« Le sport et la politique sont deux fonctions que les hommes se sont octroyées.»

Par Ramses Kefi :

… »Pour Raphaël Liogier, c’est l’essence même du sport d’exclure les femmes. Il évoque plusieurs explications à cette situation :
• « Le sport et la politique sont deux fonctions que les hommes se sont octroyées. Le sport a valeur d’initiation chez les hommes. Pour qu’un garçon devienne un homme, il y a des épreuves qu’il doit passer. Or les performances sportives en font clairement partie. »
• « Certains sports, comme le foot, sont stratégiques car ils sont la garantie d’une identité nationale. Or, ici, le côté sportif se double d’un aspect politique. C’est donc doublement une chasse gardée des hommes. »
• « Il y a une quête de virilité collective dans les stades. Les spectateurs ont besoin que ce soit des hommes qui se battent entre eux. C’est pour ça que les équipe féminines, même quand elles sont excellentes, peinent à émerger. »

En tant qu’entraîneur d’une équipe féminine, Pierre Vincent ne comprend pas pourquoi…

…« C’est comme ça, les hommes dirigent les femmes »

Sandrine Mathivet, entraîneuse de Juvisy:
« Dans notre société, c’est comme ça, ce sont les hommes qui dirigent les femmes. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a longtemps eu une discrimination à l’égard des filles qui voulaient passer leurs diplômes d’entraîneur. »

En 1999, le journal de France2 évoquait ainsi une drôle de curiosité : Carolina Morace, première femme entraîneuse d’une équipe de foot en Italie. Un conte de fées qui s’était mal terminé. L’entraîneuse avait été licenciée pour « ne pas avoir respecté le silence media »…

…Des réticences bien françaises, précise Pierre Vincent, rappelant qu’il est plus courant que des femmes soient entraîneuses dans les pays nordiques ou anglo-saxons. La sélection féminine du Canada est par exemple entraînée par une femme dont l’adjoint est son mari.

Pour Raphaël Logier, le poste d’entraîneur, c’est « le dernier bastion du bastion ».

« On a eu des femmes Premières ministres, on peut avoir une présidente de club, car elle n’est pas directement sur le terrain, mais le poste d’entraîneur est un peu intouchable par une femme.

Car c’est un poste politique qui implique de donner des ordres et d’avoir une vision stratégique. »…(Extraits).

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-sport/2012/02/27/sport-pourquoi-les-femmes-nentrainent-jamais-les-hommes-229635

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« Des réticences bien françaises, précise Pierre Vincent, rappelant qu’il est plus courant que des femmes soient entraîneuses dans les pays nordiques ou anglo-saxons. »

On s’en doutait !

La France, bastion machiste ?

Choisir son partenaire: "effet de cadrage" et "théorie de l’investissement parental"

Par Aurélie Blaize:

 » D’après l’Université de Concordia, la femme et l’homme n’ont pas les mêmes critères de choix lors d’une rencontre.

Si on vous dit d’une même personne que sept personnes la trouvent gentille ou que trois la trouvent méchante, quelle va être votre réaction ? D’après les tests de l’université de Concordia, si vous êtes une femme, l’option négative vous fera hésiter à aborder cette personne. C’est ce qu’on appelle « l’effet de cadrage ».

Jusqu’ici, il n’était pas démontré que cet effet s’exerçait lors d’une rencontre amoureuse. L’étude menée par Gad Saad, professeur de marketing à Concordia, et Tripat Gill, de l’Université Sir Wilfrid Laurier, en apporte la preuve, surtout chez les femmes. « Lorsqu’il s’agit de choisir leur partenaire, les femmes sont plus à l’écoute de l’information formulée négativement, explique Gad Saad. Cette particularité est attribuable à un phénomène évolutif nommé « théorie de l’investissement parental ». Choisir un partenaire qui pourrait manquer d’affection en tant que père ou ne subviendrait pas assez aux besoins de la famille aurait de graves conséquences pour une femme et ses enfants. Nous avons donc émis l’hypothèse que les femmes sont naturellement plus sensibles aux informations énoncées négativement quand elles évaluent un partenaire potentiel. »

http://www.medisite.fr/a-la-une-choix-dun-partenaire-la-vraie-difference-entre-lhomme-et-la-femme.614870.2035.html?xtor=EPR-26-605951%5BMedisite-A-la-Une%5D-20140507#comment-form

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« les femmes sont naturellement plus sensibles aux informations énoncées négativement »

…D’une façon générale ? :##

"Téléphone portable d’urgence" ! Que fait le… juge pour ces femmes en très grand danger ?

