Mariage de singes:"la" singe ne risque pas d’être immolée à la mort de son mari…la femme indienne SI !!!

Mari
JT de LCI : Le mariage de singes.

 » Elle est comme ma fille! Si on donne beaucoup d’amour aux animaux, Dieu nous le rendra. »

Une certitude ? « La » singe…ne sera pas immolée à la mort de son « mari »!

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Rue 89.

 » De Delhi :

Le nombre de décès par immolation chez les femmes indiennes serait six fois supérieur à ce qu’indiquent les statistiques officielles, révèle une étude publiée dans la revue médicale de référence The Lancet. Un constat révélateur de la condition alarmante de la femme en Inde. »

ET…Si on donnait beaucoup d’amour aux femmes, là-bas et ailleurs…ça fâcherait le Bon Dieu ?

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 » [ Film « WATER » : Réalisatrice Deepa Mehta
Après le film EARTH (1998) et FIRE (1996) Deepa Mehta s’attaque à la condition des veuves en Inde, dans WATER.

Le film montre les conditions de vie d’un groupe de veuves forcées de vivre dans la pauvreté dans un temple de Varanasi.

On est vraiment dégoûté (je crois que c’est le mot) et en colère en voyant la résignation de ces femmes et la réaction de la société qui les « enfonce » et les empêche de sortir de leur conditions. Sous prétexte de traditions ancestrales, on fait vivre un calvaire à des femmes qui n’ont commis aucune faute.Et elles n’ont aucun soutien de la part des autres femmes! elles sont rejetées souvent par leur propre familles, comme si elle portaient malheur!

Et quand on voit que la « matrone » (la chef des veuves si on veut), force Kalyani à se prostituer pour rapporter de l’argent (c’est la raison pour laquelle elle n’a pas coupé ses cheveux), elle est belle la morale!
Et Kalyani, en plus, est rejetée par les autres veuves, alors que c’est grâce à elle qu’elles peuvent manger…

Je sais bien que je ne suis pas Indienne et donc peut-être que je ne peux pas comprendre la façon de vivre et de penser des Indiens, mais en tant que femme je ne peux qu’être choquée, et toutes les femmes * qu’elles soient Indiennes ou non ne peuvent fermer les yeux * sur ce que subissent ces femmes en Inde (et dans d’autres pays).
http://sarah-namaste-bollywood.over-blog.com/ .

* Euuhhh…? !

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Association  » Souffle de l’Inde »:

 » La femme indienne ne bénéficie d’un statut social que si elle est mariée. Elle n’intègre une caste que par son mariage. Tout sa vie est donc conditionnée par cet évènement.
La femme indienne n’a aucune indépendance financière, elle n’a de ressources que par son mari ou ses enfants. Elle n’exerce en général pas d’activité rémunérée. Sa vie entière est consacrée à la famille. Même les femmes instruites s’arrêtent souvent de travailler après la naissance du premier enfant. Le système de dot (souvent très élevée) que les parents doivent fournir au mari, est maintenant interdit par la loi. Cependant, il perdure et contribue à rendre problématique la naissance des filles. En effet, des parents de plusieurs filles auront beaucoup de difficultés à trouver de quoi constituer plusieurs dots. On n’a donc pas intérêt à voir naître plusieurs filles dans une même famille.
Il est interdit aux médecins de révéler le sexe de l’enfant à venir, lors d’une échographie. Néanmoins, moyennant finances, il est toujours possible de détourner la loi et les avortements concernant les fœtus de sexe féminin ne sont donc pas rares.
Il arrive aussi qu’on ne s’occupe pas des petites filles, qu’on les laisse mourir.
Plus tard, les jeunes filles sans dot peuvent également être envoyées au temple : gîte et couvert seront accordés en échange de prostitution.
Le mariage est donc un évènement d’une grande importance, c’est un moment extraordinaire pour les femmes, dit Josette Rey ; elle les décrit comme rayonnantes d’amour pour leur mari. En se mariant, au regard de la religion, elles s’engagent à l’aimer et à le protéger.
D’où le problème grave qui s’ensuit si le mari décède prématurément : une femme veuve est une femme qui n’a pas su protéger son mari, qui ne l’a pas aimé suffisamment, elle a commis une faute même si, par exemple, il a été victime d’un accident de la circulation !
Il y a peu de temps encore (et cette pratique, bien qu’interdite, aurait encore cours), la femme, pour racheter sa faute et peut-être avoir accès à une autre vie, était fortement incitée à s’immoler dans le bûcher funéraire.
Elle-même pouvait penser que c’était le seul moyen de tenter d’effacer sa faute ou d’échapper à la vindicte sociale et familiale.
Maintenant, le plus souvent, la femme est rejetée par sa belle-famille (avec laquelle elle habitait, du vivant de son mari), maltraitée, utilisée comme esclave ou jetée à la rue avec ses enfants car elle n’intéresse plus personne. Elle porte malheur, elle est démunie et devient un cas social dont personne ne veut s’occuper. Ces femmes sont condamnées très souvent à travailler à la réfection des routes, casser des pierres, ou bien étaler le goudron bouillant sous une chaleur accablante, simplement vêtues d’un sari retroussé et chaussées de « tongs ».
Josette Rey a mentionné également la difficulté pour une femme à se remarier : même si quelqu’un s’intéresse à elle, elle vit dans la crainte que le scénario précédent ne se reproduise.
Elle parle aussi d’un pays extrêmement capitaliste avec un individualisme fortement accentué par la religion *. Chacun doit faire son chemin pour accéder à d’autres vies meilleures. »

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* Encore des dégâts de religion: pas une pour sauver l’autre, en ce qui concerne le sort merdique réservé aux femmes!!!