Le "Devoir conjugal" ou permis de violer son épouse ? Les lois changent, mais les mentalités perdurent !

… »La société a évolué, pas les juges », note Emmanuèle Pierroux…

…Du côté de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, les magistrats se sont inscrits dans la continuité du droit romain, façonné par le christianisme: « Dès le vie siècle, la religion chrétienne a inventé la conjugalité -dont le devoir sexuel entre époux- pour lutter contre le paganisme, prendre le pouvoir dans l’intime et laisser à la femme un seul rôle, celui d’assurer la descendance », observe Pascal Dibie, enseignant à Paris VII et auteur d’une plaisante Ethnologie de la chambre à coucher (Métailié)…

…sur le plan juridique, une femme ne doit pas se refuser à son époux, mais celui-ci ne peut la forcer. De la subtilité du droit français…

…Pour ce médecin, présidente du Collectif féministe contre le viol (CFCV), l’article 215 du Code civil n’est qu’un « résidu archaïque » qui aurait dû, depuis des années déjà, être abrogé. Pis: ce dernier entre en contradiction avec la notion de viol conjugal -une réalité qui n’a été reconnue par la Cour de cassation qu’en 1990, et inscrite dans la loi en 2006 seulement comme « circonstance aggravante », rappelle Emmanuèle Pierroux. Aujourd’hui, en effet, une relation sexuelle imposée sous « la contrainte, la menace, la surprise ou la violence », y compris entre époux, est inscrite dans le Code pénal et passible des assises, rappelle Mme Piet. ((loi 4 avril 2006, article 222-24, 4o du code pénal) qui permettra de punir encore plus sévèrement l’auteur. Ainsi, alors que la peine maximale encourue pour un viol est de 15 ans, le mari violeur peut encourir jusqu’à 20 ans).

Mais, en dehors du coït lui-même, monsieur ne peut exiger de madame nulle fantaisie (fellation, exhibitionnisme ou autres)

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-devoir-conjugal-tu-honoreras_1083055.html

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 » L’article 212 du Code civil est aujourd’hui ainsi formulé:

«Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.»

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/11/30/10001-20121130ARTFIG00560-le-jour-o-l-amour-est-entre-dans-le-code-civil.php

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Il ne reste plus donc qu’à…modifier les… mentalités des juges !:##

Un… »slow »! me dirait notre ami Willy

Suite au tweet, question cruciale: les officiants religieux ( prêtre, rabbin, imam, pasteur, etc), ont-ils un… pénis ?

Quand l'Eglise dicte l'orientation sexuelle(Huile sur toile, non contractuelle).

Quand la vérité sort de la bouche des twittos ?

I Will NOT Be Quiet!‏@noiwillnotbe

 » owning a penis does not mean you have authority over women and can tell them what to do. this is not a difficult concept to understand. »

« posséder un pénis ne veut pas dire que vous pouvez exercer votre autorité sur les femmes et que vous pouvez leur dire quoi faire. ce n’est pas un concept difficile à comprendre. »

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Bein, SI !

Pour des prêtre, rabbin, imam, pasteur… »C’est un concept difficile à comprendre », le fait que:

« posséder un pénis ne veut pas dire que vous pouvez exercer votre autorité sur les femmes et que vous pouvez leur dire quoi faire. »

Et… « Parler au nom de Dieu » est un sacrilège(!) qu’ils commettent tous, sans état d’âme

Pour s’arroger le droit de pourrir la vie de millions de femmes partout sur notre planète

Dieu, s’il existe, n’a RIEN à voir avec les MULTIPLES religions qui se réclament de lui,

En le rendant COMPLICE involontaire, de toutes leurs turpitudes misogynes !

Noël : ces petites nanas homosexuelles qui ne supportent plus l’homophobie… familiale !

Par La p’tite Blan
Ta soeur biologique:

… » PS: Nous ne passerons plus Noël en famille :

Appel aux homosexuelLEs qui ne supportent plus de supporter, à différents degrés, l’homophobie ordinaire ou fabuleuse, lancinante ou criarde, cassante ou mielleuse mais toujours violente, de leurs « vraies familles normales et saines ».

