" J’étais là, dans la salle "…

« J’étais là, dans la salle

J’étais là, dans la salle, quand son vagin s’est ouvert.
Nous étions tous là, sa mère, son mari et moi,
Et la sage femme à l’accent russe, avec toute sa main
Plongée dans son vagin, palpant et tournant avec son gant
En caoutchouc tout en bavardant avec nous
Comme si elle essayait de débloquer un robinet.
J’étais là, dans la salle, quand les contractions
L’ont fait se tordre,
Et pousser par tous ses pores des gémissements inconnus
J’étais là encore, après des heures, quand elle a poussé soudain un cri sauvage,
Battant avec ses bras l’air électrique.
J’était là quand son vagin s’est transformé,
D’humble orifice sexuel
En passage plus vieux que la nuit des temps, en un vaisseau sacré,
En un canal vénitien, en une source profonde avec un tout petit enfant blotti en son milieu
Et qui attendait qu’on le délivre.
J’ai vu les couleurs de son vagin. Elles étaient changées.
J’ai vu le bleu des hématomes,
Le rouge vif des boursouflures,
Les gris-rose – les ombres.
J’ai vu le sang perler sur le bord comme une sueur,
J’ai vu le jaune, les humeurs blanches, la merde, les caillots
Jaillir de partout, pendant qu’elle poussait plus fort, encore plus fort.
J’ai vu dans ce trou béant, la tête du bébé,
Rayée de cheveux noirs, je l’ai vue, là, juste derrière l’os,
Souvenir dur et rond,
Pendant que la sage-femme à l’accent russe tournait et retournait
Sa main gluante.
J’étais là quand sa mère et moi
Lui avons tenu chacune une jambe et résisté
De toutes nos forces à ses énormes poussées
Et son mari qui comptait inexorablement « Un, deux, trois »,
Lui disant de se concentrer… « Mieux que ça ! »
Nous regardions en elle.
Ne pouvant détacher nos regards de ce point, là.
Tous, autant que nous sommes, nous avons oublié le vagin.
Comment expliquer autrement
Ce manque d’admiration, ce manque de vénération pour lui.
J’étais là quand le docteur
Est entré avec ses étranges cuillers,
Là encore, quand son vagin s’est transformé en une grande bouche de soprano
Chantant de toutes ses forces.
La petite tête d’abord, puis le petit bras blême élastique, et puis le corps nageant vite
Vite vers nos bras ruisselants.
J’étais là quand plus tard, m’étant retournée, je me suis retrouvée en face de son vagin.
Et moi debout, je l’ai vue
Elle allongée sur le dos, complètement brisée,
Meurtrie, tuméfiée, déchirée,
Saignant sur les mains du docteur
Qui tranquillement la recousait.
J’étais là, debout, et son vagin, soudain,
M’est apparu comme un grand cœur rouge qui battait.
Le cœur est capable de sacrifice.
Le vagin aussi.
Le cœur est capable de pardonner et de réparer.
Il peut changer sa forme pour nous laisser entrer.
Se dilater pour nous laisser sortir.
Le vagin aussi.
Il peut souffrir pour nous, s’ouvrir pour nous, mourir pour nous
Et saigner pour nous dans ce monde difficile et merveilleux.Dady
Le vagin aussi.
J’étais là, dans la salle.
Je me souviens « .

Les Monologues du Vagin  Eve Ensler –extrait-

La mère idéale ? Quand papa peut "faire ses nuits"..Et ses jours!

Vidéo de France Inter – Interview d’Elisabeth Badinter: « Conflit-La mère et la femme ».

Extraits:
…[ Entre autres 2 ans d’allaitement, d’après les directives de lobbies pro-chrétiens américains qui font pression sur l’OMS et L’UNICEF. Ce qui veut dire retour à la maison, pour ces femmes.

…Pas de petits pots, les couches à laver, pas de temps mort pour la mère qui allaite*…

…La nature est posée comme un critère du bien auquel il faut se soumettre.

…Ce sont automatiquement les mères qui sont culpabilisées dans le couple. Les pères échappent à cette culpabilité selon un schéma millénaire.

…Tous ces « petit » faits, en vérité, tracent un modèle de mère et suscitent un destin féminin très régressif ]

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* Papa peut faire toutes ses nuits , tranquillou…

Malgré TOUT cela, et sans oublier « l’interminable » grossesse et le « terrible » accouchement des femmes trouvent NORMAL, que leur bébé s’appelle UNIQUEMENT, comme leur père (Les séquelles du bâtard, sans doute ?)

