"Culture porn: "Quand la même question de zoophile revient dans trois collèges différents, je sais qu’il y a une vidéo qui circule sur internet "

(Si vous l’avez raté).

« Lucien Neuwirth, auteur de la loi sur la pilule contraceptive en France, déplore :
On a découvert les vérités de la vie au hasard de ce que l’on glanait sous le préau des écoles ou dans les bureaux, tout ça n’est pas sérieux. »

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Par Barbara Krief :

 » On a eu droit à Farida Belghoul, inventeuse du « jour de retrait », appelant les parents à ôter leurs enfants des écoles publiques, qui fomenteraient le projet diabolique d’en faire des homosexuels diplômés en masturbation. Puis on a eu droit à Civitas, mouvement de catholiques intégristes brandissant les photos des prétendues « dérives » lors de cours « d’éducation sexuelle » – appelés en réalité cours d’éducation à la sexualité. Ces fantasmes se répandent comme une traînée de poudre, alors même qu’on croyait le sujet clôt. Et que l’éducation à la sexualité dans les établissements scolaires n’a jamais été aussi nécessaire.

Mieux vaut instruire que guérir

En 1972, Lucien Neuwirth, auteur de la loi sur la pilule contraceptive en France, déplore :

On a découvert les vérités de la vie au hasard de ce que l’on glanait sous le préau des écoles ou dans les bureaux, tout ça n’est pas sérieux. »

C’est à ce député-médecin, qui pense qu’il vaut mieux instruire que guérir, que l’on doit en 1973 la création du Conseil supérieur de l’information sexuelle de la régulation des naissances et de l’éducation familiale (CSIS). Jusque-là, l’éducation sexuelle était l’affaire exclusive des parents. Le CSIS vise au contraire à « prendre des mesures en vue de favoriser l’information des jeunes et des adultes sur les problèmes de l’éducation familiale et sexuelle ». Il soutient et encourage également la formation des professionnels dans le domaine du médico-socio-éducatif.

Les circulaires Fontanet, du 23 juillet 1973 ouvrent officiellement les portes des collèges et lycées à « l’information à la sexualité ». Les enseignants de sciences naturelles sont alors dépositaires de cette nouvelle mission. Images de découpes d’ovaires et itinéraire d’un spermatozoïde dans sa course effrénée à l’ovule font leur apparition dans le programme de S.V.T.. Avec plus ou moins de conviction selon les profs.

Des cours de mieux en mieux cadrés

La pandémie du SIDA donne un coup d’accélérateur au début des années 1990. Des intervenants externes sont désormais dépêchés par des associations dans les classes pour sensibiliser les jeunes aux dangers d’une sexualité active. La prévention devient une nécessité de Santé publique, les premières campagnes de mise en garde contre les IST (infections sexuellement transmissibles) font leur apparition.

« Déjà ça, mais pas suffisant », juge Virgine Barbet, intervenante dans les collèges et lycées parisiens et créatrice du site internet educationsexuelle.com.

L’aspect sanitaire est primordiale, c’est un minimum. Mais l’aspect sentimental et humain de la sexualité ne doit pas être oublié. »

La loi de 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception encadre davantage les interventions d’éducation à la sexualité. Les écoliers, collégiens et lycéens français doivent dorénavant bénéficier de trois séances annuelles, animées par des enseignants ou des associations. Les intervenants sont des conseillers familiaux et conjugaux, diplômés par une formation de trois ans reconnue par l’Etat. Pour mener à bien leurs interventions, ils reçoivent consignes et indications, du ministère de l’Education.

La loi de 2001, complétée par une circulaire en 2003 – dernier texte juridique en date sur le sujet – est toutefois peu suivie dans les établissements. Refus de sacrifier des heures de cours, peur de plomber le budget de l’établissement… Rares sont ceux qui honorent les trois séances annuelles obligatoires. Pourtant, la plupart les interventions du planning familiale sont subventionnées à presque 100% par l’Etat, et celles d’associations comme Couples et Familles, également subventionnées, ne dépassent pas les 40 euros de l’heure.

Le dispositif comporte en effet une faille : c’est à la direction de l’établissement de contacter directement les intervenants, via des associations. Sinon, il ne se passe rien. Et quand elle décroche son téléphone, c’est qu’il y a urgence ! Virginie Barbet raconte :

Trois élèves de collège n’arrêtaient pas de tripoter une de leur enseignantes. Pour mettre un terme, de manière constructive, à ces gestes déplacés, le directeur de l’école a fait appel à moi. »

Youporn dans la poche des ados

Ces cours n’ont pourtant jamais été aussi nécessaires. Le jeune qui se pose des questions sur sa sexualité naissante n’a qu’à ouvrir la fenêtre du web pour se désinformer avoir même d’avoir pu s’informer. Virginie Barbet s’interroge sur le rôle des écrans :

Les parents qui pensent tout contrôler se trompent. Même si vous mettez un contrôle parental sur les ordinateurs de la maison, il reste le smartphone et si votre enfant n’a pas de téléphone, il a forcément un camarade pour lui montrer. Maintenant les ados ont le porno dans leur poche. »

Selon l’intervenante, les jeunes se forgent de plus en plus rapidement une culture porn, parfois dès le primaire. Obligeant même les animateurs à se mettre « au goût du jour » pour suivre les conversations. « Quand la même question de zoophile revient dans trois collèges différents, je sais qu’il y a une vidéo qui circule sur internet », raconte Diane de La Morinière, conseillère conjugale et familiale qui intervient en milieu scolaire pour la fédération nationale Couples et Familles.

Pour Virginie Barbet, les questions sont inévitablement dans la tête des jeunes. Son rôle : « rectifier le tir ».

