[ "Cécile Duflot vivre heureux": regardez ce que donne Google quand on en fait la recherche ]

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« L’ancienne ministre Cécile Duflot vient de faire une excellente interview sur France Inter (le 10/9 entre 8h20 et 9h). Le prétexte qui a servi à son invitation est son nouveau livre « Le grand virage », avec pour sous-titre : « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux? » (qui contient un projet de société, pas moins que cela, à lire d’urgence).

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« Cécile Duflot vivre heureux »

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Il y a tout de même « assemblée nationale », en dernier…

Je crois de ne pas avoir besoin d’expliquer pourquoi je pense que les féministes devraient protester – et amplifier le message de cette excellente politicienne, très critiquée et détestée.

Comment pourrait-elle ne pas être détestée quand elle a contre elle à la fois les partisans du président de la République, la droite, l’extrême droite, l’extrême gauche – et de nombreux membres de son propre parti, EELV, très doué pour « dézinguer » ses meilleurs représentants ?

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Ci-dessous, un article de Charlotte Lazimi, suite à l’épisode de la… »robe » de Cécile Duflot :

« Vous voyez du sexisme partout », reproche-t-on souvent aux féministes. ( A relire notre post sur la pub et le sexisme) Cette fois, c’est Natacha Polony qui l’affirme au début d’une intervention dans l’émission hebdomadaire On n’est pas couché. La chroniqueuse a expliqué samedi dernier, au détour d’une question, qu’on s’emballait pour rien dès qu’une phrase était prononcée à l’Assemblée Nationale.

La référence ? La dernière polémique « de la poule ». Souvenez-vous: un député élégant, Philippe Le Ray, avait cru drôle et pertinent d’imiter la poule pendant qu’une de ses collègues, Véronique Massoneau, s’exprimait. Bien sûr, pour lui, il s’agissait d’humour, pas de sexisme. Rappelons quand même que le sexisme, c’est le fait de discriminer une personne en fonction de son appartenance à un sexe. Bizarrement, jamais des hommes n’ont été attaqués de la sorte. Car on vise rarement le physique d’un homme politique et on remet peu en cause sa pertinence, sa légitimité à être là. Cela ferait presque sourire, si la situation des femmes n’était pas si difficile à l’Assemblée nationale et en politique en général. Après l’affaire DSK, les langues s’étaient enfin déliées, racontant les abus de toute sorte.

Le problème avec le sexisme, c’est que nombreux sont ceux qui refusent de le voir, ou ne le voient pas. C’est tout l’enjeu des associations féministes, qui pointent du doigt les anomalies que personne ne semble remarquer. La première étape de l’argumentation des sexistes, c’est bien sûr la délégitimation des dénonciations. Et ce sont souvent ces derniers qui expliquent que leur remarque « ne visait pas à rabaisser, mais à amuser. » Ils usent toujours le même stéréotype de « féministes » ou « de bonnes femmes », qui « feraient des histoires pour rien », en lançant des polémiques qui n’ont pas lieu d’être. Mais qui seraient mieux placées pour dénoncer une discrimination que les personnes directement visées par celle-ci ? Un problème n’existe que lorsqu’on le formule clairement. Or, ici, la distorsion est simple. Au lieu de stigmatiser les sexistes, on accuse les victimes, à qui l’on demande de se taire. Un processus qui s’applique malheureusement souvent aussi aux victimes de viol et d’agression sexuelle.

La deuxième parade, c’est de rétorquer qu’au fond les femmes, qui subissent des attaques sexistes, l’ont bien cherché. C’est en tout cas l’une des réponses de Patrick Balkany, après l’affaire de la robe de Cécile Duflot, qui expliquait: « Peut-être avait-elle mis cette robe pour ne pas qu’on écoute ce qu’elle avait à dire » C’est toujours la même rhétorique pour les viols et abus sexuels. L’idée est simple: c’est bien fait pour ces femmes, elles le voulaient bien.

Le dernier argument, c’est bien sûr la remise en cause de la sacro-sainte liberté d’expression, menacée par ce qu’ils appellent « le politiquement correct ». On ne pourrait plus s’exprimer, à cause de la censure. Bien sûr, cela ne tient pas la route, lorsque l’on sait que la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence. C’est d’ailleurs un principe fort. S’il faut bannir les attaques racistes, antisémites et homophobes, il en va de même pour le sexisme.

Cette prise de position de Natacha Polony a un mérite: elle nous rappelle que les femmes diffusent et cautionnent parfois le sexisme. On lui conseille de lire le Guide de survie en milieu sexiste, de Blan&Galou, préfacé par Virginie Despentes, ainsi que Le petit traité de sexisme ordinaire de Brigitte Grésy. »

https://martiennes.wordpress.com/2013/10/22/le-sexisme-ou-le-pseudo-politiquement-incorrect/

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Auteur : Tingy

Romancière féministe; "Le Père-Ver" ( 2OOO épuisé) et "Le Village des Vagins" ( 2007,en vente chez "Virgin " et "Autrement "); un 3ème roman en long chantier ...et beaucoup de tableaux "psycho-symboliques")... Ah! J'oubliais: un amoureux incroyable, depuis 40 ans et 7 "petits" géniaux...

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