Le couple: " multiple, interchangeable,générateur de bonheur/ douleur, éternel, lié au rêve " ?

Par Soisic Belin.

… »Ce dernier y est décrit, autopsié par ces auteurs, il est vu comme multiple, interchangeable, tantôt générateur de bonheur tantôt cause de douleur, certains le croient éternel, d’autres uniquement lié au rêve. On se rend bien compte à la lecture de ce recueil qu’il est difficile de traiter du sujet tant il est vaste et complexe: il est une sorte de miniature de notre société avec toutes les diversités qu’elle contient. On parle de compromis souvent, comme du remède aux couples en périls, de résolutions, pour indiquer le travail accompli qui permettra à la structure de se maintenir mais dans quel but? Doit-on insister pour maintenir en état un mobile bancal ou doit-on avoir la sagesse de dire Stop?! N’y a-t-il pas une sorte d’égoïsme au maintien de ce qui n’est plus? Le mirage de ce qu’il était, l’illusion d’une réussite… Mais la réussite ne réside t-elle pas dans la conscience réelle d’un état de fait?

Sommes-nous à ce point amoureux de l’amour pour nous mentir qu’en à nos propres sentiments? Recherche t-on la jouissance dans le rêve? Tant d’idées lancées, de solutions proposées dans ce concentré d’amour qu’est ce recueil, car c’est bien le sentiment qui réunit tous les couples, l’amour ( cette folie socialement acceptable). » (Extrait.)

« Nouvelles du couple, recueil sous la direction de Samuel Dock avec (Alain Vircondelet, Valérie Bonnier, Jérôme-Arnaud Wagner, Hafid Aggoune, Marc Villemain, Marie Plessis, Erwin Zirmi, Bérénice Foussard-Nakache, Rebecca Wengrow, Stéphaniel Le Bail, Lélie Clavérie, Olivier Fernoy) aux éditions France-Empire- disponible en librairie en mars 2014. »

http://www.huffingtonpost.fr/soisic-belin/un-etat-des-lieux-du-couple_b_5069934.html?utm_hp_ref=france

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Le couple sera ce que chacun des partenaires …représente(!), à tous les niveaux ?

Pour imager: impossible de faire une belle omelette si un seul oeuf est « pourri »!

Concernant le genre humain il est souvent difficile de savoir de façon certaine, à l’avance, qui est qui

Une évidence : on ne peut pas réussir son couple…tout seul !:##

Bienvenue à Apucarana (Brésil), ‎Kami-nagaregawacho (Japon), Al Mahdi (Tunisie‎), Redmond, Washington (US) …

Sur la petite terrasse
Dimanche 6 avril :

– @ ‎18‎:‎03: Lausanne, Suisse
‎- @ ‎14‎:‎23: Kami-nagaregawacho, Japon
‎- @ ‎13‎:‎01: Al Mahdia, Tunisie‎
– @ ‎12‎:‎57: Cardiff, GB
– @ ‎12‎:‎48: Limerick, Irlande
‎- @ ‎10‎:‎45: Apucarana, Brésil‎
‎- @ ‎10‎:‎44: Kirksville, Missouri, US
‎- @ ‎10‎:‎42: Redmond, Washington, US
‎‎- @ ‎10‎:‎26: Mountain View, Californie, US
‎‎- @ ‎07‎:‎48: Brussels, Belgique
‎- @ ‎07‎:‎17: Casablanca, Maroc
– @ ‎05‎:‎00: Princeton, New Jersey, US
‎- @ ‎04‎:‎42: Longueuil, Canada

Entre autres…

Merci pour la visite et douce nuit !

"Hormone de l’amour" et mensonges…

« L’ocytocine, plus souvent appelée « hormone de l’amour », est une des substances chimiques responsables de cette sensation de bien-être pendant et juste après l’orgasme. Elle joue aussi un rôle important dans la maternité et la reconnaissance sociale : elle nous permet d’être agréable en société et nous aide à mémoriser les visages des personnes que l’on apprécie. De plus, elle sert à tisser des liens très forts entre une mère et son bébé après l’accouchement.

