Plutôt que le sexe: le rang et les tabous…

bouts de femme ( Pastel gras: « Des bouts de femme »).
La femme des Îles Trobiants

Extrait:
…  » Lorsqu’il parle de la composition de sa famille, tout homme, à quelque clan qu’il appartienne, fait ressortir avec orgueil, comme un fait de grande importance pour sa lignée, le nombre de ses sœurs et de leurs enfants de sexe féminin. La naissance d’une fille est accueillie avec le même plaisir que celle d’un garçon; à l’un et à l’autre les parents accordent le même intérêt, et ils manifestent à leur égard le même enthousiasme, la même affection. Inutile de dire que l’idée de la suppression violente des enfants de sexe féminin apparaîtrait aux indigènes aussi absurde qu’odieuse…

L’idée du rang, c’est-à-dire d’une supériorité intrinsèque, sociale, qui s’attache à certaines gens par droit de naissance, est très développée parmi les insulaires trobrian¬dais; et un examen de la manière dont le rang affecte l’individu fera mieux ressortir le fonctionnement du principe général…

Une autre manifestation importante du rang est représentée par le système complexe de tabous auxquels l’homme et la femme sont également astreints à se conformer. Les tabous inhérents au rang comprennent de nombreuses prohibitions d’ordre alimentaire…

La tête d’une femme faisant partie du sous-clan noble présente le même caractère sacré; et lorsqu’une femme noble épouse un roturier, son mari ne doit pas toucher (théoriquement du moins) à son front, à son occiput, à sa nuque et à ses épaules, ‘même pendant les phases les plus intimes de la vie conjugale…

Le pouvoir du chef repose sur le privilège de la polygamie, alors que les femmes ne jouissent pas du droit de polyandrie…

Beaucoup d’autres fonctions sociales inhérentes au rang sont exercées directement par les hommes seuls, les femmes se contentant de leur part de prestige social…

La femme étant éliminée de l’exercice du pouvoir et de la propriété foncière et étant privée de beaucoup d’autres privilèges, il s’ensuit qu’elle ne peut prendre part aux réunions de la tribu ni faire entendre sa voix dans les délibérations publiques où sont discutées les affaires se rapportant au jardinage, à la chasse, à la pêche, aux expéditions maritimes, aux détails cérémoniels, aux fêtes et aux danses. »…
Source Bronislaw Malinowski: « La vie sexuelle des sauvages du Nord-ouest de la Mélanésie ».

Extrait de « la vie sexuelle des sauvages du Nord-Ouest de la Mélanésie »- B. Malinovski.

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« La femme étant éliminée de l’exercice du pouvoir et de la propriété foncière et étant privée de beaucoup d’autres privilèges, il s’ensuit qu’elle ne peut prendre part aux réunions de la tribu ni faire entendre sa voix dans les délibérations publiques où sont discutées les affaires se rapportant au jardinage, à la chasse, à la pêche, aux expéditions maritimes, aux détails cérémoniels, aux fêtes et aux danses. »…

Bon, l’enfant « est » à sa mère (normal, ils le voient sortir de son ventre!), mais le

pouvoir LEUR appartient !

« Le pouvoir du chef repose sur le privilège de la polygamie, alors que les femmes ne jouissent pas du droit de polyandrie »…
Bizarre, puisque l’enfant « appartient » à sa mère et que d’autre part, la femme peut coucher avec qui bon lui semble ?

J’ai lu il y a quelque temps que les Masaïs avaient INVENTE un tabou pour que les femmes ne puissent jamais devenir propriétaires: une femme AURAIT offensé Dieu à une époque reculée… Donc elles restent sans ressources propres et …Soumises à la loi des mâles !

Chapeau les mecs!

Qu’est-ce qui fait que les femmes, partout dans le monde « acceptent » la loi des mâles?
– La supériorité physique de ces derniers serait incitative?
– La soumission des femmes serait une tare congénitale, transmise de mères en filles ?
– Les religions auraient amputé les femmes de toute fierté, de tout désir légitime d’être LIBRES et EGALES ?

PS- La société chinoise matriarcale, « Sans père ni mari » existe encore…Mais pour combien de temps ?

La banque de grains des femmes…

Danse, danse(Pastel gras )

« Maintenant, quand on va à la banque, on nous offre une chaise ! »

« Avant, ce champ était plein de taons, maintenant 15 femmes y cultivent des légumes, du riz et du maïs », explique Ursula Nathan, de l’association indienne Trust Rural Development (TRD), partenaire de Frères des Hommes. Il y a 10 ans, deux militants des droits sont venus les rencontrer. Voyant la part importante du budget nourriture dans leurs dépenses, ils leur ont proposé de former un groupe, d’épargner chacune 50 roupies par mois afin d’acquérir ensemble un terrain à cultiver. « Nous leur avons répondu non ! » racontent les 15 femmes. Ce projet ne pouvait pas marcher, pensaient-elles. La banque leur refusait même un tout petit emprunt, alors acquérir un champ !
« Maintenant, quand on va à la banque, on nous offre une chaise ! »

…Grâce à un contrat de crédit-bail

Pourtant, à force de discussion, les femmes se sont laissées convaincre par les deux militants de tenter l’aventure. En 2000, elles se sont lancées et ont acquis un champ grâce à un contrat de crédit-bail. « Le préfet du district de l’époque était un homme bon et humain, il a donné l’accord à ces femmes alors que d’autres auraient sans doute dit non », précise Ursula.

On répartit équitablement les récoltes

Depuis 10 ans, chaque récolte est divisée équitablement entre toutes les femmes qui l’utilisent pour leur consommation personnelle. Parfois, elles vendent les surplus, ce qui leur permet d’avoir un petit revenu – même si elles doivent souvent travailler à côté pour subvenir à l’ensemble des besoins de leur famille.

