Film : " La domination masculine" de Patric Jean…

[ Anonyme a dit…
Bonjour Patric Jean,
J’ai assisté à la projection de votre film, hier, à l’ONF, à Montréal. Je n’ai pas été déçue. Il s’agit d’un portrait honnête de la domination masculine : cela va des rôles suggérés aux filles et aux garçons dès la petite enfance à des cas de violence extrême (Polytechnique). Votre film montre le continuum de cette domination.
Les commentaires que l’on peut lire plus haut m’apparaissent assez hallucinants et symptomatiques d’hommes nostalgiques d’une époque où on ne remettait pas en question la domination masculine. Ce qui me fait peur, c’est que ces idées, il me semble, sont répandues de plus en plus chez les hommes qui apparaissent être « dans la moyenne ». Le problème de nombreux hommes d’aujourd’hui est qu’ils ne savent pas réinventer leur masculinité en fonction des récents acquis sociaux de femmes.
Un des symptômes qui m’apparaît le plus évident de ce ressac des hommes se trouve dans l’intensification de la prostitution et du trafic des femmes partout dans le monde. J’aurais trouvé intéressant que vous abordiez un peu plus la question de l’industrie du sexe et des hommes qui la fréquente (mais, je sais, on ne peut pas tout mettre dans un film…). Au moins, il y a un exemple intéressant dans le film. L’achat du corps des femmes par les hommes est à ce point considéré comme une normalité que même certaines des féministes québécoises que vous interrogez dans votre film demeurent silencieuses sur cette question ou la banalisent en adhérant au discours sur le « travail du sexe ». Si elles dénoncent régulièrement l’exploitation sexuelle ou autre des femmes sur certaines tribunes, elles se retrouvent alors, sur cette question (de la prostitution), du même côté que les proxénètes et misogynes de tout acabit qui réduisent des femmes à des corps achetables. Comment espérer une solidarité entre féministes quand certaines d’entre elles sont si incohérentes dans leur discours ? ]
Rhéa Jean- 13 novembre 2009 08:41

Source blog de Patric Jean – Pour lire les com .

BD : "En chemin elle rencontre…".

Bande dessinée géniale à lire absolument

« C’est un véritable coup de cœur pour cette année en bande dessinée. Marie Moinard, éditrice des Ronds dans l’O, a réuni des artistes, illustrateurs, scénaristes autour du thème des violences faites aux femmes, avec le soutient d’Amnesty International. De l’excision, au viol, le mariage forcé pour une mineur, cette bande dessinée s’engage dans cette bataille du respect des droits de la Femme.
Les rapports sont accablants : 70 millions de femmes sont excisés dans le monde, dont 55.000 en France, 20 millions de victimes de traite à des fins sexuels, et autant sur les viols collectifs, les mariages forcées pour les mineurs, femmes battues etc… des violences qui sont dénoncés ici dans ce collectif d’artistes de la bande dessinée. Ces histoires sont à la fois bouleversantes, choquantes, très proche d’un côté très obscur du XXIe siècle sur le rapport aux femmes dans la violence. Ces femmes ont perdu une part d’elle, et il leur est difficile de s’en sortir, de retrouver ce côté volé, violé, mais si on peut y entrevoir un espoir mais rare.
Awa a un petit ami, elle voudrait prendre la pilule. Mais lors de sa visite au médecin, il lui annonce qu’elle a été excisée. Awa ne sent pas entière, en parlant avec sa mère, elle va lui ouvrir les yeux sur les libertés d’une femme, renvoyant au passé les rites ancestraux. Elle veut être une femme à part entière !
Une main, une cheville ; avec une menotte large sans serrure, une chaîne se défile d’une case à l’autre, dans le texte, une femme parle, nous la connaissons tous mais au fil de la chaîne on l’a oubliée, absente du banc de l’école. En France, le mariage forcé est interdit.
Cristina est native des pays de l’Est, elle correspond sur internet avec Paul, elle en fait son fiancé français, elle va le rejoindre, il va lui donner un avenir moins rose, ou le rose, c’est le néon d’un hôtel, dans le noir, à peine éclairé… Paul, en échange d’une somme d’argent élevé, va « dresser » Cristina, et bientôt comme d’autres, elle rejoint les rangs de la prostitution forcée.
Marie est amoureuse, elle aime un garçon, ils partagent les mêmes idées, le même engouement pour la vie… mais il n’est pas un prince charmant, dans son côté sombre, il cogne la belle Marie, et Marie se cache, se dissimule derrière des artifices d’habillements, d’accessoires. Derrière ses lunettes noire, elle a peur de parler, de le dénoncer « …
Par Julien Alles.
Retrouver tout l’article Source « le mague »

