(Pointez souris pour légende).
(Fusain perso coloré, non contractuel).
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Deux com sur le site :
– » La lecture est rapide mais on s’en souvient tellement on est choqué. ce n’est pas érotique mais bel et bien pornographique. »
– » Qu’il est étrange de se retrouver dans la peau d’une folle ! Finalement, elle évolue avec un tel naturel qu’on se laisse entraîner presque sans résistance… « presque », parce qu’il y a quand même une ou deux scènes assez répugnantes ; Régine Deforges sait aller loin dans la description…
« L’Orage »- Auteure: Régine Deforges
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« Lundi 5 Août.
La chaleur avait craquelé la terre de ta tombe et desséché toutes les fleurs
Tu devais étouffer, la dessous !
Jai couru chercher de leau à la fontaine. Larrosoir était si pesant que jai dû le porter à deux mains. Jai fait plusieurs voyages, tant la terre était assoiffée. Javais mal aux reins et aux mains. Je me suis assise sur la pierre tombale voisine, tu sais, celle de ce poète dont nous navons jamais réussi à trouver le moindre recueil. Ma robe noire était si mouillée quelle me collait au corps. Jétais plus que nue, dautant quavec cette chaleur je navais rien dessous. Je me suis tournée vers toi, jai remonté ma robe et ouvert mes cuisses pour que tu voies bien ma toison et ma fente. Je lai écartée comme tu aimes que je le fasse. Cétait bon de sentir ton regard sur moi
La rugosité de la pierre me meurtrissait les fesses. Je me suis trémoussée lentement, puis de plus en plus vite, sans oublier de mouvrir, jusquà ce que jaie mal, puis
jai crié en refermant les cuisses sur le plaisir que tu mavais donné.
Cela a fait peur à Lulu, tu sais, lidiot qui soccupe du cimetière, car il sest enfui, tenant sa grosse queue violacée entre ses mains, en couinant comme un porc
»
(Extrait).
(http://oeil.electrique.free.fr/chronique.php?articleid=51&numero=8&rubrique=4livres)
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Résumé: « C’est dans l’un des tiroirs du secrétaire de la chambre de Marie, sa jeune tante décédée dix-huit ans plus tôt, qu’il trouva le cahier à couverture de toile noire. Ce cahier est le journal de Marie où elle a consigné son histoire. Celle d’une jeune femme qui aimait son mari à en perdre la raison et ne put admettre que la maladie et la mort le lui aient ravi. Elle se comporta alors comme s’il était toujours en vie, se parant de ses plus beaux atours pour le séduire, s’offrant à d’autres pour mieux se donner à lui… »
http://www.amazon.fr/LOrage-R%C3%A9gine-Deforges/dp/2266076000
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Avis aux amateurs ! 😉
Pornographique est un qualificatif hard qui en répugne plus d’un(e) et plus souvent édulcoré par :
coquin, sexy, pimenté (!!!)…
Je préfère la sensualité
à la pornographie même déguisée
L’obscénité a un effet de « dégrisement sexuel » instantané, en ce qui me concerne :##
A chacun(e)SA sexualité ?
PS- Pornographie dico: « des d’uvres à caractère sexuel particulièrement obscènes »
c’est pornographique parce qu’elle a joui??? sinon cela aurait été juste érotique…
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Cela exprime un sentiment profond et c’est superbement écrit. Alors est-ce « érotique », « pornographique », « obscène »? Quelle importance ces pinailleries pourraient-elles avoir?
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« Quelle importance ces pinailleries pourraient-elles avoir? »
Être éclairé(e) sur la nature du bouquin que l’on voudrait commander sur Internet, peut-être ?
Mais, je ne suis pas surprise par votre remarque
En général les mecs apprécient ce genre littéraire, hahaha !
Vous êtes un mec et je doute que vous puissiez vous représenter ce que signifie la pornographie pour DES femmes ?
Cela n’a pas de rapport avec l’ordre moral, mais avec la représentation sensuelle de la sexualité féminine
Bref! La pornographie aurait un effet… « débandant » 😉
(j’ai vu ce verbe récemment dans un article de nana qui parlait de pannes sexuelles des femmes)
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Mais, chère Tinguy, ce texte « La chaleur avait craquelé la terre… » a été écrit par une femme. Apparemment, Regine Deforges avait du mal à se représenter (comme les hommes?) ce que signifie la pornographie pour DES femmes… Ou, plus probablement, elle n’estimais pas que son « Orage » en était.
Je ne pense pas (non plus?) que cet extrait relève de la pornographie. Il exprime un sentiment intense, tellement puissant que la plupart des femmes auraient tendance à le cacher (la majorité des hommes, bien plus pudiques que les femmes, le cacheraient même à eux-mêmes), le décrit par une image forte et par une écriture de grande richesse. Cela ne peut pas être assimilé à la pornographie qui est vulgaire et brutale.
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Cher Peter, j’ai écrit « DES » femmes (DES est un article partitif: une partie de)
Et Mme Deforges n’est pas « représentative » de la représentation de la sensualité, des femmes en général
Exemple ce com de… femme 😉 :
« Un livre très court mais aussi très perturbant … Dommage qu’il soit à la limite de la pornographie sado-masochiste, car la plume de Régine Deforges y est très belle «
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