Les sociétés ont intégré "l’idéologie de la différence des sexes" (discriminations et stéréotypes sexistes)

Par Aude Lorriaux :

… » Comment expliquer ce paradoxe? L’étude montre que si le “consommateur” et “citoyen” est bien informé de l’existence des discriminations et stéréotypes sexistes, il n’y est pas suffisamment éduqué lorsqu’il s’agit de les reconnaître en pratique.

Le diable se loge dans les détails ou plutôt dans l’inconscient, qui s’est formé au fur et à mesure que des représentations existes lui étaient inculquées, comme le note Françoise Vouillot, psychologue et maîtresse de conférences à l’Institut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle (Inetop, lié au CNAM) : “Nous ne sommes pas sensibilisés à l’école ni ailleurs à repérer ces stéréotypes. Au contraire, on nous apprend les inégalités depuis tout petit : les petites filles sont autorisées à se plaindre alors qu’on apprend aux garçons à contenir leurs émotions. Et au final, on nous apprend que le masculin vaut plus que le féminin, ce que l’anthropologue Françoise Héritier appelle la ‘valence différentielle des sexes’.”

Sexistes sans le savoir? Il faut croire que oui! Et ce, parce que nous avons intégré « l’idéologie de la différence des sexes », comme le remarque la chercheuse. Les répondants n’identifient pas certaines différences comme étant des stéréotypes, tout simplement parce qu’ils pensent qu’elles sont… naturelles.

Les femmes auraient “naturellement” une démarche chaloupée, les hommes seraient “naturellement” plus courageux, etc. “Bien sur tout cela est construit !”, explique la chercheuse. “Le rôle des stéréotypes, c’est de légitimer les différences des sexes en les naturalisant et ainsi masquer les inégalités”, décrypte-t-elle.

L’éducation et l’habitude de fréquenter des stéréotypes sont donc les principaux facteurs de notre incapacité à les discerner. A quoi s’ajoute, parfois, une certaine subtilité ou un maquillage particulièrement ingénieux du côté des publicitaires… Le caractère esthétique de la publicité peut donc aussi nous influencer, comme le relève Olga Trostiansky, secrétaire générale du Laboratoire de l’Égalité et adjointe au maire de Paris : “Quand une publicité est esthétique, les gens ne voient plus les stéréotypes”…(Extraits).

http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/01/publicites-sexisme-femmes-stereotypes_n_2790027.html

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« Sexistes sans le savoir? Il faut croire que oui! Et ce, parce que nous avons intégré « l’idéologie de la différence des sexes », comme le remarque la chercheuse. Les répondants n’identifient pas certaines différences comme étant des stéréotypes, tout simplement parce qu’ils pensent qu’elles sont… naturelles. »

Les sociétés ont intégré « l’idéologie de la différence des sexes »

« Propagandée »(!) et rendue « naturelle »(!!) et acceptable(!!!), par les… religions

Un créneau: un mort, deux blessés graves…

… »Une sexagénaire américaine a tué son mari et grièvement blessé sa fille et son beau-fils en essayant de garer sa voiture devant chez elle.

Les faits se sont déroulés vendredi dernier à Sammamish Lake (Etat de Washington, Etats-Unis). Carol Fedigan, 68 ans, avait son petit-fils sur ses genoux lorsqu’elle a entrepris de garer son véhicule devant son domicile.

Mais rien ne s’est passé comme prévu et le créneau de la sexagénaire a viré au drame. « Elle a démarré et soudain la voiture a accéléré », est venu confirmer Kevin Connolly, voisin et témoin de la scène, à Kiro TV. Après avoir percuté et transpercé l’un des murs de sa propre maison, le véhicule de Carol a fait irruption dans son… salon.

Le mari de la conductrice, présent dans la pièce lors de l’impressionnant accident, n’a pu éviter le choc avec la voiture. Il est décédé sur le coup.

… Mais l’explication à ce drame serait, en réalité, ailleurs et il semblerait que la femme conduisait en état d’ébriété lorsque l’accident est survenu »…(Extraits)

http://www.directmatin.fr/emotion/2014-05-20/video-elle-manoeuvre-devant-chez-elle-tue-son-mari-et-blesse-sa-fille-678359

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JE, MOI, Tingy, pense que lors de meurtres(!) causés par des accidents de voiture/moto/etc…

Les conducteurs responsables devraient… automatiquement être condamnés à des peines de prison extrêmement lourdes, quand il est reconnu, scientifiquement, qu’ils ont de l’alcool dans le sang

Et ceci même s’il y en a très, très peu …

PERSONNE n’est OBLIGE(!) de boire ET de… conduire après!