D’après des chercheurs de l’université d’Amsterdam, l’ocytocine nous inciterait également à mentir. Les travaux de ces scientifiques ont été publiés dans le magazine PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences). Pour en arriver à cette conclusion, ils ont effectué des tests sur 60 volontaires. Les « cobayes » ont été divisés en deux groupes, l’un ayant inhalé de l’ocytocine et l’autre un placebo.

Ensuite, tous ont participé à un jeu de hasard avec une pièce de monnaie dans le but de gagner de l’argent. Résultat : ceux qui avaient inhalé de l’ocytocine avaient davantage tendance à mentir et à se montrer malhonnête. »

Lu sur Au Féminin

Read more at http://www.atlantico.fr/atlantico-light/hormone-amour-pousserait-mentir-ocytocine-1033592.html#T0DcZ4ffuA5qrHiF.99

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« D’après des chercheurs de l’université d’Amsterdam, l’ocytocine* nous inciterait également à mentir. »

Hormone* bien pratique pour les infidélités mâles et femelles, finalement ? 😉

"Bébé de 9 mois…arrêté et jugé(!), pour… tentative de meurtre."

 » Ubuesque situation à Lahore(Pakistan)où un policier a arrêté, début février, un enfant âgé de neuf mois après avoir interprété certains de ses gestes comme étant potentiellement meurtriers.

…L’enfant est ainsi apparu ce jeudi au tribunal de Lahore, pleurant sur l’épaule de son grand-père : la situation est parue si absurde que l’audience de la famille Mosa a finalement été reportée au 12 avril prochain… mais Muhammad sera toujours sur le banc des accusés, en compagnie d’une trentaine d’autres personnes. « La cour aurait dû simplement acquitter cet enfant innocent car l’âge minimum de la responsabilité criminelle est de sept ans », s’est plaint Chaudhry Irfan Sadiq, l’avocat de la famille Mosa.

Le policier qui a accusé Muhammad Mosa Khan de tentative de meurtre a de son côté été suspendu suite à cette affaire qui connait un retentissement certain au Pakistan  » …(Extrait).

http://www.thenews.com.pk/Todays-News-5-242107-Murder-FIR-against-nine-month-old

Read more at http://www.atlantico.fr/atlantico-light/pakistan-bebe-accuse-tentative-meurtre-1032757.html#ElU1UhXJjxLo2FIr.99

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No comment: mes propos risquant d’être interprétés comme possiblement… racistes; cf. plutôt les ouvrages, sans langue de bois, de Taslima Nasreen !

Juste une remarque:

Un espoir ?

 » Le policier qui a accusé Muhammad Mosa Khan de tentative de meurtre a de son côté été suspendu suite à cette affaire qui connait un retentissement certain au Pakistan «  :##

Pas de croix ! " Quand la religion s’invite dans le milieu professionnel "

Par Anasthasia Demol(Avocate) :

« Le port de signes religieux en entreprise ou quand la religion s’invite dans le milieu professionnel:

…C’est ainsi que le licenciement d’une infirmière en milieu hospitalier qui refusait d’enlever la croix visible qu’elle portait au cou a été considéré comme légitime au motif que cette croix pouvait causer des lésions aux patients. »

http://www.huffingtonpost.fr/anasthasia-demol/le-port-de-signes-religieux-en-entreprise-ou-quand-la-religion-sinvite-dans-le-milieu-professionnel_b_5091523.html?utm_hp_ref=France

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Qui se souvient du poisson -pas « d’avril »!- servi le vendredi, dans les cantines scolaires de la République française, …LAÏQUE ?

Dur, dur, pour les religions de se cantonner* au domaine privé

Au nom du RESPECT(si, si!) des autres …différents-dans-le-respect-de-tous

Pour un vivre-ensemble en… paix !(Cf. les dégâts collatéraux des religions dans le monde y compris dans la cité, les familles…!)

Lu sur « Jésus et la Bible » qui se définit comme blog chrétien évangélique:

« D’ailleurs, le plus ennuyeux dans un mariage avec un ou une inconvertie c’est le beau père (le Diable) »… « Pour ce qui est du Diable comme beau-père, les inconvertis comme le monde dans lequel nous vivons sont sous la coupe du Diable il ne faut pas l’oublier. Prions pour qu’ils connaissent aussi Jésus. »

No comment !

Le « diable » ne serait pas celui/celle qu’on croit ? :##

Religions : "Sang versé et vies perdues" ?

(Pointez souris pour légende).

