"L’exploitation sexuelle des femmes deviendrait une gêne, une honte, un pan de l’histoire douloureux à regarder, comme pour le colonialisme"

 » J’aimerais que, dans 20 ans, notre société regarde la prostitution comme elle regarde aujourd’hui le colonialisme. L’exploitation sexuelle des femmes deviendrait alors une gêne, une honte, un pan de l’histoire douloureux à regarder.  » .

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Propos recueillis par Jamila Aridj :

… « Le problème avec la prostitution, c’est que n’importe qui s’estime en droit de se prononcer. Sans rien connaître des réalités, mais la tête pleine de fantasmes », dénonce l’écrivain Claudine Legardinier. Depuis vingt ans, elle recueille le témoignage de celles qui font « ce vieux métier » et interroge ces hommes qui « vont aux putes ». Pour cette abolitionniste, il faut mettre les hommes face à leurs actes. Entretien.

Le Point.fr : Pourquoi le sujet de la prostitution soulève-t-il à ce point les passions ?

Claudine Legardinier : Parce que la prostitution est un noyau du patriarcat, une vieille façon d’organiser le plaisir sexuel masculin. Et, pour tout dire, la sexualité dans tout cela ne pèse vraiment pas lourd. En revanche, le pouvoir des uns sur les autres et le poids de l’argent sont essentiels. La prostitution est une industrie, c’est le commerce lucratif de la violence sexuelle. Nous sommes dans une société qui travaille à l’égalité entre hommes et femmes, qui lutte contre les violences, mais la prostitution reste un territoire d’exception. Un schéma extrêmement archaïque de domination masculine régi par un dogme : je paye, donc j’ai tous les droits. Un droit tacite, un droit de l’habitude qui n’avait jamais été interrogé avant les années 2000, parce qu’il était considéré de l’ordre de la nature.

Nous sommes aujourd’hui très loin du mythe de la putain, la femme coupable qui se prostitue parce c’est une mauvaise femme, et pourtant, cette image reste très ancrée dans la mémoire collective. Pourquoi ?

C’est le sujet le plus parasité par les croyances et par les représentations. C’est un modèle sur lequel vous avez beau apporter des arguments, travailler, vous retombez sur les mêmes clichés. La prostitution cristallise les arguments les plus tabous de notre société en empruntant à l’intime de chacun : le sexe, le pouvoir, l’argent, les rapports entre les hommes et les femmes. Et puis parce que cela touche à l’un des plus vieux privilèges masculins, il n’y a qu’à voir « le manifeste des 343 salauds » qui se gargarisent de la bonne culture française, franchouillarde, avec le bon vieux temps des bordels, cette mythologie de la fille de joie qui est devenue l’escort en limousine tellement émancipée sexuellement.

Lire aussi Prostitution : le « salaud » Frédéric Beigbeder s’explique

Qu’en avez-vous pensé ?

(Silence). Je n’ai pas de mots, tellement je trouve ça odieux. Que dire de ce combat d’hommes éclairés pour aller aux putes ? Ce que je trouve scandaleux dans cet appel, c’est de s’appuyer sur le manifeste des 343 femmes qui avaient eu le courage de se montrer au grand jour pour dire qu’elles avaient avorté. Et puis « touche pas à ma pute », quel mépris ! Ce ne sont pas « leurs » putes. Je suis sans voix devant l’audace de ces hommes. Il y a dans leur texte tout ce discours d’autodéfense, d’autolégitimation des clients : « Bien sûr, nous choisissons celles qui sont consentantes, qui aiment ça. » C’est ce que tous les clients disent. Mais que savent-ils de l’histoire de cette personne ?

Je rencontre énormément de prostituées. Hier encore, j’ai écouté l’histoire irrespirable d’une jeune femme qui se prostituait dans un bar à hôtesses en Belgique. Au bout de quatre heures, je ne tenais plus sur mes jambes. Eh bien, ses clients étaient persuadés qu’ils avaient à faire à une jeune femme aimant ça, qui était ravie d’être là. Pas un homme qui a exploité cette femme sexuellement contre de l’argent n’a imaginé la violence qu’elle a vécue et son état de traumatisme. Ils n’ont vu que la façade éclairée, comme au théâtre lorsqu’on assiste à un ballet contemporain, on ne voit que la grâce, la perfection des mouvements, sans voir les pieds des danseuses en sang. Bien sûr que les clients s’attachent à cela, c’est beaucoup plus agréable que l’envers du décor.

La proposition de loi qui va être débattue prévoit la création d’une amende de 1 500 euros sanctionnant le recours à la prostitution, doublée en cas de récidive. Pénaliser le client, est-ce la solution ?

Pénaliser le client, c’est une étape nécessaire, cela relève de la cohérence. Il ne s’agit pas seulement de les réprimer, mais de les mettre face à leurs responsabilités, dans la mesure où l’acte que « le prostituteur » commet n’est pas anodin. Et si l’on n’impose aucune norme symbolique, comment leur dire « ce que vous faites a des conséquences très graves » ? Je rappelle ici que la France a signé des textes internationaux, la convention de Palerme en 2000 et celle de Varsovie en 2005, qui visent à lutter contre la traite des êtres humains. Ces textes prévoient la mise en place de mesures d’ordre culturelles, sociales, et pour décourager la demande. Or que trouve-t-on ou dans les bars à hôtesses ? Une blonde, une brune, une rousse, une Blanche, une Noire, une Asiatique, une petite, une grande… un catalogue. On me répond souvent « vous voulez abolir la pluie ». Mais lorsqu’on veut faire reculer les guerres, les viols, les incestes, la torture, on n’entend pas ce genre d’argument, alors pourquoi ce serait différent sur ce sujet ?

Comment l’arrivée d’Internet a-t-elle changé ce milieu ?

Internet est un accélérateur fou. Beaucoup de prostituées me disent « jamais je ne serais allée sur un trottoir, c’était inenvisageable ». Des clients assurent aussi qu’ils ne seraient jamais allés dans la rue. Avec le Web, il y a une part de jeu, l’idée que l’on maîtrise la situation derrière son écran : « je regarde les sites, j’y vais juste pour voir et puis je passe une annonce, ce n’est pas grave, je pourrai toujours faire machine arrière ». Le glamour masque le vrai danger : Internet piège ces femmes comme des rates. Souvent elles me disent : « Quand je pense que lorsque j’étais dans ce milieu je pensais que c’était moi qui dominais, qui choisissais, mais bon sang, j’étais tenue de m’exécuter contre de l’argent et rien de ce que je souhaitais n’était respecté. »

Peut-on imaginer une société française sans prostituées ?