Plus de chiens, moins d’enfants: "Un animal ne remet pas en question son attachement"…

Par Gérard Neyrand, sociologue.

« Moins d’enfants, plus de chiens:

L’être humain a besoin d’avoir des relations affectives et privilégiées avec les autres, les animaux de compagnie ont l’avantage de demander beaucoup moins d’investissement et de vivre beaucoup moins longtemps…

La relation qu’on a avec un animal est une relation directe et qui n’a pas la complexité des relations qu’il peut y avoir entre êtres humains. Si vous adoptez un animal vous n’allez pas vous en séparer, vous allez le garder a priori jusqu’à sa mort. Rester en couple avec la même personne jusqu’à la mort, c’est beaucoup plus compliqué. Pour les enfants ce n’est pas pareil, en principe si on est parent on l’est jusqu’à la fin de sa vie mais ça entraîne tout un ensemble de charges qu’un animal n’entraîne pas ou en tout cas de façon bien moindre…

Il est vrai en revanche que l’acquisition d’un animal de compagnie, notamment un chien traduit une attraction pour une forme de vie, réelle ou imaginaire, plus proche de la nature, des rapports affectifs plus émotionnels que rationnels et langagiers. En ce sens, le fait d’avoir un chien permet l’expression d’une affectivité au quotidien qui est celle que l’on peut également rechercher en ayant un ou plusieurs enfants…

La relation à l’animal est une relation beaucoup plus simple qu’avec un humain, une fois que le lien est créé il ne va guère bouger. L’animal va vieillir avec vous jusqu’à sa disparition qui dépend d’un ensemble de facteurs mais la caractéristique des animaux domestiques c’est qu’ils sont très attachés à leur maître et qu’ils n’ont pas la possibilité de remettre en question ce lien comme ça peut être le cas dans les relations humaines »…(Extraits).

http://www.atlantico.fr/decryptage/moins-enfants-plus-chiens-malediction-occidentale-gerard-neyrand-michel-maffesoli-1569330.html#SpirPSrWUcqYtVAW.99

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 » Un animal ne remet pas en question son attachement, comme ça peut-être le cas dans les relations humaines  »

En effet…

La sexualité de joueurs de foot, question récurrente…

Par Maëlle Boudet:

« … lors d’une conférence de presse, la question de la sexualité des joueurs pendant le mondial a été posée. Lorsqu’on lui a demandé s’ils auraient le droit à des relations sexuelles avec leur compagne, alors que l’équipe de Bosnie en sera interdite, il a répondu : « Tout dépend quand, comment, combien. Je ne suis pas médecin, je ne sais pas si c’est bon ou pas ».

Il a ensuite expliqué ne pas vouloir les voir « coupés du monde extérieur ». Un journaliste du Monde lui a ensuite demandé s’il savait qu’il y avait « un bordel à 500 mètres de l’hôtel des Bleus à Ribeirao Preto », situé à 340 km de Salo Paulo. Didier Deschamps a avoué son ignorance »…(Extrait)

http://www.planet.fr/sport-coupe-du-monde-au-bresil-un-bordel-a-moins-de-500-metres-de-lhotel-des-bleus.622544.29338.html?xtor=ES-1-601904%5BPlanet-a-la-Une%5D-20140519

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Je n’aimerais pas être la nana d’un joueur de foot…question sexualité*, d’après les échos médiatiques reçus, ici et là

Mais ceci* se retrouve dans d’autres sports :un cycliste célèbre avouait dans une interview, être en érection  » 24h/24  » :##

On n’a évidemment pas -à ce point,- des soucis de « dictature » du minou, avec les joueuses…

Quand on pense que Freud a cru et a fait croire que l’on était morte d’envie de posséder un tel engin, à la place de notre petite mécanique si performante…en tout(!), jusqu’à donner la vie…

Des obsédés sexuels: de simples… séducteurs(!) ou des agresseurs ou bien des violeurs ?

 » Michel Taubmann (né en 1956 à Paris) est un journaliste franco-israélien. Il a récemment sorti une biographie de Dominique Strauss-Kahn « Roman vrai de DSK », qu’il veut « la plus complète mise à jour ».