Le plus ubuesque, c’est cette Kyrielle de noms de pères différents, pour des enfants sortis du même ventre de maman.

Et…SON patronyme à ELLE ? Quelle DRÔÔÔLE d’idée !

Mères LESSIVEES…Mais couches LAVEES et ESSOREES!

boniche
 » Le Conflit-la femme et la mère » Elisabeth Badinter (Flammarion 2010 )

… »L’idée de la bonne mère écologique »

Si le livre de la philosophe est dérangeant, c’est qu’il annonce un grand danger pour les filles et les petites-filles du féminisme. Heureuses de réussir dans leurs études, de travailler, de rester jeunes et d’avoir des enfants, elles ignoreraient « l’involution » culturelle dont elles sont victimes… A force d’entendre vanter les vertus de la maternité heureuse, de l’allaitement épanouissant et de leur talent à nul autre pareil de façonner le destin d’enfants, beaux et intelligents, les femmes se seraient laissées endormir. Elles seraient devenues les idiotes utiles du capitalisme qui, à chaque crise économique, retourneraient gaiement dans leur foyer pour réussir ce qu’elles savent le mieux faire : enfanter et élever.
Elisabeth Badinter veut dévoiler cette insidieuse tyrannie. « Qu’est-ce qui se passe lorsque l’on a lâché son emploi à 30 ans et que l’on se retrouve à devoir vivre avec un homme qui vous dégoûte à 50 car on n’a plus les moyens de partir? », s’interroge l’auteur. Les femmes, estime-t-elle, ne se rendent pas compte que leur condition stagne depuis vingt ans. La répartition des tâches ménagères entre hommes et femmes reste identique. Les femmes sont toujours payées 20 % de moins que les hommes, sont plus malmenées par le chômage, et sont les premières victimes du temps partiel subi.
Pour l’intellectuelle, les responsables de ce retour d’une tyrannie de la maternité sont nombreux: au premier rang d’entre eux, le marché de l’emploi, certains pédiatres « réactionnaires », les croisés de l’allaitement, les féministes naturalistes. « Les discours de tous ces groupes que je ne mélange pas se sont coagulés autour de l’idée de la bonne mère écologique », analyse-t-elle. Pour étayer sa thèse, Elisabeth Badinter a compilé les statistiques et étudié les discours des adeptes de l’allaitement maternel et des couches lavables. Comme un sismologue qui serait allé chercher tous les indices, même épars, d’un tremblement de terre à venir.
Du coup, la démonstration est parfois difficile à suivre. Mais de cette accumulation des indices émerge un effet de sens. « Ce que je dénonce, c’est un discours qui ne tient plus compte de l’ambivalence maternelle. Les femmes n’ont plus la liberté de dire non. Dans les maternités publiques, on culpabilise les femmes avec le lait maternel, le meilleur pour l’enfant… Or toutes les grandes révolutions des mœurs s’opèrent grâce à la culpabilisation », conclut-elle. ]
Marie-Christine Tabet – Le Journal du Dimanche- 06 Février 2010

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Commentaire:

Le jeudi 11 février 2010, 16:35 par dedalus

C’est, à mon avis, toujours une défaite de la pensée que de contester les arguments de quelqu’un en faisant peser la suspicion sur son auteur, voire en usant de la théorie du complot.

Peu importe pour qui roulerait Elisabeth Badinter, si même elle roulait pour quelqu’un, reste que ces arguments sont pertinents et qu’en effet, l’écologie se fourvoie à jouer de la culpabilisation et ne pas tenir compte des réalités sociales.
L’écologie politique est nécessairement social et féministe, sinon elle n’est rien d’autre qu’un outil de bonne conscience pour bobos.
http://www.avoodware.com/blog/files…
Source Olympe et le plafond de verre.

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..[Qu’est-ce qui se passe lorsque l’on a lâché son emploi à 30 ans et que l’on se retrouve à devoir vivre avec un homme qui vous dégoûte à 50, car on n’a plus les moyens de partir? » s’interroge l’auteur ]…

Sans parler de désertion de nombreux conjoints pour de plus jeunes, ou de violences psychologiques ou verbales, tolérées, qui ne s’arrangent pas avec l’âge…

Elles deviennent, de fait, DEPENDANTES: « condamnées » à PERPETE , à « l’aumône » de leur compagnon, pour assurer leur quotidien! C’est bôôô l’amour, tant que ça dure …Et la mort ne prévient pas…

Le pire, dans tout ça ? Ce sont…Des FEMMES, qui sont les plus virulentes adeptes, de tout ce qui mutile leur bien-être de vie ! :no:

C’est si bon de CROIRE que l’on acquiert ainsi le statut de « BONNE » mère…

En réalité CHACUNE fait ce qu’elle PEUT avec ce qu’elle A et avec ce qu’elle… EST !