La magie de Noël vous berce-t-elle ? vous endort-elle ? ou vous tord-elle le ventre ? « …

…Mais c’était sans compter avec LE DÉBAT de l’égalité des droits qui a fait naître des vocations militantes chez les accrocs de la croix : mères, pères, grands-parents, enfants, foetus ont enfin trouvé une occupation, que dis-je, un combat ! … surtout NE PAS donner l’égalité des droits aux homosexuels.

Ah, on respire du côté des bénitiers ! Enfin une cible identifiée ! Enfin une lutte qui fait l’unanimité (ou presque**) face au péril que les homosexuels représentent pour toute l’humanité, ou du moins ce qu’il en reste.

Moi je n’avais même pas conscience que je menaçais l’humanité! »…Extraits)

Pour lire TOUT l’article http://blogs.mediapart.fr/blog/la-ptite-blan/041212/soeur-anne-n-tu-vraiment-rien-vu-venir-serieux?

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L’hypocrisie a ses…limites !

J’aime bien ce paragraphe:

… »Non, je n’argumenterai pas face à tant de bêtise et de violence.

Non, je n’aurai plus peur de me faire traiter d’excitée, de gauchiste, de terroriste de la pensée, de mécréante ou de déviante, juste parce que je tente de résister à des attaques immondes, violentes et dévastatrices, et que je n’ai pas envie que vous décidiez du niveau d’humanité que vous allez m’accorder.

À distinguer les humains de plein droit que vous seriez des sous-humains que seraient tous les autres, l’humanité, c’est vous qui la mettez en péril.

Non, vous n’avez pas le droit pour vous.
Non, vous n’avez pas la raison pour vous.
Non, vous n’avez pas la bonté pour vous.
Non, vous n’avez pas la paix pour vous.
Pour vous, vous n’avez que vos préjugés illuminés et coupés de l’humanité réelle. Gardez-les. »

Wow !

Souhaitons bon courage à « la p’tite » qui s’étonne : »Moi je n’avais même pas conscience que je menaçais l’humanité !

Moi non plus, d’ailleurs !

« Dieu rassemble les gens, mais les religions les séparent », dit un proverbe…Encore un exemple ici ? ? ?

Merci Ô Dieu, de m’avoir fait naître SANS religions !

…JOYEUSES FÊTES à toutes les homosexuelles du monde !

"Des voyages uniques et insolites" – L’interview du globe-trotter de la semaine: Marie-Pierre (Regardailleurs.net) Lien ci-dessous :

Sri Lanka -Regardailleurs.net(Sri Lanka: Anuradhapura)

« Des voyages uniques et insolites » – L’interview du globe trotter de la semaine: Marie-Pierre (Regardailleurs.net):

… »- Sa devise de voyage :  » Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve » (Antoine de Saint-Exupéry). Il s’agit là d’une devise que j’ai en général, et pas uniquement pour les voyages. La vie aujourd’hui se résume souvent (du moins dans les sociétés occidentales) à vivre pour travailler et non travailler pour vivre.

Certes le travail est indispensable pour vivre, mais il n’est qu’un aspect des multiples façons qu’à l’homme de s’épanouir… Et je refuse de faire partie de ces gens qui se réveillent à l’aube de leurs 50 ou 60 ans en se demandant ce qu’ils ont fait de leur vie à part « métro, boulot, dodo » mariage et enfants. Je ne crache pas sur ces 2 derniers aspects, j’insiste juste sur le fait que la vie ne se résume pas qu’à ça, et que si l’on a le courage d’accepter de sortir des idéaux et clichés sociaux, la vraie vie pour beaucoup de gens ne se résume pas simplement à travailler, se marier et fonder une famille (débat sans fin… je vous l’accorde ;)…

http://www.trip85.com/2012/11/25/l-interview-du-globe-trotter-de-la-semaine-marie-pierre-regardailleurs-net/

Dégradation planétaire de l’atmosphère sociale, féminine, par des machos !

« Le conseil municipal d’un village de l’Etat de Bihar dans l’est de l’Inde a interdit aux femmes l’usage du téléphone portable estimant que cette pratique « dégradait l’atmosphère sociale » en favorisant les aventures amoureuses. »

…Des organisations féministes ont dénoncé une remise en cause de la liberté qui pourrait avoir comme conséquence de priver les femmes d’un moyen de se défendre en cas de problème ou d’avances inopportunes de la part d’hommes. « Je voudrais que chaque jeune fille reçoive un téléphone portable afin de pouvoir appeler un membre de sa famille en cas de problème », a commenté un militant de la cause des femmes. »

http://www.europe1.fr/International/Inde-un-village-prive-les-femmes-de-portables-1335697/

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La misogynie de mecs est inventive à l’infini !