Stop aux violences misogynes(Photo non contractuelle).

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VIOLENCE CONJUGALE – En 2013 moins de morts qu’en 2012: c’est une violence qui continue de faire des victimes…

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Com d’ Emmanuelle sous l’article:

 » J’ai du mal a comprendre ce principe de « Ce dispositif de téléphone portable d’urgence pour les femmes en très grand danger ».
Si ces femmes sont en si grand danger.. plutôt que de leur refiler un portable pour appeler la police, peut être qu’un juge pourrait faire son boulot et coller au frais l’auteur de ces violences.
En même temps je dis ca.. mais il y a 18 ans de cela, il a fallu 1 an et demi au juge pour enfants pour me retirer du domicile familial où je fréquentais les angles de portes trop fréquemment… Faut croire que la justice française n’a pas avancé des masses dans le domaine. »

7 mai 11:53

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/07/violence-conjugale-morts_n_5278105.html

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« Si ces femmes sont en si grand danger.. plutôt que de leur refiler un portable pour appeler la police, peut être qu’un juge pourrait faire son boulot. » ? ? ?

En effet !

Petite précision, non figurée dans cet article, mais relatée dans d’autres: des femmes ont tué leur compagnon…pour rester en vie !

Elles auraient pu partir pensez-vous ?

Pour être passée par là, je sais que des compagnons violents envisagent de tuer leurs compagnes si elles veulent les quitter: je me suis enfuie cachée dans les toilettes d’un Boeing; le commissaire de la police judiciaire, mis au courant des tentatives de meurtre sur ma personne, ne m’a été d’aucun secours…

"Cruauté machiste qui se cache toujours derrière un paravent religieux ou idéologique" !

(Pointez souris pour légende).
Machisme à combattre, même dans les religions !

« Peter Bu (Visiteur) -http://www.aneries-sur-les-femmes.fr

 » L’inégalité traditionnelle des femmes par rapport aux hommes est injuste. Vous montrez que, souvent, elle aboutit à une cruauté qui dépasse l’entendement http://tingy-tanana.blog.fr/2014/05/02/il-a-kidnappe-30-000-enfants-en-vingt-ans-et-court-toujours-18360428/ – cruauté qui se cache toujours derrière un paravent religieux ou idéologique. De surcroit cette inégalité n’a aucune raison d’exister dans nos sociétés qu’elle appauvrit.

Je comprends que les femmes doivent se battre contre cette situation elles-mêmes. S’engager, c’est s’émanciper avant même de contribuer au changement. Cela ne dispense pas les hommes de s’y intéresser et, s’ils en sont capables, de les soutenir.

Vous n’avez pas l’air d’apprécier quand j’évoque les souffrances des hommes. Je ne les oppose pas à celles des femmes. Il me semble utile de les mentionner pour donner une image plus réaliste du monde. Vous avez raison que les femmes n’ont pas choisi d’être opprimées, mais ne niez pas que les hommes qui le sont pour la plupart, eux aussi, ne l’aient pas choisi non plus.

