont les premières cibles du recul de la laïcité.

Le Haut Commissariat aux Droits Humains appelle les ONG à suggérer des initiatives adéquates à la mise en oeuvre de ces résolutions (2). Nul doute que les intégristes de tous bords s’engouffreront les premiers dans la brèche pour appuyer les lois liberticides. Nous appelons les ONG et les individus à ne pas les laisser occuper le terrain et à prendre clairement position auprès du Haut Commissariat.

Au-delà, nous appelons à une vigilance accrue et à des regroupements citoyens dans chacun de nos pays, pour faire barrage aux changements dans « les constitutions, les lois et les systèmes d’éducation » qui mettraient fin à la laïcité, c’est-à-dire à l’identité citoyenne au profit de l’identité communautaire. ]
Source Sisyphe.

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Avec Sarkozy et ses signes de croix…Ça sent l’eau bénite plutôt que la « la séparation du religieux

et du politique » !

Autrement dit le non RESPECT de ceux qui ont su RESISTER à l’OBSCURANTISME religieux !

Cela me fait penser à un ami fumeur invétéré :

– Tu ne m’empêcheras pas de fumer! Ni personne !

– Non Willy, TOI, tu ne m’OBLIGERAS pas à…FUMER « passivement »! Ni PERSONNE !!!

Les femmes et l’alcool…

[ L’alcool plus dommageable pour le cerveau des femmes

L’alcool endommage plus rapidement le cerveau des femmes que celui des hommes, selon une recherche publiée dans la revue « Alcoholism: Clinical and Experimental Research ». Des recherches précédentes avaient déjà montré que l’alcool endommageait plus rapidement le foie et le coeur chez les femmes même avec une consommation moins grande.

Dr Barbara Flannery et ses collègues ont soumis 102 alcooliques, 78 hommes et 24 femmes, âgés de 18 à 40 ans (moyenne d’âge de 33 ans pour les hommes et de 30 ans pour les femmes), à des tests de mémoire visuelle, de raisonnement et de solution de problèmes.]
Source psychomédia.

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Lire un article sur ce sujet sur LEuroMag : « les femmes et l’alcool: un fléau »

lien http://www.leuromag.com/Les-femmes-et-l-alcool-un-fleau_a1965.html

"Le con de quelqu’un "?…

Philippe Petit

[ On est toujours le con de quelqu’un

Le temps ne fait rien à l’affaire : les imbéciles d’hier sont les crétins d’aujourd’hui. Pour autant, la bêtise est-elle immuable? Pas sûr. Dans «La… Sottise? Vingt-huit siècles qu’on en parle», Lucien Jerphagnon en dresse un florilège.

C’est une étrange entreprise que d’écrire un livre traitant de la sottise. « Inséparable de la nature humaine, la bêtise est avec l’homme constamment et partout ; dans la pénombre des chambres à coucher comme sur les estrades illuminés de l’Histoire », écrivait Milan Kundera dans « Le Rideau » (2005). Si la bêtise est partout et s’immisce dans le mitan du lit, si elle se diffuse et se propage comme l’air que nous respirons, comment en faire un sujet d’étude ? Impossible, répond Lucien Jerphagnon dans un petit livre réjouissant qui vient de paraître « La… Sottise ? » sous-titré « Vingt-huit siècles qu’on en parle ». De la bêtise, en effet, il n’est guère possible d’en dégager l’essence. Les Anciens, Pascal, Flaubert, Mauriac dénonçaient déjà la sottise de leur temps ; Saint Augustin se plaignait de l’immense foule des imbéciles et le philosophe Vladimir Jankélévitch s’amusait de « cette vaste République des sots dont Trissotin est le citoyen d’honneur et qui traverse les âges ». Pour échapper à ce dilemme, l’auteur d’« Au bonheur des Sages » (2007) a choisi de nous divertir, il a opté pour le florilège. Il existe selon lui une sottise qui traîne dans l’air du temps à laquelle on n’échappe guère, cette « sottise atmosphérique » se retrouve à toutes les époques, et gare à celui ou celle qui prend à son égard une position de surplomb : « on est toujours le con de quelqu’un », ironise le vieux professeur. Albert Thibaudet en faisait la remarque à propos de Homais, le pharmacien au rationalisme borné. «Il n’est pas si bête, disait-il, celui qui a l’avenir devant lui». Les sots ont l’avantage de ne pas douter et contrairement à ceux qui s’en moquent, ils ne cherchent pas à se rassurer en cantonnant la bêtise chez les autres. La bêtise est un pis allé. C’est pourquoi elle est indéfinissable. Ne peut-on pas ALORS établir un parallèle entre la bêtise et le règne de l’opinion ? On le peut, mais cela ne résout pas le problème. « L’opinion apparaît même, sinon comme le point oméga de la sottise, du moins comme le refuge des gens incapables de penser par eux-mêmes, comme on se plaît à le dire sans trop approfondir », souligne M. Jerphagnon dans son épilogue.

