Les tueuses en série…

tueuses en série 0

 » Les femmes serial killers sont peu nombreuses mais elles existent. On a longtemps cru que les femmes étaient incapables de faire le mal.
C’est faux.
Par contre, elles sont moins brutales et moins sadiques que les tueurs en série masculins.
Elles utilisent souvent des moyens discrets pour tuer leur victime, ce qui leur permet d’agir durant des années sans se faire remarquer.

« Je les ai volés et je les ai tués, aussi froide que la glace, et je le ferai encore, et je sais que je tuerai d’autres personnes parce que je déteste les êtres humains depuis longtemps ».
Aileen Wuornos

Les plus rares et les plus dangereuses

Eric Hickey, dans un article intitulé « The female serial murderer », dit : « Elles sont les tueurs SILENCIEUX, aussi dangereuses que les hommes tueurs en série. Mais nous savons rarement que l’une d’elles est parmi nous, car leurs crimes sont peu visibles ».

L’un des premiers à avoir écrit sur les femmes tueuses, Otto Pollack (« The Criminality of Women »), a également affirmé que la plupart des crimes commis par des femmes se font « en cachette ».

Kelleher & Kelleher (« Murder Most Rare : The Female Serial Killer ») expliquent que les femmes serial killers sont plus prudentes, précises, méthodiques et discrètes lorsqu’elles commettent leurs crimes. Et elles y parviennent mieux que les hommes. Ils ont examiné 100 affaires depuis 1900 et ont découvert une durée moyenne de 8 ans avant qu’une femme SK soit arrêtée, alors que pour un homme SK, la moyenne est de 4 ans.

Alarid, Marquart, Burton, Cullen et Cuvelier (« Women’s Roles in Serious Offenses ») ont interviewé des femmes tueuses emprisonnées et ont découvert que 86% d’entre elles avaient joué un rôle secondaire, un rôle de « suiveuse » lors des crimes, avec un complice homme ou femme.

D’un autre côté, les féministes et les spécialistes expliquent également que la littérature universitaire concernant les femmes criminelles est bourrée de mauvaises opinions et d’idées reçues, et que la mythologie populaire porte atteinte à la réalité : la femme est majoritairement la VICTIME des crimes.

Parlons statistiques : aux Etats-Unis, les femmes ne commettent que 15% des crimes violents et 28% des crimes ayant rapport à la propriété (vol, escroquerie, falsification de chèques…). En France, le premier pourcentage est moins élevé, le second est plus élevé.
Toutefois, aux Etats-Unis, il y a eu une augmentation de 138% du nombre de crimes commis par des femmes depuis 1970, alors que pour les hommes, cette augmentation n’a été que de 57%.
Malgré tout, les femmes sont plus nombreuses que les hommes uniquement dans deux domaines : la prostitution et la fuite devant les autorités. Elles sont nombreuses dans l’escroquerie (41%), la fraude (39%), la contrefaçon (surtout de chèques, 36%) et le vol (33%).
Pour ce qui est des crimes violents, les hommes sont bien plus nombreux.
Les femmes tueuses en série ne représentent que 8% de tous les tueurs en série américains, mais les femmes SK américaines représentent 76% de toutes les tueuses en série à travers le monde.

Eric Hickey, en comparant un « échantillon » de 62 tueuses en série avec un « échantillon » de 399 tueurs en série, à découvert qu’ils et elles n’utilisent pas les mêmes méthodes et n’ont pas les mêmes motivations :
Les femmes utilisent en majorité le poison pour tuer (80%), puis une arme à feu (20%). En troisième position vient le « matraquage » (un coup violent sur la tête), puis la suffocation, l’arme blanche et enfin la noyade.
Les hommes utilisent en majorité leurs propres mains ou une arme blanche (80%), puis le « matraquage » et l’arme à feu. ..
… Il existe environ une cinquantaine de femmes tueuses en série « célèbres » (ayant agi seules). Il existe au minimum 800 tueurs en série masculins « célèbres »… et des milliers peu connus. »…

Source tueursensérie .com

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 » On a longtemps cru que les femmes étaient incapables de faire le mal*. »

Où va-t-on chercher toutes ces inepties ? Une femme EST un…Homme, comme les autres !