Pas pour le moment, je ne vais pas jouer les naïves, mais on peut imaginer qu’une politique digne fasse reculer la violence prostitutionnelle. Si cette proposition de loi est votée, elle permettra d’inverser la sanction pénale. Les prostituées ne seront plus poursuivies pour racolage passif, et ça, c’est un pas important. La prostitution restera pratiquée à titre individuel, mais il est primordial que la société n’encourage plus ce marché sordide. J’aimerais que, dans 20 ans, notre société regarde la prostitution comme elle regarde aujourd’hui le colonialisme. L’exploitation sexuelle des femmes deviendrait alors une gêne, une honte, un pan de l’histoire douloureux à regarder.

Claudine Legardinier est l’auteur de La prostitution (Essentiels Milan, 1996), Les trafics du sexe, femmes et enfants marchandises (Essentiels Milan, 2002) et, en collaboration avec Saïd Bouamama, Les clients de la prostitution, l’enquête (Presses de la Renaissance, 2006). »

http://www.lepoint.fr/societe/prostitution-sortir-du-fantasme-pour-affronter-la-realite-08-11-2013-1753590_23.php

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« Touche pas à MA pute », l’article possessif en dit plus qu’un long commentaire

« La prostitution restera pratiquée à titre individuel, mais il est primordial que la société n’encourage plus ce marché sordide. J’aimerais que, dans 20 ans, notre société regarde la prostitution comme elle regarde aujourd’hui le colonialisme. L’exploitation sexuelle des femmes deviendrait alors une gêne, une honte, un pan de l’histoire douloureux à regarder ».

« La prostitution restera pratiquée à titre individuel »

Mais ne sera plus un « marché sordide »

« sociétalement » considéré comme… NORMAL, de nos jours !

« Je rappelle ici que la France a signé des textes internationaux, la convention de Palerme en 2000 et celle de Varsovie en 2005, qui visent à lutter contre la traite des êtres humains. Ces textes prévoient la mise en place de mesures d’ordre culturelles, sociales, et pour décourager la demande. Or que trouve-t-on ou dans les bars à hôtesses ? Une blonde, une brune, une rousse, une Blanche, une Noire, une Asiatique, une petite, une grande… un catalogue. On me répond souvent « vous voulez abolir la pluie ». Mais lorsqu’on veut faire reculer les guerres, les viols, les incestes, la torture, on n’entend pas ce genre d’argument, alors pourquoi ce serait différent sur ce sujet ?  »

POURQUOI ?

Parce que des mâles ont pensé, et continuent à penser que l’UNIVERS est

leur TERRITOIRE…réservé

Et la femelle humaine, LEUR « pute », dans TOUS les sens du terme !

« le manifeste des 343 salauds » qui se gargarisent de la bonne culture française, franchouillarde, avec le bon vieux temps des bordels, cette mythologie de la fille de joie qui est devenue l’escort en limousine tellement émancipée sexuellement ?
Je n’ai pas de mots, tellement je trouve ça odieux. Que dire de ce combat d’hommes éclairés* pour aller aux putes ? »

Que de… »simples salauds » * mènent un combat d’arrière-garde déjà perdu,

La seule « éclairée »* dans l’histoire, étant leur lucidité sur…eux-mêmes ?

L’acrostiche et la correspondance coquine …

Par Benoît Dubos:

« Pour comprendre ces deux messages en acrostiches, lisez les, puis ne lisez que les premiers mots de chaque vers.

De Musset à Sand :

« Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu’un instant je change de visage?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéri, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots.
Vous saurez quel remède apporter à mes maux
. »

De Sand à de Musset :

« Cette indigne faveur que votre esprit réclame
Nuit à mes sentiments et répugne à mon âme
 »

Véritable Invitation au Voyage Baudelairienne, ces deux lettres ont ceci d’exceptionnel que la beauté et la sensibilité des sentiments dépeints par les vers, aussi travaillés que poétiques, y contraste brutalement avec la violence presque bestiale, dénuée de toute poésie, des pulsions exprimées par les messages cachés qu’elles renferment, et symbolisent par ailleurs à elles seules la dualité des sentiments, entre douceur et pulsions, de toute relation amoureuse. » (Extrait)

http://www.planet.fr/culture-litterature-la-vraie-correspondance-coquine-entre-george-sand-et-alfred-de-musset.

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« L’acrostiche est un poème dont certains éléments forment un autre message. Le texte peut être lu de haut en bas en ne tenant compte que des lettres initiales, médianes (mésostiche) ou finales (téléstiche, acrotélenton). Ce message est un mot clé, une devise, une sentence, voire un nom propre qui désigne l’auteur, le destinataire du texte. L’acrostiche se présente le plus souvent sous la forme d’un court poème, mais elle peut être aussi une phrase. L’acrostiche peut être simple, double, syllabique… » (http://monsu.desiderio.free.fr/atelier/acrostiche.html
Extrait)

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« Ces deux lettres ont ceci d’exceptionnel que la beauté et la sensibilité des sentiments dépeints par les vers, aussi travaillés que poétiques, y contraste brutalement avec la violence presque bestiale, dénuée de toute poésie, des pulsions exprimées par les messages cachés qu’elles renferment, et symbolisent par ailleurs à elles seules la dualité des sentiments, entre douceur et pulsions, de toute relation amoureuse. »

Rien à rajouter 😉

Ah! si: Le mot « coquine » et le mot « amour », ont été « dévoyés » afin de servir d’oripeaux convenables, pour qualifier aussi, le sexe hard et crade…

« Faire l’amour »(éjaculation faciale, fellation complète, sodomie…?), passe mieux auprès des nanas que « faire le… sexe »(!), c’est sûr

Et le mot « coquin(e) » remplace des qualificatifs plus réalistes comme vulgaire, porno, hard,… (Lingerie « coquine », films « érotiques », publicités « porno chic », œuvres littéraires « sensuelles », etc …)

Il faut beaucoup de talent à une plume coquine, pour ne pas tomber dans la vulgarité, le « racolage » ou le trash*…

Je n’aurai pas la cruauté de citer quelques perles* pêchées sur…blog.fr

PS- Trash est un substantif anglais qui signifie corbeille à papier.
Utilisé en tant qu’adjectif dans le langage courant, il qualifie une action ou un ouvrage, voire un personnage, physiquement sale, répugnant ou moralement malsain.