Qu’est-ce que l’opinion ? Prenons un exemple. Dans une lettre de jeunesse, Gustave Flaubert écrivait à Alfred son copain de collège : « Tu as raison de dire que le jour de l’an est bête ». Ne pouvant dissiper son ennui, il se tourne vers son entourage qu’il trouve médiocre, forcément médiocre. On retrouve ici l’idée d’une bêtise sans avenir, le mal du siècle, la détestation de la province, et plus tard de l’époque, donc de l’opinion commune. Mais la bêtise qui est la chose du monde la mieux partagée est bien autre chose que cette horreur des sots et de leur milieu. Elle est le rapport de la subjectivité à ce qui ne peut prendre forme. Elle est une forme de stupeur, née de la pensée et qui retourne à elle. Elle est sans fond, comme la pensée qui se cogne contre le mur de l’impensé. Un chien peut s’affoler de comprendre qu’il ne comprend rien à ce qui se passe autour de lui. C’est une des raisons pour laquelle il remue la queue. L’exercice visiblement ne comble pas les humains.

La bêtise serait-elle alors ce qui nous reste de conscience animale du monde ? L’idée est séduisante. D’autant que l’opaque béatitude des imbéciles nous y ramène. Mais là encore, il faudrait pouvoir opposer à cet universel de l’animalité une sorte de pensée pure ou un pur esprit à la manière de Monsieur Teste ou un esprit qui aurait le pouvoir d’une machine à calculer tel Watson dans Sherlock Holmes. On en ne finirait pas de vouloir atteindre une essence de la pensée débarrassée à jamais de ce puits sans fond que serait la bêtise. L’impasse saute aux yeux. Devant le caractère polymorphe à l’infini de la bêtise Monsieur Jerphangnon est prudent, il se fait discret.

Reprenant un mot de Mauriac, disant que « moins les gens ont d’idées à exprimer, plus ils parlent fort », j’ai envie de vous murmurer à l’oreille que nul ne se défausse absolument de la bêtise. Ceci expliquerait peut-être que cela fait vingt-huit siècles qu’on en parle ! ]
Rédigé par Philippe Petit – Marianne le Lundi 11 Octobre 2010

Retrouvez la chronique de Philippe Petit sur France Culture

Chronique du 11/10/2010
6 heures 41/ France Culture
Dans l’émission : Pas la peine de crier

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« moins les gens ont d’idées à exprimer, plus ils parlent fort »

Sur certains blogs, on rencontre même des « reine » et « roi »…autoproclamés, ( Avec une assurance déconcertante ).

Dignes reflets… »de ce puits sans fond que serait la bêtise »?

Il faut de tout pour faire un monde, dit-on …

Sexualité et répression…

… » la cohabitation sexuelle n’est pas considérée par la loi et l’usage indigènes, à l’instar de nos sociétés, comme un devoir imposé à la femme et comme un privilège pour le mari. Les indigènes trobriandais estiment, conformément à la tradition, que le mari doit mériter les services sexuels qu’il reçoit de sa femme et les payer« …

«  [ La sexualité et sa répression dans les sociétés primitives« – Bronislaw Malinowski (1884-1942).