 » la plupart des crimes commis par des femmes se font « en cachette ».

Bein oui, le manque de c…..es, sans doute !

* Certains comportements féminins, sur blog.fr, constituraient une mine d’or pour un sociologue/ethnologue!

Kitesurfeur dans le soir qui tombe…

… » Sais-tu qu’au mois de janvier, les fleurs sont magnifiques ?
Car chez nous c’est l’été sous les tropiques,
Tandis que la neige couvre ton jardin,
Ici le soleil a déjà mûri le raisin.

…Moi je te chanterais des romances créoles
Que tu ramènerais dans ta métropole,
Au bord de la mer, sur le sable clair
Toi aussi tu apprendras à danser le séga « …

(ça sent la banane de Jacqueline Farreyrol)

Kitesurf
Kitesurfeur …

Le soir tombe
Dans le soir qui tombe.

un dimanche qui s'achève
Un dimanche s’achève.

C’est beau la vie…A vélo ou en maillot !

Balade à vélo
A vélo de la « Souris Chaude » à la « Pointe au sel »…
brume et sable
Brume et sable…
Parapente
Au-dessous des parapentistes…
Pointe au sel
La « Pointe au Sel » et les embruns…
ok playa
Le soleil est revenu…
Au revoir ma princeese
Ma princesse ne peut pas se mettre en maillot de bain à cause de son cuisant coup de soleil; Mais elle me…pique mes fringues ! ( Maman et fifille : 28 ans et 70 ans…)

Macho…Finito ?

[ Sondage : macho latino c’est finito ?
« Intéressant ce sondage ipsos rendu public le 08 mars dernier : l’institut de sondages a enquêté dans 23 pays et demandé à un panel de citoyens étendu s’ils estimaient que la place des femmes était à la maison…

…Ce qui est vrai aussi, c’est qu’il peut y avoir un décalage entre un ressenti et la pratique : en France, par exemple, les hommes ont le sentiment de s’impliquer davantage dans les tâches ménagères. Dans la réalité, les choses n’ont que peu évolué, mais dans les esprits, la maturation est suffisante pour permettre un basculement des pratiques. ]
– L’Hérétique Blogueur associé | Mercredi 10 Mars 2010
A lire en entier- Source Marianne-

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… »en France, par exemple, les hommes ont le sentiment de s’impliquer davantage dans les tâches ménagères. Dans la réalité, les choses n’ont que peu évolué »…

Si VOUS étiez un mec, vous auriez intérêt à laisser pourrir la situation, non ?

Une boniche/ Marie-couche-toi qui en plus, vous fabrique une descendance estampillée à VOTRE nom, tout cela GRATUITEMENT, c’est…inespéré !

Seule, la boniche/ machin truc pourrait changer cette perversion sociale, mais elle est TELLEMENT heureuse d’avoir trouvé un mec, qu’elle le garde…en l’ETAT!!!

Une blogueuse avait écrit  » Les femmes qui veulent les mêmes droits que les hommes, paieront les pots cassés » !

Je pense AU CONTRAIRE, que celles qui NE RECLAMENT PAS, les mêmes droits que les hommes, finissent d’une FACON ou d’une AUTRE, par avoir une VIE au RABAIS !!!

Des femmes fascinées par les tueurs :

 » De nombreuses femmes rêvent de trouver un mari dans le couloir de la mort.
Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi les pires criminels reçoivent tant de propositions de mariage.

Article de Peter Fimrite et Michael Taylor, dans le San Francisco Chronicle

Scott Peterson, l’homme reconnu coupable d’avoir assassiné son épouse enceinte, n’était pas dans le couloir de la mort depuis une heure lorsqu’il a reçu sa première demande en mariage d’une femme qui voulait être la nouvelle Madame Peterson.
Une trentaine d’appels téléphoniques ont dû être repoussés par les surveillants le jour de son arrivée dans la prison de San Quentin : des femmes les suppliaient pour obtenir l’adresse postale de Peterson et une jeune femme de 18 ans voulait l’épouser immédiatement.