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Par Sophie des Déserts:

… »Le soldat Taubmann n’a jamais failli. Quand les amis, les communicants ne parlaient plus, Michel était là. Toujours prêt à décrypter l’indécryptable et à tenter des pistes improbables, sans craindre les sarcasmes. Le voilà de retour, avec un nouvel ouvrage à paraître le 8 décembre, « Affaires DSK : la contre-enquête » (Editions du Moment).

…Souvent, le concours venait d’Anne Sinclair. Son admiration pour elle est « sans borne »…

…Les deux hommes, se découvrant des origines juives communes, au Maroc, et un goût partagé pour l’histoire du socialisme, ont fini par s’entendre. Taubmann s’est efforcé de percer la psychologie de son sujet. Entrer dans la peau « d’un enfant gâté qui se croit tout permis », d’un homme qui « dès qu’il touche une femme est persuadé qu’il fait son bonheur ».

…L’ancien journaliste ne prétend plus à l’objectivité. Il n’a pas cru bon d’aller interroger Nafissatou Diallo ni même ses avocats, mais il recueille dans son ouvrage « LA » scène avec la femme de chambre, telle que le lui a raconté « Dominique ». Nafissatou le surprenant au sortir de la douche, lui voyant dans son « regard insistant » une invitation à une gâterie express…

Lire tout l’article : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-affaire-dsk/20111130.OBS5683/affaire-dsk-michel-taubmann-esperait-rehabiliter-dominique.html

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… » Après avoir recensé plus de 120 témoignages et mené une enquête sur plusieurs années, le journaliste Michel Taubmann a récemment sorti une biographie de Dominique Strauss-Kahn qu’il veut « la plus complète mise à jour ». Interview de l’auteur du Roman vrai de DS.

Biographe de DSK, il publie une contre-enquête minutieuse sur l’affaire du Sofitel. Convaincu qu’un piège a été tendu à l’ancien patron du FMI.

… »Michel Taubmann : DSK, tout comme Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy fait partie des hommes politiques séducteurs qui ont besoin de plaire et d’avoir des relations multiples. La plupart des journalistes savaient que l’ancien patron du FMI était comme ça mais peu en parlaient car cela relevait de la sphère privée. DSK a cependant ouvert la brèche en manquant de discernement. Fréquenter des clubs échangistes comme il l’a fait était risqué car en plus d’y rencontrer des inconnus dont il ignorait les motivations, il y avait à chaque fois des témoins. Un personnage avec une notoriété comme la sienne aurait dû être plus prudent. Quant au Sofitel, je suis convaincu qu’il a été piégé…

…DSK a été piégé, Nafissatou Diallo n’était pas là par hasard »

En revanche, je suis sûr de deux choses : DSK n’a pas violé Nafissatou Diallo et il s’agissait d’un piège. Quant à savoir par qui il a été orchestré, là je sèche. Par un ou des employés du Sofitel ? Par des politiciens qui voulaient nuire à DSK ? Je ne sais pas. Mais Nafissatou Diallo ne s’est pas retrouvée dans sa chambre par hasard »….

http://www.planet.fr/societe-affaire-du-sofitel-dsk-a-ete-piege-nafissatou-diallo-netait-pas-la-par-hasard.621926.29336.html?xtor=ES-1-601904%5BPlanet-a-la-Une%5D-20140519

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Com sur le site:

« Si on avait vraiment voulu piéger DSK on aurait choisi une pro beaucoup plus belle. Et ce n’est pas par hasard que sa femme l’a quitté.  »

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« Piégé par son slip kangourou….. »

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 » L’ancien journaliste ne prétend plus à l’objectivité. Il n’a pas cru bon d’aller interroger Nafissatou Diallo ni même ses avocats, mais il recueille dans son ouvrage « LA » scène avec la femme de chambre, telle que le lui a raconté « Dominique ».

Et le lecteur est prié de tout gober ?

Quand des beaufs parlent de "gonzesses"…

Par Melody Locard :

… »Les joueurs tirent des pénalty. Sauf qu’ils ne visent pas la cage mais le postérieur de filles, en sous-vêtements. Une cible visiblement plus intéressante pour ces joueurs. »

Contexte ? La vidéo a été réalisée pour faire la promotion des « Napoleon Games football battle », évènement organisé en Flandres (Belgique).