Rien n’est pourtant facile

Tout n’est pas facile pour autant. Elles doivent sans cesse se battre pour conserver leur titre de propriété et n’exploitent qu’une partie de leur terrain, car elles n’ont pas encore pu mettre en place un système d’irrigation sur l’ensemble du domaine. Dernièrement, la pompe de leur forage a cassé…

« Ce n’est pas facile de lier cette activité avec le travail de maison », continue l’une d’elles. « Mais maintenant, quand on va à la banque, on nous offre une chaise ! » Une phrase qui en dit long sur leur confiance gagnée…

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Pourquoi cet engagement aux côtés des femmes ?

En Inde, la plupart des femmes sont illettrées et ne sont pas autorisées à sortir hors du cercle familial pour des activités communes. Elles ont peu de droits, que ce soit dans leur famille ou dans la société. Les femmes gagnent de l’argent qui est ensuite dépensé pour les besoins de la famille et elles n’ont pas le droit de le dépenser pour leurs besoins personnels… Les femmes sont les plus touchées par les violences domestiques, c’est un problème récurrent auquel elles doivent faire face partout en Inde ! Nous croyons que ces problèmes peuvent être résolus notamment par le renforcement du rôle économique des femmes.

Comment avez-vous procédé pour aider les femmes à s’émanciper ?

Au début, nous avons utilisé l’éducation populaire comme moyen d’atteindre ces populations. Ce processus éducatif a permis aux femmes de prendre davantage de pouvoir dans la vie sociale et de s’emparer des problèmes auxquels devaient faire face les populations locales. Nous avons ainsi commencé à travailler avec les femmes et les enfants, et les femmes se sont engagées dans des sangam (groupes) qui ont évolué plus tard en mouvement de femmes. Ces groupes les ont aidées à mutualiser leurs économies afin de renforcer leur pouvoir économique et des femmes ont ainsi obtenu, non sans difficulté, des baux pour des terres. Ainsi, avec ce genre d’engagement et l’atteinte d’une stabilité financière, les femmes ont eu assez de force pour soulever leurs problèmes au niveau local mais aussi en dehors du district.

Comment avez-vous intégré les hommes dans ce processus ?

Quand les femmes ont commencé à donner de la voix contre les violences dont elles étaient victimes et à s’agiter contre les inégalités hommes-femmes, les hommes des villages nous ont perçu d’un mauvais œil et ont cru que nous voulions monter leurs femmes contre eux ! Nous avons donc également travaillé avec les hommes, et les formations que nous leur proposons sur l’agriculture prennent en compte l’aspect social qui leur permet petit à petit de prendre conscience des discriminations dont les femmes sont victimes.

Quelles ont été pour vous les principales difficultés ?

En tant que femme, j’ai dû faire face à beaucoup de problèmes pour constituer une ONG. J’ai dû beaucoup voyager et parfois les situations exigeaient que je reste physiquement dans certains endroits. Là, l’amour et le soutien de ma famille m’ont manqués. J’ai aussi dû faire face à beaucoup de tensions et de stress. Notre engagement sur différentes activités et particulièrement celles liées aux femmes demande beaucoup de temps et d’énergie. Ce n’est pas quelque chose qui se fait en une seule fois ! C’est un travail quotidien.

Quel message souhaitez-vous faire passer à titre personnel ?

Chers amis, vous devez essayer de mener votre société, votre pays sur la voie de la paix et de l’entraide. Le développement lui-même doit être construit avec le consentement de tous les peuples du monde. Nous ne devons pas accepter un développement qui se concentre seulement sur une minorité de personnes ou de pays !

Source: extrait d’articles parus en Avril et Juillet 2009 et en février 2010 dans « Résonances », mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants de l’association
« Frères des Hommes » .

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« Nous ne devons pas accepter un développement qui se concentre seulement sur une minorité de personnes ou de pays !. »(Ursula Nathan).

Il faut que des millions de machos de par le monde revoient leur copie : le pouvoir de DECIDER de ce qui est BON pour les femmes ne leur APPARTIENT pas.

Qu’ils s’occupent déjà à régler au mieux les désordres, les injustices et les violences commises par leur

testostérone dévoyée

Et qu’ils laissent les femmes se débrouiller LIBREMENT: elles n’ont plus à démontrer leur incroyable capacité à

porter à bout de bras leur famille, en Afrique et ailleurs…

… » elles doivent souvent travailler à côté pour subvenir à l’ensemble des besoins de leur famille. »

…« Ce n’est pas facile de lier cette activité avec le travail de maison », continue l’une d’elles.

Et entendu dans le reportage sur « Télé matin » de la 2 :  » Les hommes mangent en premier, après ce sont les

enfants et s’il en reste c’est pour les femmes »

Sacrées nanas : RESPECT !!!

De la psychologie de la femme…

(Gouache: « l’Autre et Soi »)

L'Autre et Soi

…Par des mecs !

John Dewey: Human Nature and Conduct:

« La manière dont la psychanalyse traite la sexualité est très instructive, car elle fait apparaître, avec une clarté qui ne laisse rien à désirer, aussi bien les conséquences d’une simplification artificielle que la transformation de données sociales en causes psychiques.

Des écrivains, la plupart du temps masculins, traitent de la psychologie de la femme, comme s’il s’agissait d’une entité platonicienne universelle… Ils étudient des phénomènes, qui sont plus spécialement des effets de la civilisation occidentale du temps présent, comme s’ils représentaient des manifestations nécessaires d’impulsions originelles et fixes de la nature humaine. »

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« Des écrivains, la plupart du temps masculins, traitent de la psychologie de la femme, comme s’il s’agissait d’une entité platonicienne universelle. »

« des effets de la civilisation occidentale du temps présent, comme s’ils représentaient des manifestations nécessaires d’impulsions originelles et fixes de la nature humaine. »

Autrement dit: »des vessies pour des lanternes » ?

Le plus drôle, pardon, le plus triste ?

C’est qu’une nana scientifique…N’ose pas contester ces élucubrations pseudo/psycho

Par ESSENCE un mâle « SAIT » …Surtout quand il s’agit de l’univers des femmes !