Douce nuit et bienvenue à Fès (Maroc), Princeton, New Jersey (US), Mirabel (Canada)

(Pointez souris pour légende).

La plage de Flic en Flac ce soir

Jeudi 7 novembre :

– @ 01:42 : Germany, Allemagne
– @ 01:13 : Saint-claude, Guadeloupe
– @ 23:26 : Mirabel, Canada
– @ 22:51 : Simi Valley, California, US
– @ 22:38 : Fès, Maroc
– @ 18:55 : Princeton, New Jersey, US
– @ 17:14 : Gatineau, Canada
– @ 17:14 : Port Louis, Maurice
– @ 17:04 : Palo Alto, California, US
– @ 10:31 : Sainte-anne, Guadeloupe
– @ 10:28 : Saint-jérôme, Canada
– @ 10:04 : Laval, Canada
– @ 08:54 : Morocco, Maroc
– @ 08:41 : Montréal, Canada
– @ 08:16 : Waterloo, Belgique

Entre autres …

Douce nuit et Merci pour la visite !

Ces prophètes et messies qui commettent le sacrilège de parler au nom de Dieu !

Tous ces prophètes et messies commettent LE sacrilège suprême en s’autorisant à parler…au NOM de DIEU !(Pour pourrir/asservir/contrôler la vie de l’autre moitié de l’humanité et s’octroyer tous les privilèges du dominant, même celui de supprimer la vie de la dominée)

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« Les religions contre les femmes:

S’il est un domaine où semble crédible l’œcuménisme tant prôné, hypocritement, par Jean Paul II, c’est bien celui du mépris de la femme et de la restriction de sa personnalité à la seule fonction procréatrice. Monothéismes comme polythéismes n’ont jamais accepté que la femme occupe un rang égal au mâle dans leurs sociétés, l’accuser sournoisement des perversions masculines est un meilleur rempart contre l’aspiration à ses droits légitimes. Mais les démocraties ont été bien lentes elles aussi à reconnaître l’importance qui leur était due.

Le christianisme et le Nouveau Testament

Le Nouveau Testament est composé des quatre évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean et d’une collection de textes relatant les premiers pas de l’évangélisation du pourtour de la mer méditerranée par Paul principalement mais aussi Jacques, Pierre, Jean et Jude. Confondre les épîtres de Paul avec des lettres effectivement écrites par Paul serait une grande naïveté étant donné les nombreuses réécritures et retouches apportées aux textes dans les premiers siècles de la chrétienté. Les quatre évangiles ne doivent leur célébrité qu’à la sélection, effectuée progressivement par les évêques des premiers siècles, des quatre versions les moins contradictoires de la vie de JC parmi une soixantaine de textes. Ces derniers, malchanceux, reçurent le nom d’apocryphes. Les actes des apôtres, diverses épîtres et l’apocalypse sont analysés en détachant le mépris pour les femmes intrinsèque aux textes et pas seulement à leur interprétation par les croyants.

La femme chrétienne n’est qu’un ventre. Destinée à procréer, elle reste soumise à son mari comme son mari est le sujet du Christ, lui-même fils de Dieu. Le christianisme est très fervent de ce genre de classement rapide des personnes et des valeurs. L’ordre est donné en (1 Cor 11, 3) : « Le Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ » (traduction de Pierre de Beaumont, Fayard Mame, 1973). Afin que le message soit bien entendu, le Nouveau Testament réaffirme ces vues scandaleuses en (Ephé 6, 21-24) : « Dans la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de la femme comme le christ est la tête de l’église, son corps, dont il est le sauveur. L’église est tout dévouement au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari. » La femme est au service de l’homme (Colo 3, 18) : « Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur ».

Charlie Hebdo 11 août 2004

La relégation de la femme au rang de servante prend des accents musulmans en (1 Cor 11, 5-6) lorsque le port du voile s’impose comme unique solution à la perversité féminine : « Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde; ou plutôt, qu’elle mette un voile puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés. » Et plus loin, en (1 Cor 11, 10) : « C’est pourquoi la femme doit avoir la tête couverte, signe de sa dépendance par respect des messagers de Dieu ». C’est donc au nom du respect que les femmes chrétiennes, comme les musulmanes, se voient imposer le port d’un torchon infamant, signe du machisme intrinsèque à toute religion. La masculinité des mythes, en dehors de l’oppression des femmes, trouve aussi sa pleine expression dans la violence requise à l’imposition des dogmes. La pudeur vestimentaire ne se limite pas au voile mais est définie en (1 Pier 3, 3) : « Votre parure ne sera pas extérieure: ondulations des cheveux, bijoux d’or, élégance des toilettes; elle sera toute intérieure: une âme douce et paisible en son secret. Voila ce qui est précieux au regard de Dieu. ». Toutes au couvent! L’adultère féminin est condamné en (Rom 7, 3 ) mais rien n’est dit sur un comportement similaire de la part du mari. Même situation pour le veuvage où aucune exigence n’est assénée au veuf alors que la veuve est destinée à l’adoration de son dieu (1 Tim 5, 5-7).

Le mépris de la femme ne se limite pas au rapport hiérarchique qui l’attache à son mari mais s’étend à ses capacités intellectuelles (1 Cor 14, 34-35) : « Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d’y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu’elles interrogent leur mari chez elles, car il n’est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée ». Une fois encore, la Bible fait preuve d’une remarquable clarté.

Et pour couper court à toute critique, l’énervement prend le rédacteur de (1 Tim 2, 12-14) : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de faire la loi à l’homme, qu’elle se tienne tranquille. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui séduite, a désobéi. ». La misogynie chrétienne n’est que l’expression de la faute originelle, un artifice pratique pour désigner le bouc émissaire. Mais le salut existe (1 Tim 2, 15) : « Néanmoins, elle sera sauvée par la maternité ». Un ventre, tel est l’unique rôle de la femme dans une société chrétienne.

