La passion des lettres d’amour…

SDC12871(Je t’aime moi non plus: pastel gras.

« A travers les siècles, les mêmes «je t’aime», «je te hais», «écris-moi», «ne m’oublie pas, surtout»…

Anne-Marie Springer ou la passion des lettres d’amour
Par Isabelle Falconnier

«Tu me fais mourir. Il faut que tu viennes ce soir, mort si tu veux, il faut que tu viennes!» C’est Marie Dorval qui écrit à Vigny, après qu’il l’eut quittée. Le regard d’Anne-Marie Springer s’émeut. «Regardez, c’est tellement plus qu’une lettre! Le papier, l’écriture, l’encre, l’en-tête, les ratures, le parfum: tout parle…» Depuis quinze ans, Anne-Marie Springer collectionne les lettres d’amour…

…La première lettre qu’elle achète est une missive de Juliette Drouet à Victor Hugo. «Elle lui en a écrit d’innombrables, mais celle-ci est émouvante: Juliette, une fois de plus trompée, en a marre et quitte le domicile.»

…A travers les siècles, les mêmes «je t’aime», «je te hais», «écris-moi», «ne m’oublie pas, surtout». «Du XVIe au XXIe, on parle d’amour pareillement. Au XVIIIe et XIXe, on était très cru! Et je constate peu de différences entre hommes et femmes.» Diane de Poitiers, Marlène Dietrich, Apollinaire, Eluard, Camus, Louis XIII, Elvis Presley, Chateaubriand, Sade, Mme de Staël, Berlioz, Mesrine, Piaf, Colette, Chopin, Saint-Exupéry…

… Elle aime aussi les lettres de prison, écrites jusqu’au dernier centimètre de blanc. «Un jour mes baisers ne seront pas de papier», écrit Mesrine en 1977 depuis Fresnes. ]
Source L’Hebdo.
Pour lire : http://www.hebdo.ch/annemarie_springer_ou_la_passion_des_lettres_damour_27525_.html

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Dans quelques années, la collectionneuse devra acheter des…Mails ? 😉

Cachez-moi ces fesses…

… « Les travaux du morphologue Simon Schockenwaver en 1889 montrent que la vitesse que met une femme à cacher ses parties intimes est deux fois supérieure pour les fesses que pour le pubis, pour une raison d’inclinaison des coudes.  »

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« Tous des planqués, les mecs » par Maïa Mazaurette.

… »Je pourrais parler de mon expérience de tous les jours. À Paris la jupe me rend « charmante » mais elle m’a aussi valu deux mains mal placées – et mal vécues. À Berlin, rien, et c’est sans doute un des seuls endroits où la jupe rejoint les chaussettes dans l’indifférence collective. À Copenhague, le samedi soir, ma jupe est toujours trop longue. À Jérusalem, elle est toujours trop courte et, même couverte jusqu’à mi-mollets, on me demande de me rhabiller. En Floride on me demande combien je coûte. En Thaïlande on se fiche pas mal de l’habillement des touristes. À la plage, la jupe disparaît puisque de toute façon les autres filles sont en maillot. Aux mariages elle se fait indispensable. Enfant, elle empêche de grimper dans les arbres. Adolescente, elle oblige à emprunter un rasoir à sa mère. Adulte, elle prend place dans le jeu compliqué des relations de boulot et de séduction…

… C’est prouvé scientifiquement : l’homme qui mate se situe à la périphérie de notre champ de vision, et préférablement derrière nous (une étude austro-hongroise de 1924 montre que la jupe s’envole le plus souvent au niveau des fesses, ceci expliquant cela – étude corroborée par les travaux du morphologue Simon Schockenwaver en 1889 montrant que la vitesse que met une femme à cacher ses parties intimes est deux fois supérieure pour les fesses que pour le pubis, pour une raison d’inclinaison des coudes). Tous des planqués, les mecs ! Voyeurs presque invisibles, qui assument leur vice en public, mais qui le pratiquent en toute discrétion.

C’est-à-dire que non seulement la jupe me rend schizophrène, moi, à force de changer de valeur selon les saisons, les circonstances et les pays, mais elle rend aussi schizophrènes les hommes – qui n’en portent même pas. Quelques dizaines de centimètres de tissus, la possibilité d’un coup de vent, et on devient tous fous à lier. Alors oui, évidemment que la jupe est un sujet. On ne peut pas échapper à la complexité : on n’a donc pas fini d’en entendre trop parler. »

Maïa Mazaurette -www.sexactu.com

( Maïa Mazaurette, qu’on retrouve dans le second documentaire, « Éloge de la jupe », raconte les dessous de cette histoire. voir lien ci-dessous, pour lire TOUT l’article.).

