Les maris « ouvrent » leurs épouses à l’aide d’un couteau

Origin-of-the-World
 » L’Origine du monde  » de Gustave Courbet, 1866.

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Site Amnesty international.

Les maris « ouvrent » leurs épouses à l’aide d’un couteau

Aïcha, Fouzia, Ifrah et Maryam sont des réfugiées somaliennes vivant en Belgique. Elles sont unanimes : dans leur pays, les femmes n’ont aucun droit à s’exprimer et les hommes sont fiers d’avoir une épouse infibulée. L’ouverture de sa femme peut pourtant prendre des jours, voire des semaines au mari qui, équipé d’un couteau, devra manipuler les chairs collées et cousues afin de se frayer un passage par lequel il torturera sa femme lors de la pénétration. La plupart des épouses cachent leurs visages pendant l’acte sexuel pour ne pas montrer leurs souffrances. Certains maris reconnaissent heureusement qu’il est plus agréable de faire l’amour avec une femme qui n’est pas mutilée. Une enquête menée auprès de 300 maris soudanais qui ont plusieurs épouses, dont l’une seulement est infibulée, montre ainsi que 266 d’entre eux préfèrent faire l’amour avec une femme non excisée parce qu’elles semblent partager leur désir et participer à l’acte et au plaisir.
Un couple somalien réfugié en Belgique témoigne toutefois de l’insouciance à l’égard de la souffrance des femmes dans leur pays. Le mari s’est attiré les railleries de tout son entourage parce qu’il refusait d’ « ouvrir » sa femme lui-même avec un couteau mais voulait au contraire que ce soit fait à l’hôpital. « Impuissant, femmelette ! », s’est-il entendu injurier. Profondément épris de sa femme, il a supporté les médisances et attendu le nombre de semaines nécessaire pour avoir des rapports en la blessant le moins possible. Le couple a eu un enfant, après quoi l’entourage familial a insisté pour recoudre la femme. « Pas question ! », s’est écrié le mari, qui s’est à nouveau attiré les foudres des proches. Fuyant la guerre, le couple s’est alors retrouvé dans un camp de réfugiés tenus par des militaires qui, constatant que la femme était « ouverte », en ont conclu que la voie était libre pour la violer pendant que le mari était torturé…

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Sauf exceptions, les femmes et les hommes ne sont pas faits pour vivre ensemble…

Et pour des millions de femmes, même plus faits pour se reproduire…ensemble !

" Femmes positives" et " Warning" :TRANSMISSION DU VIH ET RESPONSABILITÉ : ASPECTS JURIDIQUES ET ÉTHIQUES.

VIHtjoursla[1]

(Lettre d’information 75 )
TRANSMISSION DU VIH ET RESPONSABILITÉ :
ASPECTS JURIDIQUES ET ÉTHIQUES

BARBARA WAGNER
PRESIDENTE DE L’ASSOCIATION FEMMES POSITIVES

Contaminée par son conjoint il y a douze ans, Barbara Wagner s’est décidée à intenter une action en justice quand elle a appris qu’il l’avait trompée et qu’il n’avait pas protégé sa nouvelle partenaire : « Notre expérience ne lui a rien appris et sans une sanction, il continuera délibérément à transmettre le virus ». Culpabilisée et incomprise des associations de lutte contre le sida, Barbara Wagner a été, dans un premier temps, anéantie par cette trahison doublée d’une condamnation lourde de conséquence pour sa santé physique et mentale. En 2003, elle crée l’association Femmes positives pour défendre les femmes contaminées à leur insu, dans le cadre de relations hétérosexuelles stables. L’association a remporté une première victoire lors du procès de Colmar en janvier 2005 où elle s’était portée partie civile. Mais la pénalisation de la contamination volontaire et la responsabilité des séropositifs dans la prévention du sida, réclamée par Femmes positives, soulèvent des questions jusqu’à présent taboues dans les autres associations de lutte contre le sida. « Ce n’est pas une fatalité de contaminer les autres sans sanction » conclut-elle.

GEORGES SIDERIS
PORTE-PAROLE DE WARNING

Warning est une association homosexuelle de lutte contre le sida utilisant Internet comme moyen médiatique et moderne de communication. L’association y a ouvert un forum pour pouvoir donner la parole à tous ceux qui le souhaitent, séronégatifs ou séropositifs, homosexuels ou hétérosexuels, pour sortir du discours clos du milieu homosexuel. Du point de vue de la prévention, l’idéologie de la responsabilité partagée est aujourd’hui obsolète. La notion de responsabilité partagée signifie qu’il faut mettre un préservatif dans tous les cas parce que la personne en face est ou peut être séropositive. Le discours sur l’utilisation du préservatif est peu passé chez les hétérosexuels, alors que chez les homosexuels, l’idée de la responsabilité partagée est prégnante du fait de l’hécatombe. Cette différence de point de vue est peu prise en compte par le milieu associatif et par le monde médical.
Aujourd’hui, le vote pour le Pacs établit et reconnaît le couple homosexuel, et le couple, c’est l’amour et la confiance. Du coup, certaines représentations des homosexuels comme celle du vagabondage sexuel, sont devenues trop simplistes. Les jeunes aspirent à vivre dans un couple stable, dans lequel on a un rapport exclusif. C’est bien la question de la confiance qui est posée. C’est pourquoi nous avons été profondément interpellés par Femmes positives, car elles mettent l’accent sur la notion de trahison. Nous, association homosexuelle de lutte contre le sida, nous disons que Femmes positives pose une question juste. Comment se fait-il qu’il n’y ait que cette seule association qui pose cette question ? Si Warning reste totalement opposé à la pénalisation de la transmission du VIH/sida, en revanche, il semble évident, que les femmes qui ont été contaminées du fait d’un abus de confiance, d’une tromperie, sont des victimes. C’est vrai aussi pour les homosexuels qui sont contaminés à la suite d’un mensonge ou d’un abus de confiance.