 » Bronislaw Malinowski, l’un des pères de l’ethnologie moderne, parvient à une analyse des transformations que la nature animale a dû subir dans les conditions anormales qui lui ont été imposées par la culture. Réfuter Freud – en particulier celui de Totem et Tabou -, tel est l’enjeu de ce livre majeur qui fonde en même temps une nouvelle théorie de la culture. »

Extrait : [… LA PATERNITÉ DANS LE DROIT MATERNEL :

Le rôle du père mélanésien diffère considérablement de celui du patriarche
européen, à la phase dont nous nous occupons. J’ai déjà esquissé plus haut cette
différence et montré la position sociale qu’occupe le Mélanésien, en tant qu’époux
et père, et le rôle qu’il joue dans le ménage ; il n’est pas le chef de la famille, ses
enfants n’héritent pas de lui, et ce n’est pas lui qui assure la principale subsistance
de la famille. Or, cela change entièrement ses droits légaux et son attitude à
l’égard de sa femme.
Un Trobriandais cherche rarement querelle à sa femme, c’est à peine s’il osera
la brutaliser, en tout cas il est incapable d’exercer une tyrannie permanente. Même
la cohabitation sexuelle n’est pas considérée par la loi et l’usage indigènes, à
l’instar de nos sociétés, comme un devoir imposé à la femme et comme un privilège
pour le mari. Les indigènes trobriandais estiment, conformément à la
tradition, que le mari doit mériter les services sexuels qu’il reçoit de sa femme et
les payer. Et le seul moyen pour lui de s’acquitter de cette dette consiste à se
rendre utile aux enfants et à leur témoigner de l’affection. Il existe plusieurs
légendes indigènes à l’aide desquelles on a essayé d’incorporer ces principes dans
une sorte de vague folklore. Lorsque l’enfant est tout petit, le père lui sert de nurse
et se montre plein de tendresse et d’amour ; plus tard, il joue avec l’enfant, le porte
et lui apprend des occupations et des jeux amusants, mettant en mouvement son
imagination.
C’est ainsi que la tradition légale, morale et coutumière et toutes les forces
d’organisation concourent à assigner à l’homme, dans son rôle d’époux et de père,
une attitude qui n’a rien de celle d’un patriarche. Et, bien que nous soyons obligé
d’en donner une définition abstraite, on aurait tort de croire qu’il s’agit là d’un
principe purement abstrait, détaché de la vie. Non, l’attitude dont nous parlons
s’exprime dans chaque détail de la vie quotidienne, elle imprime un cachet
particulier à toutes les relations à l’intérieur de la famille, s’impose à tous les
sentiments qui s’y font jour. Les enfants ne voient jamais leur mère subir les
brutalités de la part du père, jamais celui-ci ne cherche à se l’asservir ou à la
réduire à l’état de totale dépendance, alors même qu’il s’agit d’une femme du
commun mariée à un chef. Jamais non plus les enfants ne sentent s’abattre sur eux
la lourde main de leur père : il n’est ni leur parent, ni leur maître, ni leur bienfaiteur.
Il ne possède sur eux ni droits ni prérogatives d’aucune sorte. Mais il
éprouve pour eux, comme tout père normal dans n’importe quelle partie du
monde, une solide affection, ce qui fait, les devoirs imposés par la tradition
aidant, qu’il cherche à gagner leur amour et à maintenir son influence sur eux.
En comparant la paternité européenne à la paternité mélanésienne, il importe
de tenir compte des faits aussi bien biologiques que sociologiques. Biologiquement,
il existe certainement chez tout homme moyen un sentiment d’affection et
de tendresse pour ses enfants. Mais ce sentiment peut n’être pas assez fort pour
contrebalancer toutes les charges que les enfants imposent aux parents. Aussi
lorsque la société intervient et déclare, dans tel cas donné, que le père est le
maître absolu, que les enfants n’existent que pour son plaisir ou pour sa gloire,
elle rompt l’heureux équilibre qui, sans son intervention, aurait pu s’établir entre
l’affection naturelle et l’impatience non moins naturelle que le père peut éprouver
du fait de ces charges, souvent pénibles. Or, dans une société matrilinéaire, où le
père ne jouit d’aucun privilège à l’égard des enfants et n’a pas droit à leur
affection, il est obligé de faire tout son possible, pour gagner celle-ci ; et, d’autre
part, n’étant pas surmené par les ambitions et les responsabilités économiques, il
est d’autant plus libre et disposé à laisser s’épanouir ses instincts paternels. C’est
ainsi que, dans nos sociétés, l’équilibre entre les forces biologiques et sociales, qui
était assez satisfaisant au cours de la première enfance, subit une certaine rupture
par la suite, tandis qu’il se maintient sans défaut dans la société mélanésienne.
Le droit paternel, nous l’avons vu, est une cause importante de conflits familiaux,
puisqu’il reconnaît au père des prétentions et des privilèges hors de
proportion avec ses penchants biologiques, ainsi qu’avec l’affection personnelle
qu’il est capable d’éprouver pour ses enfants ou de leur inspirer. ]