Ne balayez donc pas de la table mon évocation des boucheries guerrières, des « travaux forcés » et des humiliations que subissent des millions d’hommes, en affirmant : « Vous parlez des conditions « matérielles » de vie – où chaque mec PEUT… CHOISIR(!!!) son métier ». Se faire fusiller pour avoir refusé d’aller à la guerre n’est pas un choix. Se faire battre, parfois jusqu’à la mort, ou crever de faim, avec toute sa famille, en rechignant d’accepter des métiers inhumains n’en est pas un non plus. Ou se suicider…

A ce titre, les femmes pourraient choisir de refuser les religions qui ont tellement contribué à leur oppression, au lieu de les soutenir comme des puissants piliers. Cela semblerait même plus aisé, mais vous savez qu’acquérir une telle liberté est extrêmement difficile, pour les femmes comme pour les hommes.

Les femmes se sont soulevées contre les violences qu’elles subissent et se défendent avec une admirable vigueur : cela finira-t-il par inspirer les hommes malmenés? Les femmes et hommes combattant parallèlement ou, parfois, ensemble ne seraient-ils pas plus forts? « 

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« Vous n’avez pas l’air d’apprécier quand j’évoque les souffrances des hommes. »

Ce qui est évident, c’est que les souffrances des hommes -guerres ou travail pénible, etc,- ne sont pas le …FAIT des femmes !

Ce qui est évident aussi c’est que les souffrances des femmes -domination masculine/discriminations sexistes/inégalités femme-homme/ traitements liberticide et féminicide, diktats religieux misogynes, etc,…

Sont bien le FAIT des… hommes !!!

Vous avez raison d’affirmer : »A ce titre, les femmes pourraient choisir de refuser les religions qui ont tellement contribué à leur oppression, au lieu de les soutenir comme des puissants piliers. »

Et les femmes ont bien LE monde qu’elles… méritent

Amen !

Merci pour le com, Peter 😉

PS- Je n’ai jamais compris pourquoi dit-on -ou écrit-on- rapports hommes/femmes et non pas …femmes/hommes, puisque la lettre « f » figure avant la lettre « h » dans l’alphabet ! Encore un « masculin » qui « l’emporte »…injustement, sur le féminin ? ? ?

Capote percée pour "enfant dans le dos" ?

Par Lauren Provost:

… « Avec ces 30 secondes de vidéo – La marque de vêtements est accusée d’être allée trop loin en montrant une jeune femme percer des préservatifs pour tomber enceinte- Desigual s’est attiré les foudres de nombreux internautes et d’acteurs politiques espagnols.

Une pub « machiste » et « irresponsable »

Certains parlent de machisme et reprochent à la marque de donner une mauvaise image de la femme, personnage machiavélique prêt à faire un enfant dans le dos: « J’ai de la peine pour les mères des idiots qui ont imaginé cette publicité machiste pour Desigual », a écrit sur Twitter Ada Colau, porte-parole d’un célèbre collectif pour le logement (PAH). « Il y en assez de la publicité du XIXe siècle. Retrait de la publicité de Desigual dénigrante et sexiste », exige le collectif des Femmes du CCOO (l’organisation syndicale la mieux implantée en Espagne) »… (Extrait).

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/06/desigual-preservatifs-publicite-espagne_n_5271680.html?utm_hp_ref=france

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« J’ai de la peine pour les mères des idiots qui ont imaginé cette publicité machiste pour Desigual », a écrit sur Twitter Ada Colau

Moi aussi ! :##

3 477 pages vues hier; merci pour l’intérêt !

(Pointez souris pour légende).

Mignon hôtel avec moustiquaire et végétation luxuriante à Chiang Mai(Non conractuel)

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« La culture thaïlandaise, influencée par le bouddhisme et l’hindouisme, est très ancienne. Elle partage de nombreux points communs avec celle des pays voisins (Laos, Cambodge et Birmanie). L’afflux répété des immigrants chinois a également eu une grande influence.

L’art visuel thaï a été influencé par le bouddhisme. L’art contemporain combine toujours à la fois des éléments traditionnels et des techniques modernes.