FEMMES POSITIVES’s Blurbs
About me:

L’association  » Femmes Positives  » a ete creee en 2003 a Marseille par des femmes contaminees par le VIH/SIDA a leur insu dans le cadre de relations heterosexuelles. » Femmes Positives  » vise a une reconnaissance globale de la realite psychologique, medical, juridique et socioprofessionnelle de cette situation particuliere.

ECOUTE ET SOUTIEN
Dans le domaine prive , social et therapeutique, elle propose, au cas par cas, des solutions simples et quotidiennes d’aides pour gerer les consequences de la seropositivite et reduire les  » ruptures de societe « .

ACCOMPAGNEMENT
Elle preconise un travail de fonds pour que les seropositifs retrouvent leur place dans la societe et que tous ensemble nous adoptions un comportement responsable.Elle demande une mise en commun des informations sur les moyens existant dans differents services et dispositifs de l’Etat et des collectivites.

PREVENTION DEPISTAGE
 » Femmes positives  » demande a entrer dans la mise au point des protocoles medicaux et a participer aux travaux de recherche.Elle souhaite collaborer a des programmes de prevention des  » conduites a risques « :incitation au depistage, informations medicales et psychologiques.

ACCES AUX DROITS
Constatant des lacunes dans le Droit, elle demande une reflexion nationale pour l’amelioration des droits des seropositifs.Elle agit pour obtenir la reconnaissance des victimes de  » contamination deliberee  » et que cet acte puisse etre poursuivi et sanctionne.

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Témoignages :

Music B. 35 ans contaminee il y a dix ans par son compagnon qui lui avait cache; son statut serologique.Elle a perdu son emploi et subsiste avec la modique Allocation Adulte Handicape.

B. 35 years contaminated ten years ago by his/her companion who had hidden his statute to him serologic. she lost its employment and remains with moderate Handicapped Adult Allocation.

Movies M.C. 35 ans contaminee par son conjoint.Sa belle-famille et lui-meme ont garde le secret de sa seropositivite durant 5 ans.

M.C. 35 years contaminated by its spouse. Its beautiful-family and itself maintained the secrecy of her seropositivity during 5 years
Television

N.50 ans contaminee par son mari, pere de ses 4 enfants.Il multipliait les relations extraconjugales non proteges.Elle eleve seule ses enfants et termine un conge longue maladie.

N.50 years contaminated by his/her husband, father of his 4 children. It multiplied the not protected relations extraconjugales. It only raises her children and finishes a leave long disease

Books K. 19 ans contamine lors de sa premiere relation sexuelle, il lui est impossible d’en parler a ses parents.Son partenaire lui avait certifie que son depistage etait negatif.

K. 19 years contaminated at the time of its first sexual intercourse, it is impossible for him to speak about it with his parents. Its partner had certified to him that its tracking was negative
Heroes

Femmes Positives – Cite Des Associations-
93, La Canebiere 13001 Marseille FRANCE
femmes.positives@hotmail.fr
06.17.93.67.92

" Entre le plaisir du ‘contact direct’, rapport sexuel non protégé et l’assurance qu’offre le préservatif, plusieurs hommes ont du mal à choisir. Certaines femmes également se retrouvent souvent face au même dilemme."

Sénégal: Port du condom – Ka délicate option entre le plaisir du ‘contact direct’ et l’assurance du plastique.
Amadou Ndiaye
19 Mai 2009

Entre le plaisir du ‘contact direct’, rapport sexuel non protégé et l’assurance qu’offre le préservatif, plusieurs hommes ont du mal à choisir. Certaines femmes également se retrouvent souvent face au même dilemme. L’on semble opter pour plus de plaisir tout en sachant que plus la barre est haute, plus les risques sont grands. ‘La seule fois où j’ai utilisé le préservatif, j’ai vite fait de le retirer en pleine action, tellement ce truc me gênait’.
Omar Diop, 40 ans, est chauffeur de son état. Il n’aime pas mettre le préservatif. Et il le crie à qui veut l’entendre : ‘Ça gêne et réduit considérablement le plaisir que procure pleinement le contact direct’. Ce choix, Omar Diop le paie cash aujourd’hui puisqu’il se retrouve avec trois enfants hors mariage que sa nouvelle femme est dans l’obligation de gérer. Il n’empêche qu’il campe sur sa décision : ‘Le préservatif, ce n’est pas mon dada, même si je sais qu’il est plus sûr de le mettre. C’est plus fort que moi, je ne peux pas’.
Comme Omar, ils sont nombreux ces hommes qui ont conscience des dangers qui peuvent résulter des relations non protégées mais, ils en font souvent fi. Le choix est difficile, dira Arona, étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Mais poursuit-il, ‘face aux maladies sexuellement transmissibles, se protéger est le seul gage d’une vie saine’.
Son camarade Ousseynou en rajoute et explique que tout est question d’habitude d’autant que le préservatif ne réduit en rien le plaisir que l’on peut ressentir. Arona de renchérir que le plus gênant est, qu’après les relations non protégées, on est assailli par le doute et l’angoisse. ‘On s’interroge toujours sur une grossesse éventuelle ou une contraction de maladies sexuellement transmissibles. Voilà pourquoi on n’est jamais tranquille’. Subitement, l’air pensif, Arona fixe l’horizon, le doigt sur la lèvre postérieure, il médite, puis il dit : ‘Je crois que s’abstenir est meilleur’.
Toutefois, il arrive que les filles, elles-mêmes, imposent à leurs partenaires de ne pas mettre le préservatif pour plusieurs raisons parmi lesquelles : ‘Les capotes sont pour les aventures. Quand on aime vraiment une personne et qu’on est certain de sa fidélité, on ne doit pas avoir peur’, confesse cette fille, employée dans une des multiples boutiques prestataires de service informatique jouxtant le Campus universitaire. Sous l’anonymat, elle ira jusqu’au bout pour ajouter, qu’en ce qui la concerne, elle n’aime pas les préservatifs.
Pour elle, ‘c’est une question de goût et je ne suis pas à l’aise avec le préservatif même si je sais que je peux, sans le vouloir, tomber enceinte ou ramasser des maladies. C’est plus fort que moi, et pour ne pas faire des enfants que je ne désire pas, je me tourne vers les autres méthodes de contraception comme la pilule. Je préfère ça aux préservatifs’. Les autres méthodes de contraception semblent donc, de plus en plus, la solution alternative sur laquelle s’entendent les couples. Ainsi, on aspire à plus de liberté dans les actes et à plus de plaisir dans les relations intimes. Mais attention, le contact direct peut mener plus loin qu’on ne l’espérait.