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Le thème du viol est traité par un mec qui raconte, entre autres qu’un policier a déclaré à propos de viols multiples:
 » Celle-là c’était un peu une allumeuse »…

Il dit aussi ceci :  » Les gens ne se sentent pas concernés tout le temps que ces violences ne les touchent pas directement. »

On l’a bien compris : ça n’arrive qu’aux autres …

Prix Célimène 2009 : une statue contre les violences faites aux femmes

Photo de la statue : Et…une grenade dégoupillée dans une main et une kalache dans l’autre, ne seraient-elles pas plus parlantes ?
statue

 » La statue poème de Florence Lafleur qui a remporté le Prix Célimène 2009 sera dévoilée le mercredi 25 novembre 209 à 11 heures au Jardin de l’État à Saint-Denis. Présidée par Nassimah, Dindar, dirigeante du conseil générale cette cérémonie aura lieu dans le cadre de la Journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes et des violences intra-familiales.  »
Source accueil site Orange. (www.ipreunion.com)

PS-Kalache définition, pour les « nulles » : Kalache nom féminin singulier argotiquement kalachnikov, pistolet-mitrailleur .

"Sale quart d’heure pour les sex-shops"…

Extrait:

« Les féministes se font terroristes :
Trois activistes en jupon ont été arrêtées dans la nuit de lundi à mardi, le cocktail Molotov en bandoulière.
« On voulait faire sauter une sex-shop de la rue Godot de Mauroy », ont-elles avoué.
C’est dans cette rue, réputée pour ses boutiques spécialisées et ses dames exerçant le « plus vieux métier du monde », que les policiers ont intercepté les premières féministes adeptes de l’action violente. Il était 2h30 mardi lorsqu’une patrouille de policiers remarqua, à l’angle de la rue des Mathurins et de la rue Godot-de-Mauroy, une 304 mal garée, les plaques minéralogiques couvertes de boue. Le moteur de la voiture tournant, sa conductrice au volant, les deux portières ouvertes.
Intrigués, les policiers se cachèrent dans une porte cochère pour observer la jeune femme prête à démarrer mais attendant visiblement des passagers. Ils virent arriver très vite deux jeunes filles portant chacune une bouteille à ma main. Passant à l’action aussitôt, les gardiens de la paix mirent la mains sur les trois demoiselles qui portaient en fait des cocktails Molotov »…
source : article d’un quotidien, décembre 1981
Site Baptiste Coulmont

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Depuis ? Des « vieilles » sont retournées à leurs casseroles et des minettes de 12 ans se perfectionent dans l’art de tailler des pipes…

" Les emmerdeuses ne meurent jamais"…

 » Les emmerdeuses ne meurent jamais. A bientôt 89 ans, Benoîte Groult gambade comme une gamine dans le jardin de Berg Koudou, sa maison de pierre sur le port de Doëlan, dans le Finistère, piochant sans prudence dans le beurre salé. Elle publie une autobiographie vigoureuse dans laquelle elle livre tout de son couple de cinquante-quatre ans avec Paul Guimard, père de sa troisième fille, mort en 2004, la même année que Georges de Caunes, son macho de premier mari et père de ses deux premières filles…
Elle le quitte, s’installe rue Raynouard, et retrouve par hasard Paul. Leur première nuit sera une révélation sensuelle pour Benoîte…
Elle se désole de voir ses petites-filles lire Voici ou People. «La presse féminine française est lamentable. On dirait les journaux de ma jeunesse. Il y a un terrible retour en arrière. On ne parle jamais de l’intelligence, on dit toujours que ce sont les seins et les fesses qui comptent pour réussir sa vie. La pub, qui paie les magazines et a intérêt à multiplier les femmes au foyer, meilleures consommatrices, a tué le féminisme.» …
Isabelle Falconnier
Source L’Hebdo où retrouver tout l’aticle.