Soleil noir de l'intolérance et de la misogynie religieuse !
(Monotype perso, non contractuel).

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Par Marie-France Calle:

 » Singh, écrivain indien briseur de tabous-

En 2007 il affirmait :

« J’aurais préféré la laïcité au sécularisme. C’est Gandhi qui a insisté pour que l’Inde adopte le sécularisme. Il pensait que toutes les communautés religieuses pouvaient coexister en paix dans ce pays. »

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Mais j’ai dû partir. J’ai alors espéré que je pourrais revenir, une fois l’orage passé…
Il avait poursuivi, fataliste : « Il n’aurait pas pu en être autrement. Personne n’aurait pu me protéger, à l’époque, contre la majorité musulmane à Lahore. »

Ce sang versé, ces millions de vies perdues, les massacres perpétrés des deux côtés de la nouvelle frontière, sur les routes, dans les trains, l’écrivain les a décrits à maintes reprises. C’est dans Train pour le Pakistan qu’ils sont relatés de la manière la plus crue.

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Humour et arrogance

« Eh oui, ma chère, on n’a pas encore inventé le préservatif pour la plume et, de ce côté-là, ça fonctionne toujours très bien », avait-il lancé d’un air grivois. Content de son bon mot, il était parti d’un grand éclat de rire.

Humour et arrogance ; pétri de bonnes manières et briseur de tabous, tel était Khushwant Singh, juriste de formation, devenu de son plein gré témoin « malicieux » – c’était le nom de ses chroniques – de l’histoire de l’Inde »…(Extraits)

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/04/05/mort-khushwant-singh-ecrivain-indien-briseur-tabous-251248

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[ « Please do not ring the bell unless you are expected », merci de ne pas sonner si vous n’êtes pas attendu…

Une plaque à la porte annonce la couleur. Malice ou arrogance ? ]

Heuuu…Réalisme ! 😉

 » Le réalisme est un mouvement littéraire et culturel du XIXe siècle qui donna pour mission au roman d’exprimer le plus fidèlement possible la réalité, de peindre le réel sans l’idéaliser
Courant artistique et littéraire ((vers 1850-1890)), visant à représenter le monde et les hommes tels qu’ils sont – dépeindre le réel sans l’idéaliser.
C’est aussi la capacité à voir la réalité en face. » (Web).

« J’aurais préféré la laïcité au sécularisme. C’est Gandhi qui a insisté pour que l’Inde adopte le sécularisme. Il pensait que toutes les communautés religieuses pouvaient coexister en paix dans ce pays. »

En effet: sans laïcité dans l’espace public, point de salut !

Sous prétexte de respect des dogmes religieux de TOUS BORDS, certains essayent d’imposer dans l’espace public LEURS points de vue…RELIGIEUX (!!!)

Dont les non-croyants n’ont que faire !!!

Cf. le port du voile malgré la loi, les repas halal dans les cantines scolaires, les manifs violentes et hystériques -appel au sang !- contre le mariage pour tous alors que personne n’a encore pensé à manifester contre les mariages religieux, etc…

Des hommes tuent et tueront toujours au nom des religions, pour tenter d’imposer, chacun, SON petit dieu…Inventé(!) et à l’image des mecs avec pénis et testicules: masculin/barbu, misogyne, vengeur, rancunier, guerrier, etc… !

Multitudes de dieux qui n’ont RIEN à voir avec…DIEU ! S’il existe

La FOI de chacun(e) en DIEU est respectable, mais pas les religions: pour mériter le respect il faut respecter l’intégrité des autres différents(!)/qui- agissent-dans-le-respect-de-tous

Religions : « Sang versé et vies perdues » ? Sans compter leur misogynie, fémininement injuste/asservissante/liberticide/violente/féminicide…

Bienvenue à Victoria (Australie‎), São Paulo (Brésil),York (Canada) Bronx, New York (US),Western Finland (Finlande),Hamburg (Allemagne)…

Samedi 5 avril :