Source http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Jupe-ou-pantalon-/3877092.html#comments

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Les femmes « cachent plus vite leurs fesses », parce que beaucoup d’entre elles ne les trouvent pas assez belles(moult confidences entre copines)…

A TORT…Évidemment 😉

Si ces dernières savaient que ces critères n’ont aucune importance – « Popaul » n’est pas dans le détail, juste dans le besoin- elles seraient plus indulgentes avec leur anatomie…

Des mecs trompent leur ravissante compagne, avec à peu près… Tout » ! 😉

Identité masculine…Fragile ?

Vidéo à voir ou revoir 😉

Ordonnance de 1800 : pour porter le pantalon, une femme devait se rendre à la préfecture de police. On lui accordait un permis de …TRAVESTISSEMENT(!) valable 6 mois.

Com de Jimmy sur Arte, suite à la vidéo:

…  » Ce qui m’apparaît confirmé ici encore, c’est la différence homme-femme. Prenons comme sujet n’importe quel vêtement d’homme, n’importe quelle tenue, n’importe quelle apparence : un débat avec cinq gars n’aurait aucune chance d’avoir le même potentiel sociologique, les mêmes extensions ontologiques même. Ainsi, s’exprimer autour de « la moustache » par exemple (ou se raser le crâne pour avoir un thème spécifique) ne déboucherait certainement pas sur les même perspectives : éducatives, parentales et surtout identitaires. Ces filles ont réfléchi et elles voient toutes ce qu’il y a derrière la jupe : la construction et l’aventure de leur identité féminine. L’homme n’a pas (en général) ce problème, ses vêtements ne renvoient qu’à son âge, son goût, son niveau social, sa fantaisie, son métier, mais construisent-ils son identité ? Non, il est toujours homme, il aura toujours moins peur que la femme de mettre ses vêtements parce qu’il se croit plus libre. En fait, il a, je pense, beaucoup plus d’interdits vestimentaires qu’elle, ce qui explique qu’elle peut mettre un pantalon, une chemise d’homme, une cravate etc… mais qu’il est impossible à l’homme de porter ses choix sur des tenues féminines comme la jupe. La question à la fin fait rire justement la fille, ce qui dénote qu’il y aurait là une très forte transgression. La femme a cette force : son identité ne basculera pas en passant de la robe au pantalon, du bikini au bermuda. J’en tire peut-être que l’identité féminine est plus forte que l’identité masculine et que lui est au fond plus fragile, crispé sur quelques vêtements socialement bien marqués et acceptés. Mais que sait-on de ce qu’on a dans nos têtes ? »

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« Comment, depuis des siècles, la morale dominante a vu dans le vêtement la meilleure façon d’asseoir son autorité sur le corps et le statut des femmes. »
http://videos.arte.tv/fr/videos/sous_les_paves_la_jupe-3879002.html

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« J’en tire la conclusion que peut-être, l’identité féminine est plus forte que l’identité masculine et que lui est au fond plus fragile, crispé sur quelques vêtements socialement bien marqués et acceptés. »

Ce n’est pas « peut-être », c’est CERTAIN 😉

Heeeuuu…On ne parle pas de biscoteaux là, on parle…d’ I-DEN-TI-TE !

C’est "ça", le …"Printemps arabe" ?

Violences sexuelles(Pastel gras).

… » ses vêtements partent en lambeaux. Des mains la saisissent et la pénètrent de toute part, la tirent, la griffent, la tordent. Quand elle lâche le poignet de son producteur contre lequel s’acharnent des complices, elle est emportée, battue, violée. Son calvaire, filmé sur toute une panoplie de téléphones portables dure vingt-cinq minutes, au milieu d’une foule en liesse.

Ce soir-là, des Egyptiens qui viennent de faire tomber Moubarak pensent avoir tous les droits. Lara Logan passe d’homme en homme, avance malgré elle. Elle veut mourir, pense à ses enfants, sait qu’elle n’en reviendra pas. Tout à coup, elle atterrit sur les genoux d’une femme en burqa dont elle n’aperçoit que les yeux, à travers le grillage. Elle est assise contre un mur. C’est un campement de femmes. La femme retire sa burqa pour en couvrir le corps de Lara, souillé de tout. En un éclair, les femmes du campement entourent Lara comme une haie de protection, un paravalanche de haine. Des soldats alertés fendent enfin la foule. L’un jette Lara sur son dos. Des hommes tentent de la rattraper, battent le soldat qui résiste et la fait entrer dans un char. Une horde tape sur ledit char puis rageurs, les agresseurs se dispersent, passent à autre chose, retournent à la fête.

