Rafael Alberti…

UN POETE A LA MER – par Lika Spitzer

RAFAEL ALBERTI (1902-1955):

 » De sa fenêtre, il contemple la silhouette d’une fillette, dont le souvenir se cristallisera plus tard dans certains poèmes du recueil  » Marin à Terre  » :

La fillette rose, assise.
Et sur sa jupe,
comme une fleur,
l’atlas, ouvert.

Oh, comme je la regardais
voyager, moi, de mon balcon !
La blanche voile de son doigt
partie des îles Canaries
allait mourir dans la mer Noire.

Désireux de connaître l’écho que son œuvre naissante peut susciter auprès d’un jury de poètes confirmés, Rafael envoie son  » Marin à Terre  » au Concours National de Poésie où siège le père de la poésie espagnole du XXème siècle, Antonio Machado. Il est aussitôt remarqué, gagne le premier prix et devient célèbre du jour au lendemain. Mais c’est quelques années plus tard, avec le recueil « Sur les anges  » qu’il commencera a être considéré comme un des plus grands poètes espagnols.

Nostalgie des archanges !
J’étais…
Regardez-moi.

Habillé comme ici-bas,
mes ailes, on ne les voit plus.
Nul ne sait comment je fus.
On ne me reconnaît pas

Dans les rues, qui se souvient ?Lien http://www.poesie.net/alberti.htm

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Voyager de son..Balcon !