J’ai aussi rencontré un cas étrange …de "déni maternel"

« enfermée dans le mensonge ». Victime d’un déni de grossesse, cette femme aujourd’hui âgée de 45 ans a ensuite raconté comment, il y a presque deux ans, elle a accouché seule. « Tout le monde dormait, j’ai mis ma petite fille au monde, je lui ai coupé le cordon, je l’ai prise dans mes bras », a indiqué la femme au foyer avant d’ajouter : « Après je l’ai posée, j’ai fait mon train-train. J’ai fait lever mes petits, je les ai préparés pour aller à l’école, comme si de rien n’était. Pour moi ce n’était pas un bébé qui venait de naître ». A propos de son entourage, et surtout de son compagnon qui n’aurait rien vu, la mère de famille a raconté : « Je n’ai pas pu en parler. Le jour de l’accouchement je n’ai rien dit à personne le lendemain non plus, le troisième jour non plus : je me suis enfermée dans un mensonge, un gouffre… » (Extrait)

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Un jour que j’étais à bavarder assise sur le perron d’une jolie vieille case créole, mon interlocutrice que je connaissais…du jour même, m’a raconté un pan de sa vie que je n’ai jamais oublié.

Cette charmante et douce mamie me proposait de me réaliser un « tapis mendiant », car j’avais admiré son joli tapis de lit réalisé avec des petits hexagones de tissus de mille couleurs et dessins, cousus ensemble.

J’ai toujours eu le don d’attirer des confidences insolites, dans les avions, les trains, mes innombrables voyages…Tout à trac elle se met à me raconter ce qui s’est passé lors de sa troisième grossesse rapprochée.

« J’avais dit à mon mari à plusieurs reprises que je n’accepterai jamais, jamais un 3e enfant. Cela ne l’a pas découragé de se soulager aussi souvent qu’il le désirait avec moi, qui devais me soumettre au devoir conjugal. Je suis tombée enceinte pour la troisième fois, alors que le dernier était encore un bébé. J’ai serré les dents pendant toute ma grossesse. Le moment de l’accouchement venu, j’ai refusé d’aller à la maternité. J’ai exigé que ce soit lui qui m’accouche et qui se débrouille avec tout le « linge sale ». Concernant le nouveau-né, je lui ai dit: débrouille toi avec, je ne veux pas le voir, jamais ! Je t’avais prévenu. »

Il s’agissait en fait d’une petite fille âgée de 20 ans, au moment des confidences. Elle a été élevée par sa grand-mère, dans la même petite ville. Son frère et sa sœur ont vécu au domicile des parents: l’un est docteur et l’autre institutrice.

Mon interlocutrice n’a JAMAIS changé d’avis : cette jeune fille n’est pas SON enfant. Elle n’est donc pas SA maman…

J’ai rencontré, par hasard la jeune fille: douce et souriante, elle avait un petit air « différent »…

La « violence » de son témoignage m’avait scotchée. Je me souviens être restée sans voix. Nous nous sommes serrées dans les bras l’une de l’autre…pendant un bon moment

Une femme si douce, parlant d’une voix si calme et détachée…

L’accouchement ne fait pas la mère