… Hospitalisée. Chaque parcelle de son corps est souillée ou bleue… La solidarité immédiate des femmes du campement, le geste réflexe de la femme en burqa lui ont probablement fait comprendre que l’agression sexuelle, en Egypte notamment, est monnaie courante et peu condamnée. Elle raconte tout aussi parce que, dit-elle, les femmes journalistes de guerre n’osent pas révéler les agressions sexuelles qu’elles subissent lors de leur travail, de peur qu’on ne les écarte du terrain »…
« Lara Logan, reporter violée place Tahir » par Flore Vasseur sur Marianne.

Lien http://www.marianne2.fr/Lara-Logan-reporter-violee-place-Tahir_a206037.html?preaction=nl&id=5917719&idnl=26327&

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« le geste réflexe de la femme en burqa lui ont probablement fait comprendre que l’agression sexuelle, en Egypte notamment, est monnaie courante et peu condamnée. »

PERSONNE n’en doute !

Comment en serait-il autrement? Le coran, la torah, la bible et tous les autres manuels religieux misogynes(je sais, je pléonasme!), éduquent les mâles à croire à la soi-disant supériorité du pénis et des testicules…

Et conditionnent les femmes à être des récipients à sperme, des usines à bébés et des bonnes à TOUT faire,…Soumis, dociles, et gratuits !!!

Nous, des putes ?

sans voiles(Fusain).

Oui, d’après l’auteure.

… » l’argument de la dynamique prostitutionnelle dans le couple est souvent avancé, notamment pour mettre en évidence l’omniprésence d’une certaine forme de tarification sexuelle dans l’institution même du mariage…

…la comparaison de la prostitution «classique» et de la prostitution conjugale est un argument choc, s’appuyant sur les thèses de chercheurs comme Gail Pheterson, qui affirme la présence d’une transaction économique dans le mariage en ces termes:
«Les femmes doivent fournir des services ménagers, sexuels et reproductifs aux hommes en contrepartie de compensations matérielles plus ou moins importantes.»

…Dans ce contexte, on est amené à se poser une question: cet échange «économico-sexuel» est-il uniquement le symptôme d’une soumission de la femme à la puissance masculine dans certains couples, ou le mariage, par sa nature même, fait-il de tout conjoint une pute, quel que soit son sexe?

…Le sexe conjugal, c’est parfois un argument de négociation, et un outil de règlement des conflits. Et quand la presse féminine évoque de façon quasi impérative l’importance d’une vie sexuelle épanouie pour «préserver le couple», elle encourage d’une certaine façon la tarification des rapports sexuels.
En effet, expliquer que sans vie sexuelle épanouie (et régulièrement pimentée) le couple est en danger, cela suppose de passer outre l’existence même du désir: il faut baiser pour faire vivre le couple, sous peine de voir le conjoint délaissé se tourner vers des satisfactions extérieures. Il faut fournir, produire du sexe, à la fois en quantité et en qualité, afin de préserver le bon fonctionnement conjugal dans sa globalité. Se forcer un peu est alors considéré comme un acte de maturité sexuelle.

…On en arrive donc assez facilement à une sorte de deal qui conditionne la santé même du couple: je couche avec toi, je te satisfais et je te rends heureux. En échange, tu m’apportes une sérénité quotidienne, nous évitons les conflits, et tu restes avec moi. Contrairement aux apparences, on n’est plus là dans la dictature de la performance mais dans un schéma d’échange économique, dont le sexe est la monnaie.

…Le système conjugal, qui semble donc être le plus éloigné de la dynamique prostitutionnelle, révèle dans son fondement même la présence d’une prestation sexuelle tarifée. Alors, une fois mariés, nous devenons tous des putes, chacun à notre manière. »

Gaëlle-Marie Zimmermann. Lire tout l’article: « Le mariage fait-il de nous des putes? » sur slate.fr

lien http://www.blog.fr/admin/b2edit.php?action=edit&post=11132959

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Décrit comme ça, je suis assez d’accord…

Pour les…DEUX partenaires 😉 !!!

Érotisme sauvage…

SDC12824(Crazy birds- pastel gras).

 » Décidément, les canards abusent. Alors que la plupart des oiseaux ne possèdent pas d’organes sexuels, il en est un, l’érismature ornée, qui dispose d’un phallus de plus de 40 cm. Pourquoi ? Et les rayures du tigre, à quoi servent-elles donc ? Et le nez sur dimensionné du nasique, ce singe asiatique, quelle fonction remplit-il ?