Leur connerie…Abyssale !

Sale temps pour les nanas: vivement la fin du monde pour nettoyer tout ça :##

En attendant,rendez-vous au « Village des Vagins », sur l’îles de Nosy Komba, dans le N-O de Madagascar ?

"On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour présever ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes…J’ai fait un autre choix". Moi aussi !

Un autre monde pour les femmes ! (tableau non contractuel)

A lire absolument:

… »Alors oui, parfois on est pas trop sympas quand des types foutent leurs bras autour de nos épaules, « ouaih ça va, c’était pour être sympa ! faut se détendre ! », oui mais eh, que voulez-vous, on est un peu au taquet… Mais bon faudrait relativiser, les gars, c’est vraiment si dur de se voir demander d’aller poser son bras ailleurs ? Même si j’imagine que c’est pas évident, quand vous avez l’habitude que tout vous soit permis, en tant qu’homme blancs hétérosexuels »…

…On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes. On peut choisir de s’en sortir dans ce monde en guerre en s’alliant aux classes dominantes. C’est un choix, critiquable, certes. J’en ai fait un autre. Nous ne sommes pas des alliées. Point. Mais tenir un tel discours dans une salle remplie à 80% d’hommes, dans une ambiance viriliste, dans un contexte politique où les causes féministes sont de plus en plus souvent reléguées au rang de lutte de second ordre, dénoncer « les dérives » du féminisme revient à légitimer un discours masculiniste, et un anti-féminisme assez primaire qui gagne du terrain y compris dans nos sphères politiques anarchistes ou libertaires. Par là même il légitime aussi les agressions, subtiles ou pas, contre les femmes… Une jolie porte ouverte à tout un tas d’autres dérives… » (extraits)

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 » Du dénigrement des luttes féministes en milieu Alpin:

Un concert, un soir, quelque part en Rhône-Alpes*…Public majoritairement masculin. Antifasciste. Ambiance camaraderie virile, les « oÏ » résonnent de ci de là, mes oreilles tentent de passer outre les « sale tapette » ou « ce fils de pute devrait aller se faire mettre », « mon poing dans la chatte à Marine » et autres perles entendues sur scène ou dans la fosse aux lionceaux.
Puis sur scène, ceux qu’on attendait avec impatience : un groupe de hip-hop anticapitaliste, antifasciste, antisexiste, antiraciste… du hip-hop sans concession. Aucune.
Sauf quand, tout à coup, en intro d’un morceau, une des membres du groupe prend la parole. Elle semble réaffirmer son engagement féministe, en rappelant la nécessité pour les femmes de lutter pour le droit à disposer librement de leurs corps. Mais enchaîne en dénonçant les « dérives » du féminisme, qui, bien souvent, « se trompe de cible ». Car, selon elle, il serait temps pour les féministes de cesser de « se tromper de cible », et de lutter ensemble, hommes et femmes, dans la solidarité… Spéciale dédicace aux féministes du coin sans doute, réputées un peu trop « sans concession ».

Soit… Mais l’envie me vient d’élargir cette théorie. Imaginons un monde ou les militants arrêteraient de « se tromper de cible ».

Imaginons-nous aller faire la morale à ceux qui crament des voitures parce que ce monde pourri leur met trop la rage et qu’il ne reste plus que ça à faire, au prétexte que c’est sans doute la voiture de leur voisin, qui s’est tué au travail 40 heures par semaines pour se la payer. Sans doute se trompent-ils de cible.

Imaginons qu’un-e anarcho-syndicaliste en grève, délaisse ses camarades coincés sur le piquet face aux CRS, pour entrer en négociation autour d’une tasse de thé avec son patron, et lutter pour l’épanouissement des travailleurs avec lui, dans l’amour et la solidarité, car après tout, le patron aussi aurait à y gagner. Puis il est sympa, ils sont pas tous pourris les patrons. Puis on a déjà les 35 heures alors est-ce bien encore la peine de se mettre en grève ? Il ne faut pas se tromper de cible.