– @ ‎21‎:‎44: Jemeppe, Belgique
– @ ‎21‎:‎03: Mountain View, California, US
– @ ‎20‎:‎45: Dakar Sénégal
– @ ‎18‎:‎08: São Paulo, Brésil
– @ ‎18‎:‎00: Villaz-saint-pierre, suisse
‎- @ ‎17‎:‎12: Casablanca, Maroc
‎- @ ‎16‎:‎59: Nouméa, NC
‎- @ ‎13‎:‎28: Kirksville, Missouri, US
‎- @ ‎12‎:‎58: Hamburg, Allemagne
‎- @ ‎12‎:‎46: United Kingdom, GB
‎- @ ‎08‎:‎40: Victoria, Australie‎
‎- @ ‎08‎:‎18: York, Canada
‎- @ ‎06‎:‎34: Québec, Canada
‎- @ ‎05‎:‎59: Western Finland, Finlande
‎- @ ‎05‎:‎10: Maniwaki, Canada‎
‎- @ ‎03‎:‎42: Europe, EU
‎- @ ‎03‎:‎38: Montréal, Canada
‎‎- @ ‎02‎:‎32: Bronx, New York, US

Entre autres…

Merci pour la visite et douce nuit !

Il transmet le sida : " Quoi, et alors ? Moi aussi, on m’a baisé " ??? !

(Si vous l’avez manqué)

Par Blandine Grosjean :

 » Barbara, contaminée par son compagnon : vingt ans de sida et de colère

En 1992, le compagnon de Barbara Wagner, qui se savait séropositif, lui a transmis le virus du sida. Depuis, elle aide les femmes dans sa situation, mais se bat aussi pour que la justice condamne ceux qui les ont contaminées.

Huit ans de prison pour avoir transmis sciemment le sida à son épouse. C’était à Toulon, fin février. Il s’agit de l’avant-dernière décision de justice pour contamination volontaire du virus, qualifiée dans cette affaire correctionnelle « d’administration de substance nuisible suivie d’infirmité permanente ».

Pendant cinq ans, cet artisan d’une cinquantaine d’année a eu des rapports sexuels avec sa femme sans la protéger. Quelques semaines auparavant, devant la cour d’assises cette fois, de Seine-Saint Denis, un homme a écopé de deux ans de prison.

« Victimes innocentes » et « coupables bien fait pour eux »

En France, c’est Barbara Wagner qui a porté, avec Femmes positives, la revendication de la pénalisation de la contamination volontaire du sida. En 2004, quand je l’avais rencontrée (article publié en 2005), l’apparition de ces femmes hétérosexuelles au milieu des associations de malades gays ou migrants suscitait un rejet violent. On les accusait de stigmatiser les séropositifs, de revendiquer un statut de « victimes innocentes » qui faisait des autres séropos des « coupables bien fait pour eux ». Leur donner la parole était considéré comme un acte « sidophobe », voire homophobe ou raciste. Toutes les démarches judiciaires entreprises par ces femmes avaient jusqu’alors échoué.

Mais en janvier 2005, quand la cour d’appel de Colmar (Haut-Rhin) a condamné un homme à six ans de prison pour avoir contaminé deux de ses compagnes, elles ont eu droit à quelques entrefilets dans les médias. A un peu de considération. Le suicide d’une des deux victimes matérialisait la souffrance et l’isolement de ces femmes « banales ». Ce procès a marqué le début de la reconnaissance des institutions et des médias pour l’association de Barbara.

Dans le revue Vacarme (n°46), Emilie Hache expliquait en 2009 que Barbara Wagner avait investi l’angle mort de la lutte contre le sida : l’absence de prise en compte de la question des rapports de genre. Femmes positives rompait surtout avec le dogme de « responsabilité partagée » et de solidarité entre personnes de statuts sérologiques identiques ou différents.

« Et alors ? Moi aussi, on m’a baisé »

Vingt ans ont passé depuis que l’homme qui voulait adopter son fils et lui faire une petite fille l’a contaminée. Barbara Wagner vit toujours à Marseille, et elle reçoit encore des femmes et des hommes (homosexuels pour la plupart) qui comme elle ne pourront jamais encaisser ce fait : l’homme qu’elles aimaient et qui les aimaient, avec qui elles vivaient parfois, élevaient des enfants, a choisi de bousiller leur vie. Comment cela se peut-il ?