Le mépris de la femme assure à la religion chrétienne un pouvoir renforcé dans la mesure où la moitié de la population est privée du droit de parole et maintenue dans une position subalterne. Mais, paradoxalement, les penchants mystiques sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Il s’agit donc d’une situation absurde où la population féminine alimente une foi qui l’opprime et cherche son salut dans sa soumission. Plus que jamais, la Bible reste la meilleure lecture pour se libérer d’une religion méconnue par ses adeptes »…

Source athéisme.org

( A suivre: demain, « L’islam et le Coran » )

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Les religions en général, sont en grande partie, responsables du sexisme.

« Mais, paradoxalement, les penchants mystiques sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Il s’agit donc d’une situation absurde* où la population féminine alimente une foi qui l’opprime et cherche son salut dans sa soumission. Plus que jamais, la Bible reste la meilleure lecture pour se libérer d’une religion méconnue par ses adeptes »…

Le racisme ? L’Eglise catholique/pape a aussi collaboré étroitement avec l’esclavagisme, pour, entre autres, en retirer des revenus(!) (Métisse, descendante d’esclaves africains…ou malgaches, je sais qu’ils perdaient leur NOM d’origine, donc leur IDENTITE propre, et étaient baptisés avec des prénoms… « chrétiens »! – recherches généalogiques perso)

Mais il n’y a pas pire sourde, aveugle et muette

Que celle* qui ne veut RIEN entendre

Rien VOIR

RIEN dire …

Ainsi-soit-ELLE !

Amen…

Toutes les religions sont méprisables: qui sème le vent récolte la tempête, qui sème le mépris et la haine -le meurtre ? – de l’autre différent, récolte le…plus grand mépris !

Dieu, s’il existe, n’a rien à voir avec ces diverses religions sexistes/misogynes/patriarcales/violentes/guerrières/meurtrières/homophobes/racistes, etc, INVENTEES par des…MECS/prophètes/messies/gourous… qui se réclament, tous, de lui !

Mais la FOI de chacun(e) en tel ou tel…DIEU(!) est respectable

Dérive de la société française ? Racisme, sexisme/misogynie, intégrismes de tous bords religieux …

« Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il n’y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française », souligne la ministre d’origine guyanaise, en jugeant « les réactions pas à la mesure« …

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« La parole raciste se libère-t-elle en France ? Après les insultes contre Christiane Taubira, le débat agite le pays …leur ministre de la Justice.
Comparée à un singe sur la page Facebook d’une ex-candidate du Front national révélée le 17 octobre, et récemment insultée par des enfants aux mots de « la guenon mange ta banane », la garde des Sceaux a dénoncé mercredi dans Libération une « attaque au coeur de la République » sur fond d’apathie ambiante.

« Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il n ? y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française », souligne la ministre d’origine guyanaise, en jugeant « les réactions pas à la mesure »…

Dans l’après-midi, à l’Assemblée nationale, elle a remercié l’exécutif pour son soutien « dès la première minute ». Tous les députés, sauf ceux de l’UMP, se sont levés pour l’applaudir.

« Le fait que ce soit Christiane Taubira, une ministre, qui soit victime d’attaques abjectes a permis un réveil », a souligné à l’AFP la présidente de SOS Racisme Cindy Léoni.
Mais pour elle, comme pour les principaux acteurs antiracistes, ces attaques ne sont pas nouvelles et s’inscrivent dans une libération de la parole raciste depuis une dizaine d’années.
« Les gens sont choqués parce que c’est Taubira, mais des attaques de ce genre, j’en reçois tous les jours », assure la militante Rokhaya Diallo des Indivisibles. « Depuis la présence du FN au second tour (de la présidentielle) en 2002, la parole raciste a évolué, parce que les politiques ont voulu récupérer une partie de son électorat. »
A l’occasion du débat sur l’identité nationale, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, « les digues ont complètement sauté », ajoute Alain Jakubowicz de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). « Des bananes sont souvent jetées sur les joueurs de foot : le stade, c’est le reflet de la société », dit-il, en notant que la crise économique ne fait qu’exacerber le phénomène.

« Un certain nombre de robinets ouverts »

Pour autant, la plupart estiment que la France n’est pas plus raciste qu’avant. Selon un récent sondage, 74% des Français considèrent le racisme comme un danger pour la société.
« On n’est plus à l’époque des colonies, ni en 1973, quand on tuait des Algériens dans le sud de la France », rappelle l’historien Pascal Blanchard. « Ce qui se passe en ce moment, c’est que ce que les gens pensaient et gardaient en eux devient visible. »
Pour lui, « le discours du FN, de certains chroniqueurs, des couvertures de presse… ont ouvert un certain nombre de robinets. Il n’y a pas plus de racistes, mais ils se font plus entendre ».
« Des pans entiers de la société reculent sous l’effet d’une libération de la parole », estime aussi Patrick Lozès, fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), tout en relevant la progression de la diversité dans les entreprises ou à la télévision.
Pour preuve, le prix Femina 2013 a été decerné mercredi à la romancière camerounaise Leonora Miano pour « La Saison de l’ombre » (Grasset). Selon la lauréate, au travers des attaques contre Mme Taubira, « toutes les personnes noires ont été animalisées » et il faut des sanctions judiciaires.
Saisi par le Défenseur des droits, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire après les propos d’Anne-Sophie Leclere, ex-candidate FN écartée par son parti, qui préfèrerait voir la ministre « dans un arbre » plutôt qu’au gouvernement. Mercredi, le Cran a porté plainte pour injure raciale à son encontre.
Une autre candidate du FN, Nadia Portheault, d’origine algérienne, a choisi de son côté de renoncer aux municipales de 2014 à Saint-Alban, près de Toulouse, dégoûtée par le racisme et l’homophobie d’une partie des cadres et militants locaux. »(Extrait).

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« Selon la lauréate, au travers des attaques contre Mme Taubira, « toutes les personnes noires ont été animalisées »

Pas que !

