" Comment vous réagissez au harcèlement de rue ?

Par Alanna Vagianos

 » Comment vous réagissez au harcèlement de rue ?

Trop souvent, les femmes sont sifflées durant leur trajet à pied à pied pour se rendre au travail, pour aller dîner et même en se rendant à l’école . Vlogger et son éducateur sexuel, Laci Green, fournissent quelques suggestions pour montrer comment les femmes peuvent répondre à un harcèlement de rue dans sa vidéo  » se mouvoir dans la rue .  »
Comme la plupart d’entre nous le sait déjà, les harceleurs de rue ne se soucient pas de savoir comment vous êtes habillée ou si c’est 7 heures ou si vous n’avez pas encore eu votre café du matin . Et comme souligné dans la vidéo de Green, le harcèlement de rue est omniprésent – chaque femme sait qu’elle a connu une certaine forme de celui-ci .

Tout au long de la vidéo, Grenn examine les effets du harcèlement de rue et juste combien ces violations de l’espace personnel peut être frustrantes. Après sa première expérience de harcèlement de rue à l’âge de 13 ans, Grenne a rapidement réalisé que ces sifflets ne sont certainement pas un compliment – en particulier parce que le harcèlement de rue implique toujours une certaine misogynie et / ou de l’homophobie .

grenn raconte quelques unes de ses expériences personnelles de harcèlement de rue , et rappelle celui dans lequel elle a finalement compris pourquoi certains hommes le font .  » Ce moment était crucial pour moi parce que j’ai réalisé que je ne suis pas une personne pour ce gars, que je ne suis pas un être humain qui donne clairement le signal « Dégagez « Non, j’étais une chose mignonne , un objet qu’il regarde , harcèle pour son propre plaisir  » .

Green suggère quelques moyens légers pour faire face aux attentions non désirées , y compris donner au harceleur « l’oeil de puanteur » , en utilisant  » la fausse flatterie  » tels que  » VOUS pensez que JE SUIS sexy ??  » ou appeler la personne « lèche-bottes »( parce que le « lèche-bottes déteste être appelé lèche-bottes)  » ) . Bien que l’ensemble de ses conseils est incroyable , le meilleur tuyau de Green est de ne jamais compromettre votre sécurité et de toujours répondre d’une manière où vous êtes plus à l’aise .

Peu importe comment vous choisissez de répondre aux incidents de harcèlement de rue , nous sommes reconnaissants que Green vient nous en parler » (Extrait – Traduction non exhaustive de Google)

http://www.huffingtonpost.com/2013/12/06/responding-to-street-harassers_n_4398566.html?utm_hp_ref=women&ir=Women

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« chaque femme sait qu’elle a connu une certaine forme de harcèlement. »

Le monde entier est un espace squatté par DES mecs, qui font régner LEURS codes de mâles dominants

Je trouve les conseils de Green bien trop…soft :##

En réponse à la « fausse flatterie »(!) on a de fortes chances de s’entendre répondre de la « vraie craderie », et même pire, si affinités supposées, de la part du harceleur !

Les deux fois où je me suis sentie menacée dans mon intégrité physique, j’ai répondu par l’agressivité menaçante…sans « calculer » ;):

Un jour que je voulais visiter le musée Grévin, je me suis pointée vers treize heures. C’était l’été: avenues et rues presque désertes à cette heure. Un type (dont je ne vous indiquerai ni l’apparence ni l’accent), m’a gratifiée de « compliments » crus qui ont vite virés propositions crades et rapprochement inquiétant. Personne alentour…Je me suis précipitée vers lui en vociférant ma colère géante, surpris, il a reculé, m’a craché dessus avant de s’en aller à reculons, haineux. On m’a dit un jour que je pouvais avoir « l’œil assassin », au besoin…C’est peut-être vrai, hahaha!