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( Note: inversion dans l’ordre de présentation de ces deux paragraphes )

…[ En ce qui concerne la situation du père, on constate que dans notre société,
malgré son peu de respect pour le principe des nationalités et les distinctions
sociales, le père jouit encore d’un statut quasi-patriarcal .
Il est le chef de la famille, dont il est chargé d’assurer la subsistance économique, et c’est de lui que les enfants tiennent leur nom et tout ce qu’ils possèdent. Maître absolu de la famille, il est facilement porté à en devenir le tyran, auquel cas on voit se produire toutes sortes de frictions entre lui, d’une part, sa femme et ses enfants, de l’autre.
Les détails de la situation qui en résulte varient dans une mesure considérable
selon le milieu social. Dans les classes riches de nos pays occidentaux l’enfant est
bien séparé du père par toutes sortes de dispositions qui régissent la nursery. Tout
en étant confié à la nurse qui ne le quitte jamais, l’enfant n’en est pas moins
constamment surveillé par la mère qui conquiert alors invariablement une place
dominante dans les affections de l’enfant. Quant au père, il pénètre rarement dans
l’atmosphère de la vie infantile, et quand il le fait, il se présente en visiteur et en
étranger devant lequel les enfants doivent se conduire bien, faire preuve de
bonnes manières, représenter, pour ainsi dire. C’est lui qui est la source de
l’autorité, c’est lui qui a l’initiative des punitions, et il n’est pas rare de le voir
prendre aux yeux de l’enfant figure de croquemitaine. Le plus souvent, l’enfant en
arrive à envisager le père sous un double aspect : d’une part, il est l’être parfait
qu’on doit s’attacher à satisfaire dans tout ce qu’on fait ; d’autre part, il est
l’ « ogre » que l’enfant doit craindre, car il ne tarde pas à se rendre compte que
toute la maison est arrangée de façon à assurer au père le plus grand confort
possible. Le père tendre et sympathique devient facilement aux yeux de l’enfant
un demi-dieu. Mais le père solennel, impassible, insensible, dépourvu de tact,
devient vite suspect et ne tarde pas à s’attirer la haine de la nursery. Dans ses
rapports avec le père, la mère sert d’intermédiaire, souvent prête à dénoncer l’enfant
à son autorité supérieure, mais intercédant, en même temps, pour faire
adoucir ou lever une punition.
Le tableau est différent, mais les résultats sont à peu près les mêmes, lorsqu’on
pénètre dans le logement, se composant d’une seule pièce ou d’un seul lit, d’un
paysan pauvre de l’Europe orientale et centrale ou d’un ouvrier d’une catégorie
inférieure. Le contact entre le père et l’enfant est beaucoup plus étroit, mais cela
donne rarement lieu à une affection plus profonde; au contraire, dans la plupart
des cas, ce contact engendre des frictions plus aiguës et qui deviennent facilement
chroniques. Lorsque le père rentre de son travail fatigué ou pris de boisson, il
exhale naturellement sa mauvaise humeur sur sa famille et brutalise femme et
enfants. Il n’est pas un village ou un quartier de nos villes modernes où l’on ne
puisse observer des cas de véritable cruauté patriarcale. J’ai connu moi-même des
paysans qui, rentrés ivres chez eux, se mettaient à frapper les enfants par simple
plaisir ou les tiraient de leur lit pour les envoyer dehors par une nuit froide.
Mais, même dans les cas les plus favorables, l’ouvrier qui rentre de son travail
veut que les enfants se tiennent tranquilles, arrêtent leurs jeux bruyants, répriment
les explosions spontanées de leur joie ou de leur chagrin. Dans les maisons
pauvres, comme dans les riches, le père est le suprême dispensateur des punitions,
alors que la mère, qui veut intervenir en médiatrice, subit souvent le même sort
que les enfants. En outre, dans les ménages pauvres la prédominance économique
et sociale du père est reconnue plus explicitement et plus facilement et agit dans
la même direction que son influence paternelle. ]
(Indigènes des Îles Trobriand (Nouvelle-Guinée)-(Traduction française par le Dr. S. Jankélévitch)
Source UQAC. Les classiques des Sciences sociales.