Les blanches aussi le sont, notamment dans des pratiques sexuelles dites…décomplexées !:##

« ces attaques abjectes ont permis un réveil »… »Les gens sont choqués parce que c’est Taubira, mais des attaques de ce genre, j’en reçois tous les jours », assure la militante Rokhaya Diallo des Indivisibles. « Depuis la présence du FN au second tour (de la présidentielle) en 2002, la parole raciste a évolué, parce que les politiques ont voulu récupérer une partie de son électorat. »…A l’occasion du débat sur l’identité nationale, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, « les digues ont complètement sauté », ajoute Alain Jakubowicz de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).  »

« Un certain nombre de robinets ouverts »… »Des pans entiers de la société reculent sous l’effet d’une libération de la parole », estime aussi Patrick Lozès »… »Ce qui se passe en ce moment, c’est que ce que les gens pensaient et gardaient en eux devient visible »…

Dé-com-ple-xés : **le racisme, le sexisme, la sexualité hard et crade, les intégrismes religieux imposés dans la sphère publique(lors du vote MPT ou encore la viande halal dans une cantine, la « burqa-hors-la-LOI »(!!!) dans la sphère publique), etc…

« Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il n’y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française », souligne la ministre d’origine guyanaise, en jugeant « les réactions pas à la mesure »…

« Tous les députés, sauf ceux de l’UMP, se sont levés pour l’applaudir. »

Ca me laisse…incrédule

Le RESPECT, b….l ! Le RESPECT comme ciment incontournable d’une société: nous ne sommes pas tenus d’AIMER notre prochain(!), nous sommes juste OBLIGES de le RESPECTER

Sans respect d’autrui, aucune société n’est viable…en PAIX !

« de belle et haute voix »* ? ? ?

Ou de simples assimilables… »people »*

Uniquement intéressés par ce qui ne ternirait pas, d’une façon ou d’une autre leur prétendue aura… médiatique/sociétale/religieuse… ! :##

« il n’y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française »

Pourquoi ça ne m’étonne pas ?

Peut-être, entre autres, pour avoir rencontré la « dérive » sur… blog ?

Toute cette « merde » en « isme » a toujours existé, ce qui n’est pas acceptable ce sont les oripeaux de…NORMALITE sociétale(!) dont on veut les revêtir, aujourd’hui

Douce nuit et bienvenue à Accra (Ghana), Yaoundé (Cameroun), Toronto (Canada)…

Soleil couchant !

Mercredi 6 novembre:

-@ 23:32 : Princeton, New Jersey, US
-@ 23:30 : Palo Alto, California, US
-@ 22:40 : Alger, DZ
-@ 22:37 : Oran, DZ
-@ 16:58 : United Kingdom, Grande Bretagne
-@ 12:30 : Toronto, CA
-@ 12:26 : Mountain View, California, US
-@ 12:18 : Yaoundé, Cameroun
-@ 12:09 : Rose Hill, Maurice
-@ 11:59 : Mayotte, YT
-@ 11:54 : Floréal, Maurice
-@ 08:09 : Brussels, BE
-@ 07:52 : Belgium, BE
-@ 07:45 : Toulouse, FR
-@ 07:26 : Accra, Ghana

Entre autres …

Douce nuit et merci pour la visite 😉

[ La sexualité "vide couilles" existe aussi ] dans le texte ! Merci pour la précision !

[ La vénalité des femmes existe sous plein de formes. La sexualité “vide couilles” aussi.](Sur le web)

Le parallèle est complètement…surréaliste et inapproprié, grave!

On n’a jamais vu des mecs au prise avec la vénalité de certaines femmes, se retrouver dans… une prise en charge socio-sanitaire, à cause des conséquences psychiques et physiques très graves, qui en découleraient; à savoir : des troubles psychiques de types dissociatif(l’aspect psychique de la décorporalisation), des troubles de la sensibilité nociceptive(ou coenesthésique), troubles d’ordre gynécologique, troubles d’ordre infectieux, troubles d’ordre traumatique, d’ordre psychologique, des dégâts des drogues diverses qui aident à supporter l’activité de prostitution et les effractions sexuelles à répétition, etc… »

Il n’existe aucune commune mesure entre les survivantes de la prostitution et les… arnaqués du portefeuille :## !!!

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Conséquences psychiques et physiques de la prostitution

Publié par Judith Trinquart(Médecin).

Les conséquences psychiques et physiques de la situation prostitutionnelle sont très graves pour la personne prostituée et ne se distinguent pas à la base des conséquences de la traite. Il est très important de noter également que le lien entre antécédents de violences sexuelles ) et entrée en prostitution est très fort : selon différentes sources, entre 80 et 95% des personnes prostituées présenteraient de tels antécédents. L’article de Judith Trinquart, médecin, propose des solutions pour une prise en charge efficace et appropriée des personnes prostituées.

Conséquences psychiques et physiques de la situation prostitutionnelle – Implications en termes de prise en charge socio-sanitaire

Cconséquences psychiques

Les conséquences psychiques de la situation prostitutionnelle se manifestent par des troubles psychiques de types dissociatif, c’est-à-dire un véritable clivage ou dissociation psychique entre la personnalité prostituée et la personnalité  » privée  » de la personne prostituée, constituant l’aspect psychique de la décorporalisation.

Ce clivage est un mécanisme de défense psychique contre les agressions et violences vécues dans la situation prostitutionnelle ; la première de ces violences est de subir des rapports sexuels non désirés de manière répétitive.

Les notions fondamentales en matière de sexualité sont celles de désir, de plaisir et de partage, conséquent de la bilatéralité de la relation. Dans la situation prostitutionnelle, ces notions se trouvent complètement perverties, et la notion de bilatéralité de l’échange disparaît totalement. La situation prostitutionnelle n’est donc pas un échange ou une relation à caractère humain, pas plus qu’une forme de sexualité.