L’enfant a besoin d’AMOUR et de RESPECT de toute sa personne…TOUT le « reste », est à enterrer au cimetière des diktats sociaux et religieux, régissant la vie des femmes!!!

 » Bonne conscience pour bobos « ? :yes:

" Faites Zemmour, pas l’avortement! "

Extraits:
[ La semaine dernière, le chroniqueur vedette de RTL s’attaquait à l’IVG. Décevant. Comme quoi, les histoires d’Zemmour finissent mal en général.

…En clair : si toutes ces salopes (1) n’avaient pas avorté, c’est Merkel qui mangerait dans la main de Sarko. Et non l’inverse.
Zemmour poursuit : 72% des femmes qui ont eu recours à l’IVG étaient sous pilule. Mais loin d’y voir la preuve que ces femmes, puisqu’elles étaient sous contraceptif, ne voulaient vraiment pas avoir d’enfant, il en déduit des « sentiments contradictoires » : « avoir un enfant sans le vouloir tout en le voulant ». C’est sûr, quand on prend la pilule, c’est qu’on veut un môme. Merci Eric Zemmour d’avoir enfin percé ce mystère : quand la femme dit non, elle pense évidemment oui.

Curieuse logique. Après tout, on aurait plutôt tendance à penser que le rapport de l’IGAS fait la nique aux pro-vie, puisqu’il démontre que, loin d’être devenu une méthode contraceptive, l’avortement reste ce qu’il était censé être : la solution de secours en cas d’accident (de pilule, de préservatif). Ce n’est pas l’avis d’Eric Zemmour, qui dénonce « la logique très française du droit à tout, qui fait qu’on est passé de la tolérance compassionnelle [la loi Veil, ndlr] à un droit acquis ». Ce qui, soit écrit en passant, en dit long sur ce que le chroniqueur de RTL pense des lois : de la « tolérance », de la « compassion ». Mais alors, un droit c’est quoi ? Un droit divin ?

Apparemment oui, pour Zemmour, qui poursuit: « Nous avons tous été des fœtus. Et le fœtus, il n’a pas de statut pénal, on peut le tuer tant qu’il n’est pas sorti du ventre de sa mère ». Ah oui ? Pourtant, l’IVG n’est autorisée que jusqu’à la 12e semaine. Sauf, effectivement, en cas d’avortement thérapeutique. Est-ce à dire qu’Eric Zemmour considère qu’une IVG pour raison médicale est un meurtre ?
« Donc, on se dit qu’on a beaucoup de chance d’être ici », conclut Zemmour, persuadé d’avoir échappé à une hécatombe de foetus. Qui a, en tout cas, fait une victime consentante : Zemmour.

(1) Pour ceux qui étaient trop jeunes à l’époque, les « salopes », c’est le nom que s’étaient donné les 343 femmes signataires, en 1971, du manifeste pour l’avortement rédigé en ces termes par Simone de Beauvoir : « Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples.On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre
. » ]

Source Marianne :Bénédicte Charles | Mardi 9 Février 2010 à 05:01

Hier, au JT de TF1 : les violences psychologiques du conjoint…

Au JT, petit rappel de la Vidéo: « La voix qui fait mal ».

[ Ces mots qui précèdent les coups:

Pas de sang, pas de larmes ni d’assiettes qui volent en éclat. Mais un thriller psychologique qui met en scène une femme dans son quotidien, dévalorisée par une voix qui la poursuit. Souriante, devant le miroir d’une boutique, la jeune femme essaye une jupe. La voix commente : « cette femme, c’est un vrai boudin, rien ne lui va ». Assise au zinc d’un bistrot, elle prend un café. La voix, toujours là, toujours péjorative : « Elle fait tout pour se faire draguer, c’est une vraie traînée »…

Pas de sang, pas de larmes ni d’assiettes qui volent en éclat. Mais ces mots qui font mal, ces mots qui précèdent les coups. Ces trente secondes de film ont été réalisées par Jacques Audiard pour la nouvelle campagne du gouvernement contre les violences conjugales, axée sur la violence psychologique. A la fin du court métrage, cette phrase : « Cette femme, c’est la mienne » et cette main qui rattrape la femme par l’épaule dans le parking. Gros plan sur les yeux apeurés de la jeune femme. Le message : « Ne laissez pas la violence s’installer. Réagissez ». Le 3919.