Dans l’ordonnance de mise en accusation de l’homme jugé aux assises de Paris en octobre 2011, poursuivi pour « administration de substance nuisible » avec pour circonstances aggravantes la préméditation et le statut de concubin, également poursuivi pour avoir exposé deux autres jeunes femmes, on lit :

« Lorsqu’elle lui demande s’il se rendait compte qu’il l’avait contaminée en se sachant déjà atteint par le VIH, il lui avait répondu : “Quoi, et alors ? Moi aussi, on m’a baisé.” »

Cet homme a été condamné à neuf années de prison. L’ex-compagnon de Barbara n’a jamais été poursuivi. La procédure s’est soldée par un non-lieu.

Blandine Grosjean

Le récit de Barbara

J’ai 24 ans quand je rencontre Antoine dans le sud de la France. J’ai un fils de 1 an, Romain, et je suis en instance de séparation avec son père.

Ce week-end, j’accompagne un ami journaliste, sur un reportage. Antoine est grand reporter, photographe. Coup de foudre.

Il est alors en plein divorce, je suis la « première » depuis sa femme. Il est « clean ». J’ai été dépistée lors de ma maternité. Nous sommes en 1992. Très vite Antoine rencontre Romain, nous formons déjà une famille, envisagions de vivre ensemble sur Paris. Les deux premiers mois nous nous installons tous les trois chez ses parents, le temps de trouver un appartement à deux pas de son agence photo.

Les victimes des quatre H : héroïnomanes, homos…

En mars 93, date de notre premier anniversaire de rencontre, je prends rendez-vous avec ma gynécologue pour un examen de routine. Quand je lui parle de la profession d’Antoine, elle insiste pour me refaire un test HIV.

Une circulaire de santé classe certains individus à la fois comme les véhicules et les victimes du groupe des quatre H (héroïnomanes, homosexuels, Haïtiens, hémophiles). Plus tard on y ajoute les grands voyageurs, les prostituées et les femmes d’origine subsaharienne.

Quelques temps après ce nouveau test, le laboratoire m’appelle pour procéder à une seconde prise de sang d’usage pour une confirmation de diagnostic. Je reçois un appel de ma gynécologue une semaine plus tard au domicile de mes « beaux-parents ».

En quelques mots elle bredouille qu’elle est au regret de m’annoncer ma séropositivité. Il faut que j’évite d’embrasser mon fils, que je sois vigilante quant aux bobos, blessures, coupures et partage de couverts. Et elle raccroche en me saluant, désolée. Je me rue dans la chambre d’Antoine, abasourdie. Il se prend la tête entre les mains en psalmodiant :

« Je le savais, je le savais, je le savais… C’est de ma faute… »

Sa mère : « Je te l’avais dit qu’elle ne serait pas assez forte »

Entre deux sanglots, j’apprends qu’il est séropositif, qu’il avait été toxicomane il y a une dizaine d’années et qu’il l’avait su par la Croix-Rouge en faisant un don du sang, que sa femme n’a pas été contaminée durant leur mariage, qu’il pensait que notre amour serait plus fort que le virus. J’appelle sa mère. Elle nous rejoint dans la chambre, prend son fils dans ses bras :

« Tu vois, je te l’avais dit qu’elle ne serait pas assez forte. »

Je découvre que toute sa famille et quelques amis proches partagent son secret. Il me raconte son incapacité à me dire la vérité jour après jour, ses mésaventures quand il se risque à révéler sa sérologie au personnel médical, avec de rares personnes dans son milieu professionnel ou amical. De la violence des réactions des uns, de la compassion des autres.

Il est suivi dans le service gynécologique de la clinique dans laquelle sa mère est secrétaire médicale, son médecin se bornant à examiner le nombre de ses T4.

A l’époque, on ne donnait pas cher de nos vies

Je prends les choses en main et me mets en quête d’un service d’infectiologie dans lequel nous serions suivis conjointement. Ses examens font état d’un système immunitaire dégradé, il prend rapidement le premier traitement anti-VIH de l’époque soit du Bactrim et de l’AZT.

Jusque-là, il ne se souciait guère de prendre en compte son pronostic vital ni celui de ses compagnes. Le simple fait d’avoir réchappé à l’hécatombe des années 90 l’avait installé dans sa croyance de toute-puissance face à l’infection, son statut de reporter de guerre le rendait intouchable, immortel, inattaquable…

Les femmes aussi

En 2006, une femme a été condamnée par le tribunal de Nanterre à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 176 000 euros d’amende pour avoir tu sa séropositivité et contaminé son mari.