Autant que l’on sache, ces femmes ne connaissent pas réellement Peterson. Et contrairement à son épouse décédée, Laci, elles n’ont sûrement jamais passé de temps avec lui, un « prérequis  » logique à un mariage, mais selon plusieurs experts étudiants la vie des condamnés, cela n’a pas d’importance pour elles.
Ce qui importe, c’est l’attrait d’épouser un homme célèbre, sans se soucier du fait qu’il puisse finir ses jours avec une seringue enfoncée dans son bras, lui injectant un produit mortel. Il y a le danger de tout cela et, finalement, une certaine sécurité : si les choses tournent mal, l’épouse peut s’en aller et laisser son « époux » en prison.

« Elles aiment le statut de célébrité », explique Jack Levin, un criminologue renommé, directeur du Centre Brudnick sur la Violence à l’Université Northeastern (Boston). Levin est le co-auteur d’un ouvrage « Extreme Killing : Understanding Serial And Mass Murder », qui explore – entre autres – le phénomène des « killer groupies ».
« Ce sont le même genre de femmes qui correspondent avec les stars du rock ou les chanteurs de rap », dit Levin.
Lorsque l’une de ces femmes écrit à une star du rock, « le mieux qu’elle puisse espérer, c’est une réponse formatée par ordinateur ou un autographe sur une photo ».
Lorsqu’elle écrit à un criminel ou un tueur en série dans le couloir de la mort, « elle peut obtenir une demande en mariage ».

D’autres mariées potentielles offrent aux tueurs le bénéfice du doute.
« Beaucoup de ces femmes sont vraiment passionnées par ces affaires criminelles, et elles sont vraiment persuadées que ces hommes sont innocents », affirme Rick Halerpin, professeur d’Histoire à l’Université Méthodiste Southern et président de la Coalition Texane pour l’abolition de la Peine de Mort. « Beaucoup pensent que le criminel ne devrait pas être seul et que même s’il ne sort jamais de prison, il devrait y avoir quelqu’un pour le soutenir ».
Les mariages dans les prisons californiennes ne sont pas rares. En général, une vingtaine de détenus se marient lors de cérémonies ayant lieu les premiers vendredi de certains mois à San Quentin.

Les détenus du quartier des condamnés à mort ne manquent pas de prétendantes. En fait, plus le meurtrier est célèbre, moins il doit chercher une compagnie féminine, explique Eric Messick, le porte-parole de la prison de San Quentin. « Prenez nos cinq tueurs les plus connus, ici, et vous savez qui sont les détenus les plus populaires auprès des femmes », dit Messick. « Je pense que c’est simplement la publicité qui attire les gens ».

Des lettres d’adoration arrivent quotidiennement dans le quartier des condamnés à mort, provenant du monde entier, certaines comportant plus de 20 pages écrites à la main.
Richard Allen Davis, l’homme qui a enlevée la petite Polly Klaas, 12 ans, de sa maison en 1993 et l’a assassinée, « reçoit probablement plus de courrier que les autres », dit Messick. Les femmes se jettent virtuellement dans les bras de Richard Ramirez, le « Night Stalker » qui a massacré au moins 13 personnes et se déclare sataniste, bien qu’il soit déjà marié (à l’une de ses groupies !).

Selon Messick, 99% de la correspondance que reçoivent les condamnés provient de femmes. Il ne semble pas y avoir la même demande de la part des hommes envers des femmes condamnées à mort. Aucune des 15 femmes du couloir de la mort de la Californie ne s’est mariée en prison.
Une large proportion des femmes qui contactent les condamnés à mort de San Quentin vivent au Royaume-Uni ou en Hollande. L’intérêt de l’Europe, selon Messick, est probablement enraciné dans son opposition à la peine de mort et à sa sympathie pour ceux qui sont condamnés à ce châtiment »…
(27 mars 2005) – Source tueurs en série.org

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« Elles aiment le statut de célébrité », explique Jack Levin, un criminologue renommé.
On s’en serait douté: il n’y a qu’à voir à quelles extrémités certaines se prêtent pour se constituer un fan club sur blog.fr…

 » Il ne semble pas y avoir la même demande de la part des hommes envers des femmes condamnées à mort. Aucune des 15 femmes du couloir de la mort de la Californie ne s’est mariée en prison. »
On s’en serait douté: j’ai oublié de préciser que ces mariages ne sont pas… »consommables »!