« Cette violence verbale et psychologique dans le couple est la plus ordinaire, mais à l’origine de toutes les autres », explique-t-on au cabinet de Valérie Létard, la secrétaire d’Etat à la solidarité. « La sape psychologique précède très souvent les coups, renchérit Françoise Brié, vice-présidente de la fédération Solidarité femmes et directrice de l’association l’Escale. Un jour, une femme s’entend dire: ‘la soupe est trop salée’ et le lendemain: ‘la soupe n’est pas assez salée’. Elle est dévalorisée à petit feu, prise dans une toile d’araignée, conditionnée pour recevoir les coups ». Cette domination psychologique d’une personne sur une autre comme un lavage de cerveau.

En France, en 2007, 166 femmes sont mortes frappée par leur compagnon. La violence psychologique détruit également : stress, dépressions, suicides… Depuis la mise en place du 3919, le numéro d’appel national destiné aux femmes victimes de violences conjugales, les plaintes ont augmenté. En 2007, selon l’Observatoire national de la délinquance, 47.500 plaintes ont été déposées pour violence volontaire sur une femme par son conjoint ou ex-conjoint. Selon le gouvernement, une femme sur 10 est victime de violences.
Source TF1.fr – Par Amélie Gautier Juin 2009.(campagne violences psychologiques )

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Ces violences existent : JE les ai rencontrées…

…Maîtresses occasionnelles et attitrée…Humiliations, injures, coups, viols, vêtements et objets personnels incendiés, lâchée du haut d’un escalier, strangulation interrompue, mise en joue avec un revolver, une 22 Long Rifle, menaces de défiguration à l’acide, d’être jetée du haut d’une falaise, suicide avorté, …Promesse de tuer nos 4 enfants si je divorce et les prends avec moi, au su et vu du Commissaire de la Police Judiciaire qui se déclare incompétent, etc…

Evasion, cachée dans les toilettes d’un avion…Impression d’être une survivante, la rescapée d’un séisme…

« Amputée », pansement des « fractures ouvertes », psychanalyses…Deux enfants rejoignent le nouveau foyer qq temps plus tard. Et les deux derniers renouent des liens encore plus tard…Tous ne veulent plus revoir leur « père »…

…TELLEMENT vivante et heureuse aujourd’hui: monamoureux adorable depuis 35 ans et nos trois amours d’enfants, tellement affectueux et attentionnés…Comme s’ils voulaient tous, « réparer » le mâle effet…

…Un amour de la vie et une pèche INCROYABLES…

…La vie PEUT être belle: il faut juste en PAYER le PRIX…

PS- JE ne laisserai plus JAMAIS, PERSONNE me faire du mal.

Article 214 du mariage…

vidéo sur le mariage

Article 214:
 » L’époux peut exprimer librement sa colère sur son épouse qui se doit d’accepter toutes sortes de violences et d’insultes. »

Commentaires de l’article de TF1 sur les violences psychologiques:

Fifi91,
ca fait dix ans que je vit avec un homme manipulateur, il me terrorise, il a une énorme emprise psychologique sur moi, je suis consciente de tous ça, j’ai 3 enfants et j’ai 28 ans, insultes et menace de mort devant les enfants. il essaye de m’isoler de ma famille qui me soutient et qui ne comprend pas pourquoi je reste avec lui. je sais qu’il ne changera jamais, j’ai peur de demander le divorce, de l’avenir. car je n’ai plus confiance en moi
le 21 Juin 2009 à 08h07

Viviane, le 15 Juin 2009 à 12h55
En voyant le spot tv pour la première fois bcp de choses me sont revenues en mémoire, à tel point quej ‘en ai fait un malaise.Mais, Monsieur Audiard, ce que vous avez montré n’est rien par rapport à la réalité, bien plus sournoise et insidieuse que ça. Pour tous ces manipulateurs, c’est un travail de destruction qui se fait sur des années, lentement, en silence, et dans l’indifférence. Voilà 7 ans que j’ai trouvé le courage de partir avec mes trois enfants avant qu’il ne soit trop tard et je n’arrive à me reconstruire, me retrouver, qu’aujourd’hui. Je travaille encore sur la confiance… car si je suis libre, je suis aussi seule. A toutes les femmes (ou les hommes) qui subissent ça, je dis : fuyez! Vous ne le changerez JAMAIS.