Site All Africa.com

Maurice : une femme interdite de mariage et menacée d’expulsion pour cause de sida .

campagne[ Sid Mo

Société – Afrique Australe et Océan Indien – Ile Maurice – Sida

Maurice : une femme interdite de mariage et menacée d’expulsion pour cause de sida
La loi mauricienne mixe lutte contre la stigmatisation et violation des droits fondamentaux

Une femme africaine qui projettait de se marier avec son concubin mauricien est sous la menace d’une expulsion après qu’un test a révélé qu’elle était porteuse du virus du sida. Une loi votée la semaine dernière à Maurice aspire pourtant à lutter contre la stigmatisation et la discrimination des personnes séropositives.
mercredi 8 août 2007, par Panapres
Une jeune femme africaine, dont le nom et la nationalité n’ont pas été divulgués, est menacée d’expulsion, parce que séropositive, alors qu’elle entamait des procédures de mariage avec son conjoint mauricien, a appris la PANA auprès de l’ONG PILS (Prévention-information-lutte contre le SIDA). Les deux conjoints, qui se sont rencontrés il y a quelques années dans un pays du continent, vivent avec leur fils à Maurice depuis le début de cette année
Ils ont entrepris de se marier légalement mais dans le cas de mariages entre Mauriciens et étrangers, l’une des clauses de la loi du mariage civil requiert la présentation de certificats médicaux attestant que les conjoints ne sont pas porteurs de maladies infectieuses et contagieuses. Des tests sanguins ont révélé, selon PILS, que la jeune femme est séropositive.
Invitée à quitter Maurice avant le 12 août
« Cette information n’a pas influencé la décision de son conjoint de l’épouser ni sa famille de l’accueillir en son sein. Mais, selon la loi, cette femme n’a pas le droit d’épouser un Mauricien et ne peut donc prétendre à la nationalité mauricienne », a déclaré Dhiren Moher, président de cette ONG, lui-même séropositif et marié.
PILS a pris ce cas en considération et entamé des démarches en faveur de la femme mais le conjoint a reçu, ce mardi, une correspondance officielle du Bureau du Premier ministre l’informant que la femme doit quitter Maurice au plus tard le dimanche 12 août.
Une loi contre la stigmatisation des porteurs du virus votée la semaine dernière
Selon M. Moher, il y a une aberration concernant les lois en vigueur à Maurice. « D’un côté, celle sur le VIH/SIDA promulguée la semaine dernière parle de la protection des gens qui vivent avec le virus contre la stigmatisation, la discrimination et la ségrégation et de l’autre, une autre loi dit le contraire », a-t-il souligné.
M. Moher a appelé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le président de la République, Sir Anerood Jugnauth, à de meilleurs sentiments, en leur rappelant le drame que subit une famille déchirée. « Il y va de l’image et de la réputation de Maurice dans la région et dans le monde ». Pas seulement.

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L’EXPRESS .mu
LE VIH/SIDA A L’ILE MAURICE EN BREF
La population de l’Ile Maurice est d’environ 1 245 000 habitants. L’espérance de vie à la naissance est de 75 ans pour les femmes et 69 ans pour les hommes.
Avec une féminisation du VIH à Maurice, cette campagne de sensibilisation ciblée, initiée par Les Zarbiens, vient souligner l’urgence d’agir.
Avec un fort taux de contamination des femmes par ce virus à Maurice, il était temps d’initier une campagne de ce genre. Avec le soutien des artistes locaux, notamment Linzy Bacbotte, Gina Jean-Charles, Vincent Brasse (Crossbreed), OSB Crew et Annick Clarisse, la campagne «Breathe Again too, twa fam ki viv R sida» a été mise sur pied, il y a quelques jours. Et sera présentée dans son ensemble la semaine prochaine au travers de divers supports de communication.
«Avec toujours une touche artistique, cette nouvelle campagne sur le VIH & SIDA se veut un signe d’espoir pour les personnes vivant avec cette pandémie. Pour arriver à cela, il faut un changement de mentalité de la société à leur égard. C’est le regard d’autrui qui fait le plus grand mal», explique Nicolas Bastien-Sylva, porte-parole des Zarbiens.
Aujourd’hui à Maurice, plus de 5 000 femmes vivent avec le VIH, seul 10 % ont été officiellement découverts. L’heure est grave. Changeons notre regard et donnons de l’espoir à ces femmes qui souffrent en silence Et apprenons à respecter l’autre comme il est.