On les aide à faire la différence entre réalité, cinéma et fantasme. On n’aborde pas des thématiques, autre que sanitaire, qui ne les travaillent pas déjà. »

N’en déplaise à Civitas.  »

Barbara Krief

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140217.OBS6678/les-ados-ont-le-porno-dans-leur-poche-on-est-la-pour-rectifier-le-tir.html?cm_mmc=EMV-_-NO-_-20140223_NLNOACTU17H-_-les-ados-ont-le-porno-dans-leur-poche-on-est-la-pour-rectifier-le-tir#xtor=EPR-3-%5BActu17h%5D-20140223

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« Culture porn: « Quand la même question de zoophile revient dans trois collèges différents, je sais qu’il y a une vidéo qui circule sur internet  »

Il y a urgence à -tenter ?!- de rectifier le tir, chez les jeunes en effet !

N’en déplaise aux…familles(?!)cathos, à Civitas, à l’allumée du « jour de retrait », à la Droite française, à… Copé -sérieux, j’ai cru à un gag!- etc…

« Trois élèves de collège n’arrêtaient pas de tripoter une de leur enseignantes. »

Effarant !!!

COMMENT en est-on arrivé là ?

Je n’aimerais pas être une minette de nos jours, avec la sexualité porn qui envahit de plus en plus les relations de jeunes mecs/nanas

Même pas une jeune… adulte !

Heu, ni même la vieille partenaire de certains… »nouveaux vieux  » ! :##

Ce n’est pas écrit sur le front des mecs, leur « sexualité envisagée » ! – exigée ? – une fois passée une approche plus soft pour ne pas effrayer la partenaire…

Bienvenue à Arusha (Tanzanie), Bangkok (Thaïlande), Polska (Pologne),Tadla-Azilal (Maroc)…

Ce soir à la sortire de l'eau

1 100 pages vues hier; merci pour l’intérêt !

Dimanche 23 février :

– @ ‎19‎:‎32: Fléron, Belgique
– @ ‎17‎:‎04: Menlo Park, California, US
– @ ‎16‎:‎37: Polska, Pologne
– @ ‎15‎:‎44: Munich, Allemagne
‎- @ ‎14‎:‎32 : Brussels, Belgique
‎- @ ‎14‎:‎26 : Bangkok, Thaïlande
‎- @ ‎14‎:‎18 : Floréal, Mauritius
‎- @ ‎14‎:‎16 : United Kingdom, GB
– ‎@ ‎13‎:‎43: Genève, Suisse
‎- @ ‎13‎:‎09: Neuchatel, Suisse
‎- @ ‎12‎:‎48: Menlo Park, California, US
‎- @ ‎10‎:‎09: Arusha, Tanzanie
‎- @ ‎09‎:‎59: Gatineau, Canada
‎- @ ‎09‎:‎48: Redmond, Washington, US‎
‎- @ ‎07‎:‎47: Europe, EU
‎- @ ‎06‎:‎51: Tadla-Azilal, Maroc
‎- @ ‎06‎:‎29: Montréal, Canada

Entre autres…

Merci pour la visite et douce nuit 😉

Web et photos sexy d’une enfant ?!

(J’ai caché son visage… d’enfant!)

Sur twitte le monde est fou !r

W..l M…n ‏ :

 » faudrait interner les parents !!!!!  »

S’exclame ce twitto

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Faudrait surtout éduquer et responsabiliser les jeunes, avant de leur mettre tous ces outils en mains !

J’éprouve de la tristesse pour cette petite…

Maire UMP: " pédopornographie pour tous " ?

« interpellé au petit matin ce mardi à son domicile par des gendarmes…

Selon des informations révélées par RTL et confirmées par la gendarmerie, les enquêteurs lui reprochent la consultation « régulière » de sites pornographiques présentant des images de mineurs.

L’élu de 68 ans, qui s’était opposé au mariage pour tous au printemps dernier, comptait se représenter en mars prochain aux municipales « …(Extraits)

http://m.20minutes.fr/lille/1258417-20131203-maire-ump-lompret-59-garde-a-vue-consultation-sites-pedophiles

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UMP, MPT et …PPT ?

« Sa » pornographie, ça le regarde

Ce qui est inacceptable, c’est qu’il se régale de pornographie effectuée avec des …enfants : la pédopornographie et ses saloperies sexuelles détruisant des petits !

Il serait intéressant de savoir si cet élu de…68 ans est aussi père et grand-père ?

"Que de tous petits… zizis(!), sur les statues romaines" Pourquoi ?

(Si vous l’avez raté).

Par Renée Greusard: entretien avec l’historien Thierry Eloi.

 » Chez les Romains, le comble du plaisir est dans le baiser, pas le pénis

Le sexe chez les Romains se fondait sur une conception différente du couple…

… A Rome, l’énormité du pénis, c’est terrible, c’est une dévalorisation, parce que c’est un corps disproportionné. On remarque d’ailleurs que sur les statues romaines, il n’y a toujours que de tous petits zizis.

Ensuite, la plus grave des insultes, ce n’est pas de dire de quelqu’un qui est sodomisé – même si ça peut être une insulte –, le pire, c’est de dire « Il aime sucer ». Il faut revenir pour comprendre à l’origine du mot fellation. Il vient de « fello, fellare » qui signifie « téter ».

Lorsque la nourrice voit le bébé dont elle a la charge pleurer, elle le met au sein, il « fellat ». Mais elle le fait pour l’empêcher de parler, de pleurer. Or, si quelqu’un fait une fellation, de la même manière, il ne peut plus parler et un Romain, c’est un citoyen qui parle.

Et les femmes dans tout ça ?

Une femme « libre » n’a pas de plaisir. Elle est éduquée à ne pas en avoir. La nourrice doit apprendre à la petite fille à ignorer le plaisir de son corps. Une femme romaine est destinée à reproduire. D’ailleurs un des synonymes de femme libre à Rome, c’est « le ventre ». C’est bien pour ça qu’il ne faudrait pas revenir à la Rome antique.

A tel point que si un homme libre prend trop de plaisir avec son épouse, la femme va se plaindre à son beau-père de cette situation et le père vient engueuler le mari.

Il y a des procès très connus d’hommes qui sont traînés au tribunal parce qu’ils sont « uxoriosis » : ils aiment trop le corps de leurs femmes. Les gens disent : « Mais si vous avez envie de vous vider les couilles, allez donc au lupanar ! »…

Et à Rome ?