Pyrénées, le 12 Juin 2009 à 22h07
Mariée 2 ans avec un fou qui en public présentait charmant, qui me tenait par la ceinture le buste dans le vide, pliée sur la barre du balcon au 11èm étage d’une tour aux Mureaux ou qui tentait d’éteindre son mégot sur mon visage (j’ai grillé quelques couvertures) j’ai travaillé comme une folle pr mettre de l’argent de côté et divorcer. Et pourtant j’étais terrorisée moi aussi par les représailles annoncées mais pr ma santé mentale et celle de ma fille, je me suis barré, disposée à me défendre à fond. Non seulement ma famille ne m’a pas aidé mais elle m’a mme mis des batons dans les roues. Malgré tout, malgré un mauvais avocat. J’ai gagné en préservant ma fille, mme si j’ai failli en crever plusieurs fois.

Chris51, le 12 Juin 2009 à 14h53
battue et humiliée pendant 4 ans, je peux vous dire qu’il n’y a pas que la peur, mais aussi la honte… oui la honte de vivre cet enfer. Même si nous sommes victimes, lorsque l’on est prise dans l’engrenage on a honte de le dévoiler à notre entourage. alors parfois, on préfère même ne plus voir les gens devant lesquels on a été humiliée, voire violentée. Pourquoi? je ne sais pas, dix ans après je ne me l’explique toujours pas. je m’étais complètement laissée enfermer dans sa bulle et je ne pouvais en sortir puisqu’il avait réussi à me faire croire que « sans lui je n’étais rien , je serais perdue, ou une salope ». de toute façon on aura beau forcer une personne, à quitter son conjoint violent, elle ne le fera pas, il faut que la décision vienne d’elle. la seule chose à faire pour son entourage, être présent, l’écouter, sans l’obliger à faire quoi que se soit, sans juger même si c’est difficile de savoir qu’une personne que l’on aime souffre. Juste être là, pour qu’elle ne s’éloigne pas, honteuse de ce qu’elle vit.

Steph, le 12 Juin 2009 à 12h44
Nan: de toute évidence votre fille est malheureuse et certainement terrorrisée par son conjoint. Je ne pense pas qu’elle « accepte », comme vous dites, de se faire traiter ainsi mais elle a peur. Vous qui savez, aidez la! Comme vous écrivez, elle est surement aussi battue alors allez savoir ce qu’elle et ses enfants vivent au quotidien. Elle a besoin d’aide alors essayez de faire quelque chose. J’ai été battue pendant 3 ans par mon compagnon, j’étais pleinement consciente de ce qu’il me faisait subir mais voilà, il me terrorrisait alors je n’ai rien dit et personne n’a jamais rien vu! Ne laissez pas votre fille dans cet enfer.

Jacqueline, le 11 Juin 2009 à 16h14
Nan. Vous savez donc agissez et venez en aide à votre fille. Ouvrez lui les yeux, peut etre n’ose t elle pas vous parler, elle doit probablement se refermer sur elle meme et le temps n’arrangera rien.

Nan, le 11 Juin 2009 à 11h06
Depuis des années je vois ma fille se faire traiter plus bas que terre par son conjoint, même devant ses enfants, ça nous fait mal à mon mari et à moi, mais elle accepte. Je pense qu’elle en a peur et qu’il lui fait du chantage et peut-être de la manipulation, car maintenant on ne voit plus notre fille, il l’a éloignée de notre famille et elle reste avec lui. Je précise que depuis plusieurs années mon gendre ne travaille pas, c’est ma fille qui travaille, qui s’occupe de ses filles aussi bien au niveau scolaire qu’au niveau du sport, qui s’occupe même des papiers de son conjoint! J’espère qu’un jour elle ouvrira les yeux, car d’après l’ainée de mes petites filles il lui a déjà tiré les cheveux et peut-être plus…

Angie, le 11 Juin 2009 à 09h31
je veux bien entendre que les homme souffrent aussi de coups et d insultes, mais rarement ils meurent sous les coups .combien de femmes decedent tous les jours? meme avec des droits que ceux qu on attribut aux femmes , quoi qu on fasse on reste des esclaves. on eduque nos enfants parce que nous sommes des bonnes meres , mais on reste des faineantes parce que nous ne travaillons pas!!! et si on travaille on est des mauvaises meres. messieurs, quand comprendrez vous qu une femme ne peut pas tout faire ?