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…" Une vie dynamitée par la rencontre d’un éclat de désir et d’un mensonge…Nombre d’entre elles sont décédées "..

Sharon stone
LCI :collecte de Sharon Stone pour le Sida.

Friday, April 06, 2007 19:59
Une impunité d’exception par André Sarcq

La décision de la cour d’appel de Colmar de confirmer la condamnation à six ans de prison d’un homme coupable d’avoir contaminé par le VIH deux jeunes femmes en leur mentant sur son statut sérologique ouvre un débat dont on ne peut que s’étonner du temps (deux décennies) qu’il aura fallu pour l’imposer en France.

Homosexuel – l’indication n’est pas neutre – victime, au milieu des années 1980, de contamination consciente, je voudrais exposer sur cette forme d’agression biologique un point de vue différent de ceux habituellement diffusés par les médias et toujours issus des mêmes sources (les associations, les penseurs des sexualités et les membres du corps médical). Je parle de contamination consciente ; ces termes me semblent plus appropriés que ceux de contamination intentionnelle, et la distinction est d’importance quand le débat judiciaire s’articule autour de cette seule notion d’intention : peut-on, en l’absence de toute forme de pression ou de contrainte, être conscient sans être responsable ?
Afin de qualifier cette forme d’agression que j’ai moi-même subie, j’ai forgé le néologisme de « violamination ». Je sais en effet, pour l’expérimenter dans ma chair au quotidien, que les conséquences en sont plus lourdes, plus délétères encore que celles d’un « simple » viol : la réparation biologique est impossible. Ce viol est certes perpétré par abus de confiance au lieu de l’être par la violence, mais la voie demeure sexuelle, et les dommages sont considérablement aggravés ; viol par contamination, donc : « violamination ». Cette question de la « violamination » est en fait celle du tabou dont elle fut frappée dès le début de l’épidémie. Son traitement par la classe politico-intello-médiatique s’est trouvé encagé par la conjonction d’un dogme et d’une posture. En un temps de fascination minoritaire, le dogme était celui de l’intangibilité des minorités (religieuses, régionales, ethniques, sexuelles…) ; minorités dont les élites entendaient souvent, au nom de la spécificité, confisquer le discours qui traitait d’elles, ou du moins s’en réserver le monopole. La posture aura été la posture victimaire : dans les quinze premières années de l’épidémie, les homosexuels masculins, parce qu’ils représentaient l’écrasante majorité des personnes touchées, ont presque confisqué le débat au nom de leur souffrance et obtenu que ce soit eux qui en fixent les termes. Comme les représentants autoproclamés de cette minorité étaient ceux-là mêmes qui, au nom de la différenciation, avaient martelé le dogme du vagabondage sexuel le plus effréné, et que longtemps ils ont nié la réalité du phénomène, ils ont, à la seule fin de conforter ce dogme et d’occulter leur part de responsabilité dans le désastre en cours, élaboré ce discours qui aura eu pour effet que la contamination consciente n’a pas été reconnue comme violence sexuelle. Ce discours a été relayé par des politiques qui usèrent d’appels à la vigilance contre le retour à l’ordre moral, et contre toute forme de discrimination, comme de rideaux de fumée incantatoire destinés à faire en sorte que jamais ne soit posée la question de la responsabilité de la contamination d’autrui. Ce sont ces politiques peut-être, socialistes – l’information se trouve dans The End (Denoël), le livre de Didier Lestrade, cofondateur et longtemps président d’Act Up -, qui ont négocié avec quelques figures homosexuelles d’influence la non-pénalisation de la contamination consciente (ne serait-ce qu’en acceptant que la transmission du VIH ne constitue pas une circonstance aggravante en cas de viol). Ce deal reposait sur l’engagement des associations à obtenir des modifications conséquentes des comportements homosexuels masculins. L’effectivité de ces modifications, une longue période durant, est une des plus belles victoires à inscrire à l’actif de ces associations. Mais le prix de ce deal fut terrible : – il n’y eut pas de campagne de prévention axée sur les comportements spécifiques des homosexuels masculins ; – l’accent fut toujours porté sur la protection de soi, jamais sur l’impératif, qui aurait dû être considéré comme premier, de la préservation d’autrui ; – les victimes de « violamination » se sont retrouvées seules responsables de l’agression qu’elles avaient subie ; leurs contaminateurs, assurés de l’impunité, se sont vus encouragés à poursuivre leur jeu de massacre sexuel (il est douteux que le bilan se limite à quelques dizaines ou quelques centaines d' »unités » détruites) : en ces quelques mots tient tout le dispositif de l’ahurissante imposture de la « co »-responsabilité ; – niées dans leur condition même de victimes, celles-ci se trouvèrent emmurées à vie dans l’impossibilité de se reconstruire ; à vie et pour beaucoup jusqu’à la mort, ou jusqu’au suicide ; – débordant le présupposé éthique à l’origine de cette politique – nul ne peut indifféremment pratiquer la contamination consciente -, la garantie de l’impunité, alliée à la lassitude et à la pénibilité d’une sexualité à perpétuité contrainte, a eu pour effet que les pratiques mortifères de quelques cyniques n’ont cessé, par imprégnation sourde, de gagner de nouveaux adeptes.
Pour l’ensemble, non exhaustif, de ses conséquences, le sida aura été un des plus fantastiques révélateurs des dysfonctionnements, certes interhumains, culturels, sociaux, sanitaires, etc., mais surtout politiques et démocratiques, de notre pays.
J’en aurai pour ma part tiré un enseignement et une question. L’enseignement est que, dès lors que se voit accordé à un individu ou à un groupe social le monopole du discours qui traite de lui, émerge de fait une situation néototalitaire dont les effets sont ceux, d’autant plus dangereux qu’ils sont produits sous le sceau de la compassion coupable, d’un totalitarisme avéré.
La question est la suivante, que j’adresse aux responsables politiques qui ont passé cet accord (certains socialistes, et non les socialistes) ainsi qu’aux responsables de la lutte, souvent courageuse et honorable, contre le sida : qui, et pourquoi ? L’argument selon lequel il s’agissait de ne pas dissuader les personnes à risque de se faire dépister ne tient guère en regard des pays (Suède, Royaume-Uni) qui ont pratiqué la pénalisation précoce, et dans lesquels n’a pas été constatée une augmentation significative des cas de séroconversion. Les raisons étaient donc tout autres, mais lesquelles ? Quels motifs ont présidé à l’établissement de ce dogme selon lequel la destruction d’une vie, dès lors qu’elle s’opère dans le champ sexuel (à l’époque, très majoritairement homosexuel), doit échapper à toute forme de sanction ? Pour quelles raisons a-t-on décrété que la ruine de ces vies relèverait d’une fatalité dont l’acteur conscient se verrait assuré du statut abstrait de vecteur innocent ?
Ceux qui verront en moi le militant de la pénalisation à outrance de la « violamination » se tromperont. Je sais trop la douleur d’une vie intime minée par le sida : cette litanie atroce, sans perspective de fin, de ruptures et de délaissements – les failles, les défauts de vigilance qu’elle implique inévitablement. Juger d’un même regard qui a fait acte froidement indifférent de contamination répétée, et qui, au terme d’années de précautions scrupuleuses, connaît l’accident d’un abandon vulnérant, relèverait d’une justice qui n’aurait de justice que les apparences aveugles.
Mais qu’au moins les victimes puissent s’affirmer victimes, et qu’elles soient reconnues comme telles. Nombre d’entre elles sont décédées ; aux survivants sont dues les explications des auteurs de cette impunité d’exception. Pour que puisse enfin se faire ce deuil sans quoi rassembler quelques pierres d’une vie dynamitée par la rencontre d’un éclat de désir et d’un mensonge méticuleusement construit demeurera à jamais impossible. Nous fûmes détruits, et il fut décidé que cela ne compterait pour rien. Par qui ? Pourquoi ?
(André Sarcq est auteur de poésie et fonctionnaire. o ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU MONDE/12.02.05