…Des femmes sont bien subjuguées par des machos violents ( de VRAIS mecs, quoi !), pourquoi pas par des tueurs ?

Eux au moins…Sont enfermés !

Why are tampon ADS so ridiculous ?

Et voici la pub qui fait rire toutes les femmes…

 » Pour le lancement de sa dernière gamme de produits, le fabricant américain de tampons et de serviettes hygiéniques Kotex a décidé de s’attaquer… aux pubs pour les tampons, qui montrent tout (des voiliers, des plages de rêve, etc.) sauf ce qu’elles sont censées vendre et s’acharnent à faire croire que les règles, c’est vraiment un super moment à passer. Résultat: un spot ultra ironique. Mais diffusé aux Etats-Unis seulement.  »

Bénédicte Charles – Marianne – Mercredi 17 Mars 2010

La Réunion au patrimoine naturel mondial ?

cirque de Mafate

Photos : Montagnes grandioses, village et « îlets » perdus au bout du monde.(pas de route: sentier vertigineux – cf. photo- ou hélico! Le facteur fait sa tournée à pied et les instits s’y rendent, de même.)

Mafate

 » La France a récemment officialisé la candidature de La Réunion à l’inscription au patrimoine naturel mondial.
La candidature réunionnaise repose sur des caractères « exceptionnels » universels de l’île. Ils résultent d’un certain nombre de facteurs naturels. La construction de l’île est liée à un volcanisme qui a créé trois massifs dont l’un a disparu pour laisser la place aux deux autres, le Piton des Neiges et le Piton de la Fournaise. L’évolution des massifs à la fois par des effondrements importants et par l’érosion des torrents a créé des paysages remarquables comme celui des trois cirques, Salazie, Mafate et Cilaos.

Cette combinaison unique de paysages et de nuances climatiques est également à l’origine d’une grande biodiversité. L’île est au carrefour des échanges d’espèces provenant d’Afrique orientale, de Madagascar et de l’Inde, et même des îles du Pacifique. Sur place, les adaptations nécessaires ont fait évoluer beaucoup d’espèces, elles étaient d’origine exotique ; elles sont devenues des espèces endémiques, c’est-à-dire qui n’existent qu’à La Réunion, détaille le Parc National. Les travaux scientifiques qui ont permis l’élaboration du dossier de candidature au Patrimoine Mondial ont révélé les richesses de la nature réunionnaise.

La décision finale reviendra donc au Comité du patrimoine mondial composé de 21 pays membres qui décidera d’inscrire, de ne pas inscrire, de renvoyer ou de différer les biens proposés.
Le dossier de candidature de La Réunion dans la catégorie « Biens naturels »,« Pitons, cirques et remparts » porté par le Parc national de La Réunion sera examiné lors de la 34ème session annuelle de l’Unesco à Brasília, capitale du Brésil, du 25 juillet au 3 août 2010. »
Source site d’orange.

" Crise des masculinités " …

Best of chat
[ « Un enfant violé tous les 3 minutes en Afrique du Sud » a titré un article du Mail and Guardian en juin cette année.
Crise des masculinités :
« Ça y est, c’est de nouveau la saison des soutenances de mémoires qui font partie de ma deuxième activité professionnelle de professeure associée à temps partiel.