La littérature thaïlandaise1, influencée par la culture indienne, ne présente aucun texte antérieur au XVIIIe siècle, en raison de la fragilité des supports. La littérature religieuse y a une grande place, avec notamment le Traiphum (description des trois mondes) du roi Lü Thaï (XIVe siècle), ou les Cinquante Jataka apocryphes (récits des vies antérieures du Bouddha, distincts des 547 jataka reconnus en Inde). Il existe une version nationale du Ramayana de l’Inde, le Ramakien, écrite au tournant du XIXe siècle par les rois Rama Ier et Rama II. La poésie est très importante, avec des romans en vers et des genres variés, dont le Nirat, poésie de la séparation où s’est illustré le grand poète Sunthorn Phu.

Le théâtre traditionnel thaïlandais, très influencé par celui des Môns et des Khmers, est également d’origine indienne. Le rôle de la danse y est primordial. Il est divisé en trois types : Khon, Lakhon et Likay, ce dernier étant la forme la plus populaire » .

94.6 % des Thaïlandais sont bouddhistes, 4,6 % des musulmans, 0,7 % des chrétiens et le reste de diverses religions2. Le lieu de pèlerinage brahmaniste joue un rôle important dans la religion traditionnelle thaïe, influencée par l’Inde.

Une des coutumes thaïes est le « Waï», geste de salutation très semblable au Namaste des Indiens. Utilisé pour le bonjour, l’adieu, il apparait sous différents styles qui ont tous la même signification : normalement un thaï fait une «révérence» avec les mains comme geste de prière »…(Extrait).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_tha%C3%AFlandaise

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Une culture métissée et riche

Des gens attachants…

Vague verte et crâne rasé : des femmes aussi ! ..Et après ? ? ?

Par Roohollah Shahsavar :

 » Se prendre en photo avec le crâne rasé, en signe de solidarité.

Les femmes aussi participent à l’évènement contestataire.

Parmi elles, on voit des activistes politiques et des journalistes comme Samane Abolpour, proche de Mohammad Khatami, ex-président de la République islamique. Elle a publié sa photo sur son compte Facebook (voir plus haut) en notant :

« J’ai rasé mes cheveux pour soutenir des prisonniers politiques à la prison d’Evin à Téhéran. Les prisonniers politiques ont été battus cruellement par les gardiens de la prison. »…(Extrait).

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/regards-persans/2014/04/26/un-nouveau-geste-de-contestation-politique-en-iran-le-crane-rase-232783

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Dans des guerres et des manifestations pour obtenir ou préserver la justice et la liberté citoyennes, des femmes ont lutté courageusement

Mais une fois la guerre gagnée ou je ne sais quel « printemps » arrivé, les mecs les renvoient à leurs casseroles en confisquant leurs libertés…à elles !!!

Souvent, sous couvert de religions misogynes, liberticides et mêmes féminicides, inventées par des… mecs, pour le bon plaisir des… mecs ! Tout ceci au soi-disant noms de « dieux » misogynes, tous plus vrais les uns que les autres ! Les sociétés, les Etats et la planète, se gardant bien d’intervenir, au nom de la liberté de… religion(!). Tant pis pour les Droits de l’Homme ou « Droits Humains »… des femmes » !!!

La nature, elle, a créé les femmes toutes nues, désirables et…libres !!!

Y compris sexuellement aussi (si, si !), pour le plus grand bonheur des femmes et des…mecs(!!!). Mais le désir irrépressible de domination et de contrôle des mâles a tout déréglé: l’harmonie, la paix, la tendresse, le respect mutuel et la sexualité partagée ont trop largement déserté les rapports femmes/hommes…

Pour l’éternité ?

Jean-Paul II : égalité femmes/hommes et crimes pédophiles de prêtres…

( Si vous l’avez raté ).

Par Anne Soupa (Présidente du Comité de la jupe)

« Jean-Paul II et les femmes En canonisant Jean-Paul II, ce 27 avril prochain, Rome accepte de pactiser avec les ombres de ce pontificat.