Noémie, le 11 Juin 2009 à 09h12
C’est vrai que les violences des femmes sur les hommes existent, mais il me semble que très rares sont les hommes qui meurent sous les coups physiques de leur femme. Et quand aux violences verbales, je pense qu’elles ne sont pas pires que celles infligées aux femmes. Un homme qui travaille a un statut minimum socialement. Les femmes qui choisissent ou qui acceptent d’arrêter de travailler n’ont plus aucun statut reconnu par la société et sont totalement dépendante ensuite de leur entourage dans ce domaine. Un homme méprisé par sa femme sait qu’au moins, il a sa place au travail, qu’il est quelqu’un avec de la valeur au moins dans ce domaine. Une femme à la maison qui n’est pas reconnue ni respectée chez elle, que lui reste-t-il ? Elle est complètement dévalorisée.

Noémie, le 11 Juin 2009 à 09h08
Effectivement, les violences verbales ne débouchent pas toutes sur des violences physiques : parfois les hommes s’arrêtent là (soit parce que ça leur suffit, soit parce qu’ils savent que passer aux violences physiques est dangereux), parfois les femmes demandent la séparation, parfois elles se suicident… Mais les violences verbales peuvent être aussi destructrices que les violences physiques, et c’est suffisant pour que les enfants sachent que le père méprise la mère (et puissent reproduire la situation, que ce soit avec des violences physiques ou non). C’est pourquoi il faut combattre ce fléau et protéger les femmes qui en sont victimes en leur offrant une porte de sortie.

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 » Monsieur Audiard, ce que vous avez montré n’est rien par rapport à la réalité, bien plus sournoise et insidieuse que ça. Pour tous ces manipulateurs, c’est un travail de destruction qui se fait sur des années, lentement, en silence, et dans l’indifférence. »

…L’in-di-ffé-ren- en en – ce !!!

" L’ indifférence"- G. Bécaud ( texte, paroles et musique ).

L’indifférence

Les mauvais coups, les lâchetés
Quelle importance
Laisse-moi te dire
Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais
Ce qui détruit le monde c’est :
L’indifférence

Elle a rompu et corrompu
Même l’enfance
Un homme marche
Un homme marche, tombe, crève dans la rue
Eh bien personne ne l’a vu
L’indifférence

L’indifférence
Elle te tue à petits coups
L’indifférence
Tu es l’agneau, elle est le loup
L’indifférence
Un peu de haine, un peu d’amour
Mais quelque chose
L’indifférence
Chez toi tu n’es qu’un inconnu
L’indifférence
Tes enfants ne te parlent plus
L’indifférence
Tes vieux n’écoutent même plus
Quand tu leur causes

Vous vous aimez et vous avez
Un lit qui danse
Mais elle guette
Elle vous guette et joue au chat à la souris
Mon jour viendra qu’elle se dit
L’indifférence

L’indifférence
Elle te tue à petits coups
L’indifférence
Tu es l’agneau, elle est le loup
L’indifférence
Un peu de haine, un peu d’amour
Mais quelque chose

L’indifférence
Tu es cocu et tu t’en fous
L’indifférence
Elle fait ses petits dans la boue
L’indifférence
Y a plus de haine, y a plus d’amour
Y a plus grand-chose

L’indifférence
Avant qu’on en soit tous crevés
D’indifférence
Je voudrai la voir crucifier
L’indifférence
Qu’elle serait belle écartelée
L’indifférence

Le sang menstruel : objet de peintures, sculptures, photos…

( Attention: les images peuvent paraître choquantes…A certains )

Sculpture de Kiki Smith Train 1993
Kiki Smith -« Train » 1993 (Sculpture).

O'Keeffe black irisIII 1926
O’Keeffe -« Iris III » 1926.

Vladislav Shabalin
Vladislav Shabalin – « Portrait d’un secret partagé » 1997.

Isa Sanz
Isa Sanz -Sangro pero no muero 2008

mimosa Palen pousse pousse
Mimosa Palen -« pousse pousse » 2008.

[ Le Sang menstruel dans l’art contemporain – L’ Art du Con.

Le flux menstruel, dans les sociétés primitives, apparaissait comme un phénomène manifeste bien qu’inexplicable. Les jeunes filles, un beau jour, grâce à une entente secrète et mystérieuse avec la lune, se mettent à perdre périodiquement du sang. Puis, de façon aussi mystérieuse, elles peuvent arrêter ce sang et en faire des bébés.
De cet état terrifiant de tabou, où elles refusent le contact et le rapport aux hommes, – état où la femme se sent simultanément sainte et impure -, fut initialement établi le noli mi tangere (ne me touche pas) des femmes pendant cette phase. La menstruation causant une certaine indisponibilité, sexuelle et sociale, les hommes réagirent immédiatement pour se venger d’être exclus ; les exemples de croyances populaires sont infinis ; en fait, il n’y a pas de limite aux maux qu’apporte la femme qui menstrue.