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 » La cohabitation sexuelle n’est pas considérée par la loi et l’usage indigènes, à
l’instar de nos sociétés, comme un devoir imposé à la femme et comme un privilège
pour le mari. Les indigènes trobriandais estiment, conformément à la tradition, que le mari doit mériter les services sexuels qu’il reçoit de sa femme et les payer »…

Eh bé !!!

Quand en Europe on en était au « Devoir conjugal » ou « Permis de VIOLER SA femme »!

…  » Les enfants ne voient jamais leur mère subir les brutalités de la part du père, jamais celui-ci ne cherche à se l’asservir ou à la réduire à l’état de totale dépendance, alors même qu’il s’agit d’une femme du commun mariée à un chef. Jamais non plus les enfants ne sentent s’abattre sur eux la lourde main de leur père : il n’est ni leur parent, ni leur maître, ni leur bienfaiteur »…

On s’en doutait : les mêmes religions ne sont pas passées par là !!!!!!!!

SALETES de sociétés patriarcales !

" Elle vous attend"…

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Vous voulez faire SA rencontre ! Quelque part dans votre ville…Elle vous attend.
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Il serait temps que vos chemins se croisent.
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Pub dans ma boîte/mails.

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« Elle vous attend« …

L’éternelle…PASSIVE !

« Lui » choisit, comme un acquéreur potentiel, en face d’un troupeau de bétail.

Mais…Il existe heureusement, des nanas ACTIVES qui décident d' »interpeller » le « bon »

partenaire, sans programmer de « relations durables »

Et coulent ensuite des jours heureux dans une parfaite égalité…

-Pourquoi c’est « lui » qui « la » demande en mariage ,

-Pourquoi c’est « lui » qui « l »‘invite à danser ?

– Pourquoi choisit-on généralement le mec, lors d’un micro-trottoir, où figure un

couple ?

– Pourquoi des « spécialistes » invités lors d’une émission dans les médias, sont surtout

des… mecs ?

-Etc…

Pourquoi ?

Parce que la société DRESSE les mecs à être actifs, entreprenants

Et les nanas à la passivité, au manque de confiance en elles, et à laisser au mâle le

PREMIER rôle…En TOUT !

« Elle » vous attend…Venez faire votre marché !

Pour le "Droit des Hommes "…

[ « LA VIOLENCE : UN DROIT DES HOMMES

Extrait de la version japonaise de notre livre  » Femmes et Violences dans le monde

Bien qu’elles représente une pratique pluri-millénaire, qui s’est poursuivie dans tous les pays quels qu’en aient été la religion ou le système de gouvernement, la violence contre les femmes est le plus souvent niée. Elle n’est pas reconnue comme le FONDEMENT DE LA DOMINATION GLOBALE DES HOMMES SUR LES FEMMES et n’est donc pas étudiée.

Pourquoi n’a-t-on jamais pris le temps de réfléchir au sens profond de cette violence, qui, par sa nature et par les excuses qu’on lui a toujours trouvées, constitue l’abus de pouvoir le plus cynique et la manifestation la plus dégradante du mépris du premier sexe pour le second ? Aussi dégradante pour l’auteur des sévices, d’ailleurs, que pour sa victime. L’occultation des faits s’explique, semble-t-il, par deux raisons :

* la première c’est que cette violence s’exerce sur des victimes à peu près impuissantes et qui ont rarement la parole;
* la deuxième, c’est que les auteurs de cette violence, les coupables, sont partie intégrante et même pièces maîtresses du système patriarcal. Ils peuvent être hommes de loi, hommes d’affaires, hommes politiques, policiers, militaires, tenants en somme du pouvoir, qui refusent de se mettre en question.