Un des mémoires remarquable que je devais apprécier cette année traitait de la crise des masculinités en Afrique du Sud, ou plus précisément du discours public autour des hommes dans la nouvelle démocratie sud-africaine. Joël Charbit, l’auteur de ce mémoire de recherche en sciences politiques, a essayé de décortiquer comment les médias et les politiciens se sont positionnés par rapport à ces nouvelles qui ont fait le tour du monde, après avoir mis en émoi l’opinion publique sud-africaine : un nombre d’agressions sexuelles très élevé accompagné d’un nombre ridiculeusement bas d’inculpations et d’une prolifération du VIH/SIDA
des viols d’enfants et de bébés ayant atteints des « proportions épidémiques »
(« Un enfant violé tous les 3 minutes en Afrique du Sud » a titré un article du Mail and Guardian en juin cette année), etc., le tout menant à une « panique morale » en Afrique du Sud face à cette « crise des masculinités ».

Des auteurs cités dans ce mémoire mettent en avant qu’en Afrique du Sud la masculinité est liée, par des normes sociales et une industrie médiatique puissante, à la prouesse sexuelle et au succès économique. Malgré l’existence d’initiatives visant à répondre à « la crise de la masculinité » (forum de discussions et d’échange, ateliers de formation, d’éducation à la santé et d’éducation sexuelle), il reste très difficile d’encourager la formation d’identités amenant les hommes à rejeter la violence et l’agression.
En revenant aux années 80, avant la fin de l’Apartheid, on note que la masculinité avait déjà une place importante dans le conflit entre l’ANC (African National Congress) et l’IFP (Inkhata Freedom Party), pourtant tous les deux engagés dans la lutte contre le régime d’Apartheid. L’Inkhata accusait l’ANC de menacer la virilité zouloue, notamment par l’appel à la désobéissance civile, prônée par l’ANC, qui n’entrait pas dans le champ de la masculinité valorisée par les normes sociales. Déjà pendant cette époque, les violences sexuelles sur des femmes, en particulier dans les « townships » (les quartiers où vivaient la majorité des populations « noires ») trouvent un certain écho dans les médias. Les tentatives d’explication se basent de manière récurrente sur l’idée d’une sexualité noire plus active, plus agressive, plus sauvage, bref sur des arguments raciaux et liés à un déterminisme biologique.
C’est autour de 1990 qu’un tournant historique s’est opéré par la mise à l’agenda de l’ANC des violences à l’égard des femmes et plus généralement du statut des femmes.
Les débats tournaient autour de la « triple oppression » – de race, de classe et de genre – et il était considéré que l’oppression de genre était ancrée dans la culture et dans les pratiques religieuses.
Le mouvement de libération se devait donc de trouver une réponse à ce problème.
La prise en compte de l’égalité de genre dans la nouvelle constitution de l’Afrique du Sud post-Apartheid est en effet exemplaire.
En recherchant pourquoi cette prise en compte de la violence de genre comme problème politique n’a pas permis d’éviter la prolifération de ces violences, différents modèles d’explication, dont je partage ici deux, puisent dans l’histoire. D’une part, l’usage de la violence à des fins de combat politique avait créé une « masculinité de combat » auprès d’une classe de militants qui ont alors continué à faire usage de la violence (sexuelle et autre) pour atteindre leurs buts après la cessation des combats politiques. D’autre part, la dichotomie entre deux types de masculinité, la masculinité rurale noire et la masculinité urbaine noire, met l’accent sur la pluralité des masculinités en Afrique du Sud. La première est qualifiée de « masculinité africaine », se basant sur une identité africaine caractérisée par des liens forts de proximité tribale et ancestrale et une africanité essentialiste à travers la représentation de « cultures africaines intemporelles », alors que la masculinité urbaine a rejeté les valeurs traditionalistes.
D’autres explications prennent en compte des facteurs psychologiques (restauration d’une certaine masculinité et virilité déniées aux hommes noirs pendant la période d’Apartheid) et le contexte socio-économique (le taux de chômage élevé et le niveau de vie très faible de la majorité de la population noire créent une crise dans l’accessibilité du mariage, la dot étant trop chère). Dans ce contexte de pauvreté, beaucoup d’hommes sont non seulement incapables de remplir le rôle – attribué par eux-mêmes et par leur environnement social – de principale source de revenu du ménage. Ils peuvent aussi se sentir incapables à incorporer les nouvelles attentes des femmes en termes d’égalité. Il est indéniable que les transformations structurelles de l’Afrique du Sud post-Apartheid ont une influence importante sur les identités masculines, notamment par la manière dont se lient masculinité, identité et pouvoir.
Connell et Messerschmidt, deux auteurs sur le concept de la masculinité cités dans ce mémoire, distinguent différentes catégories de masculinités.
Celle qui semble poser problème en Afrique du Sud aujourd’hui est la masculinité hégémonique, « qui incarne la réponse, valide à un moment donné, au problème de la légitimation du patriarcat, qui garantit (ou est censée garantir) la position dominante des hommes et la subordination des femmes ». On parle d’hégémonie parce qu’il existe une tentative de « préserver, légitimer et naturaliser les intérêts des plus puissant – marginalisant et subordonnant les voix des autres groupes ».