En 2008, une autre a été condamnée à cinq ans avec sursis par la cour d’assises du Loiret pour avoir « sciemment » contaminé son mari. B.G.

Les attitudes bienveillantes de son clan mutique se muent petit à petit en attaques à mon encontre. Je ne suis plus digne du fils prodigue.

Je ne sais pas comment réagir à ma contamination, trop occupée à parer au pire, compter les jours qui me restent à profiter de la présence de mon fils à mes côtés, et lui de moi, à le socialiser, lui construire un environnement propice à maintenir son équilibre quand il devra traverser la pire épreuve de son enfance, la mort de sa maman.

A l’époque, on ne donnait pas cher de nos vies. A l’époque, je pense qu’il me reste six mois, un an pour régler l’essentiel.

Une ombre sur les épaules de mon mini Batman

Lors de cette seconde partie de vie commune, je plonge dans un abîme de solitude tel que je n’ai pour seuls témoins de ma « mésaventure » que les écoutants de Sida info service ou d’Aides qui me renvoient à ma culpabilité, à ma responsabilité pleine et entière dans ce « regrettable accident ». Ils m’expliquent que je dois me résoudre à une fatalité commune à tous les séropositifs, nous sommes victimes d’un virus mortel identifié, la recherche s’active à trouver un vaccin, l’AZT et le carpe diem étant, pour le moment, nos plus sûrs alliés.

Je décide de garder le secret, d’épargner les gens qui m’aiment. Je fais comme si de rien n’était. Chez nous, il est tacitement proscrit d’aborder LE sujet, il est crucial de reprendre le cours des choses, l’Antoine au front du photojournalisme, l’enfant sur les bancs de l’école et moi au foyer.

Je tombe en dépression. Je prends le parti de dire à mon fils de quoi je souffre, lui explique l’intrusion d’un méchant virus dans mon corps et qu’il me faut combattre avec des armes chimiques et un bataillon de vaillants T4. Une ombre angoissante désormais pèse sur ses épaules de mini Batman-l’éclaireur de mes ténèbres.

Lui n’a pas peur de moi, de mon corps, de mes fluides

J’ai fait une tentative de suicide qu’Antoine a tourné en dérision, trop occupé par sa carrière.

Je retrouve souvent des copains de l’agence de photo au troquet du coin, je noie mon malaise dans l’alcool et autres paradis artificiels mélangés au cocktail d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et d’AZT quand j’y pense.

Je travaille dans un restaurant du quartier où je fais la connaissance d’un de ses collègues qui partage les mêmes déboires conjugaux, trouve oubli et réconfort aux comptoirs et bientôt dans mes bras.

Avec lui, je ne me sens plus cette espèce de pestiférée dédaignée de tous, cette pauvre fille perdue, cette tâche poisseuse. Je redeviens une femme, désirable, aimable et aimante, saine et sensible, courageuse et joviale.

Un renouveau parce que je croyais ne plus jamais avoir le droit d’aimer et de l’être en retour. Parce que lui n’a pas peur de moi, de mon corps, de mes fluides, de mes pensées, de mon besoin inextinguible de protection, de réconfort et de confiance. Sa femme étant allergique à la pilule, le préservatif n’avait pas de secret pour lui, ce geste simple et automatique est le gage de la préservation de notre amour, le garant de ma tranquillité.

Notre passion dure quelques mois, le temps d’éclater au grand jour.

Antoine se tranche les veines – bien maladroitement –, il brûle nos photos, hurle qu’il part se faire un shoot avant de m’enfermer à double tour. Au petit matin d’un 1er janvier, il me réveille en me rouant de coups. Un voisin alerte la police, ses parents viennent le chercher, les pompiers me transportent à Sainte-Anne pour me cloîtrer dans une chambre et me gaver de tranquillisants.

« L’as-tu protégée ? » Il me répond évasivement

Quelques jours plus tard, je prends l’avion direction Marseille. Ce lien avec lui ne tenait plus que par « la dette impayable » qu’il a envers moi comme il me l’écrit plus tard. En guise de dédommagement, il se porte caution pour la location de mon appartement. Il m’appelle un jour de l’étranger, où il vit désormais, me rapporte incidemment une aventure qu’il a avec une femme, mère-célibataire.