Imaginons qu’en manif, au lieu de laisser faire le sourire aux lèvres, un-e sympathisant-e libertaire retienne la personne qui, à coté d’elle, se prépare à jeter des oeufs sur les flics. Après tout, pourquoi tant de violence ? Un peu de dialogue ne permettrait-il pas d’avancer mieux, ensemble, avec ce policier qui après tout n’est qu’un honnête homme qui doit gagner sa croûte ? Lui aussi veut sans doute vivre dans un monde meilleur. Ne nous trompons pas de cible.

Imaginons qu’un antifasciste, en pleine baston avec des fafs, s’interpose au prétexte que peut-être, s’attaquer aux fascistes, c’est se tromper de cible ? Que peut-être eux aussi sont, quelque part, des êtres sensibles ? Qu’ils ont juste eu le cerveau lavé, et pourront changer si seulement on prenait le temps de boire un coup avec eux ? S’attaquer à des personnes trop influençables, n’est-ce pas se tromper de cible ?

Imaginons, lors de concerts anarcho-punks, libertaires, antiracistes, antifascistes, tolérer les remarques racistes parce qu’après tout, elles ne viennent pas de mauvais bougres. Parce que tout le monde n’est pas parfait et qu’il ne faut pas se tromper de cible.

Imaginons que les chanteurs de hip-hop engagés arrêtent d’attaquer dans leurs morceaux celles et ceux qui se sont fait du fric dans le rap, ont mis de l’eau dans leur vin, roulent en mercedes et font la couv’ des magazines, parce qu’après tout, peut-on en vouloir à une personne qui a grandi dans la galère de vouloir accéder à une classe sociale supérieure, même si ça veut dire éluder d’où il/elle vient et abandonner ses revendications passées ? Ne nous trompons pas de cible.

Imaginons…

Enfin bref. Allez, assez rigolé.

A quand un discours venant d’un collectif de hip-hop se revendiquant entre autres « anti-raciste » sur les dérives de l’anti-racisme ? Pour le jour ou une personne racisée l’ouvrira un peu trop ? Se montrera un peu trop « extrême » dans ses revendications et se « trompera d’ennemi » ?

Tout ça pour dire : oui, ce monde est constitué de classes. Bien au-delà de la définition marxiste du terme. De classes de dominants et de dominés. Patrons et ouvriers, noirs et blancs, hommes et femmes… Et ces classes sont en lutte. C’est LA lutte des classes. Class war en anglais pour faire plus cool. Oï. Les classes opprimées, dominées, luttent pour s’émanciper de ces dominations. Et quand une classe lutte pour son émancipation en se dressant en opposition à la classe qui l’opprime, non, elle ne se trompe pas de cible. Certes, tous les hommes, en tant qu’individus, ne sont pas « dominants ». Jean est très sympa, Julien est doux comme un agneau, Jack est beaucoup plus attentionné que sa cousine Jocelyne. Il y a des hommes très bien, tout comme on peut considérer qu’il y a de bons patrons, qui fournissent du travail, respectent leurs employé-es, voire roulent en R5 mais pas sur l’or. Là n’est pas la question. On ne parle pas d’individus mais de classes sociales. Or la classes sociale constituée par les hommes est une classe dominante par rapport à la classe des femmes. Les rôles sociaux attribués aux hommes ne sont pas des rôles d’opprimés, mais bien de dominants : les hommes, à tous les niveaux, ont des positions sociales valorisées par rapport aux femmes. L’espace appartient aux hommes. Ils sont encouragés dès le plus jeune âge à y prendre de la place, contrairement aux femmes, auxquelles on inculque de laisser la place à leurs petits frères, à leurs maris, à leurs cousins… Il n’y a qu’à regarder une aire de jeux pour s’en rendre compte. Les femmes appartiennent aux hommes (sinon comment expliquer qu’une femme porte le nom de son père, qu’elle ne perd quand elle se marie à un homme, qui lui donnera son nom ? Depuis des siècles, on nous refourgue de nos pères à nos maris). Un homme qui parle fort et tape du poing sur la table ne sera jamais perçu comme vulgaire, grossier, outrageant. C’est juste normal. Un homme ne sortira jamais « trop tard », ne sera jamais une « proie » potentielle. Par contre, chaque femme qui marche seule la nuit dans la rue sait qu’elle l’est. Etre sur ses gardes. En permanence. Tout comme d’autres seront en permanence sur leurs gardes de crainte de se faire contrôler, tabasser, tuer, pour la couleur de leur peau. C’est la réalité des dominé-e-s.