La pédérastie est grecque. Les Romains n’ont jamais voulu transposer à Rome ce modèle. Les Romains l’admettent, ils appellent ça l’amour à la grecque mais pour eux, c’est un exotisme.

A Rome, c’est le père qui initie son fils à l’âge adulte, mais l’inceste est un interdit total. Il n y a donc pas de sexe dans ce rapport.

Comment les Romains conçoivent-ils le plaisir ?

D’abord, il faut préciser qu’un individu libre (femme ou homme) ne peut pas avoir de rapport de volupté, c’est un corps qui n’est pas pénétrable, c’est un corps fermé. C’est un corps interdit au désir.

Cela ne veut pas dire que les Romains ne connaissent pas la volupté, mais elle est complètement différente de ce que nous appelons la sexualité.

Le plaisir, ce n’est pas non plus à travers le pénis ou l’anus que l’homme va le trouver, parce que c’est un contact avec l’intérieur du corps. Or l’intérieur du corps, c’est des glaires, c’est visqueux. Ce ne sont que des « humeurs ». On est plus en contact avec ce qui fait la beauté décente du corps : la peau.

Car le plaisir des Romains se trouve dans le baiser sur la peau. Encore mieux que ça, le baiser autour de la bouche. C’est l’échange de souffle qui est recherché. Les Romains n’estiment pas que le comble du plaisir, c’est l’éjaculation. Le comble du délice, à Rome, et pour un Romain, c’est le baiser.

Le souffle, c’est l’éternité de la chaleur, la douceur, la chasteté et de la bonne haleine. Ce n’est pas une jouissance spermatique, c’est la jouissance pneumatique.

Avec qui alors, ces baisers ?

Toujours avec des hommes et des esclaves, puisque les hommes libres sont interdits d’être désirés ! Tout se déroule pendant les banquets de l’après-midi. Là, on amollit le corps rigide du sérieux du matin »…(Extraits).

LIRE tout l’article: http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2012/01/23/chez-les-romains-le-comble-du-plaisir-est-dans-le-baiser-pas-dans-le-penis-228572

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« Le plaisir, ce n’est pas non plus à travers le pénis ou l’anus que l’homme va le trouver, parce que c’est un contact avec l’intérieur du corps. Or l’intérieur du corps, c’est des glaires, c’est visqueux. Ce ne sont que des « humeurs ». On est plus en contact avec ce qui fait la beauté décente du corps : la peau.

Car le plaisir des Romains se trouve dans le baiser sur la peau. Encore mieux que ça, le baiser autour de la bouche. C’est l’échange de souffle qui est recherché. Les Romains n’estiment pas que le comble du plaisir, c’est l’éjaculation. Le comble du délice, à Rome, et pour un Romain, c’est le baiser. »

« Le comble du délice, à Rome, et pour un Romain, c’est le baiser. »

Heu, de nos jours beaucoup de…Romaines et autres(!) pourraient le confirmer aussi 😉

« Or l’intérieur du corps, c’est des glaires, c’est visqueux. Ce ne sont que des « humeurs »

Hêêê oui! Mais apparemment de nos jours, il faut que les nanas aiment « ça »

Passage obligé pour être… « bonne » !

En fait, la sexualité des NANAS, se résume/varie en fonction de ce que les MECS décident/exigent/fantasment crade ou pas, à leur… place à elles ? :##

PS: lors d’une visite de musée en Grèce, – je crois!- je m’étais étonnée avec Monamoureux, de la petitesse des zizis par rapport à la taille des -super- beaux colosses sculptés 😉

Bienvenue à San José (CR‎2), Djibouti ( DJ‎), Antananarivo (Madagascar)…

La plage de Flic en Flac au crépuscule

Hier, 1 353 pages vues; merci pour l’intérêt 😉

Samedi 22 février :

– @ ‎14‎:‎44: Antananarivo, Madagascar
‎- @ ‎13‎:‎51: Simi Valley, California, US
‎- @ ‎13‎:‎14: Menlo Park, California, US‎‎
‎- @ ‎12‎:‎46: Geneve, Suisse
‎- @ ‎12‎:‎36: Djibouti, DJ‎
‎- @ ‎12‎:‎23: Zollikon, Suisse
‎- @ ‎12‎:‎15: Esch-sur-alzette, LUuxembourg
‎- @ ‎09‎:‎31: San José, CR‎2
‎- @ ‎09‎:‎03: Chicago, Illinois, US
– @ ‎08‎:‎34: United Kingdom, GB‎
‎- @ ‎08‎:‎27: Europe, EU
‎- @ ‎08‎:‎13: Princeton, New Jersey, US

Entre autres…

Merci pour la visite et douce nuit !

Autant de féminismes que de …féministes ? YES !

COM sur « Les mecs et la lingerie féminine » :

… »mais parfois j’ai tout de même envie de répondre que je ne me ne reconnais pas dans les caricatures des hommes que les féministes esquissent – ou que vous esquissez ci-dessus »… « (Voir com complet ci-contre)

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Non : il ne faut pas dire « PARFOIS » , mais au contraire:  » MOI, JE ne me retrouve PAS dans ces hommes » au COMPORTEMENT (!) épinglé par des féministes »…Monamoureux aussi, d’ailleurs 😉

Des milliards de mecs se conduisent, -d’une façon ou d’une autre,-
de manière dominatrice, autoritaire, violente, non respectueuse de l’identité propre des femmes, -entre autres, dans le domaine de la sexualité- et non égalitaire, etc…qu’ils justifient par le fait d’être …porteurs de pénis et de testicules ! (justifié par Freud et les religions inventées par des mecs)

Vous êtes sur un blog…féministe, Peter :yes:

Qui a pour raison d’être d’épingler tout ce qui nuit aux femmes, dans le comportement des mecs

Nous SAVONS tou(te)s que tous les mecs ne sont pas comme « cela »…

Raison de plus pour dénoncer les saloperies commises par des milliards d’autres, d’une façon ou d’une autre !