Vous avez déjà entendu des gynécos/MECS/médiatiques, parler de la sexualité …FEMININE ?

Entre autres joyeusetés (« masculines », évidemment!) :  » vous n’en avez pas envie,

Madame ? Eh bien FORCEZ-vous: vous verrez, l’appétit vient en mangeant »


PS- Heeuu… en « mangeant » QUOI au fait ?

" Le plaisir des nanas nous échappe"…

nu voluptueux
(Photo : » Nu voluptueux « – fusain)

François (Visiteur)
lundi, 18. oct, 2010 @ 00:34:50

Commentaire sur Le clitoris ? « Le continent noir » !

«  C’est vrai que la sexualité dont on parle est celle des mecs, parce que celle des femmes nous fait souvent un peu peur. Parmi les raisons : leur plaisir nous échappe. Ce n’est pas facile de reconnaître que l’on n’est jamais certain d’avoir offert à une femme le plaisir qu’elle désire. C’est plus simple de se dire que lors que l’on a pris son plaisir (jouit en elle, tiré son coup, éjaculé… que faut-il dire exactement ?

Même nous nous sommes dépassés par ce qui nous arrive, il faut le reconnaître, et c’est pour le cacher que l’on joue au fier), la femme avec laquelle on a fait l’amour l’a trouvé aussi.

Nous sommes tellement construit autour de la maîtrise et de la performance, que l’idée d’être confronté à un plaisir vraisemblablement plus subtil que le nôtre est le début d’une mise en question qui fragilise notre supposée maîtrise.

J’espère que vous vivez une belle sexualité, que l’on est attentif à votre plaisir, que l’on vous en offre et que vous vous en procurez.  »

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«  Nous sommes tellement construit autour de la maîtrise et de la performance, que l’idée d’être confronté à un plaisir vraisemblablement plus subtil que le nôtre est le début d’une mise en question qui fragilise notre supposée maîtrise. »

Il faut dire qu’en plus, des mecs ne sont pas aidés avec la « comédie » constante de beaucoup de nanas …pour ne pas froisser leur susceptibilité et aussi pour ne pas passer pour une frigide !!!

Cela me fait penser pour certains couples à une perpétuelle partie de « Poker menteur »…

Merci de ta visite

PS- Heeuuu…Pour répondre ta dernière remarque, je n’ai pas à me plaindre…Parce que je le vaux bien ( hahaha !)!!!

Le tomakawa, l’étranger, l’outsider…

Autrement dit: le mot tama (père) ? « Le mari de la mère » .Point.

[ LES PRINCIPES DU DROIT MATERNEL :

Nous trouvons chez les habitants des îles Trobriand une société matrilinéaire où la descendance, la parenté et toutes les relations sociales ont pour point de départ la mère; les femmes jouent un rôle considérable dans la vie tribale, jusqu’à prendre une part prépondé¬rante aux activités économiques, cérémonielles et magiques: fait qui exerce une influence très profonde sur les coutumes de la vie érotique, ainsi que sur l’institution du mariage. Aussi ferions-nous bien de considérer tout d’abord les relations sexuelles sous leur aspect le plus large, en commençant par une rapide description des coutumes et des lois tribales qui sont à la base du droit maternel, ainsi que des différentes idées et conceptions qui l’éclairent et l’expliquent. Après quoi, un bref exposé des principaux domaines de la vie tribale – domestique, économique, légal, cérémoniel et magique – fera ressortir les sphères respectives dans lesquelles s’exerce, chez ces indigènes, l’activité de l’homme et de la femme.

L’idée d’après laquelle la mère serait le seul et unique auteur du corps de l’enfant, le père ne contribuant en rien à sa formation, constitue le facteur le plus important du système légal des indigènes des îles Trobriand. Leur manière de concevoir le processus de la procréation, corroborée par certaines croyances mythologiques et animistes, est que, sans doute et sans réserve, l’enfant est fait de la même substance que la mère et qu’entre le père et l’enfant il n’existe aucun lien, physique ou autre (voir chapitre 7).

Que la mère contribue en toutes choses à la formation du nouvel être auquel elle doit donner naissance, c’est là un fait que les indigènes acceptent comme certain et qu’ils expriment avec force dans des propositions comme celles-ci : « La mère nourrit l’enfant pendant qu’il est dans son corps; puis, quand il en sort, elle le nourrit de son lait. » « La mère fait l’enfant avec son sang. » « Frères et sœurs sont de la même chair, puisqu’ils proviennent de la même mère. » Ces propositions et d’autres analogues expriment leur attitude à l’égard de ce fait, le principe fondamental de leur conception de la parenté.

Cette attitude se trouve également impliquée, avec plus de relief encore, dans les règles relatives à la descendance, à l’héritage, à la succession dans le rang, à l’attribution du titre de chef, aux offices héréditaires et à la magie, bref à toute transmission par la voie de la parenté. Dans une société matrilinéaire la position sociale est transmise par le père aux enfants de sa sœur, et cette conception exclusivement matriarcale de la parenté joue un rôle de première importance dans les restrictions et réglementations auxquelles est soumis le mariage et dans les tabous portant sur les rapports sexuel&-Ces idées sur la parenté manifestent leur action, avec une intensité particulièrement dramatique, au moment de la mort. C’est que les règles sociales qui président aux obsèques, aux lamentations et au deuil, ainsi que certaines cérémonies, très compliquées, qui accompagnent la distribution de la nourriture, reposent sur le principe que des gens, unis par les liens de parenté maternelle, forment un groupe étroitement serré dont les membres sont rattachés les uns aux autres par l’identité de sentiments et d’intérêts et sont faits de la même chair. Et de ce groupe sont rigoureusement exclus, comme n’ayant aucun intérêt naturel à prendre part au deuil, même ceux qui lui sont unis par le mariage ou par des rapports de père à enfant

Ces indigènes possèdent une institution du mariage bien établie, malgré l’ignorance dans laquelle ils sont quant à la part qui revient à l’homme dans la procréation des enfants. En même temps, le terme « père » a, pour l’indigène des îles Trobriand, une signification claire, bien qu’exclusivement sociale : celle de l’homme marié à la mère, vivant dans la même mai¬son qu’elle et faisant partie du ménage. Dans les discussions sur la parenté, le père m’a été décrit expressément comme un tomakawa, un « étranger » ou, plus correctement, comme un « outsider ». Ce terme est fréquemment employé par les indigènes dans la conversation, toutes les fois qu’ils veulent établir un point d’héritage ou justifier une ligne de conduite ou rabaisser la position du père dans une querelle quelconque.