Alors oui, parfois on est pas trop sympas quand des types foutent leurs bras autour de nos épaules, « ouaih ça va, c’était pour être sympa ! faut se détendre ! », oui mais eh, que voulez-vous, on est un peu au taquet… Mais bon faudrait relativiser, les gars, c’est vraiment si dur de se voir demander d’aller poser son bras ailleurs ? Même si j’imagine que c’est pas évident, quand vous avez l’habitude que tout vous soit permis, en tant qu’homme blancs hétérosexuels.

La lutte féministe fait partie intégrante de la lutte anti-fasciste. Ça semble une évidence quand on voit d’où viennent les attaques les plus virulentes contre le droit à disposer de nos corps, qu’il s’agisse de droit à l’avortement ou de droit des homosexuel-les et transexuel-les. Car au passage rappelons qu’un nombre considérable de pédés, de tapettes, de gouines ont fini dans les camps d’extermination, petit « détail » passé sous silence dans l’Histoire écrite par… des hommes blancs et hétérosexuels, et dont il serait bon que les camarades anti-fascistes se rappellent lorsqu’ils lancent des « sale tapette » à tue-tête. Ces attaques virulentes viennent des chrétiens intégristes, des groupuscules d’extrême droite. Elles reposent sur un sexisme beaucoup plus subtil, beaucoup plus ordinaire et s’en nourrissent. La partie immergée de l’iceberg. On parle là de viols qu’on ne peut pas nommer ainsi « parce qu’il n’y a pas eu pénétration ». On parle de violences conjugales que bien souvent on ne peut pas non plus nommer telles parce que « attends, on n’a que sa version à elle, si ça se trouve elle mitonne ». On parle de devoir se battre pour se voir accorder de l’espace verbal ou pour pouvoir prendre un outil en main. On parle d’oppression du corps par des normes de beauté insensées. On parle de pression à l’hétérosexualité. On parle d’inégalités salariales. On parle de la peur de marcher seule la nuit… Or on ne peut lutter contre ces attaques contre les droits des femmes qu’en les appréhendant dans leur globalité. Et en ne faisant aucune concession. De la même manière qu’on ne lutte pas contre le capitalisme en faisant des concessions.

En outre, il serait bon de ne pas oublier que cette lutte féministe reste encore à mener, ici, aujourd’hui, car tout est loin d’être acquis, et rien que pour ne pas perdre le peu qui l’a été, il ne nous faut jamais baisser la garde. Alors c’est bien beau de remercier, comme l’a fait ce soir là ce groupe de hip-hop, « celles qui ONT lutté », « celles qui ONT écrit l’histoire », mais dénigrer celles qui luttent aujourd’hui, ICI et MAINTENANT, au jour le jour ? Quel sens cela a-t-il ? Ca m’évoque ces personnes pseudo-engagées qui mythifient les luttes du passé, ou celles qui ont lieu dans de lointains pays, admirent Che Guevara et achètent du café zapatiste, mais dénigrent le moindre lanceur de pierre, le moindre militant jugé un peu trop « extrême » dans son engagement, ici, en France. Parce que « les extrêmes, c’est pas bien », comme se plaisaient à nous répéter nos ami-e-s centristes au Lycée quand on partait en manif. Les luttes féministes, d’ici et de maintenant, n’ont pas moins de valeur que celles du passé ou que celles qui se passent ailleurs, suffisamment loin pour que certain-e-s puissent se les réapproprier et bénéficier d’une crédibilité politique au rabais, sans avoir à prendre de positions trop radicales, ici et maintenant, face à des situations concrètes. Au final, 50 ans en arrière, les membres de ce collectif de hip-hop se seraient-ils posés en solidarité avec celles qui luttaient pour les droits des femmes alors ? Ce phénomène de mise à distance historique et géographique, par ce groupe, des luttes pour s’en approprier la gloire révolutionnaire sans avoir à prendre position, me laisse fortement en douter.