Quand des millions de mecs* affirment que les femmes sont des « salopes » au sens propre et/ou figuré, je ne me sens pas du tout concernée.(religions*, aussi: voir l’article paru ce jour, entres autres)

Mais alors, pas du tout con-cer-née ! va savoir pourquoi ? HAHAHAhahahaha !

PS- ah ! petite précision: il y a autant de féminismes que de féministes!
En commun: lutter contre le sexisme/machisme/misogynie/patriarcat/violences féminicides, etc, et promouvoir un meilleur sort sociétal pour les femmes !

Mais chacune à SA manière !

« Pas de dominante pour dominer les dominées  » ?

Mais ceci, vous le savez déjà 😉

L’homme d’Eglise, la femme/sorcière et le… diable: la messe est dite ?

sur edulco.net(illustration non contracuelle).

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Femmes ou démons

Par Valérie Massignon: (Ce texte est extrait de la revue Sorcières, n°22, Ed. Garance.)

« Commères, trompeuses, simulatrices, libidineuses », telles sont les femmes de tous âges, vues par un homme d’église du XIIIe siècle qui colporte et rapporte les traditions de son temps. Son nom est Etienne de Bourbon.

Ce prédicateur et inquisiteur de I’ordre de Saint Dominique a composé, vers 1270, un recueil d’exemple qui rassemble toutes sortes d’histoires glanées dans les livres des Anciens et des Pères, ou bien plus simplement des bruits, des légendes, des faits divers entendus ou vus dans les paroisses où il se rendait en mission.

Le prédicateur redistribuait ces histoires dans des sermons, après les avoir remodelées insidieusement, afin d’en faire des exemples moralisa­teurs. C’est à cette époque que s’organise un nouveau mouvement de vulgarisation et de normalisation chrétiennes, aux mains des ordres mendiants, qui manient admirablement les rouages psychologiques de la communication de masse.

Ce recueil témoigne donc des idées et des conduites des masses de l’époque mais aussi d’un discours répressif sur celles-ci.

Femmes et illusions

Dans ce traité les femmes pèchent essentiellement par orgueil et luxure, qu’elles personnifient dans les enluminures, sur les vitraux et les chapiteaux. On les retrouve dans ce traité, le vieux fond misogyne traditionnel sur la mauvaise langue et la libido des femmes. « La langue des femmes est pire que la menace d’une tempête ». Les femmes ne tiennent pas leur langue, contredisent et querellent impunément leurs maris qui s’empressent de les corriger et de les ridiculiser.

C’est à cause de leur sexe que les femmes sont maléfiques, démoniaques et bestiales. La sainte est celle qui oublie son corps de femme. La femme maudite le cultive avec des artifices, comme les perruques, les fards, les biJoux, les souliers à talons, les robes à queue.

Les masques séduisants de la femme recouvrent un corps, au fond épouvantable. Le désir immerge I’homme dans un abîme. La femme est un cauchemar où l’homme plonge.

Parce qu’elle « masque » et « déforme » alors son corps pour valoriser sa féminité, la femme est diabolique. « C’est faire injure à Dieu que de modifier sa forme naturelle qui est à l’image et à la ressemblance de Dieu ».

Les ornements du visage sont les plus répréhensibles parce qu’ils cachent l’identité de la femme, la rendent méconnaissable, comme celle-ci qui avait une tête de jour, de nuit, d’intérieur et d’extérieur.

Les vieilles femmes qui cherchent à se rajeunir, à récupérer leur féminité, sont les plus diaboliques, les plus trompeuses. C’est à elles que Ies exemples s’attaquent surtout. Ainsi, un jour à Pans, dans une procession, un bourgeois remarque une femme aux cheveux d’or, il se dit que cette fille doit être très belle, et que son mari a bien de la chance ; il se décide a la rejoindre et horreur ! Que voit-il en face de lui ? … Sa femme qui était vieille et dure et qui avait mis une perruque. Il la traite alors de singe.

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, aussi comiques et méchants, contre les vieilles.

L’image de la vieille est encore plus facilement dégoûtante pour Ies hommes ; mais surtout elle renforce la diabolisation de la femme, comme étant Ie comble de la dissemblance.

En effet, le diable joue aussi des apparences : « Il prend les formes et Ies manières de tout Ie monde », des rois, des chevaliers, des paysans, des dames et demoiselles, des saints et de la Vierge. On le surnomme « Mille Artifex ». « Le diable se joue des hommes. Il Ies tentent par I’intermédiaire de la force imaginative ou fantastique, afin de faire apparaître aux hommes les choses et les êtres sous d’autres aspects que les leurs par des métamorphoses ». Le diable déforme, et il est difforme. Comme lui la femme fait illusion, lorsqu’elle se rend dissemblante. Comme elle, le diable tente libidineusement.

On voit donc ici qu’entre la femme et le diable se croise un réseau de significations, reliant le corps, l’image, la forme, l’apparence, l’illusion et le phantasme, tout à fait définies par les théologiens. Le mal et la subversion sont du côté de l’imaginaire, d’images imaginées, de corps illusoires.

Les monstres n’atteignent pas cette limite, car ils sont naturels, voulus par Dieu, conformes.

Les vieilles qui se fardent sont pareilles aux masques des jongleurs, à des « larves »[8]. Suivant le sens antique, elles offrent donc « l’image des morts revenant sous forme de spectres parmi les vivants, pour les tourmenter ». Le terme romain désigne aussi « les masques de théâtre grotesques et les possédés ». Ces deux sens sont passés en langue romane, avec deux connotations supplémentaires de sorcière et vision délirante. On verra l’exemple d’une vieille femme possédée, un strige, dont l’exorcisme consiste a la démasquer… Ce terme de larve clôt le concept de la femme et produit celui de la sorcière.

Femmes et sorcières : les vieilles

Parce que la « sorcière » déploie les forces de sa parole et celles de son corps, elle existe virtuellement dans toute femme; ceci, dans l’esprit du XIIIe siècle. Toute femme est une sorcière en puissance. C’est une idée épouvantable pour les gens du XIIIe siècle qu’a exaltée Michelet.