Le fait de subir ces rapports sexuels de manière répétitive et non désirée entraîne une dissociation psychique afin de pouvoir départager les deux univers de la personne, et surtout protéger le domaine privé des atteintes vécues dans le domaine prostitutionnel en se coupant de ce qui est éprouvé dans ce dernier. Celui-ci est totalement factice : c’est une situation simulant une relation humaine mais où tout est artificiel ; les sentiments et les émotions n’existent pas, ils sont refoulés car considérés comme des obstacles par l’acheteur de services sexuels. L’absence de tout affect humain (autre que négatif, tel que mépris de la personnalité, déni de ses désirs, ignorance de son identité humaine, assimilation à un objet sexuel totalement soumis, en résumé tout ce qui fait le caractère humain unique d’une personne est nié et doit disparaître au bénéfice du rapport strictement commercial) est extrêmement destructeur pour toute personne vivant cette situation.

Une étude américaine faite dans 5 pays (USA, Zambie, Turquie, Afrique du Sud et Thaïlande) auprès de personnes prostituées a montré la présence de troubles psychiques (dont fait partie la dissociation psychique) analogues à ceux diagnostiqués chez les vétérans de la guerre du Vietnam, chez 67% de ces personnes prostituées : c’est ce que l’on appelle le PTSD (Post Traumatic Stress Disorder), dans lequel peut s’intégrer une décorporalisation.

Conséquences physiques

La dissociation existant sur le plan psychique va se manifester aussi sur le plan physique, car on ne peut dissocier de manière contrôlée le ressenti physique de ce qui se passe dans la tête de la personne ; ces troubles perturbent le fonctionnement de la sensibilité corporelle des personnes prostituées, et sont aussi un mécanisme de défense : ne plus ressentir physiquement ce qui n’est pas désiré.

Les manifestations physiques essentielles vont être des troubles de la sensibilité nociceptive (ou coenesthésique), c’est – à –dire de la sensibilité à la douleur et aux sensations tactiles (du toucher), dus à la dissociation  » tête – corps « , non – organiques.

Seuil de tolérance à la douleur supérieur à la moyenne et très élevé. Elles sont capables de supporter des douleurs nettement supérieures à celles que peut tolérer la population moyenne. Tolérance importante de symptômes d’alerte ou inquiétants.

Hypoesthésie. Sensibilité tactile et à la douleur inférieure à celle de la population moyenne d’une manière diffuse et générale.

Anesthésie. Plus la situation prostitutionnelle se prolonge dans le temps, plus l’hypoesthésie va se transformer en anesthésie.

Troubles de la sexualité : elle est tronquée, dysfonctionnelle, ou absente. Les subterfuges utilisés pour se protéger des sensations physiques liées à la relation sexuelle dans la situation prostitutionnelle  » contaminent  » la vie privée, et détruisent la qualité des relations sexuelles privées que ces personnes peuvent avoir.

Il est très important de bien comprendre la signification de l’ensemble de ces symptômes, non seulement sur le plan médical, mais aussi relationnel, social, psychologique et humain d’une manière générale :

– Sur le plan médical, toute tentative de proposer des structures ou des actions de soins comme on le fait pour la population générale est vouée à l’échec : n’ayant plus la possession pleine et entière de leur propre corps, le concept même de soin n’évoque rien par rapport à un objet ou un instrument ; le soin se donne à un être vivant. Si le concept de corps dynamique et sujet disparaît, les concepts de soin et de santé disparaissent également. Ce qui n’est plus symbolisé n’est plus réel. L’absence de soins médicaux notamment, découlant de l’auto-négligence corporelle, se fait ressentir de façon importante dans l’évaluation de l’état de santé des personnes prostituées (données françaises, mais résultats similaires dans d’autres pays européens et les USA) :

D’ordre gynécologique : peu ou pas de suivi, de surveillance ou de dépistage pour les MST (dont le sida), pour les cancers gynécologiques, pour les problèmes péri – ménopausiques, pour la contraception, pour les grossesses,….

D’ordre infectieux : mauvaise prise en charge des problèmes infectieux en général (broncho – pulmonaires, ORL, cutanés, …).

D’ordre traumatique : conséquences physiques et psychiques des violences corporelles et sexuelles (coups à mains nues, avec objets contondants, blessures par armes blanches, viols par les proxénètes et les acheteurs) dans la prostitution et la traite, et des violences verbales (menaces, injures,…).

D’ordre psychologique : prise en charge inexistante des conséquences d’antécédents de violences sexuelles et familiales (80% à 95%des personnes prostituées auraient de tels antécédents, selon les enquêtes réalisées sur le sujet), et des conséquences de la pratique prostitutionnelle : dépressions, angoisse, phobies,…aggravant la négligence à prendre soin de son corps et de sa santé.

Aggravation de troubles ou de maladies à composante psychosomatique : dermatoses (eczéma, psoriasis), gastropathies (ulcère gastrique ou duodénal, reflux gastro –oesophagien), problèmes rhumatismaux.

D’ordre addicitf (toxicomanies) : aux drogues dures, aux psychotropes, à l’alcool. Si la toxicomanie peut être primaire, elle est aussi souvent secondaire ou maintenue par la pratique prostitutionnelle, car les personnes prostituées expliquent que cela les aide à supporter leur activité de prostitution et les effractions sexuelles à répétition.

Mauvais suivi en général sur le plan de la santé : réduction quantitative et qualitative des soins de santé.

Ce dernier résulte pour une part des difficultés matérielles et pratiques d’accès aux soins (problème de couverture sociale, problèmes de titres de séjour et de papiers d’identité, problèmes d’inadéquation du personnel et des lieux de soins, problème de stigmatisation sociale) qui sont bien réelles mais dont l’importance a toujours été grossie par rapport à l’autre facteur, plus difficile à identifier : la décorporalisation due à la pratique prostitutionnelle, qui est une perte de la possession pleine et entière de son propre corps, et qui se manifeste par les symptômes psychiques et physiques décrits ci-dessus. La douleur et le ressenti physique ayant disparu, le symptôme n’existe plus lui non plus. Il n’est pas ressenti, et les personnes ne vont plus se faire soigner, parvenant à des états de santé dramatiques avec des maladies très évoluées.

Toutes ces conséquences physiques médicales sont aggravées par l’exercice de violences très graves dans le contexte de la traite des êtres humains, mais on ne peut faire de différence à la base entre les conséquences physiques de la prostitution et celles de la traite. Seule la forme se modifie, mais pas le fond.