Je vais essayer de ne pas me tromper d’ennemi-e-s pour conclure. La femme qui, dans ce groupe de hip-hop tellement intègre, a dénigré la lutte et le travail des féministes de cette petite ville de Rhône-Alpes, en pointant du doigt « les dérives » de cette lutte, n’est pas mon ennemie. Elle fait partie de la même classe que moi. Celle des femmes. Celle dont je suis solidaire, de par mon engagement féministe. Mais tout comme le briseur de grève fait partie bien souvent de la même classe sociale que les travailleurs grévistes, elle et moi ne sommes définitivement pas des alliées dans la lutte. On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes. On peut choisir de s’en sortir dans ce monde en guerre en s’alliant aux classes dominantes. C’est un choix, critiquable, certes. J’en ai fait un autre. Nous ne sommes pas des alliées. Point. Mais tenir un tel discours dans une salle remplie à 80% d’hommes, dans une ambiance viriliste, dans un contexte politique où les causes féministes sont de plus en plus souvent reléguées au rang de lutte de second ordre, dénoncer « les dérives » du féminisme revient à légitimer un discours masculiniste, et un anti-féminisme assez primaire qui gagne du terrain y compris dans nos sphères politiques anarchistes ou libertaires. Par là même il légitime aussi les agressions, subtiles ou pas, contre les femmes… Une jolie porte ouverte à tout un tas d’autres dérives…

…Dérives qui n’ont probablement même pas été envisagées par ce groupe qui se targue d’être « anti-sexiste ».

Une sale féministe poilue et véner.

*Ce texte a été écrit à Grenoble, à la sortie d’une soirée de soutien face à la répression policière, au 102, avec La Fibre et le Collectif Mary Read

Publié par combiendefois4ans à l’adresse 01:03 -Libellés : en ligne, Hétérosexisme

Lien à lire jusqu’au bout http://combiendefois4ans.blogspot.fr/2011/08/du-denigrement-des-luttes-feministes-en.html

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« La femme qui, dans ce groupe de hip-hop tellement intègre, a dénigré la lutte et le travail des féministes de cette petite ville de Rhône-Alpes, en pointant du doigt « les dérives » de cette lutte, n’est pas mon ennemie. Elle fait partie de la même classe que moi. Celle des femmes. Celle dont je suis solidaire, de par mon engagement féministe. Mais tout comme le briseur de grève fait partie bien souvent de la même classe sociale que les travailleurs grévistes, elle et moi ne sommes définitivement pas des alliées dans la lutte. On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes. On peut choisir de s’en sortir dans ce monde en guerre en s’alliant aux classes dominantes. C’est un choix, critiquable, certes. J’en ai fait un autre. Nous ne sommes pas des alliées. Point. Mais tenir un tel discours dans une salle remplie à 80% d’hommes, dans une ambiance viriliste, dans un contexte politique où les causes féministes sont de plus en plus souvent reléguées au rang de lutte de second ordre, dénoncer « les dérives » du féminisme revient à légitimer un discours masculiniste, et un anti-féminisme assez primaire qui gagne du terrain y compris dans nos sphères politiques anarchistes ou libertaires. Par là même il légitime aussi les agressions, subtiles ou pas, contre les femmes… Une jolie porte ouverte à tout un tas d’autres dérives… »

Hélas !

Il y en a même qui n’hésitent pas à proposer,(ailleurs sur le web), des posts perso… pornos/crades(!), pour créer et « préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes », tout en dézingant des articles féministes d’une « amie/blog » pour plus de connivence haineuse…

On a le monde que l’on mérite ?

« On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes »…C’est un choix…J’en ai fait un autre »…Tingy aussi !

Ps- Je ne devais vous mettre que les extraits, mais ils ne rendaient pas suffisamment compte de tous les développements, essentiels, de l’article complet 😉

Paroles de…mec ! Si, si !

Féministe for ever { Photo: je confirme !)]

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… » Le féminisme radical n’a pas, dans son programme, le coupage de couilles (ou alors il manque d’efficacité parce que j’ai toujours les miennes) mais l’ablation de la virilité et de la beauferie mentale.

Il y a des féministes que je ne fréquente pas non plus et qui ne me disent pas bonjour, mais il y a encore plus d’antiféministes que je trouve plutôt infréquentables.