Mais au XIIIe siècle, celle qui sera la « sorcière » n’a pas encore de nom, de profession proprement établis. Identifiée dès la fin du XIVe siècle, et mieux encore par le Malleus Maleficarum de 1484, elle est à partir de là isolée et persécutée. Le phénomène de la sorcellerie n’est pas vu comme aux siècles suivants. L’Inquisition, en effet, poursuit violemment les hérétiques mas non les sorcières et les sacrilèges. Elles sont épargnées par le concile de Valence de 1248. Elles sont mentionnées la première fois dans un manuel d’inquisiteur, celui de Bernard Gui, en 1307. Etienne de Bourbon témoigne de cette tolérance à l’égard de celles qui agissent comme des sorcières ou y croient; il les considère, en général, comme des survivances païennes, des « superstitions » propres au simples, aux rustres et aux femmes. Dans ce recueil d’exempla, on voit juxtaposées l’image folklorique de la « sorcière » et sa négation par la culture savante. Au xiiie siècle, l’Église anéantit ce personnage, non en le tuant – ce qui confirme sa réalité – mais en le déniant comme étant une « illusion diabolique », une « erreur », un « phantasme ». Et c’est là un mode de pensée propre à l’époque.

D’abord comment est-elle désignée ? Quelle femme est-ce et que fait-elle ? Il s’agit le plus souvent d’une femme qualifiée de devine, maléfique, ou douée de sortilèges. Il n’y a pas de terme fixe. Elle correspond en majorité à une vieille femme.

La vieille, par l’intermédiaire du diable ou non, agit ou en mal sur la maternité et le couple, et a mort, à la demande des femmes. Elle intervient donc sur les trois moments biologiques déterminants d’une société, la naissance, l’amour, la mort. Elle opère le plus souvent sur la sexualité, alors qu’elle-même en est dépossédée par sa vieillesse ; elle a donc besoin d’une relais : le diable ; et pour cela, qu’elle soit utile et maléfique, elle est dénoncée.

Ces vieilles exercent une contre-pouvoir et pratiquent une contre-culture, à base physique et gestuelle, rivalisant avec les prêtres qui règlent autrement les mêmes besoins, les mêmes désirs et les mêmes peurs. Il y a deux façons de réagir, adoptées par Etienne de Bourbon, qui reviennent toujours à nier. Ou, comme ci-dessus, démontrer que c’est le diable qui agit subversivement et épouvantablement. Ou prouver soit par des arguments bassement matériels parfois ou hautement psychologiques et théologiques que les pouvoirs de la vieille sont nuls, tenant à des supercheries ou des illusions.

Les théologiens médiévaux, Saint Augustin, les rédacteurs du Canon Episcopi, Saint Thomas s’interrogent constamment sur les phénomènes illusoires et réalistes, engendrés par le Diable, « avec la permission de Dieu » ; ils divergent entre les deux solutions[12]. Le Malleus Maleficarum de 1484, à l’encontre du Canon Episcopi, certifiera la réalité du pouvoir de métamorphose des sorcières.

On voit bien, avec ce recueil d’Exempla, que le xiiie siècle pense autrement le phénomène.

Une strige

Nous avons pris un exemple particulier pour étudier le fonctionnement d’une croyance « populaire » à la « sorcière » et voir comment les hommes d’Église démontent et déplacent cette croyance.

Voilà cette histoire qu’Etienne de Bourbon a entendue et qui raconte comment un village de Basse Bretagne a vécu une histoire de sorcière ou plutôt de strige.

« Il arriva qu’une femme perdit ses deux enfants au terme de leur première année. Des femmes lui dirent que c’était à cause des striges, qui buvaient leur sang. Elle les crut et leur dit que pour son troisième enfant, elle veillerait toute la nuit de son anniversaire en posant au-dessus de son berceau un couvercle en fer qui servait à recouvrir la marmite dans l’âtre ; ainsi lorsque la strige viendrait, son visage serait marqué au fer rouge, et le lendemain matin on la reconnaîtrait.

Vers minuit, elle vit rentrer par la porte, pourtant fermée, une vieille femme : sa voisine, à cheval sur un loup, qui s’approchait du berceau de l’enfant. La mère, faisant semblant de dormir, saisit le fer et la marqua au visage ; la vieille partit alors à grands cris.

Le lendemain matin, la mère se plaignit auprès des voisins et des baillis qu’elle avait convoqués. Ils se rendirent chez la vieille ; la porte était fermée et on ne leur ouvrait pas ; ils la défoncèrent et enlevèrent la vieille qui avait la joue brûlée. La marque de fer prouvait que le crime dont elle était accusée était véritablement fondé.

La vieille nia tout en disant qu’elle n’était pas consciente de ce crime.

L’évêque qui l’écoutait et qui connaissait sa conscience adjura le démon qui s’était fait l’agent de ce fait.

Alors le démon se métamorphosant en semblance de vieille femme décolla du visage de la vieille une pellicule brûlée et se l’appliqua. Il manifesta ainsi sa fraude, cause de toute cette histoire. »

Cette histoire imbrique une légende et un fait divers. Quel en est le sens ? Elle montre une superstition et sa récupération par l’Église. Le récit situe nettement la disposition des rapports sociaux d’un village, mis en jeu par la mort d’enfants et produisant une strige. Il se déroule en cinq séquences où se produisent, à chaque fois, des face à face typiques de la sociologie de la sorcière ? Au début, l’affaire de ces morts prématurées provoque un face à face de femmes, celui d’une mère face à d’autres commères qui la conseillent sur son nourrisson. Il s’agit d’abord d’une affaire de croyance de « bonnes femmes » superstitieuses.

Le deuxième face à face, au sens propre du mot, a lieu entre la mère et la vieille. La mère la marque au visage, comme dans une ordalie, pour reconnaître et trouver la coupable ? C’est le premier moment de la vengeance, celle de la mère contre une vieille voisine, qui sert souvent de « bouc émissaire ». Le terme coïncide justement avec une sorcière.