Cette conspiration du silence autour des violences, en particulier sexuelles, a découragé la recherche sur ce sujet, comme s’il s’agissait d’un sujet tabou. Les chercheurs, aujourd’hui encore, occultent la réalité des faits en banalisant le vocabulaire et en gommant les précisions qui pourraient choquer. Par exemple, alors que les mauvais traitements, les viols ou les meurtres sont à 90% le fait des hommes, les sociologues préfèrent les regrouper sous l’appellation vague de  » violences familiales « . Tout se passe comme si on refusait de regarder en face cette vérité :  » Les comportements brutaux relèvent d’un processus plus ou moins conscient d’intimidation, par lequel TOUS LES HOMMES maintiennent virtuellement TOUTES LES FEMMES en état de peur et de dépendance « .

Ce silence, qui équivaut à une complicité tacite, il faut rappeler qu’on le retrouve dans tous les pays. Partout les hommes sont complices de la violence d’autres hommes.

Complices notamment par l’hypocrisie et le refus d’informer. Pourtant certains pays ont entrepris une action d’ensemble. Le Conseil de l’Europe avait adressé, il y a 10 ans déjà, une Recommandation à ses Etats Membres sur  » LA VIOLENCE DANS LA FAMILLE « , une formule qui ménageait, encore une fois, la sensibilité masculine. Tout récemment, à Vienne, en 93, on a été plus loin avec la  » DECLARATION SUR L’ABOLITION DE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMES  » (on voit que la formulation se rapproche peu à peu de la réalité), qui pose un principe très nouveau : les abus envers les femmes ne doivent plus être considérés comme un problème culturel, du domaine privé ou individuel, mais comme une matière politique relevant des Droits Universels et qui requièrent une action des Etats.

L’O.N.U a approuvé cette Résolution. La conséquence est qu’on ne pourra plus invoquer  » la nature féminine « , la coutume ou bien tel précepte religieux pour justifier une atteinte aux droits et au corps des femmes.

Par ailleurs l’analyse féministe s’attache aujourd’hui à prendre le problème en amont, d’une manière globale. Loin d’être perçue comme une perte de contrôle momentanée, une difficulté à communiquer, la violence est replacée dans le contexte général du contrôle de l’homme sur sa partenaire et du maintien de ce contrôle au nom des valeurs dites viriles.

Elle souligne aussi la victimisation des femmes, régulièrement montrées dans un statut de faiblesse et de dépendance. Cette appropriation des femmes découlant de structures très anciennes, il est normal que dans l’inconscient des uns et des autres subsiste la mémoire de la violence permise. Le déclenchement de cette violence est toujours en étroit rapport avec la perte ou le maintien du pouvoir viril. Or nous évoluons dans un climat psychologique où la virilité et la force brute sont trop souvent associées et continuent à être survalorisées.

Un exemple significatif : la vogue du hard rock américain, commencée dans les années 60 et qui constitue une transposition qui se veut héroïque, esthétique et quasi religieuse, de la violence. Des vedettes comme Jim Morrisson, Les Doors, Les Hell’s Angels, Mick Jagger ou les Rolling Stones, qui ont exercé une influence énorme sur la jeunesse, ont bâti leur carrière sur des simulations de viols sur la scène et des exhibitions sauvages censées provoquer l’extase sexuelle des filles.

Les filles se pâment, les garçons de déchaînent. On imagine les effets à long terme de cette mythification des mâles les plus violents.

Face à tout cela, qui existe et qu’on ne peut pas faire disparaître, il faudrait que les médias, au lieu de se contenter d’exhiber des cas pathétiques de viols ethniques, de femmes battues, etc., se livrent à une analyse critique des relations Homme/Femme.

Pour expliquer la recrudescence de violence constatée aujourd’hui, on évoque souvent la déstabilisation des mâles, qui seraient traumatisés par l’émancipation récente de leurs compagnes. Voire. Il semble que cette  » fragilité masculine  » continue à assurer la domination mâle dans tous les domaines que les hommes jugent importants : la politique, la science, l’art, l’argent, le sexe.

Le vrai progrès serait donc non seulement de guérir les hommes de la violence – cela prendra beaucoup de temps – mais que les femmes apprennent à s’y soustraire et osent la dénoncer.

Une démarche sans doute aussi difficile pour les unes que pour les autres, car elle romprait avec l’image traditionnelle qui perpétue des comportements désolants. Un défi exaltant pourtant qui pourrait déboucher sur une société véritablement nouvelle, où les mots LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE et SORORITE prendraient tout leur sens. ]
(Benoîte GROULT)
Source SOS SEXISME.