Conséquence ? Le responsable de la cellule football du ministère de l’Intérieur belge a déclaré : « Ce genre de cliché rappelle ce qu’on a vu durant des dizaines d’années dans le foot (…) Un public de jeunes hommes âgés de 16 à 40 ans qui véhiculent des stéréotypes négatifs sur les femmes »…(Extrait).

http://nouvelobs.com/sport/20140507.OBS6402/football-on-est-des-hommes-pas-des-gonzesses.html?cm_mmc=EMV-_-NO-_-20140509_NLNOACTU08H-_-football-on-est-des-hommes-pas-des-gonzesses#xtor=EPR-1-%5BActu8h%5D-20140509

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« Ce genre de cliché rappelle ce qu’on a vu durant des dizaines d’années dans le foot (…) Un public de jeunes hommes âgés de 16 à 40 ans qui véhiculent des stéréotypes négatifs sur les femmes »

Des petits petits coqs sur leur tas de fumier ?

"l’éducation sexuelle se fait à travers la pornographie."

Par Jocelyne Robert -Sexologue:

… » Tout ceci est encouragé par la dictature du porno. C’est en partie à cause des films X que le sexe est en mal d’amour. Avant, on devait sensibiliser les gens à la sexualité, maintenant, on doit les désensibiliser à de faux modèles, car l’éducation sexuelle se fait à travers la pornographie.

Mon rôle, entre autres, est de faire comprendre aux gens que le désir et la relation sont plus importants que la performance. Je tente aussi de mettre fin aux idées reçues : j’explique aux hommes qui croient que la fellation permettent aux femmes d’atteindre le nirvana, que le clitoris ne se trouve pas au fond de la gorge !

Il mettait des pinces à linge sur ses testicules

Si la pornodépendance est de plus en plus fréquente, les tabous autour de la sexualité sont aussi très présents.

Je me souviens de cette dame de 78 ans qui m’avait écrit parce qu’elle se sentait incomprise : son mari venait de mourir et ils avaient pour habitude de faire l’amour cinq à six fois par jour. Elle était donc en manque et essayait de se satisfaire elle-même, mais m’expliquait qu’elle n’était pas comblée. Elle m’a dit une phrase qui m’a marquée :

« C’était comme si mon clitoris faisait ‘Toc toc’ en permanence. C’est insupportable ».

En réalité, elle cherchait un amant. Elle avait évoqué le sujet avec son médecin traitant, qui n’avait pas hésité à la juger. Le fait que les personnes âgées aient des désirs et des besoins choque encore, alors que c’est tout à fait normal !

Chaque personne est unique. Chaque histoire est unique.

Parfois, ça va plus loin. Un jour, un homme âgé, très puritain, s’est confié à moi et m’a expliqué que la nuit, il accrochait des pinces à linges sur ses testicules, afin de souffrir, et de ne pas pouvoir se masturber. Pour lui, le sexe, c’était le mal incarné.

On m’a traité de « pédocriminelle »

Le tabou autour de la sexualité aide à comprendre pourquoi la loi sur le mariage pour tous et les rumeurs autour de la théorie du genre ont provoqué un tel tollé en France.

J’ai moi-même écrit plusieurs livres, dont un sur la sexualité des tout-petits, intitulé « Ma sexualité de 0 à 6 ans » et j’ai reçu un mail incendiaire provenant d’un Français. Il me disait que j’étais une pédocriminelle. Il y a une réelle incompréhension autour de ces sujets. Comme si éduquer à la sexualité équivalait à encourager la précocité.

L’homosexualité reste encore un tabou. Un jour, un homme riche et très connu au Québec, est venu se confier à moi. Il m’a dit :

« Mon fils vient de faire son coming-out. Ça coûtera ce que ça coûtera, mais je veux que vous le transformiez ».

Je lui ai expliqué qu’il avait certainement plus besoin d’aide que son enfant.

Un homme s’est exhibé devant moi

Dans certains cas, il ne faut pas hésiter à être ferme, afin de remettre les choses à leur place.

Il m’est arrivé qu’un adolescent de 16 ans me fasse part de son envie de vivre une expérience avec moi. Je ne me suis pas braquée, je lui ai simplement expliqué pourquoi ce n’était pas possible et pourquoi ça ne le serait jamais.

Par contre, quand ça dépasse les limites, il faut être intraitable. Lorsque j’étais une jeune sexologue, un homme qui me demandait une consultation s’est exhibé devant moi. J’ai simplement ouvert la porte et je lui ai ordonné de partir.