La prostitution est le phénomène principal générateur de ces troubles, et la traite des Etres Humains à des fins d’exploitation sexuelle et la prostitution infantile n’en sont que des phénomènes secondaires. C’est l’existence d’un marché pour l’utilisation à caractère sexuel du corps humain qui rend possible les extensions de marché que représentent la traite et la prostitution enfantine. Les conséquences physiques et psychiques mentionnées dans cette intervention sont bien celles de la prostitution, même sans violence physique telles que coups ou blessures, même sans contrainte de proxénètisme ou violence verbale ou psychologique ; d’autres types de violences peuvent se surajouter. Mais encore une fois, la violence primordiale est celle de l’acte sexuel non désiré qui s’apparente à une violence sexuelle compensée par de l’argent.

– Sur le plan humain et psychologique, toute relation suivie et vraie est difficile, voire quasiment inexistante. La dissociation et l’éloignement des affects et des sentiments pour se protéger rendent très difficile à construire une relation humaine nécessitant ces éléments. Il y a une ambivalence de la parole et un discours paradoxal, simplement parce que le psychisme est dissocié et la personnalité clivée ; il ne s’agit pas de mensonge ou de manipulation, mais d’alternance très rapide de temps et de lieux différents dans lesquels la parole ou le sens des mots n’ont pas la même valeur ou signification. La signification d’un moment et du lieu est toujours réelle pour la personne.

La constance et la permanence de l’écoute de cette parole sont donc indispensable pour construire une relation de confiance ; il faut savoir écouter tous les aspects d’une même parole pour pouvoir en retrouver le fil conducteur. Deux discours contradictoires chez une même personne prostituée ne sont pas révélateurs d’une simulation ou d’une dissimulation, mais d’une dissociation psychique provoquée par la situation prostitutionnelle.

– Sur le plan social, toute action ou aide demande un investissement à long terme, avec présentation répétitive de l’offre d’aide ; le découpage psychique conduisant au découpage du temps et de l’espace en petites unités aléatoires rendent difficile un travail d’une traite, avec un suivi optimal des différentes phases dans l’ordre chronologique. Le travail social ne peut démarrer qu’au moment ou l’offre d’aide tombe dans le bon temps ; la chronologie peut être très désorganisée, le suivi chaotique. Il peut y avoir reprise répétitive d’un travail amorcé sans parvenir à dépasser un stade donné pendant un certain temps.

Liens avec les antécédents de violences sexuelles

Il est très important de noter également que le lien entre antécédents de violences sexuelles (inceste, pédophilie, viols quel que soit l’âge de la victime) et entrée en prostitution est très fort : selon différentes sources, entre 80 et 95% des personnes prostituées (de souche française, chiffre n’ontégrant pas les personnes victimes de la traite à des fins d’exploitation sexuelle) présenteraient de tels antécédents.

Si on ne retrouve pas d’antécédents d’inceste et de pédophilie chez toutes les personnes prostituées, on retrouve dans tous les cas des antécédents de famille  » déstructurée  » avec une image du père très dévalorisée (souvent sur le versant violent) et une image maternelle inexistante ou inconsistante. La mère a un rôle favorisant dans la mauvaise image que l’enfant se constitue de lui-même ; on parle d’injonction maternelle consciente ou inconsciente, c’est-à-dire que c’est la mère elle- même qui place son enfant dans une position où il pense que sa seule valeur est celle d’objet monnayable.

Nous voyons donc une continuité entre ce qui se passe dans l’enfance et ce qui se poursuit dans la vie adulte : on ne devient pas prostituée brutalement, du jour au lendemain. Il n’y a pas une frontière nette entre l’enfance et l’âge adulte.

Les conséquences psychiques des violences sexuelles et de la prostitution sont similaires ; dans la prostitution, nous voyons apparaître en plus des troubles physiques liés à la permanence de la situation d’agression sexuelle.

Nous devons prendre en compte cette continuité des situations de violence sexuelle, et savoir que même lorsque nous ne voyons pas de contrainte directe (comme le proxénète ou les trafiquants), il existe des contraintes psychiques invisibles à l’œil nu, mais tout aussi efficaces. Ces contraintes invisibles mais pourtant réelles montrent que la position de certaines personnes qui considèrent qu’il existe une prostitution  » volontaire  » ou  » libre  » n’est pas réaliste.

Quelles solutions pour une prise en charge efficace et appropriée ?

La première chose pour stopper le processus de décorporalisation est l’arrêt de l’activité prostitutionnelle. Pour effectuer une réhabilitation médicale de la capacité et de l’autonomie de prise en charge sanitaire des personnes prostituées, on peut proposer :

Restauration de la parole de la personne prostituée : lieux d’écoute psychologique spécialisée avec des intervenants formés pour écouter et surtout comprendre la parole de ces personnes. L’idéal serait un suivi par un même et unique écoutant pour ne pas rajouter de la rupture dans un milieu où il y en a déjà suffisamment.

Dévictimation : La prise de la parole de la personne prostituée doit s’accompagner d’un processus de dévictimation, terme criminologique désignant l’accompagnement des personnes victimes de toutes formes de violences et traumatismes et leur permettant de passer de la place de victime à une place de personne active ayant réintégré son schéma et son image corporels. La réparation passe par la reconnaissance sociale, les soins, sans oublier la prévention de nouveaux cas de prostitution et la lutte contre les instances qui favorisent le développement de situations prostitutionnelles. Chaque étape de ce difficile parcours peut être l’occasion d’une survictimation (aggravation de la stigmatisation sociale et de situations imposées où la personne est considérée comme passive et non – décisionnaire). Un tel travail d’accompagnement et de soins ne peut se concevoir qu’en mobilisant un réseau d’intervenants variés : justice, psychiatres et psychologues, médecins, association de victimes ou service d’aide aux victimes « . La création notamment de groupes de paroles de survivantes de la prostitution pourrait constituer un bon support de dévictimation en permettant à leur parole de s’exprimer directement, plus librement, avec des possibilités d’être entendues sur la place publique.

