… »Le christianisme primitif porte sa croix dans cette caricature des femmes. En revisitant la pensée juive et le droit romain, sous le prisme dun système de pensée patriarcal, ses premiers savants promettent laccès légitime des chrétiens au royaume céleste à travers le contrôle des femmes terrestres.
La femme chrétienne dalors, à limage de la femme musulmane daujourdhui, doit dissimuler son corps et son visage sous un voile, la séduction étant
considérée comme une arme démoniaque. Toutes deux, malgré près de deux millénaires décart, doivent faire preuve dune beauté exclusivement intérieure. Cloîtrées en elles-mêmes, la chair cachée, elles font preuve de leur statut social et spirituel par des vêtements austères, le visage sans fard et les cheveux naturels.
Responsable mais pas directement coupable, la pensée chrétienne aura été prise en otage dès le IIIe siècle par les Pères de lÉglise, Tertullien, Jean
Chrysostome ou encore Grégoire de Nysse, eux-mêmes traumatisés par une interprétation partielle des écrit de saint Paul et soumis à linfluence lointaine dAristote.
Ce philosophe grec du ve siècle avant J.-C. aura suscité les pires fantasmes à la lumière du mythe improbable dun matriarcat archaïque renversé par des
hommes en quête démancipation. Entre le XIIe et le XIIIe siècle, Maimonide, Thomas dAquin, Averroès, juif, chrétien, musulman, aucun néchappera au mirage dune féminité entièrement au service de la reproduction de lhomme. Deux millénaires durant, lidée dAristote selon laquelle la femme serait un homme imparfait voire inachevé a nourri les pires discriminations. « La femme qui ne produit pas de sperme nest quun mâle infertile » avait
hâtivement conclu Aristote, annonçant que « la relation entre le mâle et la femelle est par nature telle que le mâle est supérieur,la femelle est inférieure, que le mâle dirige et que la femelle est ces femmes martyres de lintégrisme dirigée »13.
Son aîné, Platon, ne posait-il pas déjà la question de savoir sil fallait compter les femmes au nombre des humains ou des bêtes ? Cinq siècles plus tard, saint Paul déclare que « le chef de tout homme, cest le Christ, le chef de la femme, cest lhomme ».
Diverses épîtres décrèteront la soumission de la femme. « Je ne permets pas à la femme denseigner, ni de prendre autorité sur lhomme, mais de demeurer dans le silence15. » Voici la femme privée de la parole divine, son seul espoir de salut résidant dans des maternités successives. « La femme est une aide dans la mission de reproduction de lhomme16» écrit Bernard de Morlas, moine de Cluny au XIIIe siècle, ajoutant que seules les femmes sont capables
et coupables de détourner lhomme de sa mission sacrée.
Au XIIIe siècle, le christianisme de Thomas dAquin colporte la rumeur que les capacités de la femme seraient inférieures à celles de lhomme, la faiblesse de sa raison résultant de la faiblesse de son corps.
Théoricien iranien de la révolution islamique, alliant misogynie politique et totalitarisme religieux, Morteza Motahari, prétendra à son tour que selon lordre des droits des femmes dans lislam « toutes les femmes aiment à être dirigées [
]. La supériorité spirituelle des hommes sur les femmes a été conçue par la Mère Nature ».
La femme ne serait donc quun être domestique, un champ,une terre que lhomme doit labourer et féconder pour que la vie se perpétue.
Procréer, un devoir masculin dont le détournement fait lieu de blasphème. Gouffre de sexualité, la femme souille ce qui est pur. Un bon conseil pour lhomme : fuir la femme impudique qui ne serait autre que le trône de Satan sur terre1. La femme est un mal pour lhomme puisquelle est linstrument de sa séparation avec le dieu qui la créé, le genre féminin, un piège quil
faut masquer comme un peuple étranger sur sa terre. La féminité redoutable, son pouvoir de destruction effraie davantage que son pouvoir dengendrer des êtres vivants »…(Extrait).
Cliquer pour accéder à Ces_femmes_martyres_de_l’integrisme.pdf
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« La femme qui ne produit pas de sperme nest quun mâle infertile. (Aristote )» ?
…Incroyable de machisme, ce type !
En attendant, la réalité… incontournable(!) est toujours celle-ci:
Un mec est TOUJOURS incapable de fabriquer et de mettre au monde un petit :##
… »Le christianisme primitif porte sa croix dans cette caricature des femmes. »
Vraiment ?
Dans la réalité religieuse misogyne, la CROIX ? ce sont les nanas qui se la coltinent
Depuis des siècles et au quotidien !!!
« La femme est une aide dans la mission de reproduction de lhomme» écrit Bernard de Morlas, moine de Cluny au XIIIe siècle. « Une aide » !
Question impertinente: S’est-il au moins servi de cette « aide », pour « se multiplier et croîte » comme le demande la Bible?
Je sais bien que l’église est l’irrationnalité au pouvoir mais je suis tout de même surpris des incohérences et absurdités de ses « fonctionnaires ».
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« La femme est une aide dans la mission de reproduction de lhomme» écrit Bernard de Morlas, moine de Cluny au XIIIe siècle. « Une aide » ! »
Ce qui me choque le plus, ce n’est pas la réelle connerie de ces religieux
Mais la collaboration de toutes ces nanas qui colportent leurs inepties misogynes !
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Ces « fonctionnaires de l’Eglise » ne sont même pas drôles. Ils auraient dû employer Desproges:
« Les canards mâles ont au derrière le plumage vif et chatoyant que les mousquetaires ont au chapeau pour affirmer leur virilité. Les canes ont le plumeau gris terne que les concierges ont dans lescalier pour souligner leur féminité.
Dépourvue dâme, la femme est dans lincapacité de sélever vers Dieu. En revanche, elle est en général pourvue dun escabeau qui lui permet de sélever vers le plafond pour faire les carreaux. Cest tout ce quon lui demande.
Ce nest pas parce que lhomme a soif damour quil doit se jeter sur la première gourde ! »
Pour lire la suite de Desproges, Vialat et consorts reportez-vous sur le même site https://michelelaurence.wordpress.com/2015/03/08/8-mars/
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J’ai mis votre com en article ce jour
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Je n’avais pas fini !(Je ne sais pas ce qui arrive à blog.fr: il me coupe le sifflet pour les com et publie mes articles en double !)
Bref! je me demande, -chaque fois que je lis ou bien que j’entends un mec cracher sa misogynie dans une histoire « drôle »,-
Ce que les nanas ont bien pu lui faire pour mériter son animosité
Je pense que c’est devenu un travers sociétal…convivial(!), pour des mecs, cette misogynie décomplexée qui les fait se gondoler sur le dos des nanas
Pour n’avoir pas à criser sur leurs propres, … cas !!! J’allais écrire « pathologies » 😉
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« «La femme qui ne produit pas de sperme nest quun mâle infertile. (Aristote)» ?
– Tiens donc ! –
Et le mâle, fertile ou non, n’est qu’un avorton de femelle, un authentique handicapé biologique incapable de porter la vie et donc, un pur porteur de fantasmes puérils qui n’existe encore aujourd’hui que comme parasite grâce à l’incommensurable générosité des femelles (La simple Logique).
Sorry Ari-boy !
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« Et le mâle, fertile ou non, n’est qu’un avorton de femelle, un authentique handicapé biologique incapable de porter la vie »…
Wouhaaa !
Mon petit sourire du matin ! 😉
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