A ma question immédiate – l’as-tu protégée ? –, il me répond évasivement. Depuis son arrivée dans ce nouveau pays, il partage sa vie avec une jeune étudiante en médecine qui elle, doit être suffisamment informée sur LE sujet pour savoir ce qu’elle fait…

L’hébétude se fond en haine, d’autres femmes vont connaître le même sort que le mien, combien d’autres victimes, de consœurs, d’interprètes, au gré de ses voyages ?

Ses confidences/anecdotes/récits sur ce sentiment de danger, de tension extrême, de ces décharges d’adrénaline qu’éprouvent les reporters de guerre sur le terrain reviennent en rafale. Ce jour-là, son aveu « en passant » fut salutaire. Je ne me sentais plus seulement « responsable-coupable » de ma séropositivité mais également témoin complice de ses comportements à risque.

Je demande à un de ses collègues en poste dans le même pays de retrouver et informer sa partenaire du risque qu’elle encoure. Antoine l’apprend, il me menace ce mort. Son talon d’Achille est la divulgation de sa sérologie à ses partenaires. Sur ma lancée, la jeune étudiante en médecine est également informée.

11 mars 2003 : nous créons l’association Femmes positives

Un point sur les poursuites

•Au pénal, les poursuites se fondent sur les articles 223-1 du code pénal (mise en danger de la personne), 221-5 (empoisonnement : « Le fait d’attenter à la vie d’autrui par l’administration de substances de nature à entraîner la mort »), ou 222-5 (administration de substances nuisibles).

•En 2010, pour la première fois, un tribunal juge d’une affaire au sein d’un couple homosexuel (tribunal correctionnel de Besançon, Doubs) et condamne un jeune homme à deux ans de prison.
•La plus lourde peine a été infligée par la cour d’assises de Paris en 2011 : neuf ans de prison à un homme qui avait imposé des rapports sexuels sans protection à trois de ses compagnes, toutes contaminées. B.G.

Je n’ai plus qu’à franchir la porte d’un avocat pour que justice soit rendue, (pensais-je). Je ne sais pas jusqu’où cette démarche va me mener. La procédure engagée à l’encontre d’Antoine, de 1999 à 2002, malgré plus de quatre ans d’instruction et de preuves abouti à un non-lieu. Des dépôts de plaintes sont refusés, des procédures ont été abandonnées par les procureurs sans explication.

En 2003, j’apprends dans la presse que d’autres femmes partagent le même drame que moi. Il y a des hommes aussi, homosexuels, mais dans le milieu associatif homo, la « pénalisation » de la contamination est totalement taboue et explosive. Et il n’y a pas de place pour nous, femmes hétéros.

Nous créons l’association Femmes positives le 11 mars 2003. L’objet deviendra : accueil, écoute, orientation, prévention, accompagnement des personnes infectées, affectées et/ou concernées par le VIH/sida. Notre premier combat est la judiciarisation de la transmission volontaire au sein du couple. Le second axe est celui de la prévention.

La spécificité de mode de transmission nous concernant ne sera pas retenu au niveau pénal avant le procès Colmar (janvier 2005) qui va faire jurisprudence en évoquant la qualification du délit d’« administration de substances nuisibles ayant entraîné un handicap permanent ». Les précédentes procédures lancées sur les qualifications d’« empoisonnement » ou d’« homicide volontaire » avaient toutes été déboutées.

Ma peau n’est qu’une mince feuille de papier à rouler

Mai 2012, je suis au bout du rouleau. Rechute dépressive. Je ne sers à rien, je ne serre plus personne dans mes bras ballants. Romain mon fils vole de ses propres ailes, l’homme de ma vie, mon ange. Ma peau n’est qu’une mince feuille de papier à rouler, mes os qui s’effritent, mes muscles qui fondent, inutiles.

Je ne souhaite plus survivre en donnant le change, quel échange ? Oui, je suis en vie et je devrais m’en réjouir au lieu d’en dépérir de minute en minute. Je n’ai pas faim, je ne suis pas appétissante. J’ai ma ration de produit nutritionnel de substitution en bouteille pour parer à la maigritude.

Je laisse tout en branle, maison, famille, chat, asso et fais un séjour de trois mois en maison de repos après une autre tentative de suicide. Ces années de combat m’ont épuisée.