Le féminisme ne m’opprime pas plus que ça. l’antiféminisme, lui, fait toujours quelques mortes par jour »…

http://grenoble.indymedia.org/2011-03-28-Du-denigrement-des-luttes

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« Le féminisme radical n’a pas, dans son programme, le coupage de couilles »

Cela expliquerait, peut-être, son manque…d’efficacité ? Hahaha !

De nouveaux Maîtres du Monde, pour bientôt ?

(Vidéos: voir lien ci ci-dessous)

Par Julien Bouisset

« Les 5 robots les plus inquiétants pour l’avenir de l’Homme.

Et si, un jour, les robots se mettaient à contrôler le monde ?

… des androïdes pourraient avoir, un jour, une réelle emprise sur nos faits, nos gestes, voir sur nos propres vies. C’est ce que souhaite empêcher l’illustre université britannique de Cambridge. Elle a annoncée lundi la création d’un centre d’étude spécialisé (le CSER) afin de vérifier que les machines ne puissent pas, un jour, prendre le contrôle de leurs créateurs »…

http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20121129.OBS0864/video-les-5-robots-les-plus-inquietants-pour-l-avenir-de-l-homme.html?utm_source=outbrain&utm_medium=widget&utm_campaign=obclick&obref=obinlocal

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Ils seraient peut-être…moins pires ?

Questions cruciales:

1- Ils seront mâles ou… femelles ?

2- Y aura-t-il encore des …religions ?:##

" Tu couches ou tu couches pas, tu crèves quand même ! "

« Deux hommes, dont un avait vu sa demande de mariage refusée par la famille d’une adolescente afghane, ont été arrêtés pour avoir égorgé la jeune fille de 15 ans. »

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… »87% des Afghanes victimes de violences physiques

Selon l’ONG britannique Oxfam, 87% des Afghanes disent ainsi avoir enduré « des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou avoir été obligées de se marier de force ». En octobre, un jeune femme avait même été décapitée par sa belle-famille parce qu’elle refusait de se prostituer.

Malgré des milliards de dollars dépensés en dix ans de présence par la communauté internationale, la cause des femmes a peu évolué dans les provinces afghanes, très fortement marquées par la coutume. A Kaboul et dans les principales autres villes du pays, en revanche, les femmes se sont affirmées »…

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121129.OBS0828/afghanistan-une-jeune-fille-egorgee-par-un-pretendant-econduit.html

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Les …13 % épargnées(!), sont confrontées quotidiennement à… quelles horreurs ?

Wow ! La mâle attittude…à reculons ?

« Prendre le nom de sa femme, un parcours du combattant:

…Une disposition légale toute récente le permet : deux articles parus dans le Journal officiel fin 2011 l’attestent. L’option, jusqu’alors réservée aux femmes, est désormais acquise aux hommes »…

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…Et après moult péripéties administratives, qui dureront trois mois, il devient officiellement Philippe S., né K. …Un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour la parité ?

« Comme une jeune mariée », s’amuse-t-il. La mairie de Villeurbanne lui a promis de faire passer une circulaire dans les différentes villes de France pour les informer de cette réglementation…

Un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour la parité ? Un habitant de Villeurbanne vient de changer son nom de famille pour celui de son épouse. La démarche peut paraître simple sauf que dans les faits, elle est le résultat d’une longue et âpre bataille administrative. Philippe S.(l’homme tient à rester anonyme) dit être le premier en France à avoir épousé le nom de sa femme. Tout a commencé après son mariage, le 8 septembre 2012.

Une disposition légale toute récente le permet : deux articles parus dans le Journal officiel fin 2011 l’attestent. L’option, jusqu’alors réservée aux femmes, est désormais acquise aux hommes. « Sauf que toutes les mairies que j’ai appelées me répondaient la même chose, témoigne-t-il pour Metro. Que ce n’est pas possible et que c’est peine perdue, car le système informatique ne le permet pas »…(Extraits)

http://www.metrofrance.com/info/prendre-le-nom-de-sa-femme-un-parcours-du-combattant/mllc!13Nfb7t9hEvio/

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« Un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour la parité ?  »

Un petit pas …à reculons, concernant la mÂle attitude ?

Cela fait plus de 15 ans que l’aîné de mes enfants marié une Guadeloupéenne, a pris l’habitude de se nommer et de signer tous ses documents, avec le nom de sa femme accolé au sien par un trait d’union…

Les chiens ne font pas des chats 😉