Recorporalisation : (permet à la personne de se réapproprier son corps, d’être de nouveau à l’intérieur et en un seul  » morceau « ) : restauration de l’intégrité corporelle par des soins physiques appropriés, appelés thérapies à médiation corporelle :

soins kinésithérapeutiques permettant de recouvrer le fonctionnement du corps, de réintroduire les perceptions corporelles dans l’espace par des jeux sollicitant la sensibilité profonde et superficielle ; les massages, la fungothérapie peuvent également être utiles pour restaurer la sensibilité cutanée.
– activités sportives en groupe, qui sollicite l’interaction de la personne avec les autres participants, la réintègre dans un vrai jeu social, permettant une communication corporelle.
– Les activités comme le théâtre, la comédie dans un contexte thérapeutique (art- thérapie) peuvent aussi être intéressantes. Des expériences de théâtre ou de composition littéraire ont été menées par des écrivains et des acteurs auprès de petits groupes de personnes en situation d’exclusion, et les résultats avaient été très positifs, ces personnes se sentant capables, par les rôles ou l’écriture qu’on leur avait confiés, d’être autre chose que des corps passifs et exclus.

Ces propositions sont coûteuses en temps et en argent , mais elles sont incontournables et indispensables si on veut pouvoir réhabiliter physiquement les personnes prostituées.

En même temps que ce travail de recorporalisation, le bilan médical et les soins pourront être entrepris, ces mots pouvant de nouveau prendre un sens sur un corps qui se remet à exister par une image et un schéma corporels en restauration, les soins venant alors s’intégrer eux – mêmes à ce processus pour le favoriser.

L’ensemble de ces propositions thérapeutiques pourrait être mis en place dans le cadre d’un Centre de Victimologie, qui permettrai d’une part de ne pas stigmatiser ces personnes (ce type de centre accueillant des victimes de tout genre de violences), de mettre en pratique les récentes avancées françaises incluant la prostitution comme une violence à l’encontre des femmes, et d’autre part de réunir dans un même lieu toutes les phases du processus de restauration psychique et physique spécifique à ce type de violence afin de ne pas mettre en péril la cohésion et donc la réussite de ce processus. Les professionnels intervenant dans ce cadre pourraient bénéficier d’une formation appropriée et spécifique à la prise en charge des personnes survivantes de la prostitution ; enfin, ce type de processus permettrai de compléter de façon indispensable les actions de réduction de risques existant déjà à l’heure actuelle, mais qui ne suffisent pas à prendre en charge les problèmes spécifiques liés à la situation prostitutionnelle. »

http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article1232

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« La sexualité “vide couilles” existe aussi »…

Trop souvent ?

Lors de Viol, viol en réunion, viol conjugal, inceste, pédophilie, éjaculation faciale, sodomie de la femme, fellation complète « obligée », rapports sexuels « forcés », par surprise, par lassitude ou crainte de la partenaire, uniquement pour faire plaisir au partenaire ou pour avoir la « paix »…?

« Les notions fondamentales en matière de sexualité sont celles de désir, de plaisir et de partage, conséquent de la bilatéralité de la relation. »

Un "OBJET" sexuel, de la "VIANDE": des vagins "latrines à sperme" peut-être ?

Curated by Sandrine Goldschmidt: Recueil des 30 témoignages de la Campagne #30jourspourlabolition Abolir la prostitution, c’est la seule solution

Un témoignage:

« J’ai eu l’impression de ne plus être moi ; de ne plus être qu’un objet sexuel ; de la viande. L’impression de n’être qu’une pute…

La prostitution, ce n’est pas un avenir, ce n’est pas un métier comme les autres. Quand on est trans, on va dans la prostitution pour pouvoir s’offrir la chirurgie et puis après on s’habitue et on y reste.

Le regard des autres est dur, c’est vrai, mais il n’y a pas que ça. Il y a les clients. Les clients, c’est des chiens. Ils sont mariés, ils ont des sièges bébé, ils ont des problèmes de couple, ils viennent chercher de la détente.

Ils disent qu’ils sont hétéros. Ils se mentent à eux-mêmes, ils sont bi. Ils ont une attirance pour le côté homme mais ils ne veulent pas l’admettre. Ils vont voir des trans, ils n’iront pas voir un homme. Je trouve que les clients deviennent de plus en plus bisexuels. On a normalisé tout ça, on a banalisé et en même temps c’est resté très tabou…

Née garçon, prostituée à 14 ans, Myriam a connu un parcours éprouvant : violences, discrimination, galère … Aujourd’hui, à 23 ans, elle tente de rompre avec le passé »…(Extrait).

http://abolition13avril.wordpress.com/2013/11/06/myriam-transsexuelle

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Lien: http://www.scoop.it/t/prostitution-30-jours-30-temoignages

Quand je pense que des …pères(!), dont certains restent persuadés d’être « tout propres sur eux »(?!) « emmenaient leur rejeton aux putes »

Je me dis qu’à un moment donné la « civilisation »(?!)

a buggé…GRAVE !

Grave+++ : des « gamins » n’avaient -n’ont -même pas besoin de « mentor »; éduqués à penser -dans leur famille y compris -que le vagin de femmes se réduit à des latrines à sperme pour des mecs, – porno, entre autres, -ils s’en servent à volonté en payant (prostitution), ou non (viol, viol de compagne, inceste…) !

SALOPERIE de société MACHISTE/MISOGYNE/PATRIARCALE

Nooonnn ? Si !!!

Holy See (Vatican City State) (VA):

The Holy See (Latin: Sancta Sedes), ou encore Le Saint-Siège, visite … « Sambo Nanas !!!

« Le Saint-Siège ( latin : Sancta Sedes ) est la juridiction épiscopale de l’Eglise Catholique Romaine à Rome . La primauté de Rome c’est son évêque, communément appelé le pape, le leader mondial de l’église. A Rome se tient le prééminent siège épiscopal de l’Eglise catholique romaine, il contient le gouvernement central de l’Eglise, y compris divers organismes essentiels à l’administration. Diplomatiquement, le Saint-Siège agit et parle pour toute la l’Eglise Catholic Romaine . Il est également reconnu par d’autres sujets du droit international comme une entité souveraine, dirigée par le pape »…(Extrait).

http://en.wikipedia.org/wiki/Holy_See

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Heu…TOUS les « chemins » mènent à Rome

Et à…son Eglise ?

Y compris le blog de Tingy: « Sambo Nanas »

Hahaha !