Dans un troisième temps, la communauté villageoise et les autorités civiles et ecclésiastiques affrontent la vieille femme. Il s’agit d’un crime public qui attente à la reproduction démographique du village. Ce face à face préfigure les procès de sorcellerie des siècles suivants .

Le quatrième face à face est celui de l’Évêque et de la vieille, qu’il exorcise en public. Ce tête à tête est typique du XIIIe siècle car il aboutit à la négation de la sorcière ‑ ici « inconsciente » et involontaire ‑ et à la diabolisation de cette vieille femme .

Le dernier tête à tête est le plus spectaculaire. C’est celui de la vieille et de son double diabolique, qui aliène la surface brûlée de son visage et se l’appose. Le diable démasque la vieille.

A travers ces diverses séquences, la forme de la strige évolue. On passe de la strige à une vieille femme à cheval sur un loup, puis à la vieille voisine et ensuite à une forme diabolique.

Par l’hétérogénéité de ses attributs, « la strige » associe des formes et combine des significations culturellement distinctes. Elle évoque à la fois les vampires, les fantômes, les revenants, les fées et les sorcières; on peut probablement se référer à ces formes folkloriques qui sont très riches en Basse Bretagne.

Cette juxtaposition ou cet amalgame de formes mérite réflexion. D’une forme légendaire, fantastique et païenne, conçue comme telle dans l’Antiquité et au Moyen Âge, on passe à une figure réelle et sociale, une vieille voisine, puis en troisième lieu à une forme surnaturelle mais chrétienne: le diable. Ici apparaît le travail mental de la croyance et de l’idéologie des gens du xiiie siècle. Et c’est cela qui nous intéresse.

Ces diverses formes ont des attributs en commun: celui de la qualité aérienne, celui de la duplicité ou de I’hybridité, celui de la vieillesse, celui du meurtre. Leur analyse permet alors d’interpréter la fonction de la strige.

Une forme aérienne

Ovide, dans Les Fastes, définit les striges comme des oiseaux voraces à la tête énorme, aux yeux fixes, au bec aiguisé pour la rapine : « Leurs plumes sont blanches et leurs serres crochues. On dit qu’ils déchirent, avec leurs becs, les entrailles qui ne se sont pas encore nourries de lait et qu’ils aiment à s’enivrer de sang. On les nomme striges à cause du cri strident dont ils épouvantent la nuit. Ces oiseaux, soit qu’ils se reproduisent entre eux, soit qu’un charme puissant les crée, doit qu’on ne doive y voir que des vieilles femmes métamorphosées par un chant marse, viennent s’abattre sur le berceau de Proca ».

Dans le récit de l’exemplum, on retrouve le caractère sanguinaire et l’idée de vieille femme, mais sous une autre forme, à cheval sur un loup.

La strige, sous forme d’oiseau, est connue au Moyen Age. Isidore de Séville, au vie siècle, l’a définie comme un « oiseau nocturne tirant son nom de sa voix stridente et s’en nourrit ».

Une forme féminine

Les sorcières antiques, comme Dipsas, Pamphile, ou Médée volent la nuit comme les striges. Ou même, elles peuvent se métamorphoser en oiseau de nuit et de proie, comme Pamphile mais celles-ci ne sont pas de vieilles femmes mais des femmes fatales par leur puissance érotique.

Au Moyen Age, l’association de la strige et de la sorcière fonctionne. Le vol de nuit est le propre des « bonnes dames », compagnes de Diane et Hérodiade. De nombreux décrets ecclésiastiques s’en prennent « aux fols esprits » qui croient aux striges et aux lamies. On en retrouve la définition traditionnelle dans Gervais de Tilbury. « On dit que ce sont des femmes qui pénètrent dans les maisons la nuit et enlèvent les enfants de leur berceau. »

Une forme de la mort

Les striges évoquent également d’autres formes de démons aériens et féminins, d’origine antique, passés dans les bestiaires médiévaux, comme les Kers, les Lamies, les Sirénes, ou les Erynies, qui représentent l’âme des morts.

Gervais de Tilbury rapporte que les striges sont aussi « des larves, des images et des figures fantastiques des morts… des illusions d’hommes ».

Larve, strige, ou vieille femme possédée; leur sens se renvoient de l’un à l’autre. Toutes ces formes sont aériennes et, par la, démoniaques. L’air appartient aux démons dans la cosmologie médiévale. Pour Saint Augustin, « les striges sont des démons qui investissent les corps aériens des âmes qui ont mal mérité ». Les âmes damnées errent dans les chasses fantastiques.

La croyance aux revenants est particulièrement vivace en Bretagne Armoricaine où les Ames des Morts reviennent la nuit, sous leur forme habituelle, comme des doubles.

Les âmes pécheresses s’incorporent dans des animaux, chats, loups-garous et oiseaux; et elles tracassent les vivants[19].

On constate assez d’analogies entre la vieille femme à cheval sur un loup et les revenants. La mère neutralise la strige au moyen d’un fer, comme on le pratiquait en Bretagne à l’égard des revenants.

Une forme bestiale

Ces divers démons, comme les striges, les sirènes ou les lamies apparentés à des sorcières, sont comparables par leur voix stridente ou charmante et leur semi-bestialité.

La sirène au Moyen Age est vue, comme dans l’Antiquité, comme une femme-oiseau armée d’ailes et d’ongles avec lesquels elle lacère les hommes après les avoir endormis de sa voix charmante. Elle est vue aussi comme une femme-poisson, par confusion avec les Néréides et Scylla. Elles symbolisent la femme fatale, l’instrument de perdition des hommes en même temps que leur rêve, I’agent du diable.

La sirène-poisson l’a emporté dans l’iconographie à partir du xiie et xiiie siècles et la sirène-oiseau a précisément évolué en vampire nocturne, doté d’ailes de chauve-souris.

Strige et sirène symbolisent les deux faces de la femme ensorceleuse, la face effrayante de la vieille, la face séduisante de la jeune femme.