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« Le vrai progrès serait donc non seulement de guérir les hommes de la violence – cela prendra beaucoup de temps –

* mais que les femmes apprennent à s’y soustraire et osent la dénoncer »

… * Cela prendra…ENCORE plus de temps !!!!!

PS- et sur blog.fr on se fait encore (en 2010 !), « lyncher » par des machas :yes:

"Grand-mères battues"…

[ “VIOLENCES CONTRE LES FEMMES AGEES EN OCCIDENT” (extraits)
par Suzanne Weber

Le thème de la violence familiale à l’encontre des personnes âgées est largement tabou.(…) L’image sociale négative de la vieillesse s’oppose, également, à la levée du tabou. En effet, elle tend à banaliser la violence en lui fournissant un schéma interprétatif qui en favorise la méconnaissance. (…)

Très rare sont les personnes âgées qui se plaignent, exceptionnelles celles qui portent plainte. (…) Leur dépendance affective à l’égard de leurs enfants est le plus souvent telle, qu’elles préfèrent les sévices à l’exclusion et au rejet, plus, elles n’imaginent même pas d’autre issue que de se taire et de subir…

Le cas des personnes âgées battues a été signalé, pour la première fois, en 1975 : “grand-mères battues”. Il est significatif que ce titre désigne spécifiquement les femmes comme victimes de ces violences.

Ida Hydle, gériatre à Oslo, a étudié le problème de la violence à l’égard des personnes âgées au sein de la famille, au niveau européen. Elle recense des abus d’ordre physique (coups et blessures, refus d’aide en cas d’urgence, négligences graves en ce qui concerne l’alimentation, l’hygiène et les soins corporels), d’ordre psychosocial (insultes, humiliations, isolement, séquestration) et d’ordre financier (escroquerie, usurpation de biens). L’expérience prouve que ces trois formes d’abus se trouvent souvent associées. Des recherches conduites en Norvège, ainsi qu’une étude finlandaise en cours, montrent que 60% à 80% des victimes sont des femmes – les violences physiques prédominant – alors que chez les hommes il s’agit, plutôt, de violences psychologiques.

70% DES AUTEURS DE VI0LENCES SONT DES HOMMES. (…) Ida Hydle souligne que ce sont surtout les rapports mère/fils qui représentent un risque pour la santé et la situation financière des femmes âgées. (…)

Il ressort de ces études que, bien que les soins aux personnes âgées dans la famille pèsent plus lourdement sur les femmes, les hommes sont plus fréquemment auteurs de violences et d’abus. De plus, la violence conjugale n’est, nullement, atténuée par le vieillissement…le contraire peut même se produire. (…) ]
FEMMES ET VIOLENCES DANS LE MONDE
Editions L’Harmattan

Source SOS Sexisme.

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 » De plus, la violence conjugale n’est, nullement, atténuée par le vieillissement…le contraire peut même se produire. »

On s’en doute : beaucoup de femmes âgées n’ont AUCUN moyen de subsister seules

Sans compter le « formatage » de dépendance psychologique, depuis tant d’années !

" L’HYMEN, BUTIN DE GUERRE " – Leila Sebbar

( DIEU n’a JAMAIS eu RIEN à voir avec les RELIGIONS, qui commettent TOUTES, le SACRILEGE de parler en SON nom, pour se donner le DROIT de commettre les pires ATROCITES…En toute IMPUNITE – Tingy.)

“L’HYMEN, BUTIN DE GUERRE” (extraits)
par Leila Sebbar

Une guerre qui ne dit pas son nom mais où l’enjeu principal, c’est la Femme, son âme et son corps. Ici la femme n’est pas “l’avenir de l’homme”, la femme est le capital de l’homme, corps et âme. En état de guerre, quelle place pour les femmes? La maman ou la putain. Le lit de la douleur, enfanter des soldats et les pleurer, le lit des guerriers, se coucher pour le plaisir du soldat violeur. Le conflit armé exaspère ce que la paix a jusqu’ici toléré: que le corps des femmes fonctionne encore comme butin, butin légal, prélevé par une famille sur une autre famille avec l’accord des pères vigilants, un contrat entre hommes avec échange de capital. L’hymen d’une femme appartient au père, au frère, à la famille, au clan, à la tribu. (…)

