C’est QUOI la règle grammaticale de proximité ?

 » Que les hommes et les femmes soient belles !  »

« C’est appliquer la règle grammaticale de proximité pour que dans la langue, comme dans la vie, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin !

Cette règle, qui s’appliquait couramment au 16e siècle, stipule que l’adjectif s’accorde en genre avec le nom le plus près. Elle a été renversée par le grammairien Claude Favre de Vaugelas en 1647, lorsqu’il a avancé que « le genre masculin est le genre le plus noble », déclaration qui a été reprise et explicitée en 1767 par un autre grammairien, Nicolas Beauzée : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle »…

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Les éditions COGITO ergo sum appliquent la règle de proximité !

(Selon cette règle, l’accord de l’adjectif ou du participe passé peut se faire avec le nom le plus proche, au féminin ou au masculin.)

Les éditions Cogito feront paraître à la rentrée de septembre le roman de Chantal Figueira Levy, « Gazoute et l’étoile en balsa ».

Ce sera la première publication qui appliquera la règle grammaticale de proximité.

Voici le texte qui apparaîtra en préambule du roman :

Les éditions COGITO ergo sum sont engagées dans le combat pour l’égalité des sexes. C’est la raison pour laquelle, ce roman, comme toutes les publications qui suivront, s’engagera à défendre et à appliquer la règle grammaticale de proximité.

Cette règle, qui s’appliquait couramment au 16e siècle, stipule que l’adjectif s’accorde en genre avec le nom le plus près. Elle a été renversée par le grammairien Claude Favre de Vaugelas en 1647, lorsqu’il a avancé que « le genre masculin est le genre le plus noble », déclaration qui a été reprise et explicitée en 1767 par un autre grammairien, Nicolas Beauzée : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ».

Il faut attendre 1991 pour que la règle de proximité soit remise au goût du jour dans un ouvrage, « Le langage n’est pas neutre », édité par l’Association suisse pour l’orientation scolaire et professionnelle. Depuis, elle a été adoptée par la Fédération des professionnelles en 1998. Elle est également mentionnée dans le guide de rédaction non sexiste, « À juste titre », du gouvernement de l’Ontario et figurent ici et là, dans une documentation diversifiée.

Par conséquent, il faut écrire, « Les vendeurs et vendeuses sont compétentes » (Le langage n’est pas neutre, 1991).

Source : http://editionscogitoergosum.over-blog.com/article-la-regle-de-proximite-78384823.html

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 » En 1767, le grammairien Nicolas Beauzée écrivait : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ». Quand on apprend aux enfants que « le masculin l’emporte sur le féminin », on leur transmet un monde de représentation où le masculin est considéré comme supérieur au féminin. On leur inculque, consciemment ou non, l’idée de la supériorité d’un sexe sur l’autre.

Par la manière dont il façonne les mentalités, le symbolique impacte le réel. La langue permet de dire ce réel, de le transformer. Elle est ainsi, avec le symbolique, l’un des vecteurs de l’égalité. C’est pourquoi, en mars 2011, L’égalité, c’est pas sorcier !, Femmes Solidaires et la Ligue de l’enseignement lançaient la pétition « Pour que les hommes et les femmes soient belles ! » avec l’objectif de populariser la règle de proximité. Selon cette règle, l’accord de l’adjectif ou du participe passé peut se faire avec le nom le plus proche, au féminin ou au masculin.

Cette règle s’appliquait en toute légitimité jusqu’aux 17e-18e siècles. En la réhabilitant aujourd’hui, nous voulons offrir une nouvelle liberté à la langue. Nous voulons bousculer les esprits, les libérer d’habitudes acquises qui soutiennent le sexisme.

Retrouvons-nous pour libérer la langue française

des chaînes de la domination masculine !

A l’initiative de : L’égalité, c’est pas sorcier ! – La Ligue de l’enseignement – Le Monde selon les Contact the petition author …

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… » Depuis, ces associations ont été rejointes par 1600 personnes dont 26,30% d’hommes prêts à abandonner le privilège de visibilité et de dominance que la langue leur offre depuis le 18e siècle.

C’est bien la perception que les genres grammaticaux ont quelque peu à voir avec le genre assigné à chacun et chacune, qui explique les réactions de satisfaction ou de soulagement des signataires. En réponse à la pétition, Eliane, retraitée de Bayonne, écrit : « Je suis révoltée depuis l’école primaire… », Yasmina, professeure des universités au Maroc : « J’attendais ça depuis longtemps ! », Evelyne, enseignante en Belgique : « Je me sens moins seule désormais », Audrey, libraire de Saint-Etienne : « Ce débat aurait du être soulevé il y a bien longtemps, il était temps ! Merci ! ».

D’autres expriment clairement leur conviction que la langue porte des représentations sociales et sexuées. Chantal du Québec : « Le poids des mots est un poids social », Odile de Dijon : « la règle de proximité est de nature à faire évoluer les mentalités », Grégoire de Rome, enseignant : « Pour une révolution dans les consciences ! », Mona de Paris, sociologue : « Ca commence dans les pratiques linguistiques quotidiennes, et ça se poursuit partout… », Gilles de Paris, journaliste : « C’est par le Verbe que tout commence, ou peut recommencer sur un bon pied… »

Pour certains, comme Serge de Bruxelles, enseignant, et Claire de Casablanca, enseignante, la règle de proximité n’est qu’une affaire de bon sens, pour d’autres comme Yoann de Paris, traducteur, elle « ouvre de nouvelles possibilités linguistiques, littéraires. Pur et simple enrichissement. »

Si Laurence de Frasne-les-Meulières, institutrice, aimerait « bien enseigner ça à mes petits CE2 », Frédéric d’Oissel, lui aussi enseignant, décide que « désormais mes élèves n’auront plus faux quand ils (euh… elles) écriront en respectant la règle de proximité. Pas sûr que mes inspecteurs apprécient, mais bon… il va bien falloir qu’ils s’y fassent. »

Enfin, certains sont déjà passés à la pratique comme Didier de Silfiac, chômeur : « Cela fait déjà quelques années que j’applique cette règle qui me semble logique ! », ou Bruno de La Madeleine, journaliste « qui prend déjà la liberté d’utiliser cette règle ».

Pays des signataires :

9,70% des signataires vivent en France, 7,10% en Belgique, 4,20% en Suisse, 3,90% au Canada, 1,71% au Maroc et 3,30% dans 21 autres pays : Costa-Rica, Jordanie, Hongrie, Suède, Norvège, Mexique, Autriche, Corée du Sud, Brésil, Portugal, Burkina Faso, Espagne, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, Pologne, Chili, Italie, Etats-Unis, Indonésie et Australie »…(extraits)

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… » Source : http://editionscogitoergosum.over-blog.com/article-la-regle-de-proximite-78384823.html

Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin et depuis les hommes et les femmes sont belles ! 2011-05-12 11:01Lundi 2 mai 2011, la pétition « Que les hommes et les femmes soient belles » demandant la reconnaissance et l’application de la règle de proximité a été lancée par quatre associations : L’égalité, c’est pas sorcier !, La ligue de l’enseignement, Le Monde selon les femmes et Femmes Solidaires »…

Lien http://www.petitions24.net/a/14245

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 » Que les hommes et les femmes soient beaux  » fait « pisser de rire », aussi

Et repose sur une prétendue…SUPERIORITE masculine(!!!), CREEE de toutes pièces…par des MECS

AUCUN sexe n’est SUPERIEUR à l’autre

Ils sont SEULEMENT …DIFFERENTS

Et…Complémentaires !!!