Encore plus belles en vrai …

plage de l'est
Plage de l’est…encore plus belle en vrai !

plage de Bras D'eau
Plage de Bras D »eau.

plage
Encore une plage…

mare
Une petite mare en face de l’île aux Cerfs.

ciel d'orage
Souvent ciel varie…sans annoncer la pluie !

réception
Réception du nouvel hôtel…( Le trajet de l’autre était trop long pour mon amoureux…qui travaille, lui!)

balcon de la chambre
Balcon de la chambre qui donne sur la plage ( surclassement, pour cause d’hôtel peu rempli, youpiii !)

ponton
Vous m’excuserez, mais le ponton attend impatiemment mes plongeons…plaqués !

( Pas désolée du tout, de ne pouvoir vous parler de choses sérieuses, pour le moment …)

De l’aube au coucher du soleil à Maurice …

Paillotes et cocotiers
Paillotes et cocotiers…Il est 6H30 et « l’hôtel » dort encore…

Déco hôtel
Deux larges feuilles croisées au fond d’un grand bocal et trois brindilles nouées en triangle supportent un bouquet…

Plage de Bellemare
Plage de Bellemare…

plage Ambre
Plage de l’hôtel et la barque du pêcheur Rajesh, qui nous a proposé une petite virée derrière le lagon…

No maillot
No swimming suit ! Il fait…15 degrés le matin à 6H30 ! On se rattrapera en soirée…

chateau de sble
Château de sable abandonné…

souks de PL
Les « souks » de Port Louis…

coif Mo
Mon coiffeur préféré: un Euro vaut 45 Roupies!

lèche vitrine
Des vêtements venus de toute la planète…

Un homme sur le toit
Pendant la pause repas…un ouvrier répare un toit, sans aucune protection…

Retour à 17H et bain géant, avant « Soirée latino » à l’hôtel…

Bonne et douce nuit…

Le statut des femmes à l’île Maurice…(Où j’ai atterri, il y a 3 heures, pour une semaine)

Sculp. Indienne
Cette grande sculpture d’Indienne, très colorée, ornant le parking de « Discovery House », à « Quatre Bornes », était à l’état de squelette en fil de fer…au mois de Janvier. (Faite avec les mains de l’artiste qui applique, peu à peu, des mottes de ciment à prise rapide, sur une forme simple en fil de fer.)

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Source les « Nations Unies ».
Département de l’information •

Service des informations et des accréditations • New York

Comité pour l’élimination de la
discrimination à l’égard des femmes
Chambre A

À MAURICE, L’IMPACT SUR LES FEMMES DU TOURISME SEXUEL ET DE LA JUXTAPOSITION DU CODE CIVIL ET DE LA SHARIA ISLAMIQUE PRÉOCCUPE LES EXPERTS.