Dans la guerre, sur l’autre rive, les frères combattent les frères. L’honneur des femmes leur appartient, de droit, ils sont les soldats de Dieu, ils n’ont pas à négocier le butin de guerre. La femme est rare, son hymen précieux, offrande aux soldats des maquis de Dieu, acte de piété disent-ils. Et si le femmes ne se rendent pas à leurs raisons divines, ils les enlèvent. Les vainqueurs usent comme il leur plait de ce qui leur revient: un butin de guerre sacré, dans une guerre sacrée.
Ils paraîtront devant Dieu en vainqueurs de la foi, innocents. Ils appellent ces viols “mariages de jouissance”, ils raptent des vierges, menaçant du couteau ou du revolver les pères et les frères, ahuris et terrifiés, déshonorés; où est le contrat? Certains pères ont renié leurs filles violées lorsque les intégristes violeurs ne les ont pas assassinées ou décapitées devant leur compagnes.
A quel désordre mental, idéologique, attribuer ces actes criminels contre les femmes, sinon à la peur ténébreuse, ancestrale, de l’hymen, du ventre et de l’âme des femmes.(…) Ce sont des assassins, ils doivent être jugés comme des criminels de guerre; Il faut traduire ces hommes en justice devant un Tribunal International (…).
FEMMES ET VIOLENCES DANS LE MONDE
Editions L’Harmattan

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« On a coutume de croire que les viols, les meurtres, la maltraitance et la persécution sexuelles des femmes, banalisés dans les pays pauvres ou en état de guerre, ne peuvent exister dans les nôtres qu’à titre de faits divers. De même on a cru encore tout récemment que l’enfance violée et martyrisée n’existait que dans un contexte de misère. Nous savons maintenant que l’aisance économique n’élimine pas les violences.

Une vingtaine de femmes, de toutes générations et de toutes origines, détruisent ce préjugé rassurant. Sur la base d’une documentation irréfutable, elles récapitulent ce fait planétaire, la violence masculine contre les femmes : auxU.S.A. et au PÉROU, en CHINE et dans les pays sous loi musulmane, en EUROPE comme en AFRIQUE.

Cet ouvrage collectif n’est pas un simple catalogue. Il doit informer et donner la conscience que la lutte contre les violences à l’égard des femmes n’est pas un combat d’arrière-garde mais bien d’une actualité sans cesse renouvelée.  »
Source SOS SEXISME.

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Comment en est-on arrivé là ?

Comment des mâles ont pu s’APPROPRIER des DROITS sur l’autre MOITIE de l’HUMANITE, pour l »‘ASSERVIR, l’HUMILIER, la VIOLER,l’ASSASSINER…

Au même titre que du…BETAIL ?

COMMENT ???

Au NOM de DIEU !!!

Et des…Femmes trouvent ce comportement NATUREL: elles CROIENT dur comme fer que c’est …DIEU

qui « PARLE »!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Que c’est…DIEU qui les trouve IMPURES,

Que c’est DIEU qui EXIGE que des …MECS/RELIGIONS cadenassent le SEXE des femmes !!!

Que c’est DIEU qui EXIGE qu’on les TUE…Pour un hymen troué !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

AU SECOURS…Le Monde est fou !!!!

Viendra-t-il un jour où on ELIMINERA ces mecs, pour leur…RELIGION/PENIS utilisée de façon PERVERSE et CRIMINELLE ?

La SEXUALITE de CHACUN ne regarde que LUI et ELLE, dans le RESPECT de tous.

Le RESPECT n’a RIEN à voir avec… le fond de culotte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

RESPECTER chaque HUMAIN, homme et FEMME(!), C’est respecter sa… PERSONNE TOUT ENTIERE, cela n’a RIEN à voir avec son…SEXE

Qui APPARTIENT à CHACUN(E), en PROPRE, et de façon NON négociable !

Dieu, n’a absolument RIEN à voir avec les RELIGIONS

Qui se réclament toutes de « LUI » [ ou d' »ELLE »! 😉 ] pour faire régner et…ACCEPTER(!!!) l’OBSCURANTISME la TERREUR et l’HORREUR…En toute IMPUNITE !