Certes la strige du récit est une vieille à cheval sur un loup, entrée sans ouvrir la porte, par voie aérienne, comme les fées et les sorcières qui rentrent par Ies cheminées la nuit. La femme est associée, voire unie, à un loup avec lequel elle fait corps. Elle paraît alors comme une adjointe des forces sauvages, bestiales et nocturnes. On dit en Basse Bretagne que le diable a créé la nuit comme contrepartie du jour.

La forêt réunit les sorcières, les loups, les diables et les faunes, ainsi que les songes. C’est là qu’elles se rassemblent, qu’ils vivent ou qu’ils surviennent. C’est le lieu de retraite et de développement des forces subversives. C’est un lieu « primaire », dont le sens est encore plus clair par son analogie avec la matière. La femme, par excellence, est renvoyée à ce lieu. Dominée par ses sens, elle ne peut qu’appartenir à ce monde subversif et imaginaire.

L’association du loup et de la femme renforce l’épouvante de la situation. Le loup est en effet l’animal le plus redouté quotidiennement. Il est. sans doute, plus signifiant que l’oiseau de proie et il l’emporte dans le folklore de la sorcellerie.

L’attribut signifiant de la strige, sa voracité, est aussi essentielle « au grand méchant loup », qu’à la mère ogresse.

Une forme meurtrière ‑ la vieille, I’enfant et la mère ‑

La strige boit le sang du nourrisson.

La vieille veut tuer l’enfant, briser le lien maternel : la mère lui résiste. La strige consomme le corps de l’enfant; la sirène celui des hommes. Elles figurent deux binômes antithétiques, caractéristiques de la sorcellerie.

L’enfant est l’inverse et le complément de la vieillesse, de même l’homme de la femme. Dans la cosmologie médiévale, l’enfance et la vieillesse sont dénuées de sexualité : le binôme strige-nourrisson diffère donc de l’autre binôme, celui de l’homme et de la femme engagés par leur sexualité. Mélusine en est l’exemple type.

D’après Isidore de Séville, la vieillesse est issue de vétusté. Les vieux sont « débilités » et « refroidis »; « leurs sens sont dégénérés ». Dans Imago Mundi, Honorius d’Autun compare les quatre éléments aux humeurs, aux âges et aux climats. Les vieux sont flegmatiques, froids et humides, comme l’eau. Inversement, les enfants sont caractérisés par la « vigueur » de leur sang, humide et chaud, comme l’air.

La vieille qui boit le sang de l’enfant se régénère. Elle absorbe l’âme de l’enfant, sa « psyché », dont le siège, d’après la Bible et les théologiens, est dans le sang. Mais la psyché est le principe de vie corporelle, commun à l’homme et à l’animal, distinct du principe de vie spirituelle, du souffle divin[28]. La régénération de la vieille est animale et renforce son caractère diabolique et féminin.

En tuant I’enfant, la vieille veut casser le lien maternel. Elle se venge, sur une mère, de sa stérilité, de la perte de sa féminité. C’est l’angoisse des vieilles femmes. Celles-ci se masquent aussi pour se rajeunir. Cette angoisse sexuelle fait de la vieille femme, la sorcière, la possédée. La strige figure alors le cauchemar des femmes, hantées par la perte de leur pouvoir de séduction, qui les constitue. C’est pourquoi, la strige est donnée comme une croyance de femmes.

Femmes et phantasme

Dans le village, la strige semble confondue avec la mort, au niveau de la croyance folklorique. La mère la combat comme un revenant et gagne. C’est aussi avec un pot retiré du feu qu’on éloigne les « cauquemares », disent les commères des Evangiles des Quenouilles. A leur stade de superstition, les femmes combattent par des gestes.

Les hommes d’Église, comme l’évêque du récit, détournent cette croyance, d’abord en la combattant par des moyens d’une autre nature, par la parole et par l’esprit, et ensuite en faisant de ce double un diable. C’est une autre peur. En l’exorcisant, l’évêque libère la vieille femme de son double, investi par le diable. Le diable s’empare des gestes et des corps qui, toujours, le rappellent.

L’Eglise récupère ainsi la croyance folklorique et typiquement bretonne au double, en l’assimilant au diable. Ce dernier participe de l’une des deux natures de l’homme, sa nature extérieure, corporelle.

Le diable incarne l’inconscient de la vieille. Le mot est dans le texte. Il figure les instincts de mort qui gisent de façon latente dans la femme. Les femmes qui écoutaient l’histoire dans un sermon devaient sentir qu’elles étaient toutes menacées, qu’elles le veuillent ou non. Au fond, le diable chrétien symbolise le même cauchemar que la strige des mères bretonnes.

Les « physiciens » du Moyen Âge définissaient aussi les striges comme « des imaginations nocturnes qui agitent les âmes de ceux qui dorment et pèsent sur eux ».

Elles équivalent alors à la définition médiévale du K phantasme »` formulé à l’origine par Macrobe. Les « phantasmes » sont « des formes difformes ou des figures fantastiques qui assaillent les esprits perturbés ». Les femmes extériorisent ce cauchemar. Les hommes d’Église en font un diable intériorisé à la femme. Alors tout change. La strige a deux sens.

Les hommes d’Église du XIIIe siècle psychanalysent la sorcière ; ils la dénient en tant que telle. Ils la vident, à l’opposé des siècles suivants. La sorcière est « l’inconscient » des femmes et aussi leur « fantasme ». Les démasquer, les déposséder, pour conjurer leur féminité, est-ce l’« urgence »des hommes !

L’esprit des femmes projette la sorcière. Croire et rêver de la sorcière, c’est le moyen de ces femmes pour conjurer leur angoisse sexuelle, la perte et l’oubli de leur corps. »

http://www.hommes-et-faits.com/mythes/Vm_Sorciere.html

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« C’est à cause de leur sexe que les femmes sont maléfiques, démoniaques et bestiales. »

La messe est dite !