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Je confirme pour les emmerdeuses…:DD

Je confirme aussi la révélation sensuelle…APRES avoir quitté un macho, et rencontré un mec « bien » !!! :yes:

Les masculinistes: certains défendent la pédophilie…

[ En réaction aux avancées des femmes, des mouvements d’hommes se sont constitués. On les appelle, de manière générique, les masculinistes. Leur idéologie souvent classée à l’extrême droite défend l’idée soit que la domination des femmes par les hommes serait un fantasme ou simplement du passé, soit que la domination des femmes par les hommes est une bonne chose et qu’elle risque de disparaître.

Ces mouvements sont souvent cachés derrière des mouvements de pères divorcés ou des groupes de réflexion psychologique. Ils sont parfois teintés de racisme et d’homophobie.
Leurs idées sont souvent publiquement défendues en France par Eric Zemmour et au Québec par Yvon Dallaire.

Certains masculinistes vont jusqu’à défendre la pédophilie qui serait « sans conséquence affective ni psychologique pour les enfants ».]
Source La domination masculine.

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No comment.

Le silence des agnelles …

Ce matin j’entends sur Radio Festival, une dame raconter qu’elle vient d’être témoin d’une scène qui la traumatise encore.
Une conductrice dans une voiture rouge qui la précède, se fait tabasser par le passager assis à côté d’elle. Sur la banquette arrière trois enfants assistent à la scène. La conductrice stoppe au milieu de la chaussée sous les coups.
La scène est insupportable à voir. La dame qui s’est arrêtée derrière klaxonne pour tenter de faire cesser cette violence. Le passager menaçant se précipite alors vers elle. A bord se trouve sa vieille mère qu’elle a conduit chez le médecin, ainsi que son bébé de 10 mois. Derrière elle, une file de voitures. Personne ne bronche: ce ne sont pas leurs affaires.
Affolée, elle tourne à droite dans un « chemin de cannes ».
Au cours de son récit elle a la voix qui tremble et elle répète à plusieurs reprises qu’elle se sent coupable de n’avoir rien pu faire pour la passée à tabac.
L’animatrice de la station radio lui demande de décrire la brute, et si elle a pensé à relever le N° de la voiture, pour qu’on prévienne la police. Non, trop choquée par la scène, elle n’a rien remarqué, à part cette volée de coups violents, qui la hantent encore…

minou fusil

Ainsi va le monde.

Violences ordinaires…

 » La scène se déroule en milieu de matinée à la Jaille, non loin de l’externat Saint-Joseph de Cluny. Pour des raisons indéterminées, un homme de forte corpulence commence à battre sa femme. Gifles, coups de poing, d’une violence telle que la jeune femme tombe à la renverse. Une fois à terre, elle devient une proie plus facile pour l’expression de la colère de son mari, celui-ci n’hésitant pas à lui asséner des coups de pieds. Deux automobilistes qui voient la scène s’arrêtent pour mettre fin au massacre. Malgré la présence des deux hommes, le mari continue à frapper la jeune femme, avant de s’éloigner. Une scène de violence conjugale qui s’est déroulée devant les deux jeunes enfants du couple…traumatisés. A l’arrivée des secours, l’homme dans une froideur extrême assiste aux premiers secours. Les gendarmes arrivent et il est désigné par la foule comme le mari agresseur. Invité à se rendre au poste, il accepte mais avec ses enfants dans sa voiture. La victime transportée à l’hôpital devrait s’en sortir. »
Albert Philippe – DOMactu.com

Mix-Cité
(image de Mix-Cité)

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No comment.