Néanmoins, face aux viols d’enfants et de bébés, le recours à des explications de l’usage de la violence à des fins de maintien de la domination patriarcale ne semble pas suffire. Au-delà de la « crise de la masculinité », c’est la « crise morale » de la nation qui est évoquée.
Beaucoup d’autres aspects sont étudiés dans le mémoire, comme le discours sur la masculinité dans le contexte de l’épidémie du sida et le positionnement très critiquable de T. Mbeki et comme la présentation de tradition et modernité comme deux positions incommensurables, par exemple dans le procès pour viol contre J. Zuma. Le mémoire devrait prochainement être consultable ici sur le site de Genre en Action permettant de mieux saisir cette recherche dans son ensemble.

J’étais en pleine lecture de ce mémoire quand les médias français ont annoncé l’arrestation de Roman Polanski, réalisateur franco-polonais de renom international. Arrêté en Suisse dans le contexte d’une demande d’extradition de la part des Etats Unis d’Amérique, Polanski est inculpé de viol sur une mineure aux Etats Unis en 1977. Alors qu’elle venait pour une séance photo que Polanski réalisait pour un magazine, la jeune fille a déclaré avoir été victime de viol et droguée avant les faits. Polanski a alors plaidé coupable devant la justice mais en niant la contrainte – donc le viol – et le fait de l’avoir droguée. Il s’est soustrait à la justice américaine en 1978, refusant de remettre les pieds aux Etats-Unis où il risque une très lourde peine de prison pour cet acte imprescriptible outre-Atlantique. Ce qui intéresse la justice américaine apparemment, c’est autant la nature de l’acte pour lequel la victime (13 ans à l’époque des faits) a finalement retiré sa plainte (après « indemnisation », apparemment), que le fait d’avoir fuit la justice.
Ce qui m’interpelle surtout, c’est le traitement médiatique en France qui épousait au moins dans ses premières réactions dans sa grande majorité sans réserves la défense du cinéaste et banalisait du coup le viol sur mineure : la victime, c’est Polanski. Les termes employés étaient révélateurs : il était rarement question de viol mais « d’affaire de mœurs », « d’atteinte sexuelle ». De plus en plus nombreux sont les commentateurs à trouver cette levée de boucliers indécente, notamment parce qu’un grand nombre de politiciens se positionnent dans une affaire de justice en cours, étant allés apparemment jusqu’à des « demandes de mise en libération » de la part du gouvernement français.
AgoraVox (http://www.agoravox.fr/tribune-libr…) met en avant le discours du ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand : « Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays. » Pour lui, c’est « une histoire ancienne, qui n’a pas vraiment de sens ».
D’autres « contextualisent » les faits : à l’époque, nous étions encore très marqué par la libération sexuelle, des photos de jeunes filles nues étaient parmi les créations artistiques répandues (Hamilton, par exemple) et qu’il n’y avait pas les mêmes jugements moraux qu’aujourd’hui.
Comme le souligne Clémentine Autin dans son blog (http://clementineautain.fr/), la défense de Polanski se fait au nom de son talent et de sa notoriété. Frédéric Mitterrand le défend parce qu’il est un « cinéaste de dimension internationale ». La nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Irina Bukova, a également déclaré : « je ne sais pas le détail mais c’est choquant (…) il s’agit d’une personnalité mondialement connue ». Jack Lang, ancien ministre de la culture de la France, veut que « la liberté soit rendue à ce grand créateur européen ». Les artistes célèbres devraient-ils donc échapper aux règles de droit valables pour le commun des mortels ?
Encore sur Agroa Vox (http://www.agoravox.fr/tribune-libr…), un autre rédacteur commente : « On récuse la justice de classe, mais on nous propose une justice de célébrité. »
Le tout est d’autant plus gênant que les membres de la majorité au gouvernement en France ont réussi la pirouette de réclamer dans la même semaine la libération d’un violeur en fuite depuis 30 ans (Polanski) et la castration chimique des délinquants sexuels.

