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Par Aline Dekervel:
… »Jai donc lu son bouquin, « La Naissance en Occident ». Et je jubilais. Le soir, au lit, jen déclamais à voix haute des pages entières : « Tas vu ! Même lui le dit ! » Parce que ce médecin la critique comme il faut, la médecine. Cet homme de lart se montre bien plus féministe que bien des femmes et des sages-femmes On la donc rencontré…
Les avortements
Aline. Vous êtes médecin-gynéco, et pourtant, vous critiquez la médecine, vous contestez sa toute-puissance notamment lors des accouchements. Doù ça vient ?
Paul Cesbron. Ça sinscrit dans une époque. Jarrive à Paris comme étudiant à la fin des années 60 et je commence par la chirurgie. Je suis alors confronté à des « avortements provoqués » que nous mettons, hypocritement, sur le compte de « fausses couches » . Cest une vraie plaie. Je vois des jeunes femmes mourir.
Demblée, je découvre le fossé entre la théorie et la pratique. En théorie, à la faculté, on parle des avortements comme « dactes criminels » . En pratique, le médecin en fait tous les jours, et moi-même, malgré mes origines religieuses, face à ces situations dramatiques, je suis bien obligé de my mettre. Tout se passe dans le non-dit absolu.
Durant ces avortements, je découvre une brutalité de mon corps professionnel. Les femmes subissent des propos injurieux, sont traitées de « salopes » tandis quon les opère. Et je suis le témoin gêné de cette oppression.
Arrive mai 68, et je mengage à fond. Le droit à lavortement, alors, ne relève plus seulement de la morale : il devient une question politique.
Les sages-femmes
Aline. Mais une fois ce droit-là acquis, vous auriez pu considérer que cétait bon
Paul Cesbron. Non, parce que le spectacle de laccouchement me paraissait, lui aussi, assez scandaleux. Vous savez, on dénude les femmes en public, sans le moindre souci de leur pudeur. Le médecin examine leur sexe, ce nest pas un geste anodin tout de même, et il le fait sans prévenir, devant du monde parfois, sans un sursaut de dignité. Comme si, devant lui, il avait non pas une personne, mais un objet. Voilà pour les femmes. Mais jobserve le même mépris pour les sages-femmes.
Durant des siècles, elles ont procédé seules, sans homme, sans médecin, aux accouchements. Dun coup, en quelques décennies, dans laprès-guerre, dans cet élan de modernisation, tout leur savoir millénaire est rejeté comme « des préjugés de grand-mère » . Je constate cette arrogance. Elles subissent les diktats des médecins.
Tout le pouvoir réside, désormais, entre les mains de la Science et cest nous, les blouses blanches, qui savons. Par exemple, les mères doivent allaiter à 8 heures, à 11 heures, à x heures ! Comme si les mamans ne sentent pas, bien mieux que nous, quand leur bébé a faim
»… (Extrait)
http://www.fakirpresse.info/Vis-ma-vie-de-paturiente-partie-2.html
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« le spectacle de laccouchement me paraissait, lui aussi, assez scandaleux. Vous savez, on dénude les femmes en public, sans le moindre souci de leur pudeur. Le médecin examine leur sexe, ce nest pas un geste anodin tout de même, et il le fait sans prévenir, devant du monde parfois, sans un sursaut de dignité. Comme si, devant lui, il avait non pas une personne, mais un objet. Voilà pour les femmes. Mais jobserve le même mépris pour les sages-femmes. »
« Comme si, devant lui, il avait non pas une personne, mais un objet…jobserve le même mépris« …
Un comportement* trop récurrent, de la part de mecs, devenu* quasi sociétalement « normal »
Concernant les prostituées, par exemple
Ou lors de harcèlement de rue
Un objet sexuel et pas une personne aussi, dans des relations sexuelles hard, (« obligées »?), adoptées (imposées ?) par des mecs : éjaculation faciale, fellation complète, sodomie, panoplie putassière et autres joyeusetés sexuelles…
Je sais, des nanas adoptent aussi ce genre de comportement (objet sexuel) vis à vis de mecs: l’arroseur arrosé ?
A chacun(E)SA sexualité !
![accouchement_couve-2[1]](https://tingytanana.com/wp-content/uploads/2014/01/7619443_41d3b6ff4f_m.jpeg?w=840)