"Ce sont des hommes que l’on ne quitte pas." (Un profil type du père infanticide)

… » Pour l’infanticide, l’auteur peut être la mère ou le père. C’est terrible à dire mais le ressort du passage à l’acte n’est pas du tout le même.

C’est-à-dire ?

Pour la mère, il s’agit souvent d’une dépression. Il n’y a plus d’issue, elle veut se donner la mort. Pour ne pas abandonner son enfant, elle l’emmène avec elle. Il y a de l’amour, dans le geste de tuer.

Et lorsque l’infanticide est commis par le père ? Deux cas de figure. Ou il y a des troubles psychiatriques, type psychose, qui peuvent expliquer à eux seuls le passage à l’acte. Le tableau psychiatrique rend compte de l’acte. En droit pénal, on se dirigera alors vers une irresponsabilité avec abolition totale du discernement.

Ou bien l’acte est commis dans un contexte de violences conjugales, de séparation… L’abandon est vécu comme insupportable. La motivation du père est parfaitement égocentrique. Il y a dans son geste une volonté punitive. Punir celle qui est l’auteur de ses souffrances. La volonté agressive est dirigée vers l’enfant mais, par ce geste, il condamne la mère à une souffrance à perpétuité.

Et si, dans un contexte de violences conjugales, il y a aussi une psychose ? Il va falloir faire la part des choses. La psychose a-t-elle seulement affaibli le père?? L’a-t-elle simplement rendu plus vulnérable face à cette souffrance de l’abandon et à la nécessité du passage à l’acte pour punir la mère?? Si elle est simplement un détonateur, un facilitateur, il pourra y avoir une sanction pénale.

Existe-t-il un profil type du père capable de passer à l’acte?

Les femmes qui ont eu à vivre ça décrivent souvent un mari psychorigide, jaloux, ombrageux, qui enferme l’autre. Un tyran domestique en quelque sorte, qui masque sa faiblesse en étant dominateur. En fait, il est faible et, lorsque l’épouse cesse d’être soumise, cela le met en insécurité et fait exploser cette angoisse archaïque de l’abandon… C’est une conjonction particulièrement dangereuse. Ce sont des hommes que l’on ne quitte pas »….(Extrait).

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2014/09/19/meurtre-d-une-fillette-a-clermont-ferrand-une-psychose-ou-une-volonte-punitive_11149124.html

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« Un tyran domestique en quelque sorte, qui masque sa faiblesse en étant dominateur. En fait, il est faible et, lorsque l’épouse cesse d’être soumise, cela le met en insécurité et fait exploser cette angoisse archaïque de l’abandon… C’est une conjonction particulièrement dangereuse. Ce sont des hommes que l’on ne quitte pas »

Combien de femmes ont déjà et auront à payer de leur vie, pour n’avoir pas agi en tenant compte de ce type de profil ? (Dangereux, pour elles et pour leurs petits! ):##