Je ne m’implique jamais trop

Il n’est donc pas toujours évident d’entrer dans l’intimité des gens. Il faut avoir de l’aplomb et aller au-delà de tout jugement.

J’ai le souvenir d’un homme qui ne parvenait à s’érotiser qu’à travers des vêtements de bébé. Il était vu comme un monstre et pourtant, il n’avait rien d’un pédophile. Il avait vu sa mère mourir dans un accident, alors qu’elle venait d’acheter des layettes. Ce genre de cas complexe est bouleversant.

J’ai aussi rencontré une dame d’une soixantaine d’années qui m’a raconté que son mari ramenait parfois des prostituées au domicile conjugal. Il attachait son épouse à une chaise, et couchait avec ces femmes devant elle, tout en l’insultant.

Cette histoire m’a marquée, mais il ne faut jamais trop s’impliquer, pour ne pas que ça déteigne sur notre propre vie et pour pouvoir aider au mieux les personnes qui en ont besoin.

J’aide les autres à se reconstruire

J’ai souvent des nouvelles des gens que j’ai accompagnés. Il n’y a pas longtemps, j’ai croisé par hasard une jeune femme qui avait été victime d’abus sexuels durant son enfance.

Elle avait une estime d’elle-même proche de zéro et je l’ai aidée à se reconstruire. Quand elle m’a revue, elle m’a sauté dans les bras.

Prendre conscience qu’on a aidé des personnes à être plus heureuses, mieux dans leur peau, dans leur cœur et dans leurs relations avec les autres, c’est très gratifiant.  » (Extrait).

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1197706-diktat-du-porno-clitoris-au-fond-de-la-gorge-et-exhibition-vis-ma-vie-de-sexologue.html?cm_mmc=EMV-_-NO-_-20140509_NLNOACTU08H-_-je-suis-sexologue-avec-les-films-x-le-sexe-est-en-mal-d-amour

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… » Tout ceci est encouragé par la dictature du porno. C’est en partie à cause des films X que le sexe est en mal d’amour. Avant, on devait sensibiliser les gens à la sexualité, maintenant, on doit les désensibiliser à de faux modèles, car l’éducation sexuelle se fait à travers la pornographie. »

On devrait dire et écrire, maintenant: « Faire le sexe » et non pas faire l’amour  » ? ? ?

Agression sexuelle par « un homme qui ne supportait plus l’absence de rapports imposée par sa femme »: Ce serait elle la coupable ?

Renée Greusard :

… » l’article a depuis été retiré du site de L’Est républicain – mais on peut le lire en cache. Il relate un fait divers. Un homme ayant agressé sexuellement des adolescentes. Il est dit que le coupable, condamné à huit mois de prison, a sévi trois fois.

Si son article pose problème, ce n’est pas par son manque de clarté, mais par le regard qu’il pose sur un tel délit. L’auteur des faits y est présenté comme « un homme qui ne supportait plus l’absence de rapports imposée par sa femme » :

« Jérôme vient d’être papa. Un moment fort dans la vie d’un homme. Un moment délicat aussi dans la gestion du couple. Accaparée par son enfant, il arrive que la mère délaisse le père. »

C’est la femme qui est responsable

Vous le voyez venir ? En fait, l’accusé n’y est pour rien. C’est sa femme qui est responsable. Et le journaliste de poursuivre :

« Face à ce schéma classique, deux types d’option s’offrent généralement aux hommes. Il y a ceux qui prennent leur mal en patience et ceux qui décident d’aller chercher auprès d’une maîtresse ce que leur femme leur refuse. Jérôme, lui, a choisi une troisième voie. Parfaitement illicite. Celle de l’agression sexuelle. »

Il y a de quoi s’arracher les cheveux. Ce lien de cause à effet… Ou comment confondre agressions sexuelles et sexualité. Comme l’écrivaient Audrey Guiller et Nolwenn Weiler dans « Le Viol, un crime presque ordinaire » (éd. Le Cherche-Midi, octobre 2011) – dont un long extrait a été publié sur Acrimed :

« C’est sur ce même fond de confusion entre agression et sexualité que Sud-Ouest a pu titrer, au sujet de l’affaire DSK : “ L’homme qui aime les femmes sans modération. ” »

Les hommes ne sont pas des bêtes sauvages

Les hommes ne sont pas des bêtes sauvages et, truc de fou, certains peuvent ne pas avoir de relations sexuelles sans aller agresser des femmes dans la rue.