Il faudra donc que le lecteur soit bien pénétré de cette idée que le mot « père », tel qu’il est employé ici, doit être pris, non avec les nombreuses implications légales, morales et biologiques qu’il comporte pour nous, mais dans un sens tout à fait spécifique et propre à la société dont nous nous occupons. Il eût été préférable, dirait-on, pour éviter toute possibilité de malentendu, d’employer, à la place du mot « père », le mot indigène tama et de parler, au lieu de « Paternité », de « relation tama »…

Que signifie pour l’indigène le mot tama (père) ? « Le mari de la mère » : telle sera la pre-mière réponse que vous donnera un informateur intelligent…

Jusqu’ici le mot tama ne diffère pas essentiellement du mot « père », tel que nous l’enten-dons. Mais à mesure que l’enfant grant et commence à s’intéresser à des choses sans rapport direct avec la maison et ses propres besoins immédiats, certaines complications surgissent et le mot tama prend à ses yeux un autre sens. Il apprend qu’il ne fait pas partie du même clan que son tama, que son appellation totémique est différente de celle de son tama et identique à celle de sa mère. Il apprend, en outre, que toutes sortes de devoirs, de restrictions et de raisons motivant son orgueil personnel l’unissent à sa mère et le séparent de son père. Un autre homme apparaît à l’horizon, que l’enfant appelle kadagu (le frère de ma mère). Cet homme peut habiter aussi bien la même localité qu’un autre village, et l’enfant apprend que l’endroit où réside son kada (« le frère de la mère ») est aussi son « propre village » à lui; que c’est là que se trouve sa propriété et de là qu’il tire ses droits de citoyenneté; que c’est là que l’attend sa future carrière et là qu’il peut trouver ses alliés et associés naturels. Il peut même, dans le village où il était né, être traité d’ « outsider » (tomakava), tandis que dans son village « à lui », c’est-à-dire dans celui où réside le frère de sa mère, c’est son père qui est un étranger, tandis que lui en est un citoyen naturel. Il constate également qu’à mesure qu’il grandit, le frère de la mère acquiert sur lui une autorité de plus en plus grande, réclamant ses services, l’aidant dans certaines choses, lui accordant ou lui refusant la permission d’accomplir certains actes, alors que l’autorité du père s’efface de plus en plus et que ses conseils jouent un rôle de moins en moins important..

…la phase érotique, bien que la plus importante, n’est qu’une des nombreuses phases au cours desquelles les individus des deux sexes se rencontrent et entrent en relations les uns avec les autres. Il est impossible d’étudier cette phase en dehors de son contexte, c’est-à-dire sans la rattacher au statut légal de l’homme et de la femme, à leurs rapports domestiques, à la distribution de leurs fonctions, à la besogne ordinaire de la vie de tous les jours.]
Source Bronislaw Malinowski: « La vie sexuelle des sauvages du Nord-ouest de la Mélanésie ».

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« Frères et sœurs sont de la même chair, puisqu’ils proviennent de la même mère. »

Une évidence!

Zappée chez nous: TOUS les enfants d’une MÊME femme ne s’appellent PAS comme leur mère !

J’ai donné la vie à 7 petits, pourtant, en « réalité », JE n’ai AUCUN enfant, mes

maris, SI !!!

Cherchez l’erreur ?

PS- aujourd’hui la mère peut donner son nom…SI le père est d’accord!!!

Car en cas de désaccord, le nom…Du père est automatiquement donné à l’enfant .

La sexualité chez les Na .

… »Trois modalités de pratiques sexuelles sont détaillées par l’anthropologue Cai Hua : la visite furtive, la visite ostensible et la cohabitation.
Traditionnellement, tous les Na pratiquent ce qu’ils appellent la relation d’açia ou visite furtive. L’expression indique une rencontre galante qui se déroule à l’insu des adultes de la maisonnée. L’homme s’introduit dans la chambre de la femme vers minuit et repart à l’aube afin que personne ne l’aperçoive. Hommes et femmes jouissent d’une égalité totale, chacun(e) ayant le droit d’accepter ou de refuser la relation qui peut durer une ou plusieurs nuits, des semaines ou des mois… Mais une asymétrie existe tout de même entre les partenaires : c’est toujours l’homme qui rend visite à la femme et non l’inverse.

La liberté sexuelle entre non-consanguins est totale et chacun peut avoir plusieurs açia, même au cours d’une nuit. Il est par conséquent facile d’initier ou de mettre un terme à la relation.

Dans ce réseau de multi-partenariat, la fidélité n’a pas cours et toute tentative de monopoliser un partenaire est jugée stupide et même honteuse : « le village se moquera [d’eux] pour un bon bout de temps ». Le désir de multiplier les partenaires et celui d’en posséder un seul étant incompatibles, c’est le premier qui prévaut dans l’institution de l’açia.

Dans la visite ostensible ou ouverte, l’homme n’est pas obligé d’éviter les membres de la lignée de la femme. Il existe un privilège sexuel mutuel mais les partenaires continuent tout de même à pratiquer la visite furtive en essayant de ne pas se laisser surprendre. Si le partenaire de la femme arrive, le visiteur est prié de partir. Il n’y a pas de contrainte et la durée de cette relation dépend, encore une fois, des sentiments réciproques.

