"La fureur utérine du samedi soir" !

Sensualité féminine(Fusain perso, non contractuel).

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Repéré par un « Visiteur »: « La fureur utérine du samedi soir »

« Le libertinage est l’apanage des hommes et la maladie des femmes. Celles qui en sont atteintes souffrent de «fureur utérine». En 1771, le docteur Jean de Bien-ville, exerçant à La Haye ainsi qu’à Rotterdam, publie un traité sans appel, La Nymphomanie. L’auteur destineson ouvrage aux hommes. Les femmes, elles, n’ont pas besoin d’être instruites sur leur sexe. Si l’une d’elles mettait la main dessus, elle ne pourrait que « gémir sur l’assemblage prodigieux [de ses] imperfections» et sur «les causes infiniment multipliées de son dérangement et de son entière destruction».

Bienville annonce la couleur : le sexe des femmes n’est pas franchement une réussite. «Fallait-il donc que de si brillantes prérogatives la plus belle et la plus intéressante moitié de l’espèce humaine fût asservie à tant de misères? Fallait-il qu’elle ne fût, pour parler le langage d’Hippocrate, qu’un foyer d’infirmités et de douleurs ! » D’après le médecin, aucune femme n’est à l’abri. La fureur utérine est une maladie, « un délire attribué au sexe qu’un appétit vénérien démesuré porte violemment à se satisfaire, à chercher sans pudeur les moyens de parvenir à ce but, à tenir les propos les plus obscènes, à faire les choses les plus indécentes pour exciter les hommes qui les approchent, à éteindre l’ardeur dont elles sont dévorées (…) jusqu’à forcer ceux qui se refusent aux désirs qu’elles témoignent». La conclusion laisse peu de place au doute : «Cette folie est donc toujours féminine», et cet infernal flambeau de la lubricité les touche toutes, filles débauchées, femmes mariées, ou jeunes veuves.

Comment diable se manifeste la maladie ? Les symptômes sont clairs. Les femmes atteintes sont «toujours disposées à prêter l’oreille aux compliments flatteurs et séduisants des hommes qui les environnent» et, le mal une fois déclaré, on remarque un changement de personnalité : bannissant les promenades innocentes, elles préfèrent passer « à des tables somptueuses dont les mets acres, piquants et empoisonnés achèvent de mettre le sang dans un affreux désordre » ; pis encore, elles affectionnent – horreur et décadence – les spiritueux, le café et le chocolat. »

in Diance Ducret « La chair interdite, éd. Albin Michel 2014, p. 113PP 69-71

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« La conclusion laisse peu de place au doute : «Cette folie est donc toujours féminine», et cet infernal flambeau de la lubricité les touche toutes, filles débauchées, femmes mariées, ou jeunes veuves. »

Apparemment, c’est la cervelle du docteur Jean de Bien-ville qui est bien atteinte !

LA question est donc: ça se soigne docteur ? :##

Ce qui me frappe, moi, ce sont tous ces divers « scientifiques » et religieux de tous bords

OBSEDES par la sexualité des femmes

Cherchant désespérément à la définir et à la cadrer !

Ils ont peut-être raison finalement, de la redouter, car elle peut s’avérer… démentielle et abyssale! Hahaha !

Auteur : Tingy

Romancière féministe : je viens de publier " Le temps de cuire une sauterelle " :-)) Et de rééditer : "Le Père-Ver" et "Le Village des Vagins" (Le tout sur Amazon) ... et peintre de nombreux tableaux "psycho-symboliques"... Ah! J'oubliais : un amoureux incroyable, depuis 46 ans et maman de 7 "petits" géniaux...

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