En Occident, les pouvoirs attribués à la femme sont presque systématiquement néfastes. “ L’approche d’une femme en cet état fait tourner les moûts ; à son contact, les céréales deviennent stériles, les greffons meurent, les plantes des jardins sont brûlées, les fruits des arbres sous lesquels elle est assise tombent ; l’éclat de miroirs se ternit rien que par son regard, la pointe du fer s’émousse, le brillant de l’ivoire s’efface, les ruches des abeilles meurent ; même le bronze et le fer sont attaqués par la rouille et le bronze contracte une odeur affreuse… ”.

Le corps des femmes est un corps étrangement dévastateur, un phénomène surnaturel, maléfique la plupart du temps. “ Fort heureusement, – écrit Briffault -, de même que tout poison peut avoir des applications bénéfiques, on voit, selon l’époque et le pays, des jeunes filles se promener à dessein au moment de leurs règles à travers bois et pâturages pour détruire, grâce à leurs miasmes toxiques, les chenilles, les sauterelles et autres insectes nuisibles des jardins”…

Cet étrange sang, magique et hors du contrôle des hommes, est un élément inquiétant ;. De là son statut bascule : cette femme incontrôlable qui, lorsqu’elle n’est plus la muse, lorsqu’elle ne jouit plus de la faveur de l’autorité des hommes, lorsqu’elle réfute sa mise en tutelle, ne peut être qu’un cadavre, une charogne, – les poètes l’ont assez dit -, une bête implacable et cruelle. Car en faisant d’elle une bête noire, une furie (une hystérique), en lui ôtant son humanité, l’homme souverain et créateur, blessé, la réduit et cherche à la soumettre, regagnant de fait son statut de mâle dominant…

Simone de Beauvoir nous dit : “ le sexe féminin est mystérieux pour la femme elle-même, caché, tourmenté, muqueux, humide ; il saigne chaque mois, il est parfois souillé d’humeurs, il a une vie secrète et dangereuse. […] Tandis que l’homme “ bande ”, la femme “ mouille ” ; il y a dans le mot même des souvenirs infantiles de lit mouillé, d’abandon coupable et involontaire au besoin urinaire ; l’homme a le même dégoût devant d’inconscientes pollutions nocturnes ; projeter un liquide, urine ou sperme, n’humilie pas ; c’est une opération active ; mais il y a humiliation si le liquide s’échappe passivement car le corps n’est plus alors un organisme, muscles, sphincters, nerfs, commandés par le cerveau et exprimant le sujet conscient, mais un vase, un réceptacle fait de matière inerte et jouet de caprices mécaniques. Si la chair suinte, comme suinte un vieux mur ou un cadavre, il semble non qu’elle émette du liquide mais qu’elle se liquéfie : c’est un processus de décomposition qui fait horreur »…

Du rapt à la reconquête du féminin : construire sur des ruines
“ Tant qu’elles ne le feront pas, tant qu’elles ne chercheront pas à se comprendre aussi passionnément et aussi profondément qu’il se peut dans leur différence d’avec les hommes – et tout d’abord exclusivement dans cette différence -, en utilisant à cette fin, scrupuleusement, les moindres indices de leur corps comme de leur âme, elles ne sauront jamais avec quelle ampleur et quelle force elles peuvent s’épanouir, en vertu de la structure propre à leur essence, et combien, en fait, les frontières de leur monde sont vastes. ”Kiki Smith
Source : extraits de l’article « le sang des femmes.over-blog.com »

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[ “Sangro pero no muero”
en 2008, avec son travail »Quand une femme saigne c’est un acte d’amour 31/1/2010
Exposition  » Du sang mais on n’en meurt pas », Isa Sanz dans le hall d’exposition du Teatro Calderón à Valladolid
Utilisant la photographie comme moyen d’expression essentiel, Isa Sanz transmet l’émotion et la profondeur de l’univers féminin dans un chemin jusque-là peu connus.

Une artiste poétiquement provocante qui a le droit de rendre son expérience de vie comme un cadeau à quiconque regarde son travail.]
LAGUIAGO.COM

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“ Tant qu’elles ne le feront pas, tant qu’elles ne chercheront pas à se comprendre aussi passionnément et aussi profondément qu’il se peut dans leur différence d’avec les hommes – et tout d’abord exclusivement dans cette différence -, en utilisant à cette fin, scrupuleusement, les moindres indices de leur corps comme de leur âme, elles ne sauront jamais avec quelle ampleur et quelle force elles peuvent s’épanouir, en vertu de la structure propre à leur essence, et combien, en fait, les frontières de leur monde sont vastes. ”Kiki Smith

…TELLEMENT vastes…

Il y a encore du boulot !