La modalité de la cohabitation implique, elle, que les partenaires passent ensemble non seulement la nuit mais aussi la journée, « partageant le même pot et le même feu », formant ainsi une unité économique. Il existe toujours un privilège sexuel mutuel dont la transgression est réprimandée seulement si elle est découverte.

La cohabitation représente une solution de crise temporaire lorsqu’il manque un membre dans une lignée. Sa fonction – tout comme l’adoption – est celle de pallier à ce manque qui pourrait menacer la survie de la lignée. La cohabitation a donc pour but la perpétuité de la maisonnée et, en dehors de ce contexte, elle est réprouvée, voire interdite.

Comme dans toutes les sociétés, il existe chez les Na la prohibition de l’inceste. Ceux qui sont issus du même ancêtre féminin sont consanguins et la sexualité entre eux est toujours interdite : « Ceux qui mangent dans le même bol et dans la même assiette ne doivent pas s’accoupler ». Tel est le principe d’exclusion sexuelle des consanguins. Le mot “inceste” n’existant pas dans leur vocabulaire, les Na utilisent plutôt des expressions telles que « se conduire comme des animaux » ou « ne pas connaître les règles ». Une particularité étonnante de la prohibition de l’inceste est l’interdiction d’évocation sexuelle. Par l’intermédiaire de leurs ascendants de même sexe, les enfants, dès l’âge de sept ans, apprennent qu’il ne faut pas parler de sexualité, ni même partager affects ou émotions avec les consanguins de sexe opposé. Il en découle que, dans la maisonnée, garçons et filles ne peuvent pas regarder la télévision ensemble car, à tout moment, une scène romantique pourrait apparaître à l’écran. Il leur est également interdit d’être photographiés ensemble ou de parcourir le même chemin pendant la nuit.

La consanguinité constitue ainsi un fait social différent de la consanguinité biologique. La prohibition de l’inceste, pour les consanguins vivant toute leur vie sous le même toit, est renforcée jusqu’à l’interdiction d’évocation sexuelle « …
Source : Madeleine Caspani-Mosca- À propos du livre de l’anthropologue Cai Hua : » Une société sans père ni mari. Les Na de Chine « .

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Sexualité furtive, ostensible ou de cohabitation…

 » La cohabitation a donc pour but la perpétuité de la maisonnée et, en dehors de ce contexte, elle est réprouvée, voire interdite. »

Cette façon de « consommer » entraîne forcément moins de…Violences entre les partenaires : personne n’est la

PROPRIETE de l’autre!
 » Mais une asymétrie existe tout de même entre les partenaires : c’est toujours l’homme qui rend visite à la femme et non l’inverse. »

« Ils » ne peuvent pas s’en empêcher : le phallus détient toujours une primauté, petite ou grande ?

Sorcières et…Tabous !

Les sorcières dans la société primitive :

Extrait de « La vie sexuelle des sauvages du nord-ouest de la Mélanésie » – B. Malinovski.

…« Nous voyons ainsi que la forte position que la femme occupe dans la tribu lui vient également du droit d’exercer la magie, cette forme de croyance la plus tenace, la moins destructible.
Les moyens dont les sorciers se servent dans leurs actions surnaturelles sont bien peu de chose à côté des exploits des sorcières !

Une sorcière (et je tiens à rappeler qu’il s’agit toujours d’une femme en chair et en os, et non d’un esprit ou d’un être surhumain) accomplit ses expéditions nocturnes sous la forme d’un double invisible; elle peut voler à travers l’air et apparaître comme une étoile filante; elle assume à volonté la forme d’un ver luisant, d’un oiseau nocturne, d’un renard volant; son ouïe et son odorat portent à des distances énormes; nécrophage, elle se nourrit de cadavres.

Les maladies causées par les sorcières sont presque toujours incurables, d’une évolution très rapide et tuent généralement d’une manière instantanée. Elles résultent de ce que les victimes sont dépouillées de leurs organes intérieurs que la sorcière est en train de dévorer. Le sorcier, par contre, ne se repaît jamais de la chair de sa victime; son pouvoir étant beaucoup moins efficace, il est obligé de procéder lentement, et le mieux qu’il puisse espérer, c’est d’infliger une maladie de longue durée qui pourra, dans les cas heureux, tuer après avoir tour¬menté la victime pendant des mois ou des années. Mais, même alors, on peut s’adresser aux services d’un autre sorcier pour contrecarrer l’œuvre du premier et rétablir la victime. En revanche, il y a peu de chances de neutraliser les effets produits par une sorcière, alors même qu’on requiert sans tarder l’assistance d’une autre.

Une sorcière, lorsqu’elle n’est pas vieille, peut exciter les convoitises sexuelles aussi bien qu’une autre femme. Elle est, en effet, entourée d’une auréole de gloire qu’elle doit à son pouvoir personnel, et elle possède généralement la forte personnalité qui semble caractériser les sorcières. L’attraction qu’une jeune sorcière, à l’âge où les femmes se marient, exerce sur les hommes n’est pas toujours désintéressée, car la sorcellerie constitue, dans certaines occasions, une source de revenus et d’influence dont beaucoup d’hommes ne seraient pas fâchés de bénéficier. Mais à la différence de ses collègues masculins, la sorcière n’exerce pas sa profession publiquement; elle peut être payée pour une guérison, mais elle n’accepte jamais de tuer contre une rémunération. En cela encore elle diffère du sorcier qui tire le plus gros de ses revenus de la magie noire plutôt que des pratiques curatives. En fait, alors même qu’une femme est généralement connue comme sorcière, on prétend qu’elle n’en convient jamais explicitement et qu’elle ne l’avoue même pas à son mari.