En regardant bien ce « fait-divers » autour de l’arrestation de Polanski, j’ai bel et bien l’impression que les mécanismes de la « masculinité hégémonique » sont manifestes dans ce cas-là aussi. Un viol par un homme zoulou ou un viol par un artiste de renommé internationale – est-ce vraiment si différent dans les traits des masculinités qui y sont sous-jacentes ?
Dans la dernière vague médiatique, le revirement ne cesse de m’interpeler : maintenant ce sont les défenseurs de Polanski qui sont les victimes de « lynchage médiatique » par acharnement, notamment des internautes, et on accuse celles et ceux qui partent du principe qu’un viol est un viol de pudibonderie et d’une attitude excessivement moralisante.
Il serait sans doute édifiant si un jour un-e étudiant-e faisait aussi un travail de recherche sur la construction du discours public, l’utilisation d’arguments se référant à la culture et la morale et la mise sur agenda d’un problème politique dans la sphère Polanski »…
Bonne lecture ! ]

Elisabeth Hofmann(coordinatrice)
Source genre en action

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 » Statut des femmes…triple oppression – de race, de classe et de genre « …

Et…Les vieilles : reléguées à l’état de latrines à sperme…Gratuites en plus !

Saletés de sociétés machistes !

Mamies karatéka…Pour survivre !

mamie karatéka (photo de l’élève résolue)

