Les mères, que la société a tendance à vouloir formater comme des…"saintes" ? D’abord, des individus/femmes !

Un amour de bébé![…En double exemplaire! ;)]

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Individu : Personne considérée indépendamment de la société ! (Dico)

Les mères ne sont pas des « SAINTES »: juste des individus…FEMMES(!) qui font pour le mieux, avec CE qu’elles SONT:

En fait chacun(e)a tendance à réagir EXACTEMENT comme le dicte le formatage social: une mère, par définition est une…. « sainte » ! Exit la femme qu’elle EST en réalité, …Comme par magie!

Si on savait, exactement,le nombre de mères qui ont été submergées, à un moment ou à un autre, par une haine fulgurante et qui ont eu l’envie de tuer leurs petits… On serait incrédule !

J’ai connu plusieurs cas, « de visu » : la mère d’un mongolien dont le mari a fini par prendre la fuite la laissant se débattre toute seule, alors que le gène venait de lui (hérédité); celle qui a accouché de jumelles
« spéciales »: l’une est débile et l’autre a les pieds bots, et celle qui a accouché d’un spécial hurleur, dont les cris incessants résistent à tout, etc…

…Mais toutes ne passent pas à l’acte: la « conscience »…ou juste la « raison » prend le relais de la haine !

Concernant la haine seule: toutes ces mères qui n’aiment pas forcément CE bébé dont elles ont accouché et qui est à l’opposé de la perception qu’elles ont eu de ce que SERAIT… LEUR enfant, à elles.

Une mère, malgré l’image d’épinal formatée par la société et à laquelle chaque mère se sent obligée de se conformer, n’est pas et ne sera jamais une « sainte » : elle reste la femme qu’elle… EST !

Ah ! j’allais oublier toutes ces femmes qui se sont retrouvées enceintes, piégées par des viols conjugaux et qui ont dû par la suite porter 9 mois, accoucher et s’occuper de vies qu’elles n’ont jamais désirées. Certaines s’en sont accommodées, et d’autres pas:

Un jour que je rendais visite à une vieille dame de mon île qui fabriquait des « tapis mendiant » (Je les trouve superbes), elle m’a raconté une terrible histoire. Nous étions assises sur une marche donnant accès à son adorable case créole. Elle semblait douce avec son teint rosé, son chignon lâche, ses beaux yeux clairs au regard doux derrière des lunettes cerclées de fer, une aiguille dans les doigts et un début de tapis sur les genoux. (Je pense que c’était ainsi, pour que son regard ne croise pas le mien)…

… »Tu sais, me dit-elle brusquement,je me suis mariée jeune et très amoureuse. J’ai accouché d’un fils l’année de mon mariage, puis d’une fille l’année suivante et j’ai dit à mon mari que je ne voulais plus d’enfant, plus du tout!
Il a fait le sourd, et j’ai dû me soumettre au devoir conjugal. Deux ans plus tard rebelote: j’attendais mon troisième enfant. Arrivé le moment d’accoucher, j’ai refusé de me rendre à la maternité, j’ai exigé qu’il soit présent. J’ai accouché de ma dernière fille debout dans la cuisine, dans une mare de sang et d’autres trucs. Je lui ai mis le bébé dans les bras -c’était une petite fille, -en lui disant que je ne voulais plus jamais la revoir, ni lui dans mon lit. Je suis allée me coucher. Il a tout nettoyé: je n’y aurais pas touché. L’enfant a été élevée par sa grand-mère qu’elle appelle maman, et chez qui elle habite toujours aujourd’hui…

Elle était présente ce jour là, ainsi que les deux autres enfants qui sont respectivementdevenus médecin et institutrice; elle connaît son histoire. Elle est un peu disons… »différente »(!), dans sa personnalité.

Les choses sont restées comme figées depuis sa naissance: ses parents font chambre à part, sa grand-mère s’est occupée et s’occupe toujours d’elle, et sa mère a fait grandir SES enfants…

Quand Iris est arrivée à la fin de son récit, j’ai pris conscience de la sensation de barre à mon estomac. On s’est regardées les yeux humides, avant de se prendre un long moment dans les bras l’une de l’autre: je partageais pleinement… l’horreur du viol conjugal, d’un premier mariage.

Une femme si douce et qui fabrique de si beaux tapis…Juste une femme qui ne VOULAIT plus d’enfant…

Le métier de la « petite » ? Elle travaille, aujourd’hui, dans une pouponnière…

PS: j’ai été mère…7 fois (!), mais ceci est une autre histoire, avec sa propre « histoire »: la mienne 😉

Auteur : Tingy

Romancière féministe : je viens de publier " Le temps de cuire une sauterelle " :-)) Et de rééditer : "Le Père-Ver" et "Le Village des Vagins" (Le tout sur Amazon) ... et peintre de nombreux tableaux "psycho-symboliques"... Ah! J'oubliais : un amoureux incroyable, depuis 46 ans et maman de 7 "petits" géniaux...

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