Sylviane Barthe-Liberge (psychologue clinicienne et psychothérapeute):
« lironie permettait une agressivité qui, dans son sens littéral, serait inacceptable socialement[…] Socrate, par exemple, en son temps, utilisait lironie afin de mettre ses interlocuteurs face à leur ignorance (ayant ici une fonction dénonciatrice entraînant une prise de conscience)…
… Lironie a surtout une fonction de critique vis-à-vis dune situation ou dune personne, et généralement pour la rendre plus acerbe…
Par ailleurs, lironie permet davoir lair drôle. Mais elle peut aussi laisser la place à lambiguïté, permettant les sous-entendus. Lironie a également une fonction de cohésion sociale : pour ironiser, il faut être initié ! Donc ceux qui saisissent lironie vont se reconnaître mutuellement…
Dans tous les cas, lironie permet dexprimer une pensée plutôt agressive, mais sans en avoir lair. On va donc la manier soit sur le mode offensif, soit sur le mode défensif (hypothèse notamment développée par Alain Berrendonner).Mais dans tous les cas, elle est une « arme verbale »…(Extrait)
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« Mais dans tous les cas, elle est une « arme* verbale »
Quand on écoute « l’humour(!) et l’ironie » contenus dans les blagues sexistes, entre autres propos du même tonneau, on n’en doute* pas une seul instant!
Comment leur auteur reconnaît-il qu’elle est « bonne » ? (Je parle de la blague)
C’est à celle-là que des femmes, généralement,… rient le plus fort
Et même pas… »jaune » :##