[ Les mamies karatéka font de la résistance dans un bidonville au Kenya.
A 60, 80, voire 100 ans, elles apprennent à frapper des poings, du pied, de la canne : les grands-mères de Korogocho répètent chaque semaine des rudiments d’arts martiaux pour survivre dans l’un des bidonvilles les plus dangereux du Kenya.
Elles sont ce jour-là une vingtaine en cercle sur le tatami, pieds nus, robe large et fichu sur la tête, à entourer et encourager l’une des leurs qui frappe résolument un sac de boxe en hurlant « nooooooo ! ».
A 60, 80, voire 100 ans, elles apprennent à frapper des poings, du pied, de la canne : les grands-mères de Korogocho répètent chaque semaine des rudiments d’arts martiaux pour survivre dans l’un des bidonvilles les plus dangereux du Kenya.
Elles sont ce jour-là une vingtaine en cercle sur le tatami, pieds nus, robe large et fichu sur la tête, à entourer et encourager l’une des leurs qui frappe résolument un sac de boxe en hurlant « nooooooo ! ».
La puissance des coups laisse à désirer, mais à en croire leur professeur bénévole, Sheila Kariuki, 29 ans, c’est secondaire. « Ce n’est pas la peine de frapper fort pour être précis. La précision, tout est là », explique-t-elle à ses élèves.
Et de désigner les parties vulnérables du jeune homme qui sert ce jour là de cobaye : le nez, le menton, le genou, les clavicules, les parties génitales.
Autant de points faibles du violeur potentiel que toutes redoutent. Le groupe d’autodéfense s’est formé en 2007, face aux bandes de jeunes voleurs de Korogocho qui jetaient leur dévolu sexuel sur des femmes qui avaient trois ou quatre fois leur âge.
« A chaque fois que ces jeunes gars ont fait un mauvais coup, ils demandent aux shoshos (grands-mères en langue kikuyu, l’ethnie dominante à Korogocho) de dormir avec eux. Ils croient que les jeunes filles d’ici sont toutes infectées par le sida, et ils préfèrent les vieilles car ils savent que nous n’avons plus de partenaires », explique Mary Wangui, 73 ans, l’une des plus anciennes élèves, devenue à son tour professeur.
A une dizaine de km à peine du centre de la capitale Nairobi, Korogocho, avec ses quelque 155.000 habitants entassés sur 1,5 km2, est l’un des bidonvilles les plus surpeuplés du Kenya, et des plus dangereux.
La grande majorité des jeunes survivent en récupérant ce qu’ils peuvent dans la décharge géante voisine de Dandora. L’insécurité est telle qu’une sortie en plein jour dans une rue principale, pour faire la queue à un point d’eau, est un risque qu’il faut calculer.
Mais dans cet univers de pierres ocres et de tôles, brûlé par le soleil en l’absence de toute végétation, le tatami de l’association « Rayons d’espoir et de paix » apparaît comme un havre de paix et d’optimisme.
Un treillis protège du soleil, les tôles ont été repeintes dans des couleurs vives, les élèves du troisième âge s’encouragent et s’applaudissent mutuellement. « Hakuna matata » (aucun souci), ose même un slogan peint sur un mur.
La vedette du groupe est sans conteste Gladys Wanjiku, qui estime « avoir environ 100 ans », ce qui paraît stupéfiant quand on la voit frapper les sacs d’entraînement de coups mesurés mais assurés.
Si un homme mal intentionné s’approche, « je le frapperai » assure-t-elle en souriant. Et en attendant, « je me sens tellement mieux, et je sens mon corps si léger après l’entraînement », se félicite-t-elle.
Formée par une Américaine qui lui a inculqué les notions d’autodéfense mises au point par les féministes aux Etats-Unis depuis les années 70, Sheila Kariuki transmet à ses élèves « un mélange de karaté, de kung-fu et de taekwondo ».Sans illusion sur les effectifs de la police censée les protéger, cette mère d’un enfant initie également ses aînées à des techniques de négociations et de maîtrise de la peur. « Je leur apprends à hurler, qui est le contraire de crier. Quand on hurle, on garde le contrôle de la situation, on reste calme. On dit au monde qu’on n’aime pas ce que ces jeunes types nous font et on leur dit d’arrêter« .]
Par Boris BACHORZ -Photo : Tony Karumba (AFP)-Source : genre en action

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Beaucoup trop d’endroits sur terre ne sont pas faits pour des femmes ! DES mecs y sont pires que des bêtes féroces à leur encontre…

Dans le « village des Vagins »,créé par Tingy dans l’île de Nosy Komba (Madagascar), l’enseignement du karaté est OBLIGATOIRE pour TOUTES les femmes ainsi que pour toutes les petites filles y débarquant ou y naissant !

C’est un village de femmes interdit aux religions et aux mecs( sauf 2 homosexuels jugés inoffensifs, Hahaha!).

Ce n’est pas pour autant un village de lesbienne: toute femme qui le désire a des relations sexuelles avec des mecs à l’extérieur du village.

Chacune pratique la religion de son choix dans son coeur: Dieu (s’il existe), n’a RIEN à voir avec les religions qui causent tant d’horreurs dans le monde (guerre, misogynie et actes barbares envers les femmes, pédophilie, etc…)

Et…IL n’y naît que des petites filles.

Le top ? CHACUNE peut sortir la nuit et dormir au clair de lune, sans craindre la moindre agression sexuelle…Et circuler le jour, sans trace d’injures sexistes !

[ Vive « Tingy Tanàna » ! Havre de paix où des femmes ensevelissent tout doucement leurs chagrins, et réapprennent à sourire à la vie. Loin du chaos des hommes. En toute liberté d’être, seulement, elles-mêmes !
Femme ! si tu nous rejoins, pense à ne laisser derrière toi que la trace de tes pas, et n’oublie pas d’ emporter avec toi, tes rêves les plus fous…]
(Extrait du « Village des Vagins » paru en 2007.)