L’évolution s’est développée à travers un érotisme sauvage, depuis les toutes premières bulles libertines jusqu’au parfum des visons et au chant des baleines, ce que Darwin a peut-être un peu trop oublié.

Alors, à quoi riment donc toutes ces stratégies amoureuses du vivant ? Bref, à quoi sert le sexe ?

Une plongée passionnante dans la vie amoureuse des bêtes, du poisson volant au tatou, en passant par la baleine ou l’oiseau-papillon, pour rendre compte de l’extraordinaire biodiversité du monde animal, où l’amour fait sa loi. »
4ème de couverture de « La Biodiversité amoureuse. Sexe et évolution »- Thierry Lodé.

Biographie de l’auteur

Biologiste, professeur d écologie évolutive à l université d Angers, directeur de recherches sur la vie sociale des animaux à l université de Rennes-I, Thierry Lodé est actuellement l un des meilleurs spécialistes de la sexualité animale. Il a notamment publié  » La Guerre des sexes chez les animaux.  »

Source amazon.

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Drôle de…sexualité animale !

SDC12730 (Aquarelle).

…  » Les coques blanches, grosses comme des noix de coco,sont d’un beau rose chair à l’intérieur.
– C’est curieux, cela me fait penser à un sexe de femme, dis-je. Il y a quelques jours, j’ai croisé en baie de Sainte Anne, un pêcheur qui rentrait. Il traînait derrière lui sa barque, pour la mettre au sec sur la plage. Encore dans l’eau, il a vidé les coques de lambis, de l’espèce d’escargot qui y habite. Ce faisant, il récupérait une sorte de glue, qu’il aspirait goulûment. Tu en veux ? m’avait-il proposé gentiment. C’est bon pour «l’amour» . Son geste explicite voulait parler de sexe, évidemment.
– Il y a un an que je vis dans le coin, et aucun pêcheur ne m’a jamais appris les vertus aphrodisiaques de la bave de lambis, s’exclame Cécile, en pouffant de rire.
Je rame mollement, pour nous ramener à « la Bohème ».
– Cela me fait penser à une anecdote insolite, poursuis-je. À l’époque, Victor et moi arpentions les sentiers de grande randonnée, de France et de Navarre. Un jour, sur une sente des Alpes, nous faisons une halte non loin d’un grand pré, où paissent des chevaux magnifiques. Soudain, l’un d’eux lève la tête, regarde dans notre direction, puis traverse la prairie au galop. Il stoppe net à quelques mètres de moi, de l’autre côté de la barrière. Il me fixe de ses grands yeux sombres. Son zizi s’allonge, s’allonge, et il éjacule trois fois. Puis, il s’en retourne calmement vers le groupe qu’il avait délaissé, à une soixantaine de mètres de là.
– Tu blagues là, dit Cécile, les yeux plissés d’un rire qui rejette sa tête en arrière. Si tu fais bander les chevaux, je comprends mieux que le petit pêcheur ait succombé lui aussi.
Elle repart dans un fou rire inextinguible et contagieux. Nous grimpons à bord. Cécile a les yeux mouillés de larmes joyeuses. Dans la mer vert clair, une grande raie s’approche paresseusement et disparaît sous le bateau. J’ai la curieuse impression d’avoir capté une lueur humaine dans son regard. Je plonge pour la voir de plus près, mais elle disparaît au loin. Cécile vient me rejoindre « …

Extrait du roman « Le Village des vagins »- L. Lavilgrand

Viol…CORRECTIF !

Violée(Fusain.

« Thembi (nom d’emprunt) a été enlevée en descendant d’un taxi près de chez elle, puis frappée et violée par un homme se vantant de la « soigner » de son homosexualité.

Thembi n’est pas seule — ce crime horrible est fréquent en Afrique du Sud où les lesbiennes vivent dans la peur de l’agression. Mais personne n’a été condamné jusqu’à présent pour « viol correctif ». Pourtant, dans un petit refuge de la ville du Cap, quelques militantes courageuses sont en train de risquer leur vie pour que cessent ces crimes et leur campagne massive a forcé le gouvernement à ouvrir des discussions.

Si des quatre coins du monde le plus grand nombre d’entre nous met en lumière cette pratique horrible, nous pourrons augmenter la pression et faire en sorte que ces discussions débouchent sur des actions immédiates et concrètes. Appelons le Président Zuma et son Ministre de la Justice à dénoncer publiquement le « viol correctif », à condamner pénalement les crimes de haine, avec mise en application immédiate, assortie de mesures d’éducation du public et de protection des victimes.

