Le tour des USA , en voiture.

Le tour des USA en voiture
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Les USA : Le tour des Etats-Unis en voiture pendant 2 mois; soit…25 000 Km au compteur.

Image choc à l’arrivée, à l’aéroport de Miami : un grand tableau…couvert de photos d’enfants disparus. Je m’accroche aux mains des jumelles, pendant que mon homme s’empare de celle de leur grand frère de 5 ans. Mes collègues du Primaire ( en Martinique ), avec lesquels nous devions former une « caravane », pour les vacances, se sont tous dégonflés, et notre anglais est plus gestuel qu’académique.
Une fois la grande voiture de location récupérée – après le refus de ma carte Visa de cracher des sous et celui du papa de persévérer avec l’embrayage automatique – nous déposons , enfin, nos affaires dans un motel.
Nous visitons la ville mythique : tous les clichés de « Starsky et Hutch » nous sautent à la figure. Un bon point : la population s’exprime, ici, beaucoup en espagnol ( non, je ne l’ai pas appris…mais je le comprends et j’arrive à me débrouiller : mon homme m’a expliqué, en gros, qu’il suffisait d’ajouter des O et des a…)
Deux jours plus tard, nous prenons la direction d’Orlando pour que les petits visitent l’univers enchanté de Disney Word. Dans la foulée, nous nous laissons séduire par Epcot Center où les rangées de fauteuil se déplacent, selon les besoins du spectacle.
Peu après, nous longeons les Appalaches et faisons la connaissance d’indiens en tenue traditionnelle, exécutant des danses ancestrales et fabriquant de beaux bijoux en argent et turquoise.
A Washington, nous déjeunons dans un grand parc près de la Maison Blanche.
Arrivés à New York, grimpette dans la couronne de la statue de la Liberté :le sud de Manhattan et le cours de l’Hudson s’étalent en contrebas. Nous récidivons avec l’Empire State Building.
Nous traversons l’Etat de l’Ohio, couvert de champ de maïs et de grands silos.
A Chicago , une rue « sépare » le quartier chic de la zone, sans transition. Nous faisons halte dans une station service et en profitons pour nous désaltérer, les portières ouvertes et les pieds sur le béton. Les enfants discutent. Nous ne voyons pas approcher un grand ado noir à la démarche chaloupée, au crâne rasé et marqué d’une grande balafre. Mais nous entendons le gérant de la station « déserte », hurler un truc, tout en visant le jeune avec un revolver par le « hublot » de son bureau. Il aboie à plusieurs reprises son ordre; le jeune s’arrête indécis, puis s’éloigne. Le gérant nous demande de faire notre plein, encaisse à travers sa vitre blindée,et nous demande d’être plus vigilants. Ouf!
Saint Louis du Missouri, nous offre l’ascension du Gateway Arch; nous découvrons la ville, assis dans de petits godets qui s’élèvent (bien trop à mon goût), devant une baie vitrée en forme d’arc de cercle géant.
A nous les grandes plaines de l’Ouest, où on n’en finit pas de franchir de grandes barres , comme autant de vagues de pierres et de terre.
Nous couchons à Kansas City, une pittoresque ville à l’architecture espagnole, égayée de céramique et de beaux jardins. Les petits immeubles sont magnifiques.
La découverte du Parc de Yellow Stone est tout à fait surprenante, avec son célèbre geyser, ses mares sulfureuses étrangement colorées et parfois fumantes , que l’on peut enjamber par des passerelles; sans oublier ses petites cascades de concrétions , aux formes étranges et colorées…et ses Rangers attentionnés!
A Salt Lake City, un immense lac de sel miroite au soleil; nous en récupérons un peu, en contrebas de la route qui le traverse. Nous avons la surprise de croiser des attelages véhiculant des Mormons, accoutrés comme au siècle dernier.
Les enfants, sans complexes, déambulent dans le casino de Reno(Nevada); les employés font semblant de ne rien voir, peut-être parce que nous sommes des touristes…sympas ?
La côte entre San Francisco et Los Angelès est vraiment magnifique, avec ses lions de mer, somnolant sur les rochers et ses petits écureuils noirs venant nous manger dans la main.
Nous en oublions les rochers « suspendus » sur nos têtes.
Nous devons traverser le Désert Mohave pour nous rendre à Las Vegas; des panneaux nous conseillent d’éteinde la clim si nous ne voulons pas « exploser » le moteur. Il fait 50°. Mais les nombreuses carcasses jonchant le bord de la route nous dissuadent d’ignorer l’avertissement!
Nous faisons une halte dans un  » Point d’information »…en oubliant les clés à l’intérieur de la voiture. Des documentaires projetés dans de petites salles fraîches, nous renseignent sur la flore et la faune de l’Etat, où prospèrent plusieurs espèces très dangereuses pour l’homme. C’est la seule fois, où nous avons couché dans un camping d’état au confort très spartiate. Il faisait si chaud sous la tente, que le petit et moi, nous avons bravé la menace de moustiques voraces( avec l’aide de « Stop » moustiques, quand même ), ainsi que celle de mygales et autres serpents corail au venin mortellement fulgurant, en dormant sous la tente ouverte sur la nuit épaisse; mon homme et les fifilles sont restés stoïquement enfermés dans l’autre tente, zippée de partout.
La démesure du Grand Canyon, est absolument fascinante. Le très coloré Bryce Canyon est rempli de « sculptures » étonnantes , qui laissent perplexes.
A Dallas, je me suis fait photographier…devant South fork, le ranch de J.R. Ewing . Personne n’est parfait !
C’est à Houston que j’ai rencontré les plus beaux gratte-ciel. Certains , étaient encore garnis de la déco du fabuleux spectacle sons et lumières donné en plein air par Jean-Michel Jarre.
Arrivés à la Nouvelle Orléans, le patron d’un resto self, a tenu absolument à nous inviter chez lui, pour nous présenter sa femme et nous faire visiter sa villa avec piscine intérieure. C’est la première fois que je voyais une porte de frigo cracher des glaçons. Notre hôte nous a révélé que tout était à crédit: voiture, maison, meubles,piscine…et que tous ses revenus étaient engloutis dans les remboursements.
Lors de la visite de cette ville légendaire, nous avons encore oublié les clés dans la voiture. Cela ne nous a pas empêchés d’admirer les magnifiques balcons de fer forgé, ni d’apprécier les petits orchestres de jazz qui animaient des restos. Deux ouvriers qui allaient déjeuner, nous ont dépannés à l’aide d’un cintre tordu .
…Retour à Miami, où je me fais photographier, juchée sur l’aile d’un monstrueux 4X4 tatoué, aux roues géantes.
L’Amérique est un pays très attachant, aux contrastes géants , rempli de parcs sublimes et de gens sympas…Nous avons souvent couché dans des  » Motel 6  » et cuisiné des hamburgers- maison dans le coffre de notre voiture . Les petits ont appris des rudiments d’anglais avec leurs petits camarades des campings KOA. Mon homme et moi, n’avons malheureusement pas beaucoup progressé…

Auteur : Tingy

Romancière féministe : je viens de publier " Le temps de cuire une sauterelle " :-)) Et de rééditer : "Le Père-Ver" et "Le Village des Vagins" (Le tout sur Amazon) ... et peintre de nombreux tableaux "psycho-symboliques"... Ah! J'oubliais : un amoureux incroyable, depuis 46 ans et maman de 7 "petits" géniaux...

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