La sorcellerie se transmet de mère à fille, à la suite d’une initiation qui a lieu de bonne heure. A une phase plus avancée de leur vie, les sorcières rehaussent parfois leur art de nécromanciennes à l’aide de procédés moins recommandables. On attribue à quelques unes des rapports sexuels avec des êtres non-humains, malfaisants au plus haut degré, appelés tauva’u, qui répandent des épidémies et divers maux parmi les gens (voir chapitre 12, section IV). Ces êtres leur enseignent l’art de nuire davantage; aussi ces femmes-là sont-elles très redoutées. Je connaissais personnellement des personnes dont on disait qu’elles entretenaient des relations sexuelles avec des tauva’u; tel était notamment le cas de la femme du chef d’Obweria, personnage intelligent et entreprenant.

Au point de vue de la recherche sociologique, la plus importante différence qui existe entre le sorcier et la sorcière est celle-ci : alors que le sorcier exerce réellement son métier, les exploits des sorcières n’existent que dans le folklore et l’imagination des indigènes. Autrement dit : un sorcier connaît vraiment la magie de son métier; si on fait appel à lui, il l’exercera dans les occasions qui s’y prêtent : il ira la nuit tendre un guet-apens à sa victime ou la visiter dans sa hutte; et je soupçonne même que, dans certains cas, il n’hésitera pas à administrer un poison. La sorcière, au contraire, a beau être accusée de jouer le rôle de yoyola : je n’ai pas besoin de dire qu’elle ne vole pas et ne dépouille pas les gens de leurs organes intérieurs; elle ne connaît ni incantations ni rites, car, encore une fois, ce genre de magie féminine n’existe que dans la légende et la fiction.

Il existe un certain nombre de maux moindres, tels que mal de dents, certaines tumeurs, gonflement des testicules, écoulement génital (gonorrhée ?), que les femmes peuvent infliger aux hommes à l’aide de la magie. Le mal de dents est une spécialité exclusivement féminine : On en souffre par la faute d’une femme et on en guérit grâce à l’intervention d’une autre femme. Une sorcière peut provoquer le mal de dents en exerçant son pouvoir magique sur un petit scarabée, appelé kim, qui ressemble beaucoup à ceux qui creusent des cavités dans le taro. La ressemblance entre la carie dentaire et les cavités creusées par les scarabées prouve suffisamment que des effets identiques doivent avoir des causes identiques. Mais certains de mes informateurs prétendirent avoir réellement vu le petit scarabée noir tomber de la bouche d’un homme lorsqu’une femme eut prononcé la formule curative.

Nous avons vu qu’il existait des variétés de magie héréditaire qui ne pouvaient être exercées que par les membres mâles d’un sous-clan ou, exceptionnellement, par le fils d’un de ces membres (qui doit y renoncer après la mort de son père). Supposons que tous les membres mâles d’une certaine génération aient disparu : une femme serait alors autorisée à apprendre cette magie, non pour l’exercer, mais pour en enseigner la formule, afin qu’il s’en serve plus tard, au fils qu’elle donnerait au sous-clan. C’est ainsi qu’une femme peut remédier à la solution de continuité d’une génération, en gardant dans sa mémoire un système de magie du jardinage, un système de charmes susceptibles d’influencer le temps et les vents, d’incantations pour la pêche, la chasse, la construction de canoës et le commerce maritime.
Elle peut même préserver un système de magie de la guerre, mais il lui est interdit d’apprendre les formules de la sorcellerie masculine, qui sont rigoureusement tabou pour le sexe féminin. Il n’y a d’ailleurs aucune nécessité à ce qu’elle les apprenne, étant donné que cette magie n’est jamais strictement héréditaire dans un sous-clan. »
Extrait de « La vie sexuelle des sauvages du nord-ouest de la mélanésie » – B. Malinovski.

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Malins, les hommes INVENTENT des…TABOUS, pour limiter le pouvoir des Sorcières …

D’autres parlent bien au nom du fils de Dieu ou d’un prophète, etc…Pour pourrir la vie de millions de femmes dans le Monde…

Les religions, croyances, tabous, etc ne reposent pas sur la VERITE mais sur la FOI

Qui est tout à fait respectable…Quand elle RESPECTE les femmes.

…TROP forts les mecs !!!

" Au nom des Droits Humains…

…Brader la liberté des femmes » !!!

[La laïcité est l’affaire des femmes – Appel contre les résolutions de l’ONU sur la « diffamation des religions » par SIAWI .
 » La laïcité, c’est-à-dire la séparation du religieux et du politique, a, depuis son instauration, périodiquement subi les assauts de l’Église catholique et des forces politiques ultraconservatrices en Europe, et en France même. Au cours des deux dernières décennies, ce sont les intégristes musulmans qui ont relancé la lutte contre la laïcité et qui multiplient les stratégies au niveau national, européen, et international.

Il s’agit ni plus ni moins de faire évoluer le concept de laïcité, dans lequel l’État ne s’occupe tout simplement pas des cultes sauf pour en garantir la liberté d’exercice, pour obliger l’État à assurer l’égale représentation politique des religions.

La défense de la laïcité est ainsi redevenue d’une brûlante actualité. L’espace laïque ne cesse de se rétrécir et dans bien des pays, il n’est plus concevable de se passer d’identité religieuse, et ce, d’autant plus que l’on appartient à la population issue de l’émigration.

Les intégristes musulmans s’appuient sur les notions de droit des minorités, droits religieux, droits culturels pour exiger un droit d’ingérence des cultures et des religions confondues dans les affaires de l’État. Ils sont passés maîtres dans la manipulation des concepts des droits humains. Nombreuses ont été les tentatives récentes pour que des lois religieuses (par définition immuables, inchangeables et imposées au nom de dieu à des populations présupposées croyantes) prennent le pas sur la loi commune (par définition votée, c’est-à-dire changeable par la volonté du peuple).

Ainsi, le Canada n’a dû qu’à la mobilisation nationale et internationale des femmes de résister à l’instauration de cours d’arbitrage religieux dans les affaires familiales (2006). De même, la France n’a dû qu’à une grande résistance populaire et, en particulier, des femmes de ne pas fléchir sur l’interdiction des signes religieux à l’école (2005). Mais, pendant ce temps, une juge allemande applique ce qu’elle croit être la « charia » dans un cas de divorce (Avril 2007) et l’Angleterre laisse s’installer des cours de justice « traditionnelles » qui remplacent dans certains cas la justice légale du royaume (2007).