Tourisme sexuel et prostitution enfantine, juxtaposition du Code civil et de la Sharia islamique, faible participation des femmes à la vie politique: tels ont été les principaux sujets de préoccupation des experts du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes qui examinaient* la situation de la femme à Maurice.
Ce pays de l’Océan Indien, qui a accédé à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), présentait aux experts indépendants du Comité les mesures qu’il a prises pour garantir à ses citoyennes la pleine jouissance de leurs droits socio-économiques.

… le contexte actuel était marqué à Maurice par les conséquences de la mondialisation, le démantèlement de l’accord multifibres, la réduction de 39% des cours du prix du sucre, et la fin des accords commerciaux préférentiels dont bénéficiait le pays. Ces mesures ont touché l’économie mauricienne de plein fouet, entraînant la fermeture d’usines textiles où sont employées de nombreuses femmes. « Avec l’aide du Fonds international de développement agricole, nous fournissons aux femmes vivant dans la grande pauvreté une aide financière, ainsi qu’un accès au microcrédit. Les femmes au chômage bénéficient d’un fonds d’habilitation économique », a cependant indiqué Mme Seebun.

Lors des élections générales de 2005, le nombre de femmes candidates a augmenté, leur représentation au Parlement passant à 17%, a-t-elle ajouté. Les femmes participent à hauteur de 30% aux effectifs du Gouvernement, 10 femmes étant Secrétaires permanentes sur les 30 postes existants.
La loi sur la violence domestique et celle contre la violence sexuelle ont été amendées, tandis qu’il existe un projet de loi sur les tribunaux de famille et sur l’égalité des chances, a dit la Ministre.
Les soins de santé sont gratuits et l’état de santé des femmes a augmenté, l’espérance de vie atteignant 75,3 ans pour les femmes et 68 ans pour les hommes. Les femmes ont accès à la contraception et aux services de planification familiale. À Maurice, l’éducation est gratuite jusqu’au cycle tertiaire, et le taux de scolarisation des filles et des garçons aux niveaux primaire et secondaire est le même et peut même être supérieur à ce qu’il est dans le tertiaire où les filles sont scolarisées à hauteur de 55%, a indiqué la délégation mauricienne. Un grand nombre de femmes a accès à des cours de perfectionnement en informatique, cette discipline étant le cinquième pilier du développement économique du pays. L’éducation est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, en vertu de la loi sur l’éducation adoptée en 2005, a précisé la Ministre mauricienne.

En matière d’emploi, nous comptons amender la loi sur le travail pour faire passer l’âge minimum de recrutement à 16 ans, a-t-elle poursuivi, en indiquant que les femmes occupaient désormais des postes qui traditionnellement étaient réservés aux hommes. Par exemple, Air Mauritius, la compagnie aérienne nationale, compte 4 femmes copilotes.

Échange de vues et recommandations des experts

Mme KRISZTINA MORVAI, experte de la Hongrie, s’est demandée dans quelle mesure l’existence de lois sur le statut personnel affectait la condition de la femme à Maurice.
Mme HANNA BEATE SCHOPP-SCHLLING, experte de l’Allemagne, a pour sa part rappelé que l’expression de la foi religieuse ne saurait permettre ou justifier les discriminations à l’égard des femmes. Elle s’est aussi dite frappée par l’étude sur la prostitution et l’exploitation sexuelle des enfants, qui révèle que ceux-ci entrent dans le monde de la prostitution dès l’âge de 10 ans, et qu’il y a 2 600 enfants prostitués à Maurice. Ce chiffre est choquant. Quel est le profile des clients de cette prostitution et quelles sont les poursuites prévues ou menées à leur encontre? a-t-elle demandé.
Mme FRANCOISE GASPARD, experte de la France, a elle aussi relevé qu’à Maurice, le tourisme, malheureusement, était devenu aussi un tourisme sexuel. Elle a demandé quelles étaient les actions prises par le Gouvernement en coopération avec les hôtels et les agences de voyage pour faire face à ce mal.
Mme HUGETTE BOKPE-GNACADJA, experte du Bénin, s’est quant à elle demandée quel était le statut juridique de la Convention à Maurice, au regard du droit national. Elle a à cet égard relevé que pour l’y invoquer, il fallait avoir recours au texte d’une loi nationale. L’experte a cependant félicité la délégation mauricienne pour avoir levé ses réserves vis-à-vis de l’article 16 de la Convention. Cependant, l’article 16 4) de la Constitution de Maurice pourrait être contraire à la Convention, a estimé pour sa part Mme SIMONOVIC, experte de la Croatie.
L’experte du Bénin a relevé qu’à Maurice, un musulman pouvait décider que la loi religieuse, la Sharia, lui soit appliquée, en vertu d’une disposition de la Constitution. Cela signifie que la polygamie, par exemple, qui n’est pas reconnue par le Code Napoléon, toujours en vigueur à Maurice, le sera en cas d’application de la Sharia. Il existe donc une juxtaposition du Code civil et de la loi religieuse dans le pays. Mettant ensuite en avant la désuétude du Code Napoléon, l’experte a par ailleurs engagé fortement la délégation à édicter un nouveau Code civil.
Mme ANAMA TAN, experte de Singapour, a félicité la délégation de Maurice pour les campagnes publiques menées dans ce pays en vue d’éliminer les comportements violents. Elle a cependant demandé si les forces publiques avaient les moyens d’une intervention rapide et si une analyse de ces campagnes de sensibilisation avait eu lieu. Il semblerait que les victimes de la violence au foyer n’ont pas accès à suffisamment d’information sur les recours juridiques qui leur sont offerts, a relevé Mme ZOU XIAOQIAO, experte de la Chine. Est-ce que vos lois, notamment la loi sur les violences sexuelles, pénalisent le viol familial? a-t-elle voulu savoir.
La délégation de Maurice a expliqué que le principe de non-discrimination à l’encontre de tous les citoyens était incontournable, ce qui signifie que toute loi ou tout acte contraire à ce principe serait illégal. La section 16 4) de la Constitution mauricienne définit la discrimination comme un traitement distinct accordé à une personne en raison de son sexe, ou de son origine raciale. Au sujet des lois personnelles, la délégation a expliqué que la société mauricienne est multiculturelle, les musulmans représentant 16% de la population. Le Code civil régit toutes les lois relatives au mariage. Mais à un moment donné, la communauté musulmane a estimé que ce Code n’était pas conforme à ses pratiques religieuses, et un conseil de famille musulman a donc été créé. À l’heure actuelle, l’article 22 du Code civil permet à un musulman de se marier religieusement sans célébrer un mariage civil.