J’ai un nouvel homme dans ma vie, depuis un an

Printemps 2014. Ma mission n’est pas tout à fait accomplie. La transmission délibérée au sein du couple est reconnue et passible des assises. Les séropositifs, sous certaines conditions, ne sont plus contaminants. Le dépistage étendu à la population générale (circulaire Bachelot) est loin d’être appliqué ; le dépistage rapide se limite à la communauté gay.

J’ai un nouvel homme dans ma vie depuis un an, j’apprends à vivre à mon rythme et suis toujours en thérapie et trithérapie, j’anime la page Facebook de Femmes positives versus prévention sida et violences conjugales. Je privilégie le présent avec ceux que j’aime.

Je suis très fière d’avoir porté ma pierre à l’histoire de la lutte contre le sida. »

http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/04/barbara-contaminee-compagnon-vingt-ans-sida-colere-249596

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« On les accusait de stigmatiser les séropositifs, de revendiquer un statut de « victimes innocentes » qui faisait des autres séropos des « coupables bien fait pour eux ». Leur donner la parole était considéré comme un acte « sidophobe », voire homophobe ou raciste. Toutes les démarches judiciaires entreprises par ces femmes avaient jusqu’alors échoué. »

En France les plaintes -légitimes,- des femmes, sont toujours suspectes !

Quand on songe que pour un yaourt avarié d’un supermarché on voit débouler toute la cavalerie répressive, on peut ressentir effectivement une mega colère: ces maris/compagnons transmettent sciemment, eux, un virus terrifiant, handicapant et possiblement mortel, dans l’indifférence policière et judiciaire !!! COMMENT cela est-il possible, HUMAINEMENT parlant ???

« 11 mars 2003 : nous créons l’association Femmes positives […] En France, c’est Barbara Wagner qui a porté, avec Femmes positives, la revendication de la pénalisation de la contamination volontaire du sida […] Je suis très fière d’avoir porté ma pierre à l’histoire de la lutte contre le sida dit Je suis très fière d’avoir porté ma pierre à l’histoire de la lutte contre le sida. »

Une pierre contre la… pierre tombale(!) à laquelle les destinaient les hommes qui partageaient leur vie ??? :##

Mars, 27 000 pages vues par 9 325 visiteurs : merci pour l’intérêt :-))

Maurice

Vendredi 3 avril :

– @ ‎19‎:‎40: Nimy, Belgique
– @ ‎19‎:‎00: Simi Valley, California, US
– @ ‎16‎:‎51: Oran, Algérie
– @ ‎16‎:‎07: Al Munastir, Tunisie
– @ ‎15‎:‎20: Cork, Irlande
– @ ‎14‎:‎08: Toscane, Italie
‎- @ ‎08‎:‎10: United Kingdom, GB
‎- @ ‎08‎:‎17: Gent, Belgique
‎- @ ‎07‎:‎50: Japan, Japon

Entre autres…

Merci pour la visite et douce nuit !

Prenez-en acte, les mecs ! (Et se méfier de son amoureux ? )

« Un homme de 35 ans a été condamné jeudi à 12 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir diffusé sur des sites de rencontre des photos de son ancienne compagne dénudée.

 » Le parquet de Metz avait requis une peine moindre, 6 mois d’emprisonnement avec sursis, lors de l’audience le 21 mars dernier. Le tribunal correctionnel a assorti sa décision d’une obligation d’indemniser la victime. La jeune victime, enseignante, avait été mise au courant par ses élèves, qui avaient découvert des photos tout aussi compromettantes sur le réseau social Facebook.

Le nom de l’enseignante et son adresse avaient également été précisés par l’ex-compagnon indélicat, qui a indiqué avoir agi par jalousie. La victime a depuis déménagé. «Le tribunal a voulu rendre une décision exemplaire, nous en prenons acte», a indiqué l’avocat du prévenu, Me Mehdi Adjemi.  »

(afp)

http://www.20min.ch/ro/news/faits_divers/story/Sursis-pour-avoir-poste-des-photos-de-son-ex-nue-19847168

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Espérons que la diffusion aura donné au moins une érection jubilatoire

à l’ex-compagnon indélicat ?

Sinon ce serait à désespérer de la haine des ex !!!