Viols, amnésie, hypnose…

… « En 2011, Cécile T. avait porté plainte pour viol. Problème: les faits remonteraient à 1977 et lui seraient revenus à la mémoire en 2009, soit 32 ans plus tard, grâce à une séance d’hypnose. Or le droit français est très clair. Passé un certain délai, il y a prescription, même en matière de crimes sexuels…

Seulement voilà, Cécile T. affirme qu’elle ne se souvenait pas du crime. Une expertise psychologique a d’ailleurs précisé que son cas est « tout à fait compatible avec les connaissances actuelles de l’évolution à l’âge adulte des abus sexuels subis dans l’enfance ». En d’autres termes, son amnésie serait liée au trauma…

La Cour de cassation a donc refusé mercredi de repousser le délai de prescription en matière de crime sexuel même lorsque le souvenir des faits est resté enfoui dans la mémoire de la victime pendant de nombreuses années. La chambre criminelle a rejeté le pourvoi de Cécile T. Cette décision vient donc confirmer le refus de la justice d’instruire sa plainte car les faits sont prescrits…

Les viols dénoncés par la plaignante, que conteste le mis en cause, seraient survenus pendant les vacances, dans le cadre familial, alors qu’elle était âgée de cinq ans. Ces faits, dont elle n’avait « strictement aucune conscience » jusqu’alors, lui avaient « explosé à la figure », selon ses propres mots.
Pour son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie, Cécile T. a été privée de sa capacité à porter plainte à cause du fait commis, ce n’est donc qu’à partir du moment où celui-ci a été découvert que le délai de prescription aurait dû courir. « Si l’action publique n’a pas été mise en mouvement, c’est uniquement parce que la seule personne qui en avait la capacité en a été privée par le seul effet du crime commis », faisait-il valoir lors de l’audience à la Cour de cassation »…(Extraits).

http://www.huffingtonpost.fr/2013/12/18/prescription-viol-cour-de-cassation_n_4464965.html?utm_hp_ref=france

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Une victime de viols devrait pouvoir poursuivre un criminel sexuel …à VIE !