Il est aussi intéressant de s’interroger sur la fonction sociale d’un tel article. Il dit des choses sur la culture du viol. Comme l’écrit Elisa Brinai qui, en 2012, a rédigé un « mémoire sur le traitement médiatique du viol dans la presse » [PDF] :

« Les récits des journalistes à propos du viol fournissent des cadres d’interprétation simples au lecteur et entretiennent les nombreux mythes autour de la violence sexuelle. » (Extrait).

http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/08/article-hallucinant-lest-republicain-predateur-sexuel-etait-frustre-251334

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« Les récits des journalistes à propos du viol fournissent des cadres d’interprétation simples au lecteur et entretiennent les nombreux mythes autour de la violence sexuelle. »

Autrement dit ils suggèrent, trop souvent, que le coupable est en réalité une pauvre victime ? ? ?

"sortir la France de la situation actuelle, grâce aux femmes" ?

« Nous vivons dans une culture profondément machiste. Sur le plan politique, indéniablement, il existe désormais une volonté de promouvoir les femmes significativement. Mais les partis continuent à attribuer aux candidates les circonscriptions difficiles à gagner.

Si nous comparons la France aux autres pays du nord de l’Europe, mais aussi à l’Espagne et à l’Italie, nous sommes défavorisées. La classe dirigeante n’est pratiquement constituée que d’hommes.

Dans la sphère économique, les femmes ont toujours du mal à accéder aux sommets de la hiérarchie et rencontrent des difficultés pour se faire accepter telles qu’elles sont. Les femmes évoluent dans un environnement qui leur est naturellement hostile. Même si elles réussissent brillamment dans leurs études, l’élite n’est pas prête à leur faire de la place.

Les hommes grandissent avec le sentiment d’être les meilleurs

Quand j’ai été nommée ministre, nous sommes arrivés au ministère avec mon futur directeur de cabinet. Le planton ne voulait pas nous laisser nous garer. Et m’a tancée :

« Dites donc, on n’est pas là pour rigoler ! »

Peu de choses ont changé. Souvenez-vous des remarques des députés quand Cécile Duflot a pris pour la première fois la parole à l’Assemblée, combien ont focalisé leur attention sur sa robe ?

L’immobilisme relève du conservatisme. Chaque fois que j’ai proposé un poste à une femme, elle m’a dit qu’elle doutait de ses capacités. Aucun homme ne m’a fait cette réponse. Ils pensent fondamentalement qu’ils sont capables de tout réussir, car ils grandissent avec le sentiment d’être les meilleurs.

Dans nos 120 écoles de la deuxième chance, sur 12.000 jeunes, plus de la moitié sont des filles. Pourquoi ? Parce qu’elles acceptent plus facilement de se remettre en cause ; elles souffrent moins du sentiment d’humiliation.

Les Français manquent d’humilité et d’empathie

Les hommes accordent beaucoup plus d’importance aux signes extérieurs. C’est un problème spécifique de la classe politique française. Sans doute est-ce une rémanence de la monarchie, du goût pour le décorum.

Les Français sont excellents sur le plan technique, mais ils manquent d’humilité et d’empathie. Nos dirigeants ne parviennent pas à se mettre à la place des autres. Cela résulte de notre système éducatif, qui privilégie les meilleurs résultats. C’est un problème très ancien qui ne pourra se résoudre qu’à très long terme. Il ne faut pas perdre courage.

Nous réussirons à sortir la France de la situation actuelle, grâce aux femmes, car elles ont un réel souci d’arriver à un résultat. Elles désirent construire. »

Par Edith Cresson

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1198854-egalite-femme-homme-nous-sortirons-la-france-de-sa-situation-actuelle-grace-aux-femmes.html?cm_mmc=EMV-_-NO-_-20140509_NLNOACTU17H-_-nous-sortirons-la-france-de-sa-crise-actuelle-grace-aux-femmes

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« Nous vivons dans une culture profondément machiste…Si nous comparons la France aux autres pays du nord de l’Europe, mais aussi à l’Espagne et à l’Italie, nous sommes défavorisées. La classe dirigeante n’est pratiquement constituée que d’hommes. »

Un dégât collatéral -entre autres- de la religion catholique ?