Une autre fois, j’allais prendre le train à la Gare de Lyon (à… Paris). C’était l’hiver, aux environs de 19 heures. Une femme enceinte a trébuché puis elle a fini par tomber à quelques mètres devant moi, la foule l’a enjambée et a continué son chemin. Quelques minutes plus tôt, une autre femme s’était mise à errer en déblatérant sur la voie publique; elle zigzaguait calmement entre les voitures. Aucun automobiliste, des 3 voies bondées de véhicules, n’a tenté de lui porter secours d’une façon ou d’une autre…Autant dire, que je n’avais pas besoin d’un dessin pour être consciente qu’il fallait chercher du secours auprès de…moi, si besoin était!
Bref, à un moment donné je prends conscience de pas lourds derrière moi, qui ont varié suivant mon allure. Je fais mine de regarder ostensiblement ma montre à la lueur de l’éclairage publique, et de m’apercevoir que je suis en retard. La gare est proche. J’accélère mon pas. Les pas s’accélèrent aussi et se rapprochent…En un éclair, je retire mon sac à main de mon épaule, enroule l’anse autour de mon poignet tout en agrippant fortement la sacoche, et je me retourne en menaçant l’individu (dont je tairai l’aspect), avec mon arme improvisée rageusement brandie, en hurlant ma rage et sûrement avec mes « yeux assassins ». Il a stoppé net et s’est mis à courir…moi derrière lui !!! J’étais ivre de rage…-Dans mon sac, il y a toujours un objet « contondant »;) (Un objet contondant est un objet qui écrase mais ne coupe pas et ne perce pas. Dico).

« Ivre de rage »,… de la rage accumulée, jour après jour, suite aux comportements indignes de trop de mâles, persuadés que le monde entier est leur terrain de chasse ou champ de bataille, et que les nanas sont forcément… »LEURS putes » !

Une autre anecdote, plus drôle, me revient en mémoire. J’étais à un « stop » et je patiente depuis une ou deux minutes à un angle de rue. Une voiture arrive derrière moi et se met à klaxonner impatiemment. Je regarde le chauffeur dans le rétroviseur et je pointe mon doigt sur le stop. Je ne peux toujours pas m’engager dans la croisée car un flot ininterrompu de voitures défile: c’est l’heure de la sortie des écoles. Il continue de klaxonner rageusement. C’est une rue à sens unique. Je sors le bras par la portière pour lui indiquer qu’il peut s’engager dans la voie de gauche pour jouer au kamikaze. Il se met à klaxonner sans interruption. J’ouvre la portière, et je m’avance vers mon harceleur. Il sort de sa voiture en dépliant un impressionnant gabarit. Je continue à m’avancer vers lui en lui criant ma colère. Il se montre menaçant, mais je ne suis pas impressionnée. Sa nana hurle, « laisse-là, tu ne vois pas qu’elle est folle, on ne sait pas de quoi elle est capable » -mes yeux assassins sûrement 😉 La brute paraît décontenancée, – il y a des badauds- puis retourne à sa voiture, la met en marche et me dépasse rageusement en prenant la… voie de gauche de la rue à sens unique.

Je regagne ma voiture, quand un commerçant chinois qui a assisté à toute la scène devant sa boutique, m’interpelle. Je lui demande agacée, » Qu’est- ce qu’il y a ? » Et à ma grande surprise, il essaye de me convaincre de faire partie de son club de… sport de combat féminin ! Je dois ajouter que j’avais alors l’âge d’entreprendre le tricot plutôt que la… boxe Thaïe! (Le pauvre a été trompé par ma « jeunesse(!)apparente », hahaha !

Mon éclat de rire a ramené la sérénité dans ma tête et dans mon corps …:yes:

( Il y a aussi eu ce jour où j’ai fait du stop la nuit, en France métropolitaine, avec un « Van Gogh chauffeur routier »; c’était juste après « l’enfer conjugal », je voulais apprendre à affronter la violence masculine…j’ai failli y rester, mais finalement, ça a marché: l’ex prof de gym m’avait involontairement préparée au pire et…endurcie ! Mais ceci est une autre histoire! )