Par ailleurs, la loi sur les violences sexuelles bénéficie d’une définition plus large que celle contenue dans le Code pénal, afin que les victimes puissent porter plainte auprès de la police. Cette loi s’applique à de nombreux cas de figure. Nous disposons d’autre part d’une loi sur les discriminations sexuelles qui sera élargie prochainement au domaine de l’emploi, a indiqué la délégation mauricienne.

S’agissant de la participation des femmes à la vie politique et à la vie publique, l’experte de la Chine a relevé le taux peu élevé de femmes participant à la vie politique. La proportion des femmes actives sur la scène politique n’a toujours pas atteint les 30%, en dépit des engagements pris par le Gouvernement dans ce sens, a-t-elle noté. Maurice va-t-il envisager de prendre des quotas ou des mesures temporaires spéciales? L’experte de la France s’est associée à cette question, en relevant que même si la participation des femmes atteint 17% au Parlement, cela signifie que les hommes y sont présents à hauteur de 83%. Lorsque de telles résistances à une plus forte participation féminine existent, il faut alors passer par la loi et forcer l’histoire pour combattre les discriminations, a-t-elle estimé.
Il est vrai que nous n’avons pas atteint l’objectif des 30%, a reconnu la délégation, tout en mettant en avant les progrès accomplis depuis les dernières élections. Nous avons toutefois atteint de bonnes performances dans le domaine judicaire, où 70% des femmes composent les effectifs de la magistrature. Notre plus grande difficulté se trouve dans la modification des attitudes, a dit la délégation.
S’agissant de l’éducation, Mme FUMIKO SAIGA, experte du Japon, a noté que l’éducation était obligatoire jusqu’à 16 ans à Maurice.
Mme GLENDA SIMMS, experte de la Jamaïque, ainsi que l’experte de l’Allemagne, ontrelevé que de nombreuses femmes occupaient des rôles stéréotypés dans le domaine de l’éducation. Des questions ont également été posées sur le nombre élevé d’adolescentes enceintes, et si ces filles pouvaient rester scolarisées.
La délégation de Maurice a précisé que le taux d’abandon scolaire dans le secondaire était environ de 7%, aussi bien pour les garçons que pour les filles. Le personnel éducatif est en effet constitué en majorité de femmes. Le taux d’analphabétisme en général a diminué, et les habitants des zones rurales et des zones urbaines disposent des mêmes possibilités d’éducation, au vu de la petitesse du territoire et des petites distances à parcourir. Le décret de 2002 rend illicite le refus du droit à l’éducation pour n’importe quelle raison, y compris les grossesses d’adolescentes. Compte tenu de la gravité de cette problématique, nous avons introduit des programmes d’éducation sexuelle dans les écoles, a indiqué la délégation. Au niveau universitaire, les filles comptent aujourd’hui pour 52,8% des étudiants inscrits, contre 46,3% en 2002. La plupartdes écoles ne sont pas coéducatives, au moins au niveau du secondaire. Celles qui existent sont financées par le secteur privé. Nous disposons d’un comité permanent au Département national de révision des manuels et du cursus scolaires qui travaille à l’élimination de tous les stéréotypes. Il s’agit donc d’un processus permanent. L’Église catholique a mis en place le premier système éducatif sur l’Île, puis, peu à peu, le Gouvernement s’est doté de ses propres écoles en fusionnant les écoles placées sous les autorités de l’Église.
Dans le domaine de l’emploi, l’experte de la Chine a constaté les discriminations qui existent à l’encontre des femmes, qui ne sont pas rémunérées en fonction de leur travail, mais de leur appartenance sexuelle. Disposez-vous d’un mécanisme de surveillance des discriminations sur le lieu du travail?
La délégation a répondu en évoquant des exemples d’habilitation économique de la femme sur le marché de l’emploi. De nombreuses industries textiles se sont développées à Maurice, ce qui explique le nombre important de travailleurs migrants en provenance de l’Inde, de Madagascar ou de la Chine, a-t-elle relevé. Il est vrai que peu de femmes parviennent à occuper les postes à responsabilités en raison d’une structure sociale et de stéréotypes qui veulent que les possibilités de carrière des femmes soient réduites en raison de leurs responsabilités familiales. Concernant les possibilités de crédit, les femmes peuvent obtenir un prêt de 30 000 roupies sans aucune caution. Il existe aussi 800 projets de microcrédit. Nous disposons aussi d’un fonds de financement de petits projets, a indiqué la délégation mauricienne.
Dans le domaine de la santé, les expertes, notamment celle de l’Allemagne, se sont dites surprises de constater que le congé maternité n’est plus accordé après le quatrième enfant. Des questions ont aussi porté sur l’incidence du VIH/Sida et sur les mesures prises contre la pandémie. En matière de violence familiale, l’experte de la Hongrie a encouragé la délégation à revoir son approche de la violence au foyer, en précisant que la médiation entre les victimes et les auteurs de violences ne rend pas ces derniers responsables de leurs actes.
Une aide judiciaire est offerte aux femmes victimes de violence, et des abris sont également mis à leur disposition, a expliqué la délégation mauricienne. Concernant la lutte contre le VIH/Sida, a expliqué la délégation, les soins sont gratuits et l’action est coordonnée par le Cabinet du Premier Ministre lui-même. C’est dans les prisons que la pandémie a commencé, et nous craignons qu’à l’avenir, les femmes en soient les principales victimes, ont indiqué les membres de la délégation mauricienne au Comité.