On a souvent évoqué le double aveuglement du pape devant les agissements pervers du fondateur de la Légion et devant les crimes pédophiles de certains prêtres. Mais envers les femmes, ce sont ses propres initiatives qui sont en cause. Il faut dire que l’émancipation des femmes forçait l’Église de la seconde moitié du siècle dernier à se prononcer. Vatican II prend clairement position en refusant « toute forme de discrimination fondée sur le sexe » (Gaudium et Spes, 29, 2) et Paul VI, tout en restant sur les positions traditionnelles de l’Église, prône une intense promotion des femmes dans la société et dans l’Église.

Mais Jean-Paul II, en apportant une réponse très particulière à la question de l’émancipation des femmes, infléchit gravement le cours des choses. Déjà, avant même d’être pape, il avait obtenu de Paul VI le refus de la contraception, contre l’avis dominant de la commission ad hoc. (Humanae Vitae, 1968). Et surtout, durant tout son pontificat, il a déplacé la question en faisant remonter son analyse au niveau ontologique : plutôt que de reconnaître l’égalité foncière entre hommes et femmes, il a voulu établir sa conception de la différence féminine, fondée sur une vocation originelle et il l’a imposée aux femmes, allant bien au-delà de la position classique de l’Église, infirmant même certaines positions de son prédécesseur.

Jugeant sans doute que celui-ci (Inter insigniores, 1976) n’avait pas assez verrouillé théologiquement l’accès des femmes à la prêtrise, Jean-Paul II insiste dans Ordinatio sacerdotalis (1994), qui requalifie la matière au niveau de « la constitution divine même de l’Église » et non plus d’une simple discipline interne, ajustable selon les temps et les besoins. L’Église « n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles. » Conclusion : la matière même sort du champ du débat.

Parallèlement, un front s’ouvre, comme souvent en matière religieuse, du côté des sources scripturaires. Dans la Lettre aux femmes de 1995, écrite peu avant la Conférence de l’ONU sur les femmes, à Pékin, Jean-Paul II voit dans le fameux verset du récit de la création de l’homme et de la femme (« Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui soit assortie » Genèse 2, 18) le fondement de « la vocation de la femme », qu’il définit ainsi : « Depuis l’origine, donc, dans la création de la femme est inscrit le principe de l’aide » (§7). Mais la lecture du pape sur interprète le texte. En effet, dans ce récit, le terme hébreu, adam, traduit en Français par homme, désigne l’être humain en général, non encore différencié. Comment prétendre alors fonder la vocation de la seule femme, sinon en tordant le sens d’un récit qui installe tout être humain en vocation d’aider l’autre ?

Une fois ce léger gauchissement effectué, l’écheveau se dévide tout seul. Dans la même Lettre, le pape poursuit : « C’est en effet spécialement en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de sa vie » (§12). Et le cardinal Ratzinger, son préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, de surenchérir, dans la Lettre aux évêques de 2004 : « La femme garde l’intuition profonde que le meilleur de sa vie est fait d’activités ordonnées à l’éveil de l’autre, à sa croissance, à sa protection. (…) Cela développe en elle le sens et le respect des choses concrètes, qui s’opposent aux abstractions souvent mortifères pour l’existence des individus et de la société. » (III, 13).

Ainsi dessinée, la différence féminine ne peut que croître et embellir. Jean-Paul II invite ardemment les femmes à se précipiter vers leur vocation unique : aimer, envers et contre tout, comme Marie, vierge et mère à la fois. Marie, qui réalise « la plénitude de la perfection de «ce qui est caractéristique de la femme», de « ce qui est féminin». Nous nous trouvons ici, en un sens, au point central, à l’archétype de la dignité personnelle de la femme » (Lettre apostolique Mulieris dignitatem II, 5, 1988).

Comme la plupart des différentialismes modernes, celui de Jean-Paul II s’appuie sur force compliments. « Femmes, il vous revient d’être sentinelles de l’invisible », dit-il à Lourdes en 2004. Et dans la Lettre aux femmes, il les remercie, loue leurs vertus et, se faisant leur protecteur (un rôle bien masculin !), il entend les défendre contre toutes les violences dont elles sont l’objet, celles du sexe en particulier. Mais il faut bien voir que cette édification d’une différence flatteuse et d’une vocation si prestigieuse revient à dresser les barreaux de la cage où Jean-Paul II enferme les femmes, même s’il en cisèle les barreaux à l’or fin. En effet, à partir du moment où la « vocation » est propre aux seules femmes, elle déqualifie l’être féminin. L’homme n’a pas de vocation, il est. La femme, elle, est faite pour. Injonction terrible, qui assujettit, instrumentalise, mais aussi culpabilise, car si la femme ne fait pas ce pour quoi elle a été créée, elle se met en faute.

