Foi et…VERITE

Foi et violence des diktats religieux(Monotype à la gouache)

« Discuter de l’utilité des religions permet d’éviter de poser une autre question, première et fondamentale, celle de la vérité des doctrines religieuses. Dans le temps, les chrétiens ne nous disaient pas que la religion soulage, fonde nos valeurs ou donne un sens à la vie, mais qu’il est vrai que Dieu existe, qu’il y a une vie après la mort, un ciel et un enfer, que Jésus est mort pour nos péchés etc. Et c’était parce que ces doctrines étaient vraies que la religion avait une dimension morale.

…D’un point de vue scientifique, invoquer comme explication d’un phénomène quelconque, l’univers par exemple, un être tel que Dieu dont on n’a aucune connaissance, même indirecte, et qu’on ne peut caractériser d’aucune façon précise, revient à dire « on ne sait pas » ou « c’est dû au hasard ».

…La vérité des doctrines religieuses s’appuyait soit sur des arguments a priori – les « preuves » métaphysiques de l’existence de Dieu – soit sur des arguments a posteriori, principalement sur l’idée que le monde, dans toute sa complexité, ne peut pas surgir de « rien » ni être « dû au hasard ».

…Comme argument en faveur de la religion, il y avait aussi évidemment la Révélation – qui était sans doute l’argument le plus populaire – mais, lorsque l’on s’est rendu compte de la multiplicité de ces « révélations », pratiquement chaque tribu au monde ayant sa propre « parole sacrée », on a compris qu’il est impossible, sans faire de raisonnement circulaire, de déterminer quelle est la vraie révélation, ni d’ailleurs, à l’intérieur d’une révélation donnée, de déterminer quelle est la « bonne » interprétation des textes « sacrés ».

… La peur de l’enfer. Mais cela suppose évidemment que l’on arrive à se convaincre de l’existence de celui-ci et, de plus, cela nous ramène à la question, première, de la vérité des doctrines religieuses.

…Il me semble que rien ne peut mieux illustrer la déroute intellectuelle du christianisme au 20e siècle que le fait qu’aujourd’hui, ce sont les croyants qui insistent sur l’aspect « consolation » ou « morale » de la religion, plutôt que sur sa vérité. Ce sont eux qui soulignent que la religion est l’opium du peuple, même s’ils utilisent d’autres mots, comme « valeur » ou « sens de la vie », et considèrent que nous avons besoin de ce genre d’opium. Si ces positions de repli sont adoptées, c’est parce que les croyants eux-mêmes ont compris qu’il est difficile de trouver des arguments valides en faveur de l’existence de Dieu ou de l’immortalité de l’âme, mais refusent de l’admettre ouvertement, et surtout d’accepter les conclusions radicales que cela implique pour les aspects « moraux » de la religion qu’ils espèrent sauvegarder.

Finalement, si l’on pense, comme Bertrand Russell, aux « millions de victimes innocentes qui sont mortes dans de grandes souffrances parce que, dans le temps, les gens ont réellement pris la Bible comme guide de leur conduite », on ne peut que se réjouir du recul progressif de la religion depuis le 18e siècle en Europe, et voir cela comme une étape importante dans l’histoire de l’émancipation humaine. »

Jean Bricmont
http://atheisme.free.fr/Contributions/Besoin_illusions.htm

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… »déterminer quelle est la vraie révélation, ni d’ailleurs, à l’intérieur d’une révélation donnée, de déterminer quelle est la « bonne » interprétation des textes « sacrés ». » ?

Les religieux ont tout prévu: c’est un blasphème de critiquer une religion!

On CROIT, point. Circulez, il n’y a rien à comprendre !

La foi de chacun est respectable

AUCUNE religion ne l’est, en raison de leurs diktats sexistes, misogynes et homophobes, entre autres

Elles commettent TOUTES, en outre, le sacrilège de PARLER au NOM de DIEU !

Merci Ô Dieu, de ne pas m’avoir fait naître juive, chrétienne, musulmane, bouddhiste ou autres…