Par Salama Marine (Psychologue) :
… « Et pourtant, il semble que depuis quelques temps, nous assistons au soulèvement des « no sexe », cest-à-dire les asexuels, qui affirment ne ressentir aucun désir sexuel pour leurs partenaires. Sur Le Plus, nous avons pu lire il y a quelques semaines le témoignage de Marie A., vivant en couple depuis deux ans et demi en assumant parfaitement ce statut.
Ce texte, plein de courage il faut lavouer, a suscité de nombreuses réactions, des doutes, mais aussi de virulents commentaires, la qualifiant parfois même lauteure « danormale ». La question se pose : comment est-il possible quune jeune fille ne puisse ressentir aucun désir sexuel ?
Une société hypersexualisée qui nous impose une norme
Cest ce que David Fontaine tente dexpliquer dans son ouvrage, « Avec ou sans sexe ». De la timidité à lenvie dun amour idéal en passant par les conséquences dun traumatisme passé, les raisons de labstinence peuvent être nombreuses. On le sait, labstinence sexuelle a toujours existé, mais dans une société hypersexualisée comme la nôtre, centrée vers le tout sexuel, il ny a aucune place pour cette manière de vivre.
Le plus souvent stigmatisés, ils représentent le rejet dune norme qui sest imposée ces dernières années. Lauteur parle de « désenchantement » : après une révolution sexuelle salvatrice, notre société retombe peu à peu de son nuage et certains, comme les abstinents, le réalisent un peu plus vite que les autres.
Le mouvement Aven rassemblant les asexuels du monde entier se réclame dun quatrième genre se différenciant ainsi des abstinents. Après les hétéros, les bi, les homos, les asexuels ? Il est sans doute beaucoup trop tôt pour affirmer si oui ou non ce genre existe vraiment. Ce que lon peut dire aujourdhui, cest quils se font le porte drapeau dune réaction identitaire face à une manière de consommer le sexe qui ne leur correspond pas, ou plus »…
————-
… » Si nous avons réalisé cette étude, cest que nous avions comme hypothèse que lamour pouvait exister sans sexe. Successions de témoignage sur ce sujet, développement du mouvement Aven, au-delà dune simple supposition il était un constat de faits. Nous avons donc créé ce questionnaire auprès des célibataires inscrits sur notre site afin de savoir si, selon eux, lamour était plus fort que le sexe dans un couple.
La fréquence des rapports sexuels révélatrice de la qualité du couple
Les réponses de cette enquête sont sans équivoque : sur les 821 personnes interrogées, près de 9 personnes sur 10 pensent que lamour entre deux partenaires ne peut survivre sans sexe. Hommes et femmes sont totalement daccord sur ce point »…(Extraits).
Par Salama MarinePsychologue
*****************************************************************************
« labstinence sexuelle a toujours existé, mais dans une société hypersexualisée comme la nôtre, centrée vers le tout sexuel, il ny a aucune place pour cette manière de vivre.
Le plus souvent stigmatisés, ils représentent le rejet dune norme qui sest imposée ces dernières années. Lauteur parle de « désenchantement » : après une révolution sexuelle salvatrice, notre société retombe peu à peu de son nuage et certains, comme les abstinents, le réalisent un peu plus vite que les autres »…
Trop de sexe…tue le sexe ?
« Phénomène en hausse, l’asexualité gagne du terrain face à une société du tout-sexuel. Sites militants, ouvrages de sociologues, mouvement « non libidoïste »… Cette absence de désir sexuel ne fait plus figure de cas exceptionnel. »(http://www.aufeminin.com/fiche/couple/f11198-l-asexualite.html)
Alors, avec ou sans sexe ?
Kom tu ve tu choize ! 😉