L’homme… jouit, point . "Ces diables de femmes, elles trouvent toujours des trucs "…

« Pour faire « passer », »sauter », « descendre », « partir », »couler », « glisser »
… »crever le petit », « le fiche en bas »…

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« En 1234, l’Eglise adopte officiellement le terme de l’animation, c’est-à-dire l’infusion de l’âme (au sens de souffle vital), ce qui, en théorie, rend licite toute interruption de grossesse avant deux ou trois mois.. Dès l’Antiquité, Hippocrate avait confirmé la non-humanité des embryons des premières semaines, en décrivant une « semence » de six jours »
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Par Marie-France Morel: « Histoire de l’avortement »

… » Si, à l’époque, la contraception est plutôt une affaire d’homme, l’avortement est le plus souvent décidé par la femme seule, même s’il est presque toujours approuvé par le mari.

Les méthodes utilisées sont d’abord les recettes de bonne femme (bains, sinapismes, tisanes, coups), puis, en cas d’échecs fréquents, prise de médicaments plus récents : pilules de Menstruine ou de Crinex, Apiol (huile essentielle de persil), sulfate de quinine. Seules 5% des femmes concernées arrivent à avorter à l’aide de potions ; la plupart doivent recourir aux manoeuvres intra-utérines, ce qui suppose presque toujours de faire appel à un spécialiste.
Qui sont les avorteurs et « faiseuses d’anges » ? 16% sont des proches (maris, parentes, amies, voisines), 45% sont des professionnels de santé (dont plus de la moitié de sages-femmes), 33% sont des femmes ordinaires (ménagères, ouvrières, paysannes, cartomanciennes, prostituées), 5% sont des hommes. Au total, près de 80% des avortements sont faits par une femme. Pour les trois-quarts des cas, la méthode la plus utilisée consiste à décoller ou à perforer les membranes. A cette fin, sont utilisés d’abord des objets de la vie quotidienne détournés de leur usage normal : aiguille à tricoter, crochet, épingles, plumes à chapeau ; ensuite des outils chirurgicaux : speculum, sonde en caoutchouc et canule fine, vendus librement à l’époque dans les grands magasins. L’injection d’eau bouillie ou savonneuse est aussi utilisée par 57% des femmes mariées, soit avec une seringue, soit plus généralement avec poires et canules à lavements. Enfin, la dernière méthode, utilisée surtout par les spécialistes, consiste à dilater le col, soit avec des laminaires, soit à l’aide de bougies. La plupart des femmes savent combiner plusieurs méthodes ; comme le constate un médecin niçois en 1939, leur inventivité et leur détermination semblent sans limites : « ces diables de femmes, elles trouvent toujours des trucs. ». Entre 1870 et 1939, si les avortements augmentent incontestablement, ils sont aussi plus précis, grâce à des instruments adéquats, et plus sûrs, grâce à l’extension des techniques d’aseptie et à la diffusion des savoirs anatomiques et médicaux. Il faut remarquer que, quel que soit le terme de la grossesse, ce sont toujours les mêmes techniques plus ou moins rudimentaires qui sont utilisées.

Le vocabulaire de l’avortement utilisé par les témoins cités en justice, dans sa richesse et sa crudité, témoigne bien de la volonté de ne pas considérer le foetus comme de l’humain, mais comme un déchet dont on doit se débarrasser au plus vite : il s’agit de faire « passer », « sauter », « descendre », « partir », « couler », « glisser ». Quelques dossiers, plus agressifs, disent qu’il faut « crever le petit », « le fiche en bas ». « C’est une perte et non un enfant » écrit à sa soeur une journalière de Lorient ; d’autres parlent d’ »un amas de sang », d’ »une boule » ou de « caillots de sang ». Le devenir du foetus est rarement mentionné : souvent enterré dans le jardin ou brûlé, il peut être jeté à la rue, à la rivière ou dans la fosse à purin, souvent par une amie. « J’ai emporté les linges, j’ai jeté le foetus, j’ai lavé les taches » explique en 1884 une couturière parisienne qui a assisté sa cousine »…(Extrait).

Lire TOUT l’article !!! http://www.societe-histoire-naissance.fr/spip.php?article43

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Cela fait un peu beaucoup pour juste « tirer un coup », sans capote, non ?

Suis-je bête, pour des mecs, selon la formule célèbre du Président Chirac : « ça leur en touche une sans faire bouger l’autre « !

… »En 1234, l’Eglise adopte officiellement le terme de l’animation, c’est-à-dire l’infusion de l’âme (au sens de souffle vital)., ce qui, en théorie, rend licite toute interruption de grossesse avant deux ou trois mois.. Dès l’Antiquité, Hippocrate avait confirmé la non-humanité des embryons des premières semaines, en décrivant une « semence » de six jours »

l’Eglise, Hippocrate, des élus d’ici ou d’ailleurs, tous dotés de… pénis(!), décident de ce qui est « humain » ou non, en ce qui concerne le ventre des…femmes !

L’humanité – qui se distingue de l’animalité – ne consisterait-elle pas plutôt en… »l’humanisation » de la sexualité masculine, qui ne se contenterait plus d’être uniquement jouissive, égoïste, irresponsable, mais se soucierait du devenir de la semence mâle qui peut participer pour moitié à la procréation d’un futur bébé… congélateur ?

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Auteur : Tingy

Romancière féministe : je viens de publier " Le temps de cuire une sauterelle " :-)) Et de rééditer : "Le Père-Ver" et "Le Village des Vagins" (Le tout sur Amazon) ... et peintre de nombreux tableaux "psycho-symboliques"... Ah! J'oubliais : un amoureux incroyable, depuis 46 ans et maman de 7 "petits" géniaux...

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