Stéphanie Trouillard:
« Dabord horrifiée par cette pratique, Josza Anjembe a ensuite compris que ces mères sont «à la fois le bourreau et le sauveur dune victime qui reste victime». Paradoxalement, elles mutilent pour protéger.
«Je nai pas à les condamner. Autant je peux juger les hommes car leur comportement est impardonnable, autant les femmes cherchent une solution pour que leurs filles ne connaissent pas lenfer», estime la Franco-Camerounaise.
La jeune journaliste sinterroge. Les responsables sont peut-être à chercher du côté de la gent masculine. Avec ironie, elle se demande dailleurs si on ne ferait pas mieux de repasser les sexes masculins:
«Cest ce quon retrouve partout dans le monde sur les mutilations qui sont faites aux femmes, ce sont toujours elles le problème. Je ne suis pas du tout féministe, mais on nagit jamais sur lhomme. À la limite, il se fait attraper, il va en prison, mais après il ressort.»
Josza Anjembe est aussi allée à la rencontre de ces hommes camerounais, de ceux qui sont finalement la cause de ces mutilations. Mais quand elle les questionne sur le massage des seins, la plupart nen ont jamais entendu parler: «Ils ne sont pas au courant de cette pratique. Cela veut bien dire quelle marche bien et quelle se réalise à labri de leurs regards», fait savoir la réalisatrice. Dans les familles africaines, le sexe est encore trop tabou. Entre père, mère et enfants, le sujet nest pas abordé.
«On pourra parler pendant des années du massage, mais tant quon ne parlera pas de sexualité, cela ne résoudra pas le problème», conclut la réalisatrice »…(Extraits).
(Le film Massage à la camerounaise est de la réalisatrice Josza Anjembe.)
http://www.slateafrique.com/32917/mutilations-cameroun-massez-ces-seins-quon-ne-saurait-voir
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« Leurs mères ont voulu les protéger des regards des hommes, de ce désir qui naît dès que les fillettes commencent à être des femmes, de ces violences sexuelles qui sont répandues au Cameroun. Ces blessures ont pourtant été inutiles. En pleurs, Lydie et Clarisse confient quelles ont quand même été violées à ladolescence. »
« Moralité »: repassée ou pas tu es violée… quand même ! :##
« Avec ironie, elle se demande dailleurs si on ne ferait pas mieux de repasser (DES) sexes masculins » (Ceux incapables d’être domestiqués !)
Moi aussi, mais… SANS aucune IRONIE ! :##