Pour "Elle" et pour…Celui qui veut se voir en femme…

( Very busy day…A + )
Photos : Tests en brune et blonde, court et mi-long entre autres…

miia
miii
miee
moii

 » NOUVEAU sur le site.
Testez de nouvelles coiffures Le studio de coiffure du Journal des Femmes vous permet d’essayer de nouvelles coupes et de les montrer (en toute discrétion * ) à vos ami(e)s.  »
( Tingy: * pourquoi donc ? ! )

Évidemment, les mecs devront se raser avant…Quoique…La femme à barbe peut être très originale, si,si !

Histoire de la serviette hygiénique…

[ Les menstruations à travers les âges

En 500 av. J.-C., Hippocrate écrit sur l’utilisation des tampons en Grèce antique. Voir : http://www.mum.org

L’histoire de la serviette hygiénique est intimement liée à celle des sous-vêtements. Au moyen âge, personne n’utilise ni l’une ni l’autre : les femmes portent toujours des jupes longues ( même lorsqu’elles travaillent dans les champs ). Elles utilisent probablement des serviettes de fortune ou des tissus comme protection, ou encore laissent simplement le flux couler.
Source: The Wesleyan Argus Features – February 13,
2007- History of underwear, Mike Repplier on
http://www.wesleyanargus.com/printable.
php?article_id=4555

À la même époque, les sous-vêtements longs et ajustés deviennent de plus en plus populaires, parce qu’ils collent à la peau et gardent les vêtements propres. Saletés, huile et sécrétions de l’organisme restent donc emprisonnées de longues périodes dans ces sous-vêtements. Assez dégoûtant.

Au XVIIIe siècle, en Europe, les femmes de la haute société commencent à porter des culottes longues sans entrejambe pour se couvrir : les jupes à la mode sont alors un peu plus courtes, et montrer ses chevilles est considéré comme trop sexy. Lorsqu’elles ont leurs règles, les femmes qui ont les moyens de se procurer du tissu s’en recouvrent l’entrecuisse pour absorber le flux menstruel.
Voir : http://www.mum.org

Au XIXe siècle, l’industrialisation mène à l’invention de l’égreneuse de coton et de la jenny ( machine à filer le coton ). Ces machines permettent la production de
masse de tissu en coton, avec lequel on fabrique les sous-vêtements.

Ce n’est que dans les années 1880, lorsque l’on associe médicalement les germes à l’infection, que l’on prend conscience de l’importance de l’hygiène. En ce qui concerne les menstruations, les médecins sont divisés :
certains croient qu’elles nettoient le corps féminin de ses impuretés, alors que d’autres les considèrent comme une maladie. Mais tous s’entendent pour dire que la menstruation est un signe de déséquilibre important chez la femme. Selon eux, « une femme ne devrait jamais avoir de règles »… aussi bizarre que ça puisse paraître aujourd’hui!
Source : Du sang et des femmes. Histoire médicale de la menstruation à la Belle Époque, Jean-Yves LE NAOUR et Catherine VALENTI danshttp://clio.revues.org/document114.html

À la même époque, l’Église soutient que les menstruations correspondent au châtiment subi par Ève pour le péché originel qu’elle a commis.

Au début du XXe siècle, dans les filatures de coton, on recouvre les planchers de paille pour que le flux menstruel des femmes qui travaillent debout de longues heures puisse être facilement ramassé à la fin de leur quart de travail.
Lorsque des suffragettes choquées de cette façon de faire suggèrent aux travailleuses d’utiliser des serviettes hygiéniques, les mères s’y opposent, affirmant que l’odeuret le sang séduisent les maris.
Source : Joy Shillaker à http://www.mum.org/whatwore.htm

Les serviettes à bande adhésive ne sont inventées que dans les années 70 ( ! ). Avant l’arrivée de cette bande, les serviettes sont attachées à une ceinture élastique qu’on
porte à la taille ( votre mère en a sûrement porté une ). Quant aux autres, elles arrivent sur le marché seulement dans les années 80. ]
Source: http://www.mum.org/paddir.htm

Article: Source stayfree

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 » À la même époque, l’Église soutient que les menstruations correspondent au châtiment subi par Ève pour le péché originel qu’elle a commis.

Elle soutient toujours tant de bêtises( le mot est faible !) sur les femmes…

…Et dire que les églises sont en MAJORITE fréquentées par des …femmes, qui gobent tout cet obscurantisme, de MECS, sans broncher !!! »