Les mots pour « LE » dire :
… »Le langage est en outre instrumentalisé par les tenants dun immuable ordre patriarcal qui voudraient faire croire que cest parce que lon parle trop des violences sexuelles que les victimes souffrent: « Cest à force de parler du viol, de dire à quel point cest grave que les victimes finissent par aller mal». Yvon Dallaire, psychologue (et sexologue…) québécois et misogyne notoire, ne dit pas autre chose à propos des violences sexuelles commises sur les enfants : « Encore une fois, la perception de la réalité, (…) et linterprétation catastrophique des abus peuvent provoquer des réactions pires que la réalité de ces abus(7) ». Comme si les mots avaient le pouvoir de créer (8) la réalité, comme si, sans les mots, les victimes arrêteraient de souffrir. Cette grossière manipulation vise à faire silence sur les violences sexuelles, non pas bien sûr pour le bien-être des victimes, mais pour la tranquillité des agresseurs. Et cest bien au contraire la mise en sourdine langagière des violences quelles ont vécues qui ronge les victimes.
Ainsi les mots sont-ils un vrai terrain de lutte politique, en témoignent dailleurs, autre sujet, les résistances encore massives à la féminisation de certains noms de métier »…
A lire en entier : http://avft.org/article.php?id_article=572
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Les MAUX des femmes
Et les MOTS des hommes…