Quant à exalter en Marie le modèle de « la femme » accomplie, c’est flirter avec un fondamentalisme bien éloigné du projet biblique. Pourtant, Paul VI avait rappelé avec force que Marie était la figure de tout croyant, quel que soit son sexe !

Enfin, l’usage inconsidéré de la louange trahit une idéalisation qui nuit aux vraies femmes. Le bien dont Jean-Paul II gratifie les femmes va en réalité à une femme idéale, fantasmée, inaccessible, « la femme ». être vierge et mère, qui pourrait supporter le défi ? Femme si désincarnée qu’elle en devient une femme objet, tandis même que le pape dit vouloir le contraire…

Car avec force séduction, Jean-Paul II a tout simplement occupé le terrain, il a bien « communiqué ». Mais le constat s’impose : ce pape qui a tant parlé des femmes n’a fait que parler à leur place. Les femmes dans l’Église catholique sont toujours « inaptes », à exercer la cure d’âmes, à prêcher, à enseigner, à sanctifier, à gouverner. Ainsi, le masque est levé : comme le différentialisme prôné par les Blancs américains envers leurs concitoyens Noirs, le différentialisme catholique initié par Jean-Paul II se révèle être d’abord un combat pour ne pas reconnaître aux « différents » le statut de sujet.

Anne Soupa est aussi l’auteur de Douze femmes dans la vie de Jésus, Salvator, 2014,

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/02/le-recul-de-la-cause-des-femmes-sous-le-pontificat-de-jean-paul-ii_4410916_3232.html

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 » En effet, à partir du moment où la « vocation » est propre aux seules femmes, elle déqualifie l’être féminin. L’homme n’a pas de vocation, il est. La femme, elle, est faite pour. Injonction terrible, qui assujettit, instrumentalise, mais aussi culpabilise, car si la femme ne fait pas ce pour quoi elle a été créée, elle se met en faute. »

La messe est dite ? ? ?

Amênnnnnn ! :##

Juste avec un minou : pas de poings ni de fusil !

… » [Lors de son happening à Stockholm], elle cache la partie « sensible » de son corps avec un carton sur lequel elle a écrit « Coran », tandis que deux militantes européennes en portent également, avec respectivement l’inscription « Bible » et « Torah ». Sur une autre photo, elle apparaît sous le titre « la fin de Mohamed », Mohamed désignant en l’occurrence probablement le président égyptien Mohamed Morsi puisqu’une des militantes a écrit sur son corps « l’apocalypse par Morsi », tandis que Aliaa a écrit sur son torse : « La charia n’est pas une constitution ».

En légende de la photo, le texte appelle « le grand peuple égyptien d’empêcher l’asservissement religieux de la part du nouveau prophète Morsi » et de « permettre à l’Egypte de parvenir à un véritable développement démocratique ». De même, le groupe Femen met en garde le président Morsi que, s’il devait donner l’ordre d’ouvrir le feu sur son peuple, sa fin sera parmi les crocodiles du Nil et non pas dans une sépulture digne des pyramides. « A mort la servitude religieuse, vive la liberté et les droits de l’homme », conclu la page »…(Extrait).

http://www.courrierinternational.com/article/2012/12/21/aliaa-magda-elmahdy-a-nouveau-nue-contre-le-regime-de-morsi

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Si ces petites nanas -courageuses,- se contentaient de se lamenter comme beaucoup le font, personne n’entendraient leurs… « voix » ! 😉

Super mignonne en plus, l’arme du délit, hahaha !