Merci à toi de trouver du temps et assez et de compassion pour que toutes ces femmes ne meurent pas dans l’indifférence la plus totale, de la majorité des… FEMMES ! ! !

Hibiscus2
Une fleur de mon jardin, cueillie pour toutes les « disparues…du machisme ».

Message de Martin Dufresne:

 » Super, merci!
Dommage que le format ne maintienne pas les caractères italiques.
En voici la toute dernière version. Je viens de terminer un dépouillement d’un autre média qui m’a permis de mettre des noms sur des meurtres dont la victime n’avait pas encore été identifiée.
Je vous envoie également la liste détaillée des conditions de ces meurtres.
Une amie me dit que la FNSF fait elle aussi la liste des femmes tuées en France (voir pièce jointe) http://www.solidaritefemmes.asso.fr .
Cela se fait aussi en Espagne: http://www.facebook.com/l.php?u=http://www.redfeminista.org%2Fsearchnoticias.asp%3Fid%3Dmuertas2008
N’hésitez pas à relayer ces infos.
Merci!!!
Martin Dufresne  »

Merci à TOI ! Et à celles qui peuvent visualiser le long calvaire qui précède souvent la mise à mort, et n’ont de cesse de dénoncer ces ignominies…dans l’hypothétique espoir d’en soustraire UNE à la macabre ADDITION !

Le bâillon DEFINITIF de Marie…et les nouvelles chansons de Bertrand !

Le bâillon définitif !
Pastel gras.

(Petit rappel.)

Florence Montreynaud :

 » « Qu’ attend-t-on ? le prochain meurtre ?

Par erreur, certains journaux ont attribué ce texte à La Meute, dont le seul objet est la publicité sexiste.
Il est pourtant signé de moi seule, et n’engage personne d’autre. Il n’appelle pas à la répression, mais à la prévention. Il s’appuie sur la libération annoncée de Bertrand Cantat pour demander qu’on réfléchisse à un sujet jamais abordé : tous les trois jours, en France, un conjoint meurtrier sort de prison. A-t-il été aidé pendant ce temps d’emprisonnement, a-t-il pu travailler sur les causes de sa violence ?

Pour ceux qui n’ont retenu que les premières lignes, je rappelle les dernières : « L’emprisonnement d’un conjoint meurtrier ne résout rien, puisqu’il n’est nullement une garantie contre la récidive. Il y a tout lieu de craindre la violence de ces hommes à l’encontre de leurs proches ou de leur prochaine conjointe. »
Florence Montreynaud, 21 septembre 2007
La prochaine sortie de prison de Bertrand Cantat, meurtrier de Marie Trintignant, est l’occasion de demander aux pouvoirs publics français de prévenir la récidive en prévoyant des mesures d’encadrement et de rééducation des conjoints agresseurs.

The upcoming release from jail of Bertrand Cantat, murderer of Marie Trintignant, is an opportunity to demand that French public authorities prevent recidivism by adopting monitoring and reeducation measures to control assaultive partners.

Bertrand Cantat a été condamné à une peine de huit ans de prison, pour avoir, en juillet 2003, frappé à mort Marie Trintignant, sa compagne, et l’avoir laissée agoniser toute la nuit sans appeler des secours. Par le jeu des remises de peine, il pourrait être libéré prochainement.
Quatre ans de prison : est-ce donc le prix à payer pour ce crime ?
La justice est-elle égale pour tous les meurtres, et pour tous les meurtriers ? Non. En France, tuer un autre homme coûte plus cher que de tuer sa compagne, les prétendus « crimes passionnels » étant encore trop souvent considérés avec indulgence.

Quel sens donner à cette libération dans un pays où tous les trois jours une femme est tuée par son conjoint et 15 000 sont blessées chaque année, dans un pays où on tarde à prendre conscience des ravages de la violence conjugale masculine, et où on ne consacre pas assez de moyens pour la prévenir et aider ses victimes ?

Tous les trois jours, en France, un conjoint meurtrier sort de prison, après une peine plus ou moins longue, plus ou moins purgée.
Ces condamnés ont-ils été incités à travailler sur eux-mêmes, à prendre conscience de leur dangerosité, à rechercher les causes de leur violence ? Ont-ils pu participer à des groupes d’entraide de condamnés réfléchissant à leur crime ?
Leur sortie de prison a-t-elle été préparée, en prévision du choc qu’est le retour à la liberté, pour eux et pour leurs proches ? Leur a-t-on donné les moyens de maîtriser désormais leur violence ? Bénéficieront-ils d’une aide psychologique et sociale ?
Non ! Aucun traitement, aucune préparation, aucun suivi, ou si peu. Plus que les moyens, c’est la volonté politique qui manque.

Que la libération prochaine de Bertrand Cantat soit l’occasion d’attirer l’attention sur cette imprévoyance, cet aveuglement ! L’emprisonnement d’un conjoint meurtrier ne résout rien, puisqu’il n’est nullement une garantie contre la récidive. Il y a tout lieu de craindre la violence de ces hommes à l’encontre de leurs proches ou de leur prochaine conjointe.

Qu’attendons-nous pour les protéger ? Le prochain meurtre ?

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COMMENTAIRES DE MEMBRES DU RÉSEAU « ENCORE FÉMINISTES! »
Il m’est arrivé à moi aussi parfois d’être frappée par mon mari (il est très irascible)…Tant que je n’ai rien dit, il « n’arrivait pas à se dominer »(c’est ce qu’il disait)…
Par contre, dès le jour où, prenant mon courage à deux mains je lui ai dit : »Tu me frappes encore et je porte plainte au commissariat »…Il a été très fâché que je dise cela, m’a accusée de le « trahir » si je mettais la police au coeur de nos histoires, mais…..depuis il ne m’a plus jamais frappée…
Bien sûr il nous arrive encore de nous disputer, parfois violemment mais ce n’est plus jamais physique…
Emeline Moreau
(à suivre)
Vous pouvez envoyer des commentaires, de préférence sur le sujet du texte: la prévention des violences conjugales masculines, en particulier pendant l’emprisonnement. »

…QU’ATTEND-T-ON ?
…LES NOUVELLES CHANSONS DE CANTAT !