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 » La route est encore longue et la pente est raide »…Partout dans le monde, concernant l’amélioration du sort des femmes…

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" Fétichisme, homosexualité, onanisme : l’exposition Erotika de deux jeunes peintres libanaises veut briser les tabous d’une société arabe inhibée et dominée par l’hypocrisie en matière sexuelle…

Maria Sarkis et Nayla Karam

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Maria Sarkis et Nayla Karam.

Erotika, une exposition à l’assaut des tabous du monde arabe –
Salim Yassine, Agence France-Presse, Beyrouth

Fétichisme, homosexualité, onanisme :

l’exposition Erotika de deux jeunes peintres libanaises veut briser les tabous d’une société arabe inhibée et dominée par l’hypocrisie en matière sexuelle.
Nayla Karam et Maria Sarkis, deux artistes avant-gardistes, exposent dans une galerie d’art dans la banlieue chrétienne de Beyrouth des toiles à la Andy Warhol, où art et sexualité sont entremêlés.

Dans Auto-érotisme, une femme sans tête se donne du plaisir, dans une habile et transparente composition de couleurs mêlant, avec sensualité, le vert et le rose.

The Mirror, deux visages qui se font face et deux seins juxtaposés évoquent l’homosexualité féminine. Les couleurs sont vives et les lignes douces.

«L’érotisme est un thème sur lequel je travaille depuis un an. Le moralement correct est une question relative et tributaire des époques», explique Maria Sarkis, la vingtaine, diplômée de la faculté des beaux-arts de l’Université libanaise.

«Au XIXe siècle, Gustave Courbet avait été refusé à l’exposition universelle de 1855. Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des grand maître de l’école réaliste», ajoute-t-elle. Avec son oeuvre emblématique l’origine du monde, représentant un sexe féminin, Courbet avait contribué à libérer le nu de la morale conventionnelle.

Submission (soumission) présente un visage de femme affublé d’un harnais, la bouche bâillonnée.

Dans Sadomasochisme, un corps-tronc, striés de lignes de couleurs est ligoté.

Fetichism 1 propose une jambe habillé d’un bas grésille, et

Fetichism 2 un dos à moitié recouvert d’un tissu rose en latex.

«Nos oeuvres ne sont pas de la pornographie, c’est de l’art dans l’air du temps. La sexualité et les fantasmes sont une réalité quotidienne. Pourquoi les occulter», lance Maria.

Les oeuvres de Nayla Karam, 27 ans, sont plus symboliques. «Cela fait cinq ans que je suis inspirée par l’érotisme. Avec le temps, j’ai peaufiné mon oeuvre qui est devenue plus figurative», dit-elle.

Dans Drained, une femme nue, les jambes remontées sur sa poitrine repose sa tête sur ses genoux après l’amour.

Dans Second Journey (deuxième voyage), un corps de femme qui se dédouble symbolise la multiplication des orgasmes.

Camouflage illustre les diverses facettes de la séduction féminine.

«Nous ne cherchons pas à choquer. Nous donnons libre cours à notre inspiration et un de mes plus grands plaisirs est de constater que les interprétations du public diffèrent, selon les fantasmes», ajoute Nayla.

Chez les jeunes, les réactions sont enthousiastes. Pour Dana Dennaoui, 22 ans, étudiante à l’Université arabe, située dans la partie à majorité musulmane de Beyrouth, ces oeuvres sont belles, dénuées de toute vulgarité.

Forum:

«Il n’y a aucun mal à représenter les différentes formes d’expression sexuelle. Tout peut être beau, sauf la violence», affirme-t-elle.

Léon Khanamirian, 25 ans, cadre bancaire, partage cet enthousiasme. «En Orient, il est permis aux hommes d’exprimer vulgairement leurs fantasmes sexuels, et lorsque des artistes peignent la sexualité, on crie au scandale», affirme-t-il.

Hassan Mekdad, 52 ans, n’est pas du même avis. «De telles oeuvres choquent la pudeur. Ses auteurs auraient été lynchés s’ils vivaient dans un milieu islamique», estime-t-il.

Abdallad Dadour, propriétaire de la galerie Surface, qui abrite l’exposition, se dit fier de ses jeunes qui s’expriment sans complexes, et insiste, signe des temps, sur le fait qu’il n’a pas été inquiété par la censure.

«Une fois de plus, les Libanais sont à l’avant-garde des libertés de moeurs dans le monde arabe», affirme-t-il.

( Site : One Art Articles – Main)

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Des femmes se libèrent des diktats des religions et des mecs !( Je sais, c’est un pléonasme).

J’a-dooore !

PS- Merci à ma petite princesse de facebook, pour le lien avec Maria Sarkis! 😀