Brader les droits des femmes pour la paix sociale

Notons au passage que ces tentatives nuisaient principalement aux femmes, fait de nature à inciter les gouvernements, toujours prêts à brader les droits des femmes pour la paix sociale, à mieux les tolérer. Jusqu’à accepter de considérer que les droits, chèrement acquis par les femmes et reflétés dans les lois des pays, pourraient ne pas s’appliquer à certaines catégories de citoyennes, au nom de leur appartenance ethnique (le pays d’origine de leurs parents ou grand parents) ou de leur supposée appartenance religieuse. Celles-ci seraient alors exclues du système démocratique et figées dans une ’nature’ étrangère, exclues de fait de la citoyenneté.

Notons également sans surprise que les autorités religieuses catholiques et juives ont soutenu les efforts des intégristes musulmans. Au cours de la décennie 90, les femmes avaient déjà subi leur sainte alliance contre les droits reproductifs à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la population et le développement au Caire et à la Conférence mondiale sur les femmes à Pékin.

L’affaire a pris un nouveau tournant lorsque les mêmes forces politico-religieuses s’attaquent à la liberté d’expression et passent au niveau international. Les femmes n’étant plus seules menacées, on peut espérer que d’autres forces se joindront à elles, même fort tardivement, pour soutenir le principe de totale laïcité des États.

Diverses pressions avaient déjà été faites pour que le concept de ’blasphème’ soit introduit dans le langage de la Constitution européenne ; c’est maintenant au niveau des Nations Unies et du Conseil des Droits Humains que les pays de l’Organisation de la Conférence Islamique, conformément aux stratégies définies lors de leur réunion à La Mecque en Décembre 2006, poursuivent leur action.

Soutenus par plusieurs pays catholiques, leurs efforts de lobbying ont porté fruit. Ils viennent d’obtenir de l’ONU et du Conseil des Droits Humains qu’ils incorporent dans leurs résolutions [voir détails dans l’analyse de J. Favret Saada (1)] des injonctions pressantes aux États afin que ceux-ci prennent des « mesures énergiques » pour « interdire la diffusion d’idées et de documents (…) diffamant les religions ». Sera considérée comme diffamation « toute action contre les religions, les prophètes et les croyances ». Les États sont appelés à modifier en ce sens « les constitutions, les lois et les systèmes d’éducation ».

Ironie suprême, c’est au nom des droits humains que ces mesures sont prises.

Une fois de plus, nous constatons l’amalgame idéologique fait entre la protection des individus contre le racisme, la discrimination, la marginalisation et l’intolérance, et la légitimation des forces les plus réactionnaires des mondes religieux. Certes, les « musulmans » ou supposés tels doivent être protégés contre le premier fléau, mais tout autant contre le deuxième qui les forcerait à respecter des règles non choisies par eux, et forcerait toute la communauté internationale à garder le silence, au nom du respect des croyances, devant cette atteinte à leur libre arbitre.

L’expérience des pays musulmans sous la botte de l’extrême-droite religieuse a montré que les droits à la liberté de conscience, de pensée, de mouvement, d’expression, etc… ne sont précisément pas respectés au nom même des droits religieux. Et que c’est également au nom des droits religieux et culturels que les organisations internationales des droits humains, y compris la Commission des Droits Humains de l’ONU, s’abstiennent alors de les défendre. L’expérience dans ces pays a également montré que les citoyens se voyaient dénier le droit de définir eux-mêmes leur religion et leur culture et que les formes les plus dommageables pour les droits humains leur étaient alors imposées.

Un autre amalgame est fait entre des forces politico-religieuses d’extrême-droite, qui se prétendent attaquées dès lors qu’on ne les suit plus dans toutes leurs interprétations et toutes leurs dérives, – et la religion elle-même ; s’opposer aux intégristes est assimilé à attaquer la religion même dont ils se réclament, que ce soit le christianisme, l’islam ou autre – et nous en avons de nombreux exemples récents.

Il est donc criminel pour l’ONU et le Conseil des Droits Humains de soutenir une telle manipulation des concepts des droits humains.

Nous appelons toutes les forces de liberté à prendre conscience de la gravité de la situation, et en particulier les femmes qui sont les premières cibles du recul de la laïcité.

Le Haut Commissariat aux Droits Humains appelle les ONG à suggérer des initiatives adéquates à la mise en oeuvre de ces résolutions (2). Nul doute que les intégristes de tous bords s’engouffreront les premiers dans la brèche pour appuyer les lois liberticides. Nous appelons les ONG et les individus à ne pas les laisser occuper le terrain et à prendre clairement position auprès du Haut Commissariat.

Au-delà, nous appelons à une vigilance accrue et à des regroupements citoyens dans chacun de nos pays, pour faire barrage aux changements dans « les constitutions, les lois et les systèmes d’éducation » qui mettraient fin à la laïcité, c’est-à-dire à l’identité citoyenne au profit de l’identité communautaire. ]
Source Sisyphe.

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Avec Sarkozy et ses signes de croix…Ça sent l’eau bénite plutôt que la « la séparation du religieux

et du politique » !

Autrement dit le non RESPECT de ceux qui ont su RESISTER à l’OBSCURANTISME religieux !

Cela me fait penser à un ami fumeur invétéré :

– Tu ne m’empêcheras pas de fumer! Ni personne !

– Non Willy, TOI, tu ne m’OBLIGERAS pas à…FUMER « passivement »! Ni PERSONNE !!!

Les femmes et l’alcool…

[ L’alcool plus dommageable pour le cerveau des femmes

L’alcool endommage plus rapidement le cerveau des femmes que celui des hommes, selon une recherche publiée dans la revue « Alcoholism: Clinical and Experimental Research ». Des recherches précédentes avaient déjà montré que l’alcool endommageait plus rapidement le foie et le coeur chez les femmes même avec une consommation moins grande.