Signez dès maintenant la pétition et faites-la suivre à tous — quand nous atteindrons un million de signatures, nous la remettrons au gouvernement sud-africain à travers des événements d’envergure qu’il ne pourra ignorer:

http://www.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_8/?vl

L’Afrique du Sud, souvent appelée la « Nation arc-en-ciel », est admirée dans le monde entier pour ses efforts post-apartheid de protection contre les discriminations. Ce fut le premier pays à protéger dans la constitution les citoyens contre toute forme de discrimination basée sur la sexualité. Mais les associations locales enregistrent plusieurs « viols correctifs » chaque semaine, et l’impunité règne.

Le « viol correctif » est fondé sur l’idée choquante et totalement fausse qu’une femme lesbienne peut être violée pour « corriger » sa sexualité, mais cet acte abominable n’est même pas classé dans les crimes de haine en Afrique du Sud. Les victimes sont souvent noires, pauvres, lesbiennes et très marginalisées. Mais même le viol collectif et l’assassinat de Eudy Simelane – héroïne nationale et ancienne star de l’équipe de foot féminine nationale – en 2008, n’a pas renversé la tendance. Et la semaine dernière, le Ministre de la Justice Radebe a insisté sur le fait que le motif de crime de haine n’était pas valable dans le cas de « viols correctifs ».

L’Afrique du Sud est la capitale mondiale du viol. Une fille sud-africaine née aujourd’hui a plus de chance d’être violée que d’apprendre à lire. Bien que difficile à admettre, un quart des filles sud-africaines sont violées avant l’âge de 16 ans. Beaucoup de raisons sont à invoquer: la domination masculine (62 % des garçons de plus de 11 ans pensent que forcer quelqu’un à avoir une relation sexuelle n’est pas un acte de violence), la pauvreté, la promiscuité, le chômage et la précarité des hommes commettant les viols, la passivité de l’entourage — et, dans certains cas courageusement dénoncés aux autorités, une réponse policière lamentable et des condamnations laxistes.

C’est un véritable drame humain. Mais de courageux Sud-Africaines et Sud-Africains et leurs partenaires de Change.org ont ouvert une brèche d’espoir dans le combat pour obtenir des actes ciblant la violence sexuelle et les crimes de haine. Ils ont obtenu l’attention du gouvernement, si à présent le monde entier les soutient, nous pourrons obtenir ensemble justice pour les victimes et des mesures concrètes et urgentes pour stopper les « viols correctifs »:

http://www.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_8/?vl

C’est aussi une bataille contre la pauvreté, le patriarcat et l’homophobie. Stopper la vague des viols demandera un fort leadership et une action concertée pour obtenir des changements en profondeur en Afrique du Sud et sur le continent. Le Président Zuma est un traditionaliste zoulou et a lui-même été inculpé pour viol. Mais il a condamné l’arrestation d’un couple gay au Malawi l’an dernier, et après une campagne nationale et internationale massive, l’Afrique du Sud a finalement approuvé la résolution de l’ONU dénonçant les mises à mort extrajudiciaires liées à l’orientation sexuelle.

Si nous sommes suffisamment nombreux à rejoindre cet appel à l’action, nous pourrons pousser Zuma à s’exprimer et à conduire une action gouvernementale ô combien nécessaire. Cela aidera aussi à lancer un dialogue national pour changer radicalement les mentalités vis-à-vis du viol et de l’homophobie en Afrique du Sud. Signez dès maintenant et faites passer le message:

http://www.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_8/?vl

Une histoire comme celle de Thembi peut facilement nous faire perdre espoir. Mais lorsque les citoyens font entendre une seule voix, nous pouvons faire changer des pratiques et des normes fondamentalement injustes et enracinées. L’année dernière, en Ouganda, nous avons déclenché une vague de pression publique si forte que le gouvernement a été contraint de suspendre une loi qui aurait condamné les Ougandais homosexuels à la peine capitale. Et c’est aussi la pression mondiale en soutien aux courageux militants sud-africains qui a conduit les dirigeants du pays à s’attaquer à la crise du SIDA qui s’emparait du pays. À nous d’agir ensemble maintenant pour défendre un monde où chaque être humain peut vivre sans la peur de subir des sévices.

Avec espoir et détermination.

Alice, Ricken, Maria Paz, David et toute l’équipe d’Avaaz  »

Source Avaaz.

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« L’Afrique du Sud, souvent appelée la « Nation arc-en-ciel »…

L’arc-en-ciel est bien l’emblème des… Lesbiennes, non ?

 » À nous d’agir ensemble maintenant pour défendre un monde où chaque être humain peut vivre sans la peur de subir des sévices.
Avec espoir et détermination. »

…ça mange pas d’pain…