« C’est à cette époque que s’organise un nouveau mouvement de vulgarisation et de normalisation chrétiennes*, aux mains des ordres mendiants, qui manient admirablement les rouages psychologiques de la communication de masse. »

Dont les dommages collatéraux misogynes, n’ont pas fini de perturber durablement, la vie des femmes »

Ses* « stigmates » sont visibles jusque dans la rhétorique patriarcale de certaine députée de la Droite française…

(Hier 1 566 pages vues sur "Sambo Nanas") Bienvenue à Columbus, Ohio (US), Athènes (Grèce), Swansea (GB ), Marrakech (Maroc)…

Ce soir...

Vendredi 21 février :

-@ ‎19‎:‎23‎: Menlo Park, California, US
-@ ‎18‎:‎43: Oran, Algérie
‎-@ ‎17‎:‎42: Bern, Suisse
-@ ‎15‎:‎24‎: Geneve, Suisse
-@ ‎15‎:‎18: Thun, Suisse
-@ ‎14‎:‎57: Al Mahdia, Tunisie
‎-@ ‎14‎:‎57: Meknes-Tafilalet, Maroc
-@ ‎14‎:‎52: Columbus, Ohio, US
-@ ‎14‎:‎49: Athènes, Grèce
-@ ‎14‎:‎34 : Diekirch, Luxembourg
‎-@ ‎14‎:‎31: Marrakech, Maroc
‎‎-@ ‎14‎:‎22: Fentange, Luxembourg
‎‎-@ ‎14‎:‎15: Swansea, GB
-@ ‎14‎:‎12: Roodt, Luxembourg
-@ ‎10‎:‎35: Almaty, Kazakhstan
-@ ‎10‎:‎20: Pully, Suisse
-‎@ ‎10‎:‎09: Cernier, Suisse‎
‎‎-@ ‎09‎:‎57: Bakou, Azerbaïdjan
‎‎-@ ‎09‎:‎54: Dubendorf, Suisse
‎-@ ‎09‎:‎51: Grand-saconnex, Suisse
‎-@ ‎09‎:‎43: Heffingen, Luxembourg
‎‎-@ ‎09‎:‎34: Braine-l’alleud, Belgique

Entre autres…

Merci pour la visite et douce nuit 😉

Educationn sexuelle scolaire(!), pour lutter contre les dégâts collatéraux de la pornographie chez les jeunes ?

« la pornographie détruit, au moment même où elle est censée se construire, l’image que l’adolescent a de lui-même et des autres. »

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Par Jean-Paul Brighelli:

… » Il faut parler de sexe à l’école. Parce que bien des parents ne le font pas, parce que bien des ados n’ont affaire qu’à Internet, l’éducation à la sexualité est l’affaire de l’école.

…La diffusion massive de la pornographie via Internet produit bien plus de questions et de traumatismes qu’elle n’apporte de réponses. J’ai écrit, il y a deux ans, un petit livre sur le sujet, pour expliquer combien la pornographie détruisait, au moment même où elle était censée se construire, l’image que l’adolescent avait de lui-même et des autres. Les statistiques les plus récentes confirment les chiffres que j’avançais à l’époque : près de 25 % des garçons post-adolescents ont de sérieux problèmes sexuels, et on comprend bien qu’à cet âge ce n’est pas pour des raisons mécaniques. Si les parents ne font pas le boulot (et nombreux sont ceux qui ne le font pas), qui le fera, hors l’école ? Faut-il compter sur les copains, jamais en retard d’un poncif ou d’une rumeur ?

Ce qui nous amène à une évidence : on ne parle pas assez de sexe, au fond, à l’école – ne serait-ce que parce que la société ne parle que de ça, et en parle mal. Non seulement il faut informer (et nos arrière-grands-pères, qui ne l’étaient pas, transmettaient allègrement à leurs épouses la syphilis glanée dans les bordels – qu’ils ne fréquentaient pas, bien entendu),…

…cela évitera, comme cela arrive, de plier devant les diktats de telle ou telle « communauté », qui voit dans le refus passionné de toute information sur la sexualité l’occasion d’avancer encore un pion ou deux.

Ce sont des choses qui arrivent même en fac. À Aix-en-Provence, récemment, des étudiantes musulmanes boycottaient systématiquement un cours sur Pauliska ou la perversité moderne, un roman noir de Reveroni Saint-Cyr, plein de souterrains sous le Danube et de frêles jeunes femmes soumises. « Perversité » sonnait sans doute désagréablement à leurs oreilles chastes – forcément chastes. Lisez-le, vous verrez. L’étape suivante, ce sera l’interdiction des Malheurs de Sophie : il est à peine concevable que Jean-François Copé ne s’en soit pas encore indigné »…(Extraits).

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-il-faut-parler-de-sexe-a-l-ecole-20-02-2014-1794236_1886.php#xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Mi-journee%5D-20140221

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… »La pornographie se paie cash. En traumatismes, violences, mépris des autres et de soi-même. Eros et Thanatos, dans le même bateau. Toutes ces petites morts simulées font un grand cadavre – celui de notre civilisation. Sous les projecteurs des studios, on détruit les Lumières. Cet essai tente de resituer la pornographie dans le cadre de la vulgarité contemporaine. » ((Extrait du résumé du livre: « La société pornographique » de Jean-Paul Brighelli

L’éducation sexuelle à l’école, pour tenter de réparer les dégâts des enseignements pornographiques auxquels peu de jeunes ont des chances d’ échapper, aujourd’hui ?

Vu de loin, des comportements hystériques confessionnels, politiques et populaires auxquels on assiste, parfois médusés(!) – les propos de Copé, ou la vidéo de cette femme musulmane, ou des slogans vus dans des « manifs orientées », ou encore ces parents obéissant aveuglément à des consignes envoyées par textos- semblent anachroniques, rétrogrades, et…incroyables(!), car reposant étroitement sur des… rumeurs, relayées par des… textos(!)

Se battre …CONTRE l’éducation sexuelle à l’école va à l’encontre du développement harmonieux des enfants et ados, car ils sont déjà « enseignés » de façon pernicieuse par la… pornographie!

Ces « pleureuses » se trompent de cible: il faudrait qu’elles concentrent leurs efforts sur la pornographie

Sauf que beaucoup trop de parents en sont, eux-mêmes …accros ?