Dr Barbara Flannery et ses collègues ont soumis 102 alcooliques, 78 hommes et 24 femmes, âgés de 18 à 40 ans (moyenne d’âge de 33 ans pour les hommes et de 30 ans pour les femmes), à des tests de mémoire visuelle, de raisonnement et de solution de problèmes.]
Source psychomédia.

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Lire un article sur ce sujet sur LEuroMag : « les femmes et l’alcool: un fléau »

lien http://www.leuromag.com/Les-femmes-et-l-alcool-un-fleau_a1965.html

"Le con de quelqu’un "?…

Philippe Petit

[ On est toujours le con de quelqu’un

Le temps ne fait rien à l’affaire : les imbéciles d’hier sont les crétins d’aujourd’hui. Pour autant, la bêtise est-elle immuable? Pas sûr. Dans «La… Sottise? Vingt-huit siècles qu’on en parle», Lucien Jerphagnon en dresse un florilège.

C’est une étrange entreprise que d’écrire un livre traitant de la sottise. « Inséparable de la nature humaine, la bêtise est avec l’homme constamment et partout ; dans la pénombre des chambres à coucher comme sur les estrades illuminés de l’Histoire », écrivait Milan Kundera dans « Le Rideau » (2005). Si la bêtise est partout et s’immisce dans le mitan du lit, si elle se diffuse et se propage comme l’air que nous respirons, comment en faire un sujet d’étude ? Impossible, répond Lucien Jerphagnon dans un petit livre réjouissant qui vient de paraître « La… Sottise ? » sous-titré « Vingt-huit siècles qu’on en parle ». De la bêtise, en effet, il n’est guère possible d’en dégager l’essence. Les Anciens, Pascal, Flaubert, Mauriac dénonçaient déjà la sottise de leur temps ; Saint Augustin se plaignait de l’immense foule des imbéciles et le philosophe Vladimir Jankélévitch s’amusait de « cette vaste République des sots dont Trissotin est le citoyen d’honneur et qui traverse les âges ». Pour échapper à ce dilemme, l’auteur d’« Au bonheur des Sages » (2007) a choisi de nous divertir, il a opté pour le florilège. Il existe selon lui une sottise qui traîne dans l’air du temps à laquelle on n’échappe guère, cette « sottise atmosphérique » se retrouve à toutes les époques, et gare à celui ou celle qui prend à son égard une position de surplomb : « on est toujours le con de quelqu’un », ironise le vieux professeur. Albert Thibaudet en faisait la remarque à propos de Homais, le pharmacien au rationalisme borné. «Il n’est pas si bête, disait-il, celui qui a l’avenir devant lui». Les sots ont l’avantage de ne pas douter et contrairement à ceux qui s’en moquent, ils ne cherchent pas à se rassurer en cantonnant la bêtise chez les autres. La bêtise est un pis allé. C’est pourquoi elle est indéfinissable. Ne peut-on pas ALORS établir un parallèle entre la bêtise et le règne de l’opinion ? On le peut, mais cela ne résout pas le problème. « L’opinion apparaît même, sinon comme le point oméga de la sottise, du moins comme le refuge des gens incapables de penser par eux-mêmes, comme on se plaît à le dire sans trop approfondir », souligne M. Jerphagnon dans son épilogue.

Qu’est-ce que l’opinion ? Prenons un exemple. Dans une lettre de jeunesse, Gustave Flaubert écrivait à Alfred son copain de collège : « Tu as raison de dire que le jour de l’an est bête ». Ne pouvant dissiper son ennui, il se tourne vers son entourage qu’il trouve médiocre, forcément médiocre. On retrouve ici l’idée d’une bêtise sans avenir, le mal du siècle, la détestation de la province, et plus tard de l’époque, donc de l’opinion commune. Mais la bêtise qui est la chose du monde la mieux partagée est bien autre chose que cette horreur des sots et de leur milieu. Elle est le rapport de la subjectivité à ce qui ne peut prendre forme. Elle est une forme de stupeur, née de la pensée et qui retourne à elle. Elle est sans fond, comme la pensée qui se cogne contre le mur de l’impensé. Un chien peut s’affoler de comprendre qu’il ne comprend rien à ce qui se passe autour de lui. C’est une des raisons pour laquelle il remue la queue. L’exercice visiblement ne comble pas les humains.

La bêtise serait-elle alors ce qui nous reste de conscience animale du monde ? L’idée est séduisante. D’autant que l’opaque béatitude des imbéciles nous y ramène. Mais là encore, il faudrait pouvoir opposer à cet universel de l’animalité une sorte de pensée pure ou un pur esprit à la manière de Monsieur Teste ou un esprit qui aurait le pouvoir d’une machine à calculer tel Watson dans Sherlock Holmes. On en ne finirait pas de vouloir atteindre une essence de la pensée débarrassée à jamais de ce puits sans fond que serait la bêtise. L’impasse saute aux yeux. Devant le caractère polymorphe à l’infini de la bêtise Monsieur Jerphangnon est prudent, il se fait discret.

Reprenant un mot de Mauriac, disant que « moins les gens ont d’idées à exprimer, plus ils parlent fort », j’ai envie de vous murmurer à l’oreille que nul ne se défausse absolument de la bêtise. Ceci expliquerait peut-être que cela fait vingt-huit siècles qu’on en parle ! ]
Rédigé par Philippe Petit – Marianne le Lundi 11 Octobre 2010

Retrouvez la chronique de Philippe Petit sur France Culture

Chronique du 11/10/2010
6 heures 41/ France Culture
Dans l’émission : Pas la peine de crier

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« moins les gens ont d’idées à exprimer, plus ils parlent fort »

Sur certains blogs, on rencontre même des « reine » et « roi »…autoproclamés, ( Avec une assurance déconcertante ).

Dignes reflets… »de ce puits sans fond que serait la bêtise »?